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LUTTE DES REFUGIES HAITIENS

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 19 janvier 2026

Honneur & Remerciements pour Ira J. Kurzban

MIAMI, 17 Janvier – Exilé par le régime Baby Doc en novembre 1980 nous voici après 3 jours de prison débarquant à Miami où la résidence légale nous fut automatiquement accordée donc ce n’était pas le sujet de notre rencontre avec le personnage dont nous vous parlons dans cet article, Me. Ira J. Kurzban celui que les réfugiés haïtiens aux Etats-Unis du moins ceux-là arrivés à cette époque par la mer et qu’on appelait tout bonnement les Boat People, considèrent avec la plus grande affection.
Avril 1980 un grand titre dans la presse internationale c’est le ‘Mariel boatlift’ ou exode de Mariel avec plus de 120 mille Cubains réfugiés d’abord dans une ambassade étrangère à La Havane (celle du Pérou si l’on ne se trompe) puis c’est pour partir tous ensemble depuis le port de Mariel (Cuba) et débarquer à Key West, pointe sud de la Floride. Craignant sans doute un soulèvement plus important, Fidel Castro décida de laisser partir ce monde.
Mais les autorités américaines craignant de leur côté aussi un mauvais tour de la part de l’île communiste, les enfermèrent aussitôt dans un camp.
Cependant les Haïtiens depuis plusieurs années utilisaient déjà le même chemin, c’était le fameux ‘kantè’ ou petit bateau à voile ou à vapeur chargé à plat bord pour tenter d’émigrer eux aussi aux Etats-Unis, ‘la terre promise’ ; immortalisée par notre confrère Konpè Filo dans ces mots : ‘Kantè DPM ou ‘Dirèk pou Miami.’
Mais sans exception tous ceux qui ne sont pas refoulés par la garde côtière américaine (Coast Gard) dont le fameux vaisseau Hamilton tellement redouté par les passagers haïtiens, bref tous ceux qui parviennent jusqu’à terre, sont eux aussi jetés en prison ou enfermés dans un camp d’immigration comme celui bien connu aujourd’hui de Krome.
Cependant à Miami un petit groupe de volontaires commence à organiser leur défense. Ce sont des éducateurs et militants d’action civique. On les nomme Jacques Lieberman, Rulx Jean Bart, Claude Charles, Père Armand (Pierre Armand) ; ils ont l’appui de l’église : National Council of Churches et Church World Services avec les Pasteurs Jenkens et Montpremier …
Ils trouvent aussi le support de certains officiels et membres du parti Démocrate comme un congressman Walter Fauntroy et jusqu’au sénateur Edward Kennedy.
Ils ont aussi la collaboration d’un tout jeune avocat brillant et batailleur comme lui seul : Ira J. Kurzban.
Système de défense : les Haïtiens fuient eux aussi une dictature. Ils méritent donc les mêmes considérations que les Cubains.
Cela facilitant un peu aussi la tâche au gouvernement Carter qui hésitait pour ne pas tomber dans un quelconque piège de Castro.
C’est la création du programme intitulé Cuban Haïtian Entrant.
Le Cuban Haitian Entrant c’est un programme présidentiel c’est-à-dire qui pouvait être renouvelé par le président des Etats-Unis comme ce qu’on appelle aujourd’hui le TPS ainsi que l’Humanitaire Biden – mais tout comme ces deux derniers le Cuban Haitian Entrant ne donnait pas accès directement à la ‘résidence légale’ cependant ces bénéficiaires vivaient en toute liberté, ils pouvaient travailler et assurer l’éducation de leurs enfants mais tous - comme aujourd’hui les TPS et les ‘Humanitaire Biden’, tous espéraient un statut plus définitif c’est-à-dire d’abord la ‘résidence permanente’.
Cependant Carter perdit les présidentielles de novembre 1980 et le nouveau président Ronald Reagan, un Républicain, recommença à jeter en prison les Haïtiens qui continuaient à débarquer fuyant la dictature Duvalier.

