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semaine du
30 Janvier 2012


L'EVENEMENT
Haïti: jazz à gogo! p.1

COUP DE THEATRE
Duvalier serait jugé pour corruption et non pour crimes de droits humains p.1

POLITIQUE
Martelly promet de gracier Duvalier puis se ravise p.1

CRIMES CONTRE L'HUMANITE
Mettre un visage sur les victimes p.1
Liste de prisonniers morts sous J.C. Duvalier p.4

CARNAVAL
Jacmel déjà prêt p.1

ACTUALITES
Minustah: nouvelles allégations de viol sur mineurs p.2
Football: Dadou Jean-Bart réélu à la tête de la FHF p.2
Une nouvelle ambassadrice américaine p.3

EDUCATION
Université Roi Henri 1er: Une insularité qui divise et qui rapproche p.2

LIBRE PENSER
Inélégance p.12
Etre invité à Davos, ça coûte cher! p.13

DEVELOPPEMENT DURABLE
Mache Peyizan (3) p.13

PATRIMOINE
Kreyòl se yon bon zouti pou ta aprann nan lekòl p.15

 

Nouvelles en Bref:
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Duvalier: Mettre un visage sur les victimes



PORT-AU-PRINCE, 29 Janvier - La période qui suivit l'accession en 1971 de Jean Claude Duvalier à la présidence à vie, après la mort de son père François Duvalier dit Papa Doc, a été marquée par une intense activité répressive.

Avec à sa tête un jeune président de 19 ans sans grande expérience, le pouvoir dominé par les dinosaures autour de la mère du président, Mme Simone Duvalier, voyait des ennemis partout.

Y compris en son propre sein où les règlements de compte se multipliaient.

Les premiers écartés sont la sœur du président Marie Denise et surtout son époux, l'ex-colonel Max Dominique, qui ne masquait point son ambition de remplacer aussi rapidement que possible le trop plein de soupe installé dans le fauteuil.

Max Dominique et Marie Denise sont rapidement catapultés dans une mission diplomatique en Europe.

Le vrai maître du pouvoir s'appelle lors Luckner Cambronne, ministre de l'intérieur et de la défense, et bras droit de la veuve Simone Duvalier.

Cambronne passa plus de temps à opérer des arrestations qu'à tout autre chose. On lui doit ainsi l'arrestation en 1973 de l'ex-colonel Max Bazelais et de plusieurs autres anciens officiers de l'armée.

Interrogé aux Casernes Dessalines, Bazelais passa quelque temps dans la prison de Fort Dimanche. Il fut relâché en 1974 mais gravement malade. Il mourut peu après.

Pendant que le ministre Luckner Cambronne conçut pour enrichir les caisses de la famille Duvalier, ainsi que les siennes, de transformer Haïti en fournisseur de sang et de cadavres aux laboratoires du monde entier.

La presse internationale s'en mêla. Scandale. Cambronne dut laisser le pouvoir et céder la place à son adversaire le plus acharné.

(exclusif pour Haïti en Marche, Janvier 2012



Les Toutes Dernières:
 
