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Cité Soleil : 600 jeunes formés gratuitement dans cinq métiers réclament l’accompagnement de l’État haïtien

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Catégorie : Les Toutes Dernières
Création : 4 Septembre 2026

August 29, 2026 Israel brèves VBI - Six cents jeunes de la commune de Cité Soleil ont bénéficié d’une formation professionnelle gratuite dans le cadre du Camp d’été communal de Cité Soleil 2026. Après 30 jours d’apprentissage dans cinq métiers, les participants demandent désormais l’accompagnement de l’État haïtien pour mettre en pratique leurs compétences, accéder à des opportunités d’emploi et favoriser leur insertion professionnelle.

Cité Soleil, 28 août 2026 —
Pendant 30 jours, les participants ont suivi gratuitement des formations dans cinq domaines : cosmétologie, décoration événementielle, réparation et décodage de téléphones, maroquinerie et sérigraphie.
Selon le comité de formation du Camp d’été communal de Cité Soleil 2026, les bénéficiaires disposent désormais de connaissances et de compétences pouvant leur permettre de rechercher un emploi, de développer une activité génératrice de revenus ou de créer leur propre entreprise.
Cette initiative de formation professionnelle a été rendue possible grâce au concours de la mairie de Cité Soleil.
Les jeunes de Cité Soleil sollicitent l’aide de l’État haïtien …
À l’issue de leur formation, les jeunes bénéficiaires souhaitent franchir une nouvelle étape. Ils demandent aux autorités haïtiennes de mettre en place un accompagnement social et économique afin de leur permettre de valoriser les compétences acquises durant le programme.
Le comité des participants sollicite notamment des mesures concrètes en faveur de l’emploi des jeunes, de l’entrepreneuriat et de l’autonomie économique. Les bénéficiaires souhaitent également accéder aux équipements et aux moyens nécessaires pour démarrer leurs activités professionnelles.
Dans un contexte marqué par l’insécurité et les difficultés économiques, les jeunes de Cité Soleil affirment vouloir travailler, devenir autonomes et contribuer aux besoins de leurs familles.
Ils estiment qu’un soutien de l’État haïtien pourrait les aider à transformer leur formation professionnelle en véritables opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat.
La formation professionnelle, un levier pour l’emploi des jeunes à Cité Soleil …
Pour les participants, l’apprentissage d’un métier constitue une possibilité concrète de renforcer leur autonomie économique.
Les compétences acquises en cosmétologie, sérigraphie, maroquinerie, décoration événementielle et réparation de téléphones pourraient notamment servir à la création de petites entreprises et d’activités génératrices de revenus.
Les jeunes appellent ainsi les autorités à faciliter l’accès aux équipements, aux moyens de production, au financement et aux dispositifs d’accompagnement à l’entrepreneuriat.
Les participants demandent la poursuite du Camp d’été communal de Cité Soleil … Selon eux, la poursuite de ce programme permettrait à un plus grand nombre de jeunes de la commune d’apprendre un métier, de développer des compétences pratiques et d’améliorer leurs chances d’insertion sociale et professionnelle.
Les participants sollicitent notamment le concours du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, du ministre de l’Éducation nationale Vijonet Demero et du ministre des Sports Dumas Pythagore. Ils demandent aux autorités haïtiennes de les accompagner dans la mise en pratique des connaissances acquises gratuitement pendant le programme, notamment à travers des initiatives favorisant l’emploi, l’entrepreneuriat et l’accès aux moyens de production.
Le Camp d’été communal de Cité Soleil 2026 doit prendre fin le 4 septembre 2026, après plusieurs semaines consacrées à la formation professionnelle et au développement des compétences des participants.
Pour les jeunes bénéficiaires, l’accompagnement de l’État représente désormais une étape essentielle pour transformer les compétences acquises en emplois, activités entrepreneuriales et opportunités économiques.

Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info (VBI)

Grand’Anse : la maladie du charbon décime le cheptel à Dame-Marie, l’OSDDGA appelle à une réponse sanitaire et sociale urgente
August 28, 2026 Rédaction Santé VBI
La maladie du charbon continue de faire des victimes dans le bétail dans la 5e section communale Baliverne, à Dame-Marie, dans le département de la Grand’Anse. Plusieurs animaux appartenant à des petits éleveurs sont déjà morts, tandis que d’autres présentent des signes d’infection. Des cas suspects chez des habitants de la zone sont également signalés.
Dame-marie le 28 août 2026- Face à cette situation préoccupante, l’Organisation Sociale pour le Développement Durable de la Grand’Anse (OSDDGA) a effectué, le vendredi 28 août 2026, une visite de terrain afin d’évaluer les dégâts, sensibiliser la population et recueillir les doléances des familles affectées.
Sur place, l’organisation dit avoir constaté l’ampleur des pertes enregistrées dans le cheptel de Baliverne. Elle a également alerté les autorités concernées sur la nécessité d’une intervention rapide afin d’éviter une aggravation de la situation.
« Nous sommes venus sur le terrain et nous avons constaté les dégâts déjà causés par la maladie. Nous encourageons la population à prendre toutes les précautions nécessaires avec les animaux morts et à éviter tout contact avec les personnes présentant des signes de contamination, en attendant une intervention des autorités compétentes », a déclaré Aline Fermond, coordonnatrice générale de l’OSDDGA.
Des éleveurs confrontés à de lourdes pertes
Au-delà de la dimension sanitaire, l’épidémie représente également une menace importante pour les moyens de subsistance des familles rurales. Pour plusieurs agriculteurs et éleveurs de Baliverne, le bétail constitue une source de revenus, d’épargne et parfois la principale forme de capital familial.
Jude, un cultivateur de la zone, affirme avoir déjà perdu deux bovins. « Cette maladie m’empêche de dormir la nuit. J’ai très mal au ventre et la douleur est trop forte », témoigne-t-il.
Une mère de deux enfants, qui affirme présenter des symptômes après avoir été exposée à la maladie, raconte également son expérience : « J’ai senti un petit bouton apparaître près de mon cou. Ça me démangeait, puis la partie atteinte a commencé à gonfler et j’ai eu mal au ventre. », se désole-t-elle.
Ces témoignages illustrent les inquiétudes grandissantes des habitants face à une maladie qui affecte à la fois leur santé et leurs activités économiques.
L’OSDDGA propose un accompagnement social pour les familles touchées
Pour Aline Fermond, coordonnatrice générale de l’OSDDGA, la réponse à cette crise ne devrait pas se limiter à la prise en charge immédiate de la maladie. Il faut également anticiper les conséquences économiques pour les familles ayant perdu leurs animaux.
Dans le cadre d’un projet d’accompagnement social et de relance économique, l’organisation préconise notamment la mise en place d’un mécanisme permettant d’identifier les éleveurs victimes, d’évaluer les pertes et de prévoir, lorsque les conditions sanitaires le permettront et sur avis des services vétérinaires, un programme de reconstitution progressive du cheptel.
Cette assistance pourrait prendre plusieurs formes : distribution encadrée de petits ruminants ou de bovins aux familles les plus affectées, appui en aliments pour animaux, accompagnement vétérinaire, vaccination lorsque celle-ci est indiquée par les autorités compétentes et formation des éleveurs sur les mesures de prévention.
« Il ne suffit pas de constater que des familles ont perdu leurs animaux. Pour beaucoup d’entre elles, ces bêtes représentaient leur capital economique. Une fois l’urgence sanitaire maîtrisée, il faudra penser à leur permettre de recommencer leur activité », estime Aline Fermond.
Un mécanisme de remplacement du bétail à envisager
L’agronome propose ainsi la création d’un fonds ou programme d’appui aux éleveurs victimes, associant les autorités publiques, les organisations paysannes, les ONG et les partenaires techniques et financiers.
Avant toute distribution de nouveaux animaux, l’OSDDGA estime toutefois nécessaire de procéder à une évaluation sanitaire de la zone afin d’éviter de réintroduire des animaux dans un environnement encore à risque.
Le programme pourrait également prévoir un accompagnement sur plusieurs mois, comprenant le suivi vétérinaire, la sensibilisation des bénéficiaires et la mise en place de mesures de biosécurité dans les exploitations.
Les autorités sanitaires et agricoles déjà mobilisées
La Direction départementale de la Santé de la Grand’Anse et la Direction départementale du ministère de l’Agriculture se sont également mobilisées. Des équipes ont été dépêchées sur le terrain afin d’évaluer l’ampleur de la situation et de déterminer les mesures à prendre.
L’OSDDGA appelle à une coordination étroite entre les services sanitaires, agricoles et les acteurs locaux pour assurer une réponse rapide et adaptée.L’organisation insiste également sur la nécessité de renforcer la sensibilisation de la population, notamment sur les risques liés à la manipulation ou à la consommation d’animaux morts dans des circonstances suspectes.
Alors que les autorités compétentes se mobilisent face à la maladie du charbon, l’enjeu est désormais de mesurer l’impact réel de ces actions sur le terrain.
Judelor Louis Charles
Vant Bèf Info(VBI)

