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Haïti-RD : Quand la République Dominicaine acte le maintien d’Alix Didier Fils-Aimé et appelle à la cohésion

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Création : 12 février 2026

Le gouvernement dominicain a officiellement pris position, samedi 7 février 2026, sur la situation politique en Haïti, au lendemain de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition.
Dans un communiqué publié à Saint-Domingue, le ministère dominicain des Relations extérieures exhorte le leadership politique haïtien à préserver la cohésion institutionnelle et à maintenir son soutien au gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Cette prise de position régionale intervient dans un contexte de grande fragilité institutionnelle en Haïti, marqué par l’absence de mécanismes clairs de succession et par un vide juridique persistant au sommet de l’État. Sans ambiguïté, les autorités dominicaines reconnaissent Alix Didier Fils-Aimé comme chef du gouvernement « à partir de ce 7 février », date symbolique dans l’histoire politique haïtienne.
Selon le ministère dominicain, la conjoncture actuelle exige des « signaux clairs de consensus et de responsabilité » de la part des acteurs politiques haïtiens. Le communiqué souligne également les attentes de la population haïtienne, appelée à bénéficier d’un gouvernement capable de répondre aux besoins essentiels et de conduire le pays vers un retour à la normalité institutionnelle.
Au-delà de l’appel politique, le texte rappelle l’engagement de la communauté internationale dans les efforts de stabilisation. Le gouvernement dominicain annonce que, dans les prochains mois, la Force de suppression des gangs entrera en opération, aux côtés d’autres composantes du dispositif multilatéral, avec pour objectifs affichés la stabilisation sécuritaire, l’organisation d’élections et le renforcement institutionnel.
La violence des groupes armés, qui contrôlent de vastes zones du territoire haïtien, est explicitement désignée comme l’obstacle majeur à la normalisation du pays. La coopération régionale et internationale est présentée comme un levier indispensable pour mettre fin à cette spirale.

173 migrants haïtiens rapatriés au Cap-Haïtien

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Création : 12 février 2026

Dodeley Orélus
Un groupe de 132 migrants haïtiens ont été rapatriés, jeudi, au Cap-Haïtien, par les autorités américaines. Ils ont reçu une assistance dite minimale des autorités haïtiennes, selon ce qu’a indiqué un responsable de l’Office national de la migration (ONM), Kerlande Desauguste.
Ces migrants, marqués par la tristesse et la désolation, affirment avoir été l’objet de mauvais traitement lors de leur arrestation et durant la période de rétention.
Certains rapatriés ont fait savoir qu’ils étaient entrés légalement aux Etats-Unis notamment dans le cadre du programme Humanitarian Parole, dit Programme Biden.
Un deuxième groupe comprenant 41 migrants haïtiens a également été rapatrié par les autorités des Bahamas, portant à 173 le nombre de migrants rapatriés en une journée.
Dodeley Orélus
Lequotidien509

Adresse à la Nation : le Premier ministre Fils-Aimé réaffirme la continuité de l’État après la fin du CPT

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Création : 12 février 2026

Rédaction Politique VBI
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’est adressé à la Nation haïtienne le samedi 7 février, à l’occasion de sa prise de fonction, intervenue après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT). Dans son allocution, le chef du gouvernement a réaffirmé la continuité de l’État et la volonté des autorités de conduire le pays vers la stabilité et le rétablissement de l’ordre démocratique.

Port-au-Prince, vendredi 7 février 2026. Selon un communiqué de la Primature, le Premier ministre a salué les efforts consentis par les membres du CPT, tout en reconnaissant que le processus de transition n’a pas permis d’atteindre les objectifs initialement fixés. Il a notamment évoqué la persistance de l’insécurité et l’impossibilité d’organiser des élections dans les délais prévus.
Dans ce contexte, Alix Didier Fils-Aimé a assuré que les institutions républicaines demeurent fonctionnelles. Il a souligné que l’État entend poursuivre ses missions sans interruption et éviter toute forme de découragement ou de division. Les priorités de la transition, a-t-il rappelé, restent axées sur le rétablissement de la sécurité, l’organisation d’élections libres, crédibles et inclusives, ainsi que le transfert du pouvoir à des autorités élues.
Sur le plan sécuritaire, le Premier ministre a réitéré l’engagement du gouvernement à renforcer la lutte contre les gangs armés. Il a indiqué que la Police nationale d’Haïti (PNH), en coordination avec les Forces armées d’Haïti (FAd’H), poursuit ses opérations en vue de reprendre le contrôle des zones affectées par l’insécurité.
Abordant la situation sociale, le chef du gouvernement a annoncé la mise en œuvre prochaine d’un plan humanitaire d’urgence destiné aux populations les plus vulnérables. Il a également lancé un appel à l’unité nationale autour de trois priorités : la sécurité, l’organisation des élections et le redressement économique.
En conclusion, Alix Didier Fils-Aimé a invité la population à faire preuve de vigilance citoyenne et de confiance, réaffirmant la volonté de l’État de rétablir pleinement son autorité et appelant à une mobilisation collective en faveur de la reconstruction du pays.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)