Samedi 4 Février 2012, 07H15
Note de protestation de l'Association des Journalistes Haïtiens
Trop, c'en est trop! L'AJH exprime sa profonde indignation après la dernière sortie du président Joseph Michel Martelly à l'aéroport international Toussaint Louverture peu avant son départ pour le Venezuela contre des membres de la presse haïtienne. Le chef de l'État a, une fois de plus, prouvé son intolérance et son irrespect frôlant même l'indécence contre la presse et, par ricochet contre, la société en général, de par son comportement et la nature de ses propos qui dépassent l'entendement et qui n'ont rien à voir avec la stature d'un homme d'État qui se veut moderne. Il est navrant de constater que le président de la République dans un premier temps a refusé délibérément de répondre à une partie d'une question de notre confrère de radio Kiskeya Eddy Jackson Alexis, relative à sa nationalité après avoir identifié le média pour lequel il travaille. Personne ne devrait pas s'étonner d'un pareil comportement du président Michel Joseph Martelly, puisqu'il n'est pas à son coup d'essai. Néanmoins, au niveau de l'Association des journalistes haïtiens, on voulait croire que le chef de l'État saurait après ses dérives intolérables à l'égard de la presse dans les premiers moments de son mandat et suivant les conseils de ses plus proches conseillers en communication et collaborateurs, comprendrait le travail de la presse et les réserves inhérentes à la fonction de chef d'Etat. Hélas! Tel n'a pas été le cas. Le Président croit nécessaire d'imposer sa loi de l'information et dicter aux journalistes les sujets qui devraient l'intéresser et non le public. Combien de temps le président Michel Joseph Martelly aura encore besoin pour agir en vrai homme d'État, en président de la République et mettre de côté cette fausse arrogance qui parait cacher les limites de la contradiction, de l'inaptitude et de cette sagesse dont le pays a besoin en ces temps d'incertitude et d'interrogation. Dans un second temps, le président Michel Joseph Martelly, en réaction à la question d'un journaliste de la radio Mélodie FM sur les incidents survenus en la résidence du Premier ministre Garry Conille dans la soirée du mercredi 1er Février, a malheureusement voulu faire la leçon aux journalistes. A bien suivre le Président de la République il aurait voulu que les questions soient orientées en fonction de ses intérêts. Le pire était à venir lorsque le chef de l'Etat a choisi de " twipe " le confrère de la presse avant de partir. Trop c'en est trop! L'Association des journalistes haïtiens une fois de plus proteste avec la plus grande fermeté contre de tels agissements qui ne correspondent guère avec la construction de cet État de droit tant espéré. Jamais, au grand jamais, la presse haïtienne ne saurait faire le jeu d'un pouvoir quelconque et satisfaire les affres d'un régime qui pense fouler aux pieds les principes et idéaux républicains. L'AJH croit opportun de réaffirmer sa solidarité aux journalistes et médias visés dans les attaques à peine voilées du président de la République et réaffirme sa détermination à mener le combat pour une presse libre et responsable. Port-au-Prince, le vendredi 3 février 2012 Jacques Desrosiers, secrétaire général; Yves Patrice Mérisier, secrétaire général adjoint; Marie Raphaelle Pierre, secrétaire administrative

 

 
Samedi 4 Février 2012, 07H09
Martelly: Mon passeport restera dans ma poche
Le président de la République, Michel Martelly, a indiqué lors d'un point de presse avant son départ pour le Venezuela vendredi, qu'il ne donnera pas son passeport pour les suites de l'enquête concernant sa présumée double nationalité. "Il n'y a rien qui autorise les institutions à demander à l'exécutif des rapports sur son passeport. Mon passeport restera là où il est", a déclaré M. Martelly.

"Le passeport restera dans la poche du président", a ajouté le chef de l'état. 
Rappelons que le sénateur Moise Jean Charles a écrit au président du sénat lui demandant d'exiger au président de la République de soumettre dans un délai de 3 jours son passeport à la commission d'enquête pour les suites nécessaires.

 D'un autre coté, certains groupes prévoient de faire une manifestation le 7 février prochain en vue de forcer M. Martelly à soumettre son passeport à la commission d'enquête.


 

