Fact Checking News (FCN) - Dans une opération menée par des agents de la DCPJ, le domicile de l’ancien sénateur Nenel Cassy, situé à Pélerin 6, a fait l’objet d’une perquisition minutieuse. Selon une source policière, cette intervention s’inscrit dans le cadre d’une enquête visant à établir les responsabilités de l’ex-parlementaire, interpellé samedi dans un restaurant de Pétion-Ville.
L’ancien élu, recherché pour des chefs d’accusation aussi graves que le complot contre la sûreté intérieure de l’État, le financement des organisations criminelles et l’association de malfaiteurs, semble faire l’objet d’un suivi attentif de la part des autorités.
Cependant il convient de rappeler qu’en mars 2025, le Parquet de Port-au-Prince avait pris la décision d’annuler les poursuites judiciaires à l’encontre de l’ancien sénateur, une information qui avait été publiquement relayée par son avocat, Me Fanfan Guérilus.
Ainsi, l’affaire Nenel Cassy continue de susciter un vif intérêt public, mêlant enjeux politiques et sécuritaires dans un contexte où la transparence et le respect des procédures demeurent essentiels pour l’État de droit.
JJJ / FcnHaïti
PORT-AU-PRINCE.— Dans un contexte politique toujours instable, le gouvernement haïtien a publié, mardi 8 juillet, un décret officialisant l’organisation d’un référendum constitutionnel prévu pour novembre prochain. Cette annonce ravive le débat autour de la légitimité du processus et place le Conseil Électoral Provisoire (CEP) face à de nouvelles responsabilités.
Le décret, signé par les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ainsi que les membres du gouvernement définit les modalités d’organisation du scrutin référendaire, y compris la date limite pour l’inscription des électeurs et les mécanismes de contrôle de la transparence.
La position et le rôle délicats du CEP …
Alors que le CEP a été souvent critiqué pour son manque de neutralité et surtout son absence de structure permanente, la publication de ce décret le remet au centre du processus institutionnel et des opérations de suivi.
«Le conseil détient désormais un cadre légal clair lui permettant d’avancer», a confié, sous couvert d’anonymat, une source proche du CEP. «Mais les ressources financières, techniques et sécuritaires seront nécessaires pour garantir un processus crédible», a-t-il poursuivi.
Selon cette source interne, le CEP prévoit de lancer une campagne nationale de sensibilisation sous peu. Des missions ont été déployées dans des régions telles que le Nord, le Nord-ouest, le Sud et le Sud-Est pour préparer le terrain. Un appel a été lancé à la communauté internationale pour soutenir matériellement l’opération référendaire.
Déficit de confiance au sein de la société civile …
Parallèlement de nombreuses voix s’élèvent contre ce projet référendaire, accusant les autorités de vouloir faire passer en force une réforme constitutionnelle controversée, qui porte atteinte à la souveraineté, à l’intégrité du pays et aux valeurs intrinsèques de la République.
Pour Dr. Frantz Large, ancien président de la chambre de commerce du Sud-Est, «C’est une infamie de vouloir changer la constitution pour liquider le reste du pays, sans penser à la postérité».
Amos Louis, porte-parole de KOZEMAS avance que «ce décret n’est qu’un habillage juridique pour un processus vicié. Le pays n’a pas les conditions sécuritaires et institutionnelles pour organiser un référendum crédible».
Dans certains quartiers de la capitale, des militants ont déjà commencé à mobiliser contre ce qu’ils appellent un «référendum sous tutelle», craignant un agenda caché derrière la réforme constitutionnelle. D’autant plus que les conditions sécuritaires cruciales pour le déroulement du vote sont loin d’être réunies.
Une étape décisive pour la transition …
Ce décret marque une nouvelle étape dans le calendrier de la transition politique enclenchée depuis la formation du CPT en avril 2024. Reste à savoir si le CEP, affaibli par des crises externes et de contestations, pourra remplir son rôle de manière optimale.
C’est un test de vérité non seulement pour l’institution électorale haïtienne, mais aussi pour le pouvoir en place. L’échec sera un revers tant pour la réforme constitutionnelle, que pour l’avenir du conseil présidentiel de transition et du gouvernement.