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2025-2026

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 5 janvier 2026

GEOPOLITIQUE : Haïti toute seule dans un monde interconnecté !

MIAMI, 31 Décembre – Haïti est aujourd’hui l’un des rares pays des Caraïbes à n’avoir pas de relations officielles avec la Chine ; mais c’est aussi le seul où on ne trouve aucune trace de développement économique contrairement aux nations voisines et d’abord la République dominicaine où la Chine a investi massivement aussi ces dernières années alors que en même temps rien n’a changé dans les bonnes relations de Santo Domingo avec l’autre grand pôle économique mondial, les Etats-Unis.
Conclusion : sommes-nous alors les plus bêtes? Ou sont-ce nos dirigeants, politiques autant qu’au niveau économique, qui ne pensent qu’à leurs seuls intérêts et avec bien sûr la complicité aussi du ‘Grand voisin’?

Prenons ce rapport publié en 2015 : ‘Présence de la Chine dans la Caraïbe – par l’Agence Française de Développement (AFD bien connu aussi chez nous).

“Réalisé en partenariat avec l’Institut des Amériques (IdA), ce rapport procède à un croisement des approches géopolitiques et économiques pour évaluer l’ampleur de cette présence chinoise dans une zone historiquement dominée par les États-Unis et l’Europe.

“Les auteurs, dont Carlos Quenan, Éric Dubesset et Antonio Romero, s’appuient sur des données statistiques … pour mesurer les investissements, le commerce, l’aide et les enjeux diplomatiques, en se focalisant sur une quinzaine d’États indépendants. Le document met en lumière une diversification croissante de l’influence chinoise, avec des opportunités de développement mais aussi des risques pour la région !
(P.S. voir aussi texte Contexte historique des relations sino-caribéennes par Mylène Colmar)
« Parmi les chiffres clés, on note une multiplication par 100 des échanges commerciaux entre 1990 et 2008, et des investissements directs étrangers (IDE) chinois quintuplés depuis 2003 … ».

« En juillet 2014, le président Xi Jinping annonce à Brasilia un fonds de 18,02 milliards d’euros pour les infrastructures, assorti de 9,01 milliards d’euros de crédits et 4,505 milliards d’euros pour la coopération régionale, avant de signer 29 accords bilatéraux avec Cuba dans des secteurs comme la finance, les mines et la biotechnologie. »
Mais ici intervient la question diplomatique : Pékin pose comme condition essentielle pour engager des relations avec tout pays la renonciation à la reconnaissance de Taïwan. Haïti comme on sait reconnait Taïwan.
Cependant poursuit le rapport :

« Sur les 15 pays de la Caricom, 9 reconnaissent la République Populaire de Chine contre 5 pour Taïwan ; ainsi avec Cuba et la République dominicaine (celle-ci ayant également renoncé il y a quelques années à Taiwan), le ratio est de 10 contre 6 en faveur de Pékin. Cette rivalité se traduit par des marchandages : dons, prêts bonifiés et investissements y compris pour influencer les voix aux Nations unies.”
Dès lors, poursuivent les experts de l’AFD : les échanges commerciaux ont connu une croissance exponentielle, multipliés par 100 entre 1990 et 2008. Quoique pour l’ensemble de la Caraïbe (hors Cuba qui est pour Pékin un partenaire de longue date), la part de la Chine reste malgré tout modeste (moins de 10 % des échanges) ; de plus les balances sont déficitaires et à l’avantage de Pékin. Les exportations comprennent essentiellement des ressources naturelles (nickel, sucre).

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Un peuple qui ne sourit plus !