 
Samedi 4 Février 2012, 07H08
Haïti-Martelly/Nationalité: " Je ne répondrai pas "
(Alterpresse) Eddy Jackson Alexis, journaliste de radio Kiskeya: " … N'avez-vous pas, une seule fois dans votre vie, renoncé à votre nationalité, monsieur le président? " Le président Michel Martelly: " …Aucune institution ne peut nous poser cette question. Mais comme vous n'êtes pas de celles qui nous attaquent… Pour quelle radio travaillez-vous? […] Je ne répondrai pas. Next ". C'est ainsi que le chef de l'Etat réagit à une question d'un journaliste alors qu'il vient de susciter un autre scandale et d'aggraver la crise avec le Parlement. P-au-P, 3 fév. 2012 [AlterPresse] --- Michel Martelly nie avoir insulté son premier ministre et des parlementaires dans la soirée du 1er février quand il a fait irruption dans une réunion à laquelle il n'était pas attendu. Nerveux, il minimise l'incident pour mettre en avant ses " succès " présidentiels tout en se montrant une fois de plus très agressif envers la presse. Le président a donné une conférence de presse avant de s'envoler vers le Venezuela puis le Panama, ce 3 février. Selon ce qu'ont rapporté plusieurs parlementaires, le chef de l'Etat a fait irruption dans une réunion entre le premier ministre, Garry Conille, et des parlementaires, les accusant de comploter un coup d'Etat contre lui. Appelé à fournir ses papiers d'identité pour aider la commission du Sénat chargée d'enquêter sur sa nationalité, Michel Martelly est devenu agressif, usant de propos insultants. Lors de sa conférence de presse donnée à l'aéroport, Michel Martelly dément tout incident. L'ancien chanteur devenu 56e président d'Haïti, a balayé le sujet. C'est " une soirée qui a bien commencé. Une soirée qui a bien fini. Au milieu il y a eu des échanges… je ne vois de quelle manière on peut en tirer des excuses ", déclare t-il. " Les trois quart de ce que vous avez entendu sont faux ", ajoute t-il. Le premier ministre, Garry Conille, qui accompagnait Martelly à l'aéroport, est l'une des personnalités qui semble avoir laissé des plumes dans ce scandale. Son image de chef de gouvernement sans autorité sur son équipe et à la merci de " l'énergie " et du " dynamisme " de Martelly se retrouve renforcée dans la presse. " Si un jour je ne me sens pas à l'aise avec Garry Conille, je le regarderai dans les yeux et le lui dirai. Et vous le saurez tous également. Je ne suis pas du genre à jouer double jeu ", tente d'adoucir le président. Intervenant sur une station de radio de la capitale ce 3 février, Garry Conille a confirmé que le président Martelly a bel et bien eu des propos " malheureux " lors de cette fameuse soirée du 1er février.

 

 
Samedi 4 Février 2012, 07H07
Nationalité: Steven Benoit dans la commission d'enquête
Le sénateur Steven I. Benoit, qui s'était retiré jeudi de la commission sénatoriale chargée d'enquêter sur la nationalité du chef de l'Etat et des membres du gouvernement, a indiqué vendredi qu'il est revenu sur sa décision et fait toujours partie de la commission, a appris Haïti Press Network. Intervenant sur les ondes d'une radio de la capitale, le sénateur Benoit a affirmé qu'il est revenu sur sa décision suite aux différents appels de ses collègues sénateurs qui lui ont demandé de ne pas laisser la commission.

 Le président de la commission, le sénateur Joseph Lambert, n'avait pas accepté sa démission de la commission, a fait savoir M. Benoit.

 

 
Jeudi 2 Février 2012, 21H22
Politique: Choc et insultes entre le président et des parlementaires
Une réunion organisée entre le Premier ministre Garry Conille et un groupe de parlementaires s'est terminée sur un choc entre le chef de l'Etat et un groupe de sénateurs et de députés invités par le chef du gouvernement, ont annoncé des témoins. La rencontre qui se déroulait à la résidence du Premier ministre Garry Conille avec des parlementaires issus du groupe GPR à la Chambre et le groupe 16 au Sénat, tous officiellement de l'opposition, a été interrompue par l'arrivée inattendue du président Michel Martelly alerté par un des participants, a-t-on rapporté. Selon les différents témoignages recueillis auprès des parlementaires, le président Martelly a dénoncé cette rencontre comme un complot visant à le renverser. " Le chef de l'Etat a utilisé des insultes graves et des insanités que nous ne pouvons pas répéter pour qualifier les parlementaires présents", a répondu un sénateur qui parlait de la rencontre avec HPN. " Nous avons été traités de tous les noms par le président qui a cru qu'il s'agissait d'un complot qui se mettait en place pour le renverser au profit du sénateur Steven Benoit", a ajouté le parlementaire. Le sénateur Steven Benoit a, lors d'une conférence de presse donnée jeudi, confirmé les incidents, mais a rejeté l'idée d'un plan pour renverser le président de la république.

 