Face aux multiples menaces de Trump, les appels au boycott du Mondial 2026 se multiplient

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Création : 8 février 2026

Les premières voix évoquant un boycott - voire une annulation - du prochain Mondial de football, notamment organisé aux États-Unis, commencent à se faire entendre avec la volonté américaine de s'emparer du Groenland et les menaces de taxes douanières accrues contre les Etats européens qui s'y opposent. Le ministère français des sports a pour l'instant rejeté cette éventualité.
Début décembre, Donald Trump recevait tout sourire le Prix de la paix de la Fifa à l'occasion du tirage au sort du Mondial 2026, à Washington. "C'est ce que nous voulons d'un dirigeant", avait alors déclaré Gianni Infantino, le patron de la Fifa, énumérant des accords de paix signés sous la houlette du locataire de la Maison Blanche.
Cette décision avait fait grincer des dents au regard de la politique étrangère et intérieure du milliardaire républicain. Quelques semaines plus tard, l'escalade des tensions a atteint un nouveau pic et la gêne ne fait qu'augmenter. Alors que le président américain a dernièrement fait capturer son homologue vénézuélien, multiplié les menaces de s'approprier le Groenland ou d'ériger de nouvelles taxes douanières contre les États européens qui s'y opposent, de plus en plus de voix réclament un boycott de la Coupe du monde de football coorganisée cet été par le Canada, le Mexique et les États-Unis, qui accueilleront 78 des 104 matches.
Comme le rapporte le journal The Guardian, les conséquences pour le Mondial figuraient parmi les sujets abordés lundi 19 janvier par une vingtaine de présidents de fédérations de football réunis à Budapest. "Des discussions informelles sur la crise du Groenland ont eu lieu en marge d'une manifestation organisée pour célébrer le 125e anniversaire de la fédération hongroise de football, sachant qu'une réponse européenne unifiée pourrait s'avérer nécessaire si Trump cherchait à envenimer la situation", explique le quotidien britannique.
"Un recours pour amener le président Trump à la raison"
Les premiers appels au boycott se sont notamment fait entendre depuis l'Allemagne, l'une des grandes nations du football, avec quatre titres au compteur. Si Donald Trump met à exécution ses "menaces concernant le Groenland et déclenche une guerre commerciale avec l'UE, j'ai du mal à imaginer que des pays européens participent à la Coupe du monde", a ainsi déclaré l'influent député conservateur Roderich Kiesewetter mardi au journal Augsburger Allgemeine.
Un autre député de la CDU, Jürgen Hardt, porte-parole de son groupe sur la politique extérieure, a évoqué auprès du journal Bild une "annulation du tournoi" comme "ultime recours pour amener le président Trump à la raison". Réclamant une "réponse unie" de l'Europe, le député social-démocrate (SPD) Sebastian Roloff a évoqué auprès du journal économique Handelsblatt l'option d'"envisager un renoncement à la participation à la Coupe du monde".
Selon un sondage de l'institut Insa pour Bild effectué jeudi et vendredi auprès de 1 000 personnes, près de la moitié des Allemands (47 %) approuveraient un boycott du Mondial en cas d'annexion effective du Groenland par Washington. Un gros tiers (35 %) y demeurerait opposé.
En réponse, la fédération allemande de football (DFB) et la fédération internationale (Fifa) décideront en toute "autonomie" d'un boycott ou non du Mondial organisé cet été en grande partie aux États-Unis, a indiqué le gouvernement allemand à l'AFP. "Cette évaluation incombe donc aux fédérations concernées, en l'occurrence la DFB et la Fifa. Le gouvernement fédéral acceptera cette appréciation", a indiqué la ministre d'État chargée des Sports Christiane Schenderlein, membre de la CDU, le parti conservateur du chancelier Friedrich Merz.
Au Pays-Bas, le présentateur de télévision Teun van de Keuken a lancé une pétition appelant au boycott, qui a déjà recueilli plus de 100 000 signatures. "Nous ne voulons pas que nos footballeurs apportent un soutien implicite à la stratégie de terreur violente mise en œuvre par le président Donald Trump contre des migrants innocents en participant à ce tournoi", indique la pétition. "Nous rejetons également l’ingérence militaire agressive des États-Unis et considérons qu’il est insoutenable que nos joueurs participent à un tournoi organisé par un président qui menace d’envahir et d’occuper le Groenland, ce qui détruirait l’Otan et mettrait en péril la paix mondiale."
"Pas de volonté de boycott" du côté français
Du côté de la France, dont l'équipe va elle aussi participer à la compétition, des voix évoquent aussi un boycott. Lundi dans un entretien au Figaro, Claude Le Roy, l'ancien sélectionneur du Sénégal, disait "se demander s'il ne faudrait pas appeler au boycott de la Coupe du monde 2026, vu le comportement de Donald Trump à l'égard du continent, avec un président de la Fifa (Gianni Infantino) qui se targue d'être à ses côtés", faisant référence à la suppression des aides américaines au développement qui a frappé l'Afrique de plein fouet.
Mardi, le député La France insoumise Éric Coquerel a également appelé la Fifa à ne jouer la Coupe du monde cet été qu'au Mexique et au Canada : "Sérieux, on imagine aller jouer la Coupe du monde de foot dans un pays qui agresse ses 'voisins', menace d'envahir le Groenland, détruit le droit international, veut torpiller l'ONU, instaure une milice fachiste et raciste dans son pays, y attaque les oppositions, interdit d'accès à l'épreuve les supporters d'une quinzaine de pays, prévoit de bannir des stades tout signe LGBT+, etc. ?", a-t-il écrit sur X.
En réponse, la ministre des Sports Marina Ferrari a indiqué mardi soir qu'"il n'y a pas de volonté de boycott" du côté français. "Au stade où nous nous parlons actuellement, il n'y a pas de volonté de boycott du côté de notre ministère de cette grande compétition qui est attendue", a-t-elle dit à la presse lors des vœux du monde sportif.
"Maintenant, je ne préjuge pas de ce qui pourrait se passer, mais j'ai entendu aussi des voix qui s'élevaient qui viennent de certains blocs politiques. Je tiens à ce qu'on dissocie le sport (et la politique). La Coupe du monde de foot, c'est un moment extrêmement important pour tous les amoureux du sport", a-t-elle ajouté.
Inquiétude des supporters africains
Cet appel au boycott s'ajoute aux tensions engendrées par les restrictions de visas annoncées par les États-Unis au cours des dernières semaines. Certains supporters africains s'inquiètent de ne pas pouvoir faire le déplacement pour assister à la compétition.
Mais comme l'explique le journal algérien TSA, "le département d’État a précisé que la mesure ne concerne que les visas immigrants. À ce stade, il n’y a pas de suspension formelle du déplacement des supporters des pays africains". Le quotidien note toutefois que "l’administration américaine a imposé une caution pouvant aller jusqu’à 15 000 dollars aux demandeurs de visas de plusieurs pays dont l’Algérie".
En 2022, le Mondial organisé au Qatar avait déjà fait l'objet d'appels au boycott pour des raisons écologiques et sociales, mais sans effet. Quatre ans plus tard, la Fifa est de nouveau dans la tourmente. La proximité affichée entre Gianni Infantino et Donald Trump pose question.
Selon le journal The Independent, des hauts responsables du monde du football estiment que le patron de la Fifa "espère simplement que la situation finira par se calmer, comme c'est souvent le cas avec les crises provoquées par Trump". Mais comme le souligne le quotidien britannique, "si un incident survient, Infantino sera confronté à la plus grave crise de l'histoire de la Fifa. La Coupe du monde la plus lucrative de tous les temps pourrait bien devenir la plus désastreuse."
Avec AFP