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 22 décembre 2025

MIAMI, 14 Décembre – Le père qui part avant le lever du jour et revient la nuit tombée mais sur la pointe des pied parce qu’il n’a rien rapporté …
L’enfant qui s’endort le ventre vide en entendant sa mère tenter de consoler le père, essayant de le convaincre que demain ce sera mieux.
Et vous demandez pourquoi personne ne sourit dans ces photos qui nous viennent aujourd’hui d’Haïti ?
Oui c’est le signe particulier de notre pays en cette période qu’on dit des fêtes de fin d’année. Regardez toutes les photos qui vous parviennent. Dans toutes les publications tout comme ‘on line’. Photos des petits comme des grands. C’est la tristesse dans tous les regards le trait dominant je vous le donne en mille. Des enfants qui ne pensent plus à se chamailler en revenant de l’école. Ou qui n’y ont pas été une fois de plus. Ou qui reviennent en rasant les murs par peur bien sûr des gangs kidnappeurs.
Lorsque ce sont des photos de groupes (conférences organisées par le gouvernement ou une organisation internationale mais où au simple regard des assistants, on devine que ce n’est pas tant pour les propos du conférencier qu’on est là mais plus pour le ‘some thing’ qu’on espère pouvant être servi !
Mais que dire des compatriotes que nous avons rencontrés récemment à Miami dans un centre d’assistance aux immigrants faisant partie du près d’un million sous le coup des mesures de déportations ordonnées par le président Donald Trump qui n’a rien à faire de nos histoires …
L’Haïtien tant en Haïti qu’à l’extérieur a perdu tout sens … du bonheur même le plus élémentaire, même le temps d’un regard, d’un sourire ; jusqu’aux bébés sur les genoux de leur mère ça fend le cœur.
Qui a enlevé ainsi son sourire à tout un peuple, qui est responsable de cette tristesse empreignant toute une nation ou comme disait l’autre qu’a-t-on fait pour nous punir ainsi, tous tant que nous sommes, ‘pitit à la mamelle’ ?
Trump direz-vous bien sûr …
Mais c’est trop facile car … oui normal que les vrais responsables c’est d’abord chez nous, parmi nous, c’est NOUS !
Nous seuls aussi qui pouvons donc dire Autant !
Les yeux des enfants le crient : Autant !
Noel, avons-nous toujours appris, c’est la fête des enfants, parabole de l’enfant-Jésus …
Faire tant de mal à un enfant innocent. Faut que ça cesse. Primo : tous ceux qui en ont les moyens peuvent décider il en est encore temps de faire un ‘tèt ansanm’ pour essayer de ramener le sourire aux enfants de notre pays, tous sans distinction et où qu’ils soient.
Et 2) prendre les choses en main afin que l’année qui vient ce ne soit plus pareil.
Et comme dit l’autre … que cela soit écrit !

Marcus Garcia, Haïti en Marche, 14 décembre 2025

MIAMI : MGR WENSKI DEMANDE UNE TREVE DANS LES DEPORTATIONS

L’archevêque de Miami, Mgr. Thomas Wenski, accordait ce lundi une conférence de presse pour demander au président Donald Trump de prendre une pause sur les déportations d’immigrants illégaux. La même requête s’adresse aussi au gouverneur de Floride, Ron Desantis.
« Puisque les frontières sont auj. sécurisées et les criminels les plus dangereux dans leur majorité sous contrôle tandis que plus d’un demi-million de gens ont été déportés cette année avec plus de deux millions de plus rentrés dans leur pays par leurs propres moyens … on pourrait pas conséquent marquer une pause ».
Demande adressée au président Donald Trump et au gouverneur de l’Etat de Floride, Ron Desantis par une assemblée d’évêques catholiques avec à leur tête l’archevêque de Miami, Mgr. Thomas Wenski.
« Car, poursuit la note, l’immense majorité des immigrants dans notre pays n’ont rien à voir avec le crime mais ne sont ici que pour gagner leur vie.
« Certains ont même été arrêtés injustement mais il faut du temps pour le prouver.
« C’est pourquoi nous supplions le gouvernement de marquer une pause dans les opérations de rapatriement pour la saison de Noel.
« Notre nation est riche et bénie. Malgré les problèmes nous Américains connaissons la Paix et la Prospérité grâce aussi à notre Constitution qui protège les Libertés.
« Une Pause durant la saison des fêtes pour diminuer la peur et l’anxiété dans les familles d’immigrants et même de non immigrants et on pourra célébrer avec une plus grande joie l’arrivée du Prince de la Paix. »

Signé Archevêque de Miami, Mgr. Thomas Wenski et 7 autres évêques des diocèses de l’Etat de Floride

Divisez pour régner mais ça ne marche plus parait-il comme avant !