 
Jeudi 2 Février 2012, 21H20
Président Martelly en voyage au Venezuela et au Panama du 3 au 7 février
Avant de laisser le pays, le Chef de l'Etat donnera un point de presse à l'Aéroport
Port-au-Prince, le jeudi 2 Février 2012: Le Bureau de Communication de la Présidence a l'avantage d'inviter la presse parlée, écrite et télévisé à un point de presse à 10: 30 a.m. au Salon Diplomatique de l'Aéroport International Toussaint Louverture. A cette occasion, le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, fera le point sur le voyage officiel qu'il effectuera au Venezuela du 3 au 5 Février et, du 5 au 7 Février, au Panama où il discutera de la régularisation des activités commerciales des Haïtiens relatives aux questions de délais de livraison de visas (2 ou 3 mois) et notamment les traitements infligés aux ressortissants haïtiens. Le Président de la République en profitera également pour continuer à faire la promotion du pays où il existe des opportunités d'affaires intéressantes capables d'inciter les investisseurs étrangers, dont les Vénézuéliens et Panaméens. Le Président Martelly croit que les relations entre Haïti et le Venezuela - à l'instar d'autres pays amis - revêtent un caractère particulier en raison notamment des liens historiques particuliers de solidarité qui se sont tissés entre les deux Etats et s'engage donc à les renforcer. Ses démarches s'inscrivent dans la perspective d'améliorer les conditions de vie du peuple haïtien.

 

 
Jeudi 2 Février 2012, 21H17
Tollé à Port-au-Prince suite à une intervention jugée intempestive du président Martelly en la résid
Port-au-Prince, le 2 février 2012 - (AHP) - Une rencontre organisée mercredi soir entre un groupe de parlementaires (députés et sénateurs) et le premier ministre Garry Conille en la résidence de ce dernier, s'est terminée en queue de poisson, en raison de l'irruption jugée intempestive du président Michel Martelly.

C'est un député qui participait à la rencontre, qui aurait appelé le chef de l'Etat pour lui dire qu'un complot se tramait contre lui.

Selon plusieurs parlementaires, les discussions portaient sur des sujets d'intérêt public, mais, ont-ils dénoncé, le président Martelly a pénétré dans la salle de réunion, proférant des menaces et débitant des propos obscènes.

Il s'est particulièrement attaqué au sénateur Steven Benoit pourtant absent, qu'il a accusé de travailler à son renversement.

 En conférence de presse ce jeudi, le sénateur de l'Ouest a fait savoir que le président Martelly serait tenu responsable de tout ce qui pourrait lui arriver.

S'il a annoncé sa démission de la commission enquêtant sur les nationalités étrangères présumées du chef de l'Etat, M. Benoit a prévenu qu'il ne céderait pas à ses menaces et continuerait de dénoncer toutes ses dérives.

 Quant à Moïse Jean-Charles, sénateur du Nord qui a fait les révélations sur la nationalité du président, il a maintenu toutes ses déclarations, tout en estimant que le chef de l'Etat avait perdu la tête. Il l'a une nouvelle fois appelé à déposer devant la commission ses documents de voyage.

"S'il ne le fait pas dans les jours qui viennent, nous ne l'appellerons plus président de la République, car il est anormal que le pays soit dirigé par un américano-italien", a lancé Moïse Jean-Charles qui a demandé au premier ministre Garry Conille de publier un communiqué pour présenter ses excuses aux parlementaires et dénoncer l'intervention du chef de l'Etat.

 Selon des propos du président Martelly rapportés par des parlementaires, il n'aurait aucune intention de collaborer avec la commission d'enquête sénatoriale sur la nationalité.

"Et si les sénateurs veulent à tout prix avoir ces documents, il faudrait qu'ils fourrent leurs mains bien loin pour s'en accaparer", aurait-il encore dit.

 Le premier ministre Garry Conille qui se trouvait jeudi matin aux Cayes (sud) dans le cadre de l'organisation du carnaval national dans cette ville, a été rappelé d'urgence à Port-au-Prince, selon des sources proches du gouvernement. On ne connait pas les raisons exactes de cette décision. Toutefois, des secteurs la rapprochent de l'altercation enregistrée la veille en la résidence
du premier ministre.
 Garry Conille a repris l'avion à la mi-journée à l'Aéroport Antoine Simon de Laborde sans même avoir pu participer au buffet qui a été organisé en son honneur à la fin de la visite du site qui est censé accueillir le défilé carnavalesque dans la métropole du Sud. AHP 1:48 PM

 

