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GUERRE CONTRE L’IRAN

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 2 mars 2026

Huguette Hérard

Les États-Unis et Israël mettent en danger le monde entier !

Ceux qui ont connu la guerre froide en viennent parfois à la regretter : la rivalité URSS–États-Unis, encadrée et « lisible », imposait des limites. Depuis la chute du rideau de fer, ce frein a sauté : la guerre s’affiche davantage, l’opinion publique pèse moins, et les grandes puissances se retiennent moins. C’est dans ce contexte que s’inscrit la nouvelle escalade contre l’Iran, attisée par les États-Unis et Israël.

Au début, quand il était candidat, Donald Trump affirmait qu’il n’allait pas « s’occuper du monde », mais se concentrer sur l’Amérique afin de lui redonner sa splendeur d’antan : d’où son fameux MAGA. Dans plusieurs pays fatigués des ingérences américaines — souvent néfastes — cette promesse a suscité un certain soulagement : on voulait croire que l’Oncle Sam cesserait de jouer le gendarme du monde. Y avoir cru s’est révélé bien naïf.

Cette illusion d’une Amérique devenue pacifique a même été brièvement entretenue quand Trump a dit vouloir rencontrer Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Mais cela n’aurait été, au mieux, qu’un effet d’annonce — de la poudre aux yeux.

Dans les faits, la dynamique est tout autre. Un mois après avoir fait kidnapper le président vénézuélien dans son propre pays, sous prétexte qu’il serait un dictateur et un trafiquant de drogue, les États-Unis — alliés à Israël — ont franchi un nouveau seuil : l’attaque de l’Iran le 28 février 2026.

D’après des informations publiées ce même jour, puis reprises et confirmées ensuite par des médias s’appuyant sur des sources officielles iraniennes (médias d’État), le guide suprême iranien Ali Khamenei et des proches (1) auraient été tués lors des frappes. Selon Reuters, l’Iran aurait également annoncé des dispositions constitutionnelles de transition, incluant la mise en place d’un conseil de direction temporaire, en attendant la désignation d’un successeur.

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‘DOCTRINE DE DONROE’

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 23 février 2026

Le défi Cubain !

MIAMI, 18 Février – Comment renverser un gouvernement dont on ne peut accuser les dirigeants d’enrichissement sur le dos du peuple ni de constituer une menace pour les pays voisins, or c’est devant ce dilemme que, pense-t-on, doit se trouver actuellement le gouvernement Trump par rapport à Cuba.
Le président américain a décidé de renverser le régime Cubain mais comme sur un coup de tête …
Puisque c’est le président vénézuélien Nicolas Maduro qui était le principal support de La Havane et que celui-ci vient d’être renversé par Trump, pourquoi alors ne pas en finir aussi avec le régime cubain … attendu que c’est le pétrole vénézuélien qui est sa seule source d’énergie.
Aussitôt annonce la Maison Blanche : sera frappé de sanctions et de lourds droits de douane tout pays ou entité livrant du pétrole à La Havane.
Et d’abord cela semble marcher.
Jusqu’au Mexique qui stoppe ses envois en ‘énergie’ pour de l’aide humanitaire tandis que le Canada dépêche des avions vides pour rapatrier ses touristes, une des principales sources de revenus de l’île.
Les reportages décrivent un peuple cubain qui sans ‘carburant’ se trouve bloqué dans toutes ses activités …
On lit par exemple : « L'étau des Etats-Unis pour réduire les entrées de devises à Cuba se resserre : tandis que sous la pression de Washington plusieurs pays remettent en cause les accords pour recevoir des médecins cubains, le blocus énergétique touche durement le tourisme et le tabac.”
Comme on sait « l'envoi de missions médicales à l'étranger (y compris chez nos voisins Caribéens) constitue une importante source de devises étrangères pour l'île, soit sept milliards de dollars en 2025, d'après des chiffres officiels. »
Or ce qu’il faut aussi rappeler c’est justement que Cuba est le seul pays de toute l’Amérique latine disposant de plus de personnel médical qu’il lui en faut …
Pour ne pas dire le pays le plus avancé dans tous ces domaines (santé, instruction publique, lutte contre la pauvreté serait-ce avec les moyens du bord …) avec une population estimée aujourd’hui à 11 millions d’âmes.
Secundo : quels sont les reproches de l’administration Trump ?
On n’en entend véritablement aucun.
Comme quoi le président américain veut changer le régime cubain parce que c’est comme ça …
Cuba c’est l’ennemi héréditaire. C’est Fidel Castro mettant Washington au bord de la guerre nucléaire avec l’Union soviétique lors de la Crise des missiles en 1962.