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 1 décembre 2025

MIAMI, 2 Décembre – Divisez pour régner a toujours été le B A-BA de la politique internationale sous tous les cieux et de tout temps comme vient encore de le démontrer le chargé d’affaires américain en Haïti.
C’est l’affaire Fritz Alphonse Jean, membre de la commission présidentielle de 7 membres accusé par les Etats-unis et le Canada de patronner les gangs qui tiennent notre pays en otage mais sans apporter aucune preuve, tandis que d’un autre côté on exige le maintien en fonction du premier ministre actuel Alix Didier Fils Aimé.
Diviser les actuels détenteurs du pouvoir mais pour avancer ses propres pions c’est vieux comme le monde.
D’autre part à l’avantage de qui car pour le pays réel c’est blanc bonnet - bonnet blanc, car dans les circonstances actuelles ni l’un ni l’autre des deux personnages en question ne possède les moyens de changer la situation, bref de nous débarrasser de l’empire de la mafia des gangs armés !!!
Donc le ‘blanc’ joue son jeu et toujours le même, le ‘divisez pour régner’.
Or cela non plus n’a rien apporté : ‘blan an di w wete kò w banm mete kò pam mon chè’, c’est en cette formule lapidaire que se résume toute l’histoire d’Haïti - sauf que les Haïtiens eux-mêmes peu à peu ont fini par maitriser le jeu - mais hélas non pour le meilleur mais bien pour le pire …
Les uns après les autres mais dans leur intérêt personnel et non pour le bien public national ; ainsi le pays continue à s’appauvrir jusqu’à déboucher sur les gangs actuels.
Aussi n’est-il pas exagéré de dire que les gangs sont aussi le produit de la politique de la grande puissance : toujours le divisez pour régner !
Rappelez-vous peu après la chute de la dictature Duvalier en 1986, sous la présidence Clinton si l’on ne se trompe, l’expression lancée d’abord dans le New York Times : ‘the most repugnant elite’ (l’élite la plus corrompue) …
Traduction : c’est la même classe qui détient depuis toujours la fortune d’Haïti et ce sont les ‘clairs’ …
Selon le proverbe haïtien : invitation à mettre un peu de café dans votre lait.
Mais trente ans après, où en est-on ?
Haïti est deux fois, cent fois, mille fois plus pauvre et misérable.
Aucune prise de conscience n’a eu lieu, seulement le pouvoir qui est passé en d’autres mains, autant le parlement que la présidence de la république (suivez mon regard !), plus grand le pillage de la richesse nationale et pour finir, comme on dit, par toucher le fond …
C’est-à-dire aujourd’hui les gangs armés jusqu’aux dents et incendiant tout sur leur passage.
Oui on a touché le fond, en cette année 2025, mais le grand voisin ne trouverait pas autre chose à nous dire que reprenons le problème à zéro … Revenir au même, à l’éternel ‘divisez pour régner’ or devenu lui aussi totalement ‘obsolete.’

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Haïti qualifiée pour la Coupe du Monde de Football 2026

