MIAMI, 14 Décembre – Le père qui part avant le lever du jour et revient la nuit tombée mais sur la pointe des pied parce qu’il n’a rien rapporté …
L’enfant qui s’endort le ventre vide en entendant sa mère tenter de consoler le père, essayant de le convaincre que demain ce sera mieux.
Et vous demandez pourquoi personne ne sourit dans ces photos qui nous viennent aujourd’hui d’Haïti ?
Oui c’est le signe particulier de notre pays en cette période qu’on dit des fêtes de fin d’année. Regardez toutes les photos qui vous parviennent. Dans toutes les publications tout comme ‘on line’. Photos des petits comme des grands. C’est la tristesse dans tous les regards le trait dominant je vous le donne en mille. Des enfants qui ne pensent plus à se chamailler en revenant de l’école. Ou qui n’y ont pas été une fois de plus. Ou qui reviennent en rasant les murs par peur bien sûr des gangs kidnappeurs.
Lorsque ce sont des photos de groupes (conférences organisées par le gouvernement ou une organisation internationale mais où au simple regard des assistants, on devine que ce n’est pas tant pour les propos du conférencier qu’on est là mais plus pour le ‘some thing’ qu’on espère pouvant être servi !
Mais que dire des compatriotes que nous avons rencontrés récemment à Miami dans un centre d’assistance aux immigrants faisant partie du près d’un million sous le coup des mesures de déportations ordonnées par le président Donald Trump qui n’a rien à faire de nos histoires …
L’Haïtien tant en Haïti qu’à l’extérieur a perdu tout sens … du bonheur même le plus élémentaire, même le temps d’un regard, d’un sourire ; jusqu’aux bébés sur les genoux de leur mère ça fend le cœur.
Qui a enlevé ainsi son sourire à tout un peuple, qui est responsable de cette tristesse empreignant toute une nation ou comme disait l’autre qu’a-t-on fait pour nous punir ainsi, tous tant que nous sommes, ‘pitit à la mamelle’ ?
Trump direz-vous bien sûr …
Mais c’est trop facile car … oui normal que les vrais responsables c’est d’abord chez nous, parmi nous, c’est NOUS !
Nous seuls aussi qui pouvons donc dire Autant !
Les yeux des enfants le crient : Autant !
Noel, avons-nous toujours appris, c’est la fête des enfants, parabole de l’enfant-Jésus …
Faire tant de mal à un enfant innocent. Faut que ça cesse. Primo : tous ceux qui en ont les moyens peuvent décider il en est encore temps de faire un ‘tèt ansanm’ pour essayer de ramener le sourire aux enfants de notre pays, tous sans distinction et où qu’ils soient.
Et 2) prendre les choses en main afin que l’année qui vient ce ne soit plus pareil.
Et comme dit l’autre … que cela soit écrit !
Marcus Garcia, Haïti en Marche, 14 décembre 2025
MIAMI : MGR WENSKI DEMANDE UNE TREVE DANS LES DEPORTATIONS
L’archevêque de Miami, Mgr. Thomas Wenski, accordait ce lundi une conférence de presse pour demander au président Donald Trump de prendre une pause sur les déportations d’immigrants illégaux. La même requête s’adresse aussi au gouverneur de Floride, Ron Desantis.
« Puisque les frontières sont auj. sécurisées et les criminels les plus dangereux dans leur majorité sous contrôle tandis que plus d’un demi-million de gens ont été déportés cette année avec plus de deux millions de plus rentrés dans leur pays par leurs propres moyens … on pourrait pas conséquent marquer une pause ».
Demande adressée au président Donald Trump et au gouverneur de l’Etat de Floride, Ron Desantis par une assemblée d’évêques catholiques avec à leur tête l’archevêque de Miami, Mgr. Thomas Wenski.
« Car, poursuit la note, l’immense majorité des immigrants dans notre pays n’ont rien à voir avec le crime mais ne sont ici que pour gagner leur vie.
« Certains ont même été arrêtés injustement mais il faut du temps pour le prouver.
« C’est pourquoi nous supplions le gouvernement de marquer une pause dans les opérations de rapatriement pour la saison de Noel.
« Notre nation est riche et bénie. Malgré les problèmes nous Américains connaissons la Paix et la Prospérité grâce aussi à notre Constitution qui protège les Libertés.
« Une Pause durant la saison des fêtes pour diminuer la peur et l’anxiété dans les familles d’immigrants et même de non immigrants et on pourra célébrer avec une plus grande joie l’arrivée du Prince de la Paix. »
Signé Archevêque de Miami, Mgr. Thomas Wenski et 7 autres évêques des diocèses de l’Etat de Floride