 
Jeudi 2 Février 2012, 10H10
La Visite de Dilma Roussef en Haïti
Au cours d'une brève visite mercredi marquée par l'annonce du retrait de 300 soldats et la mise en place d'une nouvelle politique migratoire face à l'invasion d'illégaux haïtiens, la présidente du Brésil Madame Dilma Roussef, a lancé le renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays. Madame Roussef qui parlait en portugais, et surveillait avec attention son interprète, a même lance: Vous ajoutez des paroles à ce que je viens de dire, avec un grand sourire, ce qui a fait rie l'assistance! Points importants à dégager de cette conference de presse: - Mme Rousseff a déclaré que les casques bleus brésiliens passeront de 2.200 actuellement à 1.900. Une commission mixte a été créée en vue de préparer le retrait graduel du contingent brésilien, le plus important de la force onusienne. - la Présidente a mis en relief le financement par Brasilia de la construction de la centrale hydro-électrique Artibonite 4C. Elle permettra à un million de personnes d'avoir accès à l'électricité et sera porteuse de bénéfices économiques, sociaux et environnementaux. - Dans le domaine de la santé, en partenariat avec Cuba, le géant sud-américain va inaugurer, cette année, trois nouveaux hôpitaux et un institut de réhabilitation des personnes handicapées. - Dilma Rousseff a aussi souligné l'implication de son pays dans le renforcement de l'agriculture familiale, un volet du programme " Aba Grangou " de l'administration Martelly qui vise à éliminer la faim sur le territoire national. - Le dossier de l'émigration massive vers le Brésil de plus de quatre mille illégaux haïtiens s'est également invité à l'entretien bilatéral de ce mercredi. La numéro un du Brésil a été on ne peut plus claire, ce déferlement de migrants sera stoppé. Si la situation des compatriotes déjà sur place sera régularisée, en plus d'une assistance humanitaire de 500.000 dollars, en revanche, les réseaux spécialisés dans l'organisation de voyages clandestins feront face à un dispositif de contrôle draconien aux frontières, prévient Mme Rousseff. Les prochains voyageurs en provenance de Port-au-Prince ne pourront entrer au Brésil qu'avec un visa régulier. Mais une excellente nouvelle pour les compatriots désireux d'émigrer vers le Brésil: Un quota de 1.200 visas sera délivré annuellement pendant une période de CINQ ans. Le Président Michel Martelly a expliqué qu'au cours de leur tête-à-tête, différents dossiers de coopération concernant l'investissement, l'énergie, la santé, les logements sociaux, la sécurité et l'immigration ont été abordés. Avant de quitter Port-au-Prince - deuxième et dernière étape de sa mini-tournée caribéenne après Cuba- la Présidente brésilienne s'est rendue, aux côtés de son homologue haïtien, au QG du contingent brésilien de la mission onusienne qu'elle a félicité pour sa contribution à la stabilisation d'Haïti. Parmi les membres de la délégation qui l'accompagnait à Port-au-Prince, se trouvait l'ex-chancelier et actuel ministre brésilien de la défense, Celso Amorim, très familier avec notre pays. Devenu cette année la sixième économie mondiale, le Brésil détient le commandement des casques bleus déployés dans le pays depuis 2004.

 

 
Lundi 30 Janvier 2012, 13H21
Avis aux ressortissants étrangers

" Le Ministère de l'Intérieur, des Collectivités Territoriales et de la Défense Nationale (MICTDN) rappelle à tous les ressortissants étrangers, séjournant pour plus de 90 jours au pays ou vivant sur le sol national, l'obligation formelle qui leur est faite d'obtenir de la Direction de l'Immigration et de l'Émigration (DIE) un Permis de Séjour valable pour un exercice fiscal allant du 1er octobre au 30 septembre [de l'année suivante]

Faute par ces ressortissants étrangers, de ne pas s'y conformer, ils encourront les mesures prévues par les articles 305, 313 et 315 du Décret-Loi du 26 décembre 1978 traitant des Étrangers.

De plus, les entreprises privées, les supermarchés, les studios de beauté, les Organisations Non-Gouvernementales (ONG) etc... Devront désormais réclamer de tout étranger, un permis de séjour avant de l'engager, ce, sous peine d'être poursuivis.

 Un délai de 15 jours leur est accordé à partir de la publication de la présente.

Une Brigade du Contrôle des Étrangers de la DIE effectuera des visites surprises, en vue de la pleine application de la Loi.