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 17 novembre 2025

MIAMI, 19 Novembre – Si l’on peut dire miraculeusement cela tombe un 18 Novembre : le jour même que nous célébrons l’anniversaire de la création de la nation le 18 novembre 1804, l’équipe nationale de football trouve sa qualification pour le Mondial 2026 en battant le Nicaragua ce 18 novembre 2025 au Willemstad, Curaçao.
Pour nous Haïtiens qui croyons dans notre étoile cela montre que rien n’est impossible, y compris donc de sortir du blocage actuel où des gangs armés ont plongé notre nation.
Pour la Présidence (provisoire) de la République puisque par tradition à tout seigneur tout honneur, « En ce jour hautement symbolique les Grenadiers ont offert au peuple haïtien un moment de fierté profonde. Haïti demeure debout, résiliente et prête à écrire une nouvelle page de son Histoire » poursuit le numéro 1 du Conseil Présidentiel de Transition, M. Laurent St-Cyr, cité par l’agence RHINews.
En espérant que « cette qualification ravive l’espoir, inspire la jeunesse, renforce la cohésion nationale et redonne la conviction qu’ensemble tout reste possible. »
Nous revoici en effet depuis ce mardi 18 novembre 2025, ne serait-ce que pour une soirée, revenus à un de ces tournants dits historiques où tout parait possible à un peuple dont la force semble reposer justement et jusqu’ici, qu’on le veuille ou non, sur son Histoire (écrite avec un grand H) …
Et personne ne semble mieux le saisir cette semaine que l’agence de presse Fact Checking News …
Grand titre : ‘Mondial 2026 : qualification historique d’Haïti après un demi-siècle d’attente.’
Nous citons : ‘En triomphant du Nicaragua avec maîtrise et détermination, les Grenadiers offrent à la nation un instant de cohésion rare, où l’allégresse sportive transcende les épreuves et réconcilie un peuple avec sa propre grandeur. Cette qualification, au-delà de son éclat sportif, s’impose comme un acte symbolique puissant : celui d’un pays qui, malgré les tourments, affirme à nouveau sa dignité, sa résilience et son droit à la célébration.’
Plus loin : ‘La victoire 2-0 contre le Nicaragua n’a pas seulement scellé une qualification. Elle a redonné une identité sportive à tout un pays. Dès le coup de sifflet final, les rues de Port-au-Prince, de Cap-Haïtien, de Jacmel, des Gonaïves et des grandes villes de la diaspora, de New York, Montréal à Miami en passant par Paris, se sont remplies de cris, de klaxons et de drapeaux bleu et rouge. Pour beaucoup, ce retour à la Coupe du monde représente bien plus qu’un exploit sportif c’est une respiration, un moment d’unité, un espace commun où la joie circule librement, malgré les réalités quotidiennes parfois difficiles. ’
Sans oublier le coup de chapeau à ceux-là qui ont glorieusement ouvert la voie en participant il y a 50 ans déjà au Mundial de Munich avec Manno Sanon violant l’invincibilité du portier de la sélection italienne : Et ‘Toup pou Yo!’
Voilà donc et ne serait-ce que pour une soirée ce mardi 18 novembre écoulé, Haïti a retrouvé un moment mais un de ces moment où l’impossible n’est pas Haïtien ! C’est la qualification assurée de l’équipe nationale à la Coupe du Monde l’an prochain qui aura lieu exceptionnellement aussi dans trois pays : Etats-Unis, Canada et Mexique.
Bravo Haïti !
Qui plus est cela tombe un 18 Novembre.
Qui veut dire ce que ça veut dire !

Marcus Garcia, Haïti en Marche, 19 Novembre 2025

Mondial 2026: qualification historique d’Haïti après un demi-siècle d’attente
Fact Checking News (FCN) 19 novembre 2025

Près d’un demi-siècle après sa dernière présence sur la scène suprême du football, Haïti renoue avec le prestige de la Coupe du monde et ravive une aspiration collective longtemps restée en suspens. En triomphant du Nicaragua avec maîtrise et détermination, les Grenadiers offrent à la nation un instant de cohésion rare, où l’allégresse sportive transcende les épreuves et réconcilie un peuple avec sa propre grandeur. Cette qualification, au-delà de son éclat sportif, s’impose comme un acte symbolique puissant : celui d’un pays qui, malgré les tourments, affirme à nouveau sa dignité, sa résilience et son droit à la célébration.
Au terme d’une soirée chargée d’émotions et de tension, Haïti a écrit la page la plus lumineuse de son histoire sportive récente, rappelant au monde que son football demeure indissociable de sa fierté collective.