Le Mouvement de Prière pour Haïti appelle à un week-end national de non-violence et de réconciliation…

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Création : 8 février 2026

Rhinews.com

Le Mouvement de Prière pour Haïti (MPH) a annoncé l’organisation, les 7 et 8 février, d’un week-end d’activités consacré à la non-violence, au pardon et à la réconciliation nationale, à l’intention des Haïtiens vivant dans le pays et au sein de la diaspora.

Dans un communiqué publié mardi, le MPH indique vouloir offrir « un temps de ressourcement et d’engagement collectif » autour de valeurs jugées essentielles à la construction d’« une nouvelle Haïti fondée sur la paix ».

La première activité est prévue le samedi 7 février à 17h00 (heure de l’Est) sous la forme d’un atelier en ligne consacré à l’expérience du Rwanda après le génocide de 1994. Cet atelier sera animé par la sociologue et psychothérapeute rwandaise Esther Mujawayo, survivante du génocide, qui a perdu plus de 250 membres de sa famille et cofondé l’association AVEGA, dédiée au soutien des veuves et familles affectées.

Selon les organisateurs, l’objectif est de « comprendre l’expérience rwandaise afin d’en tirer des enseignements concrets applicables au contexte haïtien ». Esther Mujawayo est également auteure de plusieurs ouvrages portant sur le traumatisme, la mémoire et les processus de reconstruction post-conflit.

La seconde activité aura lieu le dimanche 8 février à 7h00 (heure de l’Est) et prendra la forme d’une Journée nationale de pardon et de réconciliation. Le MPH annonce un programme comprenant « jeûne, prière, témoignages, louange et engagements pour une nouvelle Haïti ». Cette journée sera également marquée par le lancement d’un livre électronique intitulé Parcours de Paix – Non-Violence, Pardon et Réconciliation pour une Nouvelle Haïti, ainsi que par la diffusion d’une vidéo réunissant des leaders appelant à la pratique de ces valeurs.

« La participation est gratuite, mais une inscription préalable via Zoom est requise », précise le communiqué. Le MPH indique par ailleurs être disponible pour des entrevues avec les médias afin de présenter les objectifs et le contenu de cette initiative.

Les organisateurs invitent les personnes intéressées à consulter le site officiel du Mouvement de Prière pour Haïti pour obtenir des informations complémentaires et accéder aux liens d’inscription.

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