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HAITI-CRISE

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 9 février 2026

Comment le 7 février était un piège !
MIAMI, 11 Février – 7 février 1986 – 7 février 2026 la date que nous commémorons cette semaine c’est avant tout un malentendu. Voyons voir ça.
En effet exactement une semaine avant sa chute que Baby Doc faisait encore la tournée en ville pour montrer qu’il tenait toujours solidement le pouvoir selon sa formule ‘nou kanpe rèd kou yon ke makak’ … Ou encore ‘la présidence à vie n’est pas négociable.’
Mais en même temps déjà que les rats quittent le navire. En effet on se précipitait à l’aéroport de Miami pour voir ministres X et Y déjà en route pour l’exil celui-ci pour le Canada tel autre la France.
Puis la veille du 7 février tombe de Washington le dernier avertissement : ‘l’avion arrive demain de Guantanamo et c’est la dernière chance …’.
C’est peut-être la première fois de sa vie que Jean Claude Duvalier eut à prendre une décision tout seul. La photo historique le montre lui-même au volant au petit jour avec la première dame fumant comme une cheminée … Mais apparemment sans avoir dit un mot aux ‘tontons macoutes’ puisque ces derniers se feront cueillir à bout portant par le petit peuple c’est la naissance d’un terme célèbre mais horrible : ‘pè lebren’ ou pire encore ‘taso makout’ traduisez le supplice du feu.
Mais c’est en diaspora qu’est vraiment le spectacle même quand rien n’y avait laissé prévoir ce dénouement. Le temps des ‘débarquements’ de rebelles ou ‘camoquens’ c’était loin déjà …
En tout cas coup de théâtre : aussitôt la scène politique à Port-au-Prince Haïti est prise d’assaut par une nouvelle catégorie de messieurs-dames comme tombés du ciel tous revendiquant d’avoir chassé eux-mêmes le tyran comme quoi rien ne s’était passé au pays même.
Soudain aussi de nouvelles épithètes se mirent à fleurir. Après trente ans d’interdiction totale, sous peine de finir à la prison-mouroir de Fort-Dimanche, soudain et jusque dans le beau monde à Port-au-Prince voici que c’est presque la mode de se proclamer communiste, du moins socialiste etc … Ce sont les épithètes de camarade X et Y aussitôt sur toutes les ondes. Et lors d’une visite du secrétaire d’état américain George Schütz en plein Champ-de-Mars on brûle le drapeau étoilé. Grand moment de défoulement. Or c’est là le piège. Parce que ce n’est pas l’opposition haïtienne ou diaspora qui a fait le 7 février 1986 mais c’est le gouvernement américain. Et l’un des plus conservateurs, le gouvernement Reagan.

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7 Février : ‘Time is up tout le monde descend !’

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 2 février 2026

Haïti vaut-il une intervention ?

MIAMI, 4 Février – Débarquera débarquera pas ?
A la surprise générale un navire de guerre américain baigne depuis le mardi 3 février écoulé dans la baie de Port-au-Prince. On dit que c’est un avertissement pour les dirigeants locaux qui n’accepteraient pas la décision par Washington de les écarter à partir de ce 7 février 2026 qui marque la fin de l’actuelle transition avec le CPT ou conseil présidentiel de transition …
‘Time is up tout le monde descend !’
Mais ce qui pourrait paraitre un véritable show of force ne devrait finalement produire rien d’énorme vu que les interventions militaires américaines en Haïti sont devenues une affaire tellement courante. Cela depuis surtout la suppression des forces armées d’Haïti en 1995, après le retour d’exil à Washington du président Jean Bertrand Aristide, celui-ci avait été ramené à Port-au-Prince par les Marines l’année précédente juste le temps pour achever son mandat de 5 ans.
Mais avec en 2004 rebelote : nouvel embarquement pour l’exil du même Aristide … Et nouveau débarquement des Marines. Et ainsi de suite. Donc affaire courante ou ‘madigra m pa pè w’, même les curieux habituels qui n’ont pas accouru cette semaine au bord de mer à Martissant pour voir le spectacle. Comme on dit au théâtre quand la pièce fait trop réchauffer : Remboursez !
Alors ?
Eh bien si Washington considère que cette fois cela ne vaut pas la peine d’organiser un véritable débarquement c’est que de son point de vue, il n’y a rien à craindre, tout est sous contrôle. Oui les gangs haïtiens, comme dit le créole : c’est ‘madigra m pa pè w.’
D’abord faisons un peu le point : la motivation principale ayant toujours été essentiellement idéologique parce que Haïti n’a ni pétrole comme le Venezuela … ni les ‘terres rares’ comme la RDC (République Démocratique du Congo), du moins que l’on sache.
Et pourquoi disons-nous motivation d’abord idéologique ? C’est à cause jusqu’ici de la proximité avec le Cuba castriste … Or qui, aux dernières nouvelles, commencerait lui aussi à faire moins peur. Donc Port-au-Prince vaut-il réellement le déplacement comme en 1994 puis en 2004 ?