Thierry MAYARD-PAUL Port au Prince le 27 janvier 2012


 

 
Lundi 30 Janvier 2012, 11H49
DERNIERE HEURE Duvalier sera jugé pour corruption et non pour crimes de droits humains
C'est l'information annoncée en exclusivité lundi matin (30 janvier) par l'agence Reuters qui dit la tenir d'une source proche du Parquet de Port-au-Prince mais qui a requis l'anonymat. Le juge d'instruction responsable du dossier doit communiquer son ordonnance de clôture d'un jour à l'autre, savoir si l'ex-dictateur sera traduit au tribunal ou s'il bénéficiera d'un non lieu. Selon cette source contactée par l'agence Reuters, Jean Claude Duvalier sera jugé pour détournement de fonds publics (plusieurs centaines de millions de dollars placés dans des comptes en banque à l'extérieur) et non pour les accusations de meurtres, disparitions et exécutions extra-judiciaires survenus sous son régime et celui de son père Papa Doc auquel il a succédé en 1971. L'ex-dictateur, aujourd'hui âgé de 60 ans, a fait un retour surprise en Haïti en janvier 2011 après avoir passé 25 ans en exil en France. L'accusation de détournement de fonds publics peut entrainer un emprisonnement de 5 ans s'il y a condamnation. Les avocats de Baby Doc ont annoncé qu'ils feront appel si le juge décide de traduire leur client au tribunal. Mais on peut s'attendre aussi que les anciennes victimes de Duvalier, ainsi que leurs avocats, vont également combattre la décision du juge Jean Carves de rejeter leurs accusations - si l'information de Reuters se révèle fondée. D'autre part, dans un procès uniquement pour mauvaise utilisation des fonds publics, Jean Claude Duvalier aurait pour principal sinon pour seul accusateur l'Etat haïtien. Or le président Michel Martelly n'a jamais caché sa sympathie pour l'ex-président à vie. (Traduit de Reuters par Haïti en Marche)

 

 
Dimanche 29 Janvier 2012, 18H30
JACMEL SE PREPARE
pare… Des défilés de masques de toute beauté, représentant des fleurs, des fruits, une femme enceinte mais aussi des diables, des Charles Oscar, etc…etc… Sans oublier les dinosaures … Et tout ce monde danse, fait des rondes , se précipite sur les piétons, les encercle, les enferme dans une ronde endiablee et tout ça se termine par une demande de gratification pour pouvoir aller accoucher à`l'hôpital dit la femme enceinte ou pour boire un petit coup nous ont raconté les Charles Oscar... La caractéristique de ces masques: leur gigantisme , les couleurs frappantes et l'aisance de ceux qui les portent parcourant des distances énormes, en dansant, faisant toutes sortes de pas, entrant dans ces échanges avec le public. Car il est là aussi ce public. Il est partout dans les rues de la ville en ce dimanche 29 Janvier. Les enfants suivant les personnages portant ces masques en papier maché, les adultes installés sur les terrasses des maisons situées tout le long du parcours ou tout simplement debout de part et d'autre de l'avenue, de la rue empruntée par le cortège de masques. On est le dimanche 29 Janvier: les masques en papier maché sont sortis à Jacmel, se font voir et leur défilé a en soi quelque chose de bon enfant qui nous éloigne du vacarme des défilés de Port-au-Prince. Pas de DJ, pas de camions au décibel tellement amplifié que le spectateur a du mal à s'y habituer, passé un certain âge. Au moment où nous écrivons ces quelques lignes, une bande à pied passe à l'avenue Habel Colon avec comme musique, celle jouée par des instruments traditionnels et les rires des badauds l'accompagnant . Ce carnaval de Jacmel est tout à fait traditionnel. Personne n'est autorisé à faire partie du défilé sans être déguisé. Voilà qui nous change du carnaval de Port-au-Prince. Nous avons vu défiler à travers les rues de Jacmel ce dimanche 29 Janvier des groupes bien disciplinés. Pas question de guerre de décibles. Cette année Jacmel aura divers Carnaval.. Celui traditionnel du 12 Février, c'est à dire une semaine avant la date du carnaval national qui cette année aura lieu aux Cayes. Le Carnaval national sera fêté aussi à Jacmel qui se prépare à accueillir de nouveau Ce carnaval de Jacmel est tout à fait traditionnel. Personne n'est autorisé à faire partie du défilé sans être déguisé. Voilà qui nous change du carnaval de Port-au-Prince. Cette année Jacmel aura divers Carnaval.. Celui traditionnel du 12 Février, c'est à dire une semaine avant la date du carnaval national qui cette année aura lieu aux Cayes. Le Carnaval national sera fêté aussi à Jacmel qui se prépare à accueillir de nouveau le weekend du 19 févier les portoprinciens non désireux de faire le voyage aux Cayes. Mais il y aura aussi avant le 12 février, le samedi 4 février des défilés de masques dans certaines rues et avenues choisies par le Comité Carnaval. Une fête un peu bon enfant, c'est cela le carnaval de Jacmel. Les jacméliens, eux se préparent à tirer le plus grand parti possible de ces visiteurs venus de la capitale ou d'ailleurs. Les hôtels se préparent. Les particuliers aussi qui auront des chambres d'hôtes. Mais comme chaque année l'affluence sera telle que beaucoup de gens seront obligés de dormir dans leur véhicule. Et les restaurants peut être, malgré toute leur bonne volonté n'arriveront pas à nourrir cette foule. En tout cas deux dimanche avant le Jour J qui cette année est fixée au 12 Février, la ville se prépare. Les ébénistes ont fort à faire à dresser des stands. Ceux qui en ont la possibilité ajoutent un petit ajoupa dans leur cour pour recevoir des hôtes. Et la municipalité fait dammer les rues et avenues en terre, pour faciliter leur accès aux bandes et aux chars. On en prévoit plusieurs, car des reines étrangères feront cette année partie du défilé!