Visas d’immigrant : les États-Unis lèvent la suspension pour Haïti et 74 autres pays

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Création : 4 Septembre 2026

La suspension de la délivrance des visas d’immigrant imposée depuis janvier 2026 à 75 pays, dont Haïti, a officiellement pris fin le 21 août. Dans une mise à jour publiée le 28 août 2026, le Département d’État américain a confirmé la levée de cette mesure, cela à la suite d’une décision de justice dans l’affaire CLINIC et al. v. Rubio. La juridiction saisie a conclu que la suspension en question était illégale et dépassait l’autorité statutaire dont dispose le secrétaire d’État.
Cette suspension, instaurée en début d’année, avait considérablement restreint la délivrance de visas d’immigrant aux ressortissants des pays concernés. Haïti figurait sur cette liste aux côtés de plusieurs autres États, notamment Cuba, la Jamaïque, le Brésil, la Colombie, le Nigeria, le Sénégal, la Russie et le Pakistan. La mesure ne concernait pas les visas de tourisme ni les autres catégories de visas de non-immigrant. Elle visait spécifiquement la délivrance de visas permettant aux bénéficiaires de s’installer durablement aux États-Unis.
La fin de la suspension ne constitue toutefois pas une garantie d’obtention du visa. Le Département d’État rappelle que chaque demande continuera d’être examinée individuellement par les autorités consulaires. Parallèlement à la levée de la suspension, Washington annonce une révision de ses politiques de contrôle et de vérification concernant notamment les demandeurs susceptibles d’être considérés, au regard du droit américain, comme une « charge publique ».
Les autorités consulaires conserveront donc leur pouvoir de refuser une demande lorsqu’un motif légal d’inadmissibilité est établi. Pour les ressortissants haïtiens, la décision marque ainsi la fin d’une mesure qui avait temporairement bloqué la délivrance des visas d’immigrant mais tout en maintenant un processus consulaire exigeant et soumis aux règles américaines d’admissibilité.
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Naïka Eugene

Ohio : un jeune Haïtien meurt après avoir été percuté sur le I-70 : accident ou suicide???