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LUTTE DES REFUGIES HAITIENS

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 19 janvier 2026

Honneur & Remerciements pour Ira J. Kurzban

MIAMI, 17 Janvier – Exilé par le régime Baby Doc en novembre 1980 nous voici après 3 jours de prison débarquant à Miami où la résidence légale nous fut automatiquement accordée donc ce n’était pas le sujet de notre rencontre avec le personnage dont nous vous parlons dans cet article, Me. Ira J. Kurzban celui que les réfugiés haïtiens aux Etats-Unis du moins ceux-là arrivés à cette époque par la mer et qu’on appelait tout bonnement les Boat People, considèrent avec la plus grande affection.
Avril 1980 un grand titre dans la presse internationale c’est le ‘Mariel boatlift’ ou exode de Mariel avec plus de 120 mille Cubains réfugiés d’abord dans une ambassade étrangère à La Havane (celle du Pérou si l’on ne se trompe) puis c’est pour partir tous ensemble depuis le port de Mariel (Cuba) et débarquer à Key West, pointe sud de la Floride. Craignant sans doute un soulèvement plus important, Fidel Castro décida de laisser partir ce monde.
Mais les autorités américaines craignant de leur côté aussi un mauvais tour de la part de l’île communiste, les enfermèrent aussitôt dans un camp.
Cependant les Haïtiens depuis plusieurs années utilisaient déjà le même chemin, c’était le fameux ‘kantè’ ou petit bateau à voile ou à vapeur chargé à plat bord pour tenter d’émigrer eux aussi aux Etats-Unis, ‘la terre promise’ ; immortalisée par notre confrère Konpè Filo dans ces mots : ‘Kantè DPM ou ‘Dirèk pou Miami.’
Mais sans exception tous ceux qui ne sont pas refoulés par la garde côtière américaine (Coast Gard) dont le fameux vaisseau Hamilton tellement redouté par les passagers haïtiens, bref tous ceux qui parviennent jusqu’à terre, sont eux aussi jetés en prison ou enfermés dans un camp d’immigration comme celui bien connu aujourd’hui de Krome.
Cependant à Miami un petit groupe de volontaires commence à organiser leur défense. Ce sont des éducateurs et militants d’action civique. On les nomme Jacques Lieberman, Rulx Jean Bart, Claude Charles, Père Armand (Pierre Armand) ; ils ont l’appui de l’église : National Council of Churches et Church World Services avec les Pasteurs Jenkens et Montpremier …
Ils trouvent aussi le support de certains officiels et membres du parti Démocrate comme un congressman Walter Fauntroy et jusqu’au sénateur Edward Kennedy.
Ils ont aussi la collaboration d’un tout jeune avocat brillant et batailleur comme lui seul : Ira J. Kurzban.
Système de défense : les Haïtiens fuient eux aussi une dictature. Ils méritent donc les mêmes considérations que les Cubains.
Cela facilitant un peu aussi la tâche au gouvernement Carter qui hésitait pour ne pas tomber dans un quelconque piège de Castro.
C’est la création du programme intitulé Cuban Haïtian Entrant.
Le Cuban Haitian Entrant c’est un programme présidentiel c’est-à-dire qui pouvait être renouvelé par le président des Etats-Unis comme ce qu’on appelle aujourd’hui le TPS ainsi que l’Humanitaire Biden – mais tout comme ces deux derniers le Cuban Haitian Entrant ne donnait pas accès directement à la ‘résidence légale’ cependant ces bénéficiaires vivaient en toute liberté, ils pouvaient travailler et assurer l’éducation de leurs enfants mais tous - comme aujourd’hui les TPS et les ‘Humanitaire Biden’, tous espéraient un statut plus définitif c’est-à-dire d’abord la ‘résidence permanente’.
Cependant Carter perdit les présidentielles de novembre 1980 et le nouveau président Ronald Reagan, un Républicain, recommença à jeter en prison les Haïtiens qui continuaient à débarquer fuyant la dictature Duvalier.

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  1. 2025-2026
  2. Un peuple qui ne sourit plus !
  3. Divisez pour régner mais ça ne marche plus parait-il comme avant !
  4. Haïti qualifiée pour la Coupe du Monde de Football 2026

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