 

 
Dimanche 29 Janvier 2012, 17H11
Les activités sismiques redeviennent très actives sur l'île d'Hispaniola
Haïti et la république dominicaine doivent se préparer à des séismes d'une intensité semblable à ceux qui se sont produits depuis 1500. C'est ce qu'a révélé une étude parue ce jeudi aux Etats Unis. Selon cette étude réalisée par l'Institut de géophysique américain (U.S. Geological Survey), 2010 pourrait être la manifestation d'un nouveau cycle d'activité sismique avec de futurs tremblements de terre majeurs. Les archives historiques montrent une activité sismique fréquente dans cette zone des Caraïbes au cours des cinq cents dernières années, plus particulièrement sur l'île d'Hispaniola que se partagent Haïti et la République Dominicaine, soulignent les auteurs de cette étude parue dans le Bulletin of the Seismological Society of America. Ces sismologues se sont appuyés sur les nombreux récits des destructions provoquées par ces différents séismes depuis 1500 pour évaluer leur intensité, leur situation géographique ainsi que leur amplitude afin d'élaborer un modèle. Dans leur étude, ils font la description d'une série au XVIIIe siècle, de séismes dévastateurs sur la faille Enriquillo qui traverse l'île d'est en ouest. Un tremblement de terre de magnitude 6,6 s'est produit en 1701 en Haïti tout près de l'épicentre du séisme de janvier 2010. Les descriptions faites alors des secousses et de leur intensité étaient similaires, soulignent ces scientifiques. Ensuite une série d'importants séismes suivant une ligne est-ouest a commencé le 18 octobre 1751 (magnitude 7,4-7,5) probablement près de l'extrémité est de la faille Enriquillo en République Dominicaine. Un second séisme de 6,6 de magnitude s'est produit le 21 novembre 1751 près de Port-au-Prince suivi le 3 juin 1770 d'un tremblement de terre de magnitude 7,5 à l'ouest du séisme de 2010 (magnitude 7). Ce dernier séisme a eu lieu après 240 ans de pause sismique et "la faille Enriquillo paraît de nouveau active", souligne William Bakun, de l'Institut de géophysique américain (U.S. Geological Survey), un des principaux auteurs de cette recherche. Ces chercheurs font la même remarque pour la baie de San Francisco en Californie (ouest). Selon eux, cette région américaine a connu un cycle d'activité sismique similaire marqué par une série de séismes de forte magnitude suivi d'une période de calme relatif. Enfin, William Bakun et ses collègues recommandent qu'Haïti et la République Dominicaine se préparent à des séismes d'une intensité semblable à ceux qui se sont produits depuis 1500.