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Création : 4 Septembre 2026

By Dimitry Charles

Pierre Damas Bel, récemment diplômé à Springfield, est décédé lundi 31 août après avoir été percuté par une semi-remorque. Sa famille affirme qu’il vivait difficilement avec le port d’un bracelet électronique imposé dans le cadre de sa situation migratoire.
Pierre Damas Bel, un jeune Haïtien de 20 ans vivant à Springfield, dans l’Ohio, est décédé lundi 31 août 2026 après avoir été percuté par un semi-remorque sur l’Interstate 70, dans le comté de Clark.
Selon la Ohio State Highway Patrol, les autorités ont été appelées vers 8 h 40 sur l’I-70 en direction ouest, près de la State Route 54. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que Pierre Damas Bel avait stationné son véhicule sur l’accotement avant d’en sortir et d’entrer sur les voies de circulation, où il a été mortellement percuté par un semi-remorque. Il a été déclaré mort sur les lieux.
Les autorités n’ont pas, à ce stade, publiquement qualifié le décès de suicide et l’enquête se poursuit. La famille de Pierre Damas Bel estime toutefois que sa mort pourrait avoir été volontaire et affirme que le jeune homme traversait une période de profonde détresse liée à sa situation migratoire.
Selon sa famille, Pierre Damas Bel avait récemment perdu la protection liée au Temporary Protected Status (TPS) et avait été placé sous surveillance électronique par les services américains de l’immigration. Son père, Pierre Ronal Bel, affirme que le port du bracelet électronique à la cheville avait profondément affecté son fils, qui se sentait humilié et déprimé.
Le Washington Post rapporte également que sa famille relie sa détresse à la perte de sa protection contre l’expulsion et au dispositif de surveillance électronique imposé par l’ICE.
Quelques heures avant son décès, son père affirme avoir échangé avec lui une dernière fois. Il indique avoir ensuite tenté de le joindre sans succès avant d’apprendre sa mort.
Pierre Damas Bel venait de terminer ses études secondaires à Springfield. Son établissement scolaire l’avait distingué quelques mois plus tôt parmi les élèves récompensés dans le cadre du Business Advisory Council Award of Excellence. Il figurait également parmi les bénéficiaires d’une bourse de 500 dollars décernée à plusieurs élèves de dernière année.
Selon les informations rapportées par sa famille, le jeune homme envisageait de poursuivre ses études à l’université. Il avait également pratiqué le football durant son parcours scolaire.
Dans un message publié sur Instagram avant son décès et rapporté par plusieurs médias, Pierre Damas Bel avait exprimé son malaise face au port du dispositif électronique et à sa situation migratoire. Il y expliquait être venu aux États-Unis pour poursuivre ses études et disait vivre difficilement le fait de devoir porter un moniteur GPS à la cheville.
Son décès provoque une vive émotion au sein de la communauté haïtienne de Springfield, où plusieurs familles sont confrontées à l’incertitude entourant leur statut migratoire.
À ce stade, la thèse du suicide est soutenue par sa famille, mais n’a pas encore été annoncée comme conclusion définitive par les autorités chargées de l’enquête.

Attaque armée meurtrière à Kenscoff : plusieurs morts et blessés, le centre-ville fortement touché

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Création : 3 Septembre 2026

Fact Checking News (FCN) 24 août 2026 La commune de Kenscoff a été le théâtre d’une violente attaque armée dans la nuit de dimanche 22 à lundi 23 aout 2026. Des individus armés de la Coalition Viv Ansanm ont réussi à pénétrer dans le centre-ville de la dite commune, où ils ont semé la pagaille et fait plusieurs victimes. Selon le maire de la commune de Kenscoff, Massillon Jean, plusieurs personnes ont été tuées et d’autres blessées au cours de cette attaque, tandis que d’importants dégâts matériels ont également été enregistrés.
8h 40, lundi 24 août, les corps inertes de près d’une quarantaine de personnes jonchaient les rues du centre-ville, selon les premières informations que le maire aura à confirmer plus tard.
Les assaillants ont investi plusieurs espaces du centre-ville, dont l’église Nouvelle Alliance de Kenscoff, située à proximité du Cimetière Communal, où des personnes ont été tuées. Des maisons auraient également été attaquées, notamment dans les environs du commissariat et de la mairie de Kenscoff. Même les chevaux ne sont pas épargnés. Le maire souligne un nombre important de cadavres, tout en précisant qu’il est encore impossible d’établir un bilan définitif, en raison des difficultés d’accès et des problèmes de communication. Il attend encore la présence des autorités judiciaires pour les suites nécessaires soit le constat légal des corps inertes.
Par ailleurs, Massillon Jean indique qu’un membre de son équipe de sécurité, son cousin, est porté disparu depuis l’attaque. Les autorités n’ont jusqu’ici retrouvé ni son corps ni obtenu de informations concernant ce dernier. Plusieurs blessés ont été conduits à l’hôpital, alors que les autorités judiciaires et locales poursuivent les vérifications afin d’établir avec précision le nombre de morts, de blessés et l’ampleur des dégâts causés par les criminels.
Le maire de Kenscoff, toutefois, affirme que les forces de l’ordre sont finalement intervenues et sont parvenues à repousser les groupes armés, les empêchant de progresser davantage dans d’autres secteurs de la commune. Face à la gravité de la situation, Massillon Jean appelle à des opérations de sécurité plus robustes et à des actions rapides des autorités compétentes pour rétablir la sécurité dans la commune.
Pour l’heure, un bilan officiel de cette attaque n’est pas encore disponible. Et personne ne sait où se cachent actuellement les bandits armés dans la commune Kenscoff.
FCNHAÏTI