Quarante-neuf ans après avoir inscrit pour la première fois son nom dans l’histoire de la Coupe du monde, Haïti renoue avec la scène planétaire du football. Dans un contexte national marqué par les défis, les Grenadiers ont trouvé la force d’offrir un moment de pure lumière en dominant le Nicaragua et en s’emparant de la première place de leur groupe. Leur qualification, saluée aux quatre coins du pays et au sein d’une diaspora immense, prend des airs de symbole puissant, celui d’un peuple qui continue de se relever, encore et toujours.
La victoire 2-0 contre le Nicaragua n’a pas seulement scellé une qualification. Elle a redonné une identité sportive à tout un pays. Dès le coup de sifflet final, les rues de Port-au-Prince, de Cap-Haïtien, de Jacmel et des grandes villes de la diaspora, de Montréal à Miami en passant par Paris, se sont remplies de cris, de klaxons et de drapeaux bleu et rouge. Pour beaucoup, ce retour à la Coupe du monde représente bien plus qu’un exploit sportif C’est une respiration, un moment d’unité, un espace commun où la joie circule librement, malgré les réalités quotidiennes parfois difficiles.
Sur le terrain, les Grenadiers ont montré un visage d’une maturité impressionnante. Une défense disciplinée, un milieu de terrain agressif dans le bon sens du terme, une attaque opportuniste : tout semblait aligné pour que cette équipe écrive son destin. Plusieurs joueurs, issus pour certains des académies locales et pour d’autres des championnats étrangers, ont mis en lumière une complémentarité nouvelle, preuve d’un travail en profondeur au sein du programme national.
Cette qualification fait aussi renaître le souvenir de 1974, lorsque l’Haïti de Philippe Vorbe et d’Emmanuel Sanon avait électrisé la planète. À l’époque, Sanon avait marqué le but mythique qui avait mis fin à l’invincibilité de l’Italie. Aujourd’hui, même si le football mondial a profondément changé, l’esprit de cette génération continue de planer sur l’équipe actuelle, qui semble avoir hérité de cette même audace et de cette même envie de surprendre.

Pendant ce temps, Panama s’est imposé 3-0 contre le Salvador, scellant ainsi sa deuxième qualification après 2018. L’équipe panaméenne, organisée et efficace, poursuit une progression régulière dans la région. De son côté, Curaçao a signé une performance historique en obtenant un nul contre la Jamaïque, devenant ainsi le pays le moins peuplé jamais qualifié pour la Coupe du monde. Cette première, saluée largement dans les Caraïbes, vient confirmer que la région vit une véritable montée en puissance footballistique.
Mais malgré ces histoires de réussite, aucune n’atteint la portée émotionnelle de l’exploit haïtien. Car dans ce retour au Mondial se mêlent la nostalgie, la fierté, la résistance et une forme d’espérance collective. Pour beaucoup d’Haïtiens, l’équipe nationale devient, le temps d’une campagne, un miroir de ce que le pays peut accomplir lorsqu’il avance ensemble.
La route vers 2026 ne fait que commencer. Les défis seront nombreux, le niveau bien plus relevé qu’en phase éliminatoire. Mais pour les Grenadiers, ce Mondial sera d’abord une célébration, celle d’un pays qui prouve une nouvelle fois que, même face à l’adversité, la passion, le talent et la détermination peuvent ouvrir les portes de l’impossible.
Pendant ce temps, la Jamaïque et le Suriname devront tenter de rejoindre ce trio caribéen qualifié directement. Ils passeront par un tournoi de barrages intercontinental en mars, où ils affronteront l’Irak, la RDC, la Bolivie et la Nouvelle-Calédonie pour tenter de décrocher les deux dernières places restantes.
FCN/Haïti

  1. Pitié pour nos policiers !
  2. TRICK OR TREAT !
  3. ECONOMIE
  4. Décentraliser ou disparaitre !

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