 

 
Dimanche 29 Janvier 2012, 17H09
L'Insécurité gagne du terrain.
Plusieurs casde blessés par balles sont venus empoisonner l'atmosphère dans le pays, alors qu'on est seulement à quelques jours du carnaval. Les parlementaires ont meme jugé nécessaire d'aler la police et de lui demander d'agir. On dénombre plusieurs cas seulement pour la capitale. - Celui de Pierre Edmond Désert. Enployé au programme national de cantine scolaire, il a été attaqué le samedi 28 janvier à l'Avenue charles Sumner, pas rop loin de l'emplacement de l'Eglise du Sacré Coeur par des individus cirulant à moto, Oui Encore eux! L victime a été atransportée à l'hôpital mais il y a de fortes chances qu'lle ne demeure infirme. Sa colonne vetébrale ayant été atteinte par l'un des projectiles. Toujours le samedi 28 janvier, le policier Wilherme Philippe, 48 ans, agent du CAT Team affecté au Palais National (siège de la Présidence), allait lui aussi être victime de la furie des bandits. Le policier effectuait des courses au centre ville quand des bandits l'ont attaqué dans des circonstances non encore élucidées, rapporte le porte-parole de la Police nationale, Gary Desrosiers. Il a été atteint de plusieurs balles et est décédé. Cela se serait passé à la Rue Pavée. Wilherme Philippe laisse une femme et deux enfants . Wesly Jean François un cousin du PDG de Radio Ibo, Hérold Jean François, a été ué mercredi, alors qu'il circulait à moto dans les parages des ruines de la cathédrale de Port-au-Prince. Il a été abattu de plusieurs balles dans des circonstances non encore élucidées. Des étudiants de l'Université catholique Notre-Dame font état du cas d'un des leurs, étudiant en médecine, blessé par balle par des individus en début de semaine, dans les parages du siège de l'université, à Pacot. Des parlementaires représentant différentes régions du pays ont dénoncé des cas et appelé la police à redoubler d'ardeur dans la lutte contre le banditisme à travers le pays.

 

 
Dimanche 29 Janvier 2012, 16H51
Le Président Martelly a fait choix des Cayes pour le Carnaval national 2012
Une délégation ayant à sa tête le ministre de la culture Pierre Raymond Dumas s'est rendue dans la ville des Cayes ce jeudi. Il s'agit pour les membres de la délégation de s'enquérir de l'état d'avancement des préparatifs du carnaval qui se tiendra du 19 au 21 février prochain dans la 3e ville du pays. Le ministre de la culture, Pierre Raymond Dumas, et les membres du comité organisateur avaient donné le week end dernier, le coup d'envoi du Carnaval 2012. Rappelons que la ville des Cayes, qui du 19 au 22 février 2012, accueillera le Carnaval national autour du thème " Ayiti ap dekolé, Okay pran devan". Il s'agit visiblement de l'appropriation du hit de J Perry qui a reçu un bon accueil populaire. L'abandon du site traditionnel du Champ de Mars ne constitue pas la seule nouveauté du carnaval 2012. Pour la première fois le ministère de la culture n'aura pas la haute main sur l'organisation et la gestion des festivités. C'est le ministère de l'intérieur qui distribuera les allocations aux conseils communaux chargés d'organiser les festivités.

 

 
Dimanche 29 Janvier 2012, 16H39
Les Brésiliens furieux de cette arrivée d'un grand nombre d'Haïtiens chez eux et sans papier.
C'est une nouvelle fillière découverte par nos compatriotes: aller s'installer au Brésil. Déjà plus de 500 ont fait et réussi le voyage et le Brésil envisage de régulariser leur situation en leur donnant des papiers. Mais cela semble être le dernier contingent à avoir reçu ainsi l'autorisation de vivre au Brésil. Le gouvernement brésilien a decide d'ouvrir l'oeil et les formalités d'imigration sont de plus en plus sévères. Conséquence: les Haïtiens restent bloqués dans des forêts souvent dangereuses, attendant n moment propice pour voyager, sans que cela ne se prodise. Ils sont massés dans les pays suivants ayant une frontière commune avec le Brésil: L'Equateur, la Bolivie, la Guyanne-Française. Mais les Brésiliens semblet bien decides à stopper l'invasionb. C'est après le tremblement de terre de Janvier 2010 que les Haïtiens ont commence à se render au Brésil illégalement. Au début ces arrives d'Haïtiens n'avaient éveillé aucun soupcon. Mais la situation a bien changé maintenant. C'ailleurs la raison principale de la visite en Haïti de la présdiente brésilienne: Dilma Roussel qui est attendue chez nous le mercredi 1 er Février.

 

 

Agence Haitienne de PresseHaiti Global Village