Frédéric Marzouka devant la justice fédérale américaine, un passé judiciaire qui refait surface

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Création : 3 Septembre 2026

Fact Checking News (FCN) 24 août 2026
Près de trente ans après avoir été cité dans une vaste affaire de fraude à la loterie en République dominicaine et vingt ans après son arrestation au Brésil dans le cadre d’une procédure d’extradition vers les États-Unis, l’homme d’affaires haïtien Frédéric Salers Marzouka se trouve à nouveau devant la justice fédérale américaine.
Le 11 août 2026, Marzouka a saisi le tribunal de district des États-Unis pour le district central de Géorgie d’une requête en habeas corpus. La procédure porte sur sa détention dans le cadre du droit de l’immigration américain, son statut étant celui d’un « étranger détenu ».
Cette nouvelle étape judiciaire remet en lumière un parcours qui s’étend sur plusieurs décennies et plusieurs pays, de la République dominicaine au Brésil, en passant par Haïti et les États-Unis.
Un nom déjà cité dans le scandale de la loterie dominicaine
En 1997, le nom de Frédéric Marzouka apparaît dans l’un des scandales les plus retentissants ayant affecté la loterie nationale dominicaine.
Selon le quotidien dominicain El Caribe, Marzouka figurait parmi les personnes soupçonnées d’avoir participé à un système de manipulation électronique des tirages. L’affaire portait sur des pertes évaluées à plus de 90 millions de pesos dominicains.
Le tirage du 23 février 1997 avait notamment provoqué d’importantes pertes pour l’État dominicain, après l’attribution de deux gros lots.
Marzouka s’était présenté aux autorités avant d’être placé en détention. Il avait ensuite été transféré dans une clinique de Saint-Domingue pour des raisons médicales.
Le 13 août 1997, il s’était évadé de l’établissement avec le policier chargé de sa surveillance, selon la presse dominicaine. Le fonctionnaire avait par la suite fait l’objet de poursuites.
L’affaire dominicaine a également contribué à faire émerger un autre aspect du profil de l’homme d’affaires. El Caribe rapportait alors qu’il disposait de nombreuses relations au sein du gouvernement haïtien.
Une arrestation au Brésil neuf ans plus tard
Le parcours judiciaire de Marzouka a connu un nouveau tournant le 17 février 2006, lorsqu’il a été arrêté à Rio de Janeiro par les autorités brésiliennes dans le cadre d’une notice internationale.
Les autorités américaines réclamaient son extradition. La Cour suprême fédérale du Brésil a indiqué que la demande américaine concernait notamment des accusations de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent.
Marzouka a contesté ces accusations. Ses avocats ont notamment soutenu que certaines opérations financières présentées par les autorités américaines comme suspectes correspondaient à des transferts entre ses comptes personnels en Haïti et aux États-Unis.
En novembre 2006, la Cour suprême brésilienne a autorisé son extradition sous certaines conditions, notamment celle limitant à trente ans une éventuelle peine d’emprisonnement à perpétuité.
Marzouka a cependant continué à contester son extradition par différentes procédures judiciaires. Il est ainsi resté détenu au Brésil pendant plusieurs années.
Une nouvelle bataille devant un tribunal fédéral américain
La procédure engagée le 11 août 2026 marque un nouveau chapitre dans ce parcours.
La requête en habeas corpus vise sa détention actuelle dans le cadre de la législation américaine sur l’immigration. Elle pourrait permettre à la justice fédérale d’examiner les conditions de cette détention et les fondements juridiques sur lesquels elle repose.
Les circonstances précises ayant conduit à son placement actuel sous la garde des autorités américaines de l’immigration restent toutefois à établir.
Il serait donc prématuré d’affirmer, en l’absence de documents judiciaires ou administratifs supplémentaires, qu’il s’agit d’une arrestation récente par l’ICE ou d’en préciser les motifs définitifs.
Près de trente ans après le scandale dominicain, le nom de Frédéric Marzouka revient ainsi dans les dossiers judiciaires américains. Son parcours soulève de nouveau des interrogations sur les relations entre affaires, justice et pouvoir politique dans l’histoire contemporaine d’Haïti.
JJJ / FcnHaiti

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