Jean Mapou
Gedeon Delva, 12 juillet 2025
Dans la perspective de renforcer la mobilité des équipes du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), l’UNESCO en Haïti a remis, ce vendredi 11 juillet 2025, six véhicules et dix motocyclettes au ministre Augustin Antoine. La cérémonie de remise des clés et de transfert de propriété s’est tenue dans les locaux de l’organisation à Pétion-Ville.
Le MENFP a ainsi reçu une flotte composée de Toyota Land Cruiser, de Ford Ranger ainsi que de motos Yamaha DT125. Ce don est financé par le Partenariat mondial pour l’Éducation (PME).
Le représentant de l’UNESCO en Haïti, Éric Voli Bi, a souligné l’importance de ce geste. Il a expliqué que cette contribution dépasse la simple remise de matériel : « Elle symbolise un engagement profond envers la reconstruction et la modernisation du système éducatif national. Malgré la modestie apparente du financement, chaque ressource a été gérée avec rigueur, générant des impacts concrets et durables en partenariat avec les acteurs locaux. »
De son côté, le ministre de l’Éducation nationale, Augustin Antoine, a salué d’entrée de jeu cet engagement de l’UNESCO en faveur de l’éducation en Haïti. Ces matériels vont permettre aux employés de se déplacer plus facilement. Le titulaire du MENFP a également évoqué les défis colossaux auxquels son institution est confrontée.
Le ministère fait face à d’importants problèmes de mobilité. Plusieurs employés ont perdu leur domicile ou ont été déplacés, ce qui rend leur mission encore plus complexe. « Ce don n’est pas un simple geste ; c’est une réponse urgente à une crise logistique sévère, où certains véhicules ont été volés ou incendiés, comme cela a été le cas à Nazon », a-t-il déploré.
M. Antoine a insisté sur le fait que, sans ces moyens de transport, il devient presque impossible pour les agents de terrain d’assurer la distribution de matériel pédagogique et les activités de supervision. Il a remercié les partenaires suisses, mexicains ainsi que l’UNESCO « pour leur appui sans faille, qui permet aujourd’hui de remettre en marche un service essentiel à la nation. »
Lors de cette cérémonie, le représentant de l’UNESCO a rappelé que ce soutien s’inscrit dans un cadre plus large d’interventions stratégiques. Au-delà des véhicules et des motos, le projet a permis la fourniture d’équipements indispensables tels que des ordinateurs de bureau et portables, des téléphones mobiles ainsi que des kits générateurs, essentiels pour assurer le fonctionnement quotidien des différentes unités du ministère.
Il est important de noter que plus de 90 % du budget alloué par le Partenariat mondial pour l’Éducation est directement consacré aux besoins du ministère, « preuve de la volonté des partenaires internationaux de renforcer la souveraineté et les capacités locales, en soutenant un développement durable et inclusif ».
Gédéon Delva
L’ancien président nigérian Muhammadu Buhari est décédé dimanche à Londres des suites d’une longue maladie, rapporte Mena Today. L’annonce a été faite dans l’après-midi par un porte-parole du président actuel, Bola Tinubu.
« Le président Buhari est décédé aujourd’hui à Londres, vers 16h30 (15h30 GMT), après une longue période de maladie », a indiqué le porte-parole dans une publication sur le réseau social X.
Muhammadu Buhari, 82 ans, a dirigé le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, de 2015 à 2023.
Avant cela, il avait déjà été à la tête du pays en tant que chef d’État militaire, entre janvier 1984 et août 1985, à la suite d’un coup d’État.
Figure controversée, Buhari avait promis en 2015 de lutter contre la corruption, l’insécurité et la mauvaise gouvernance. Son bilan reste contrasté, entre politiques économiques rigides, réformes avortées, et une situation sécuritaire souvent instable, notamment face aux menaces de Boko Haram et aux violences intercommunautaires.
Son décès survient alors que le Nigeria poursuit sa transition démocratique sous la présidence de Bola Tinubu, élu en 2023.
La Rédaction - 12 juillet 2025
Je crains qu’il ne soit presque trop tard pour Haïti, mais j’exercerai jusqu’au bout mon ministère de la parole libre. Je le fais parce que mes convictions patriotiques dépassent largement, ni mes ambitions personnelles, ni celles de ma famille politique.
À chacun ses responsabilités devant l’Histoire.
Il est des temps où notre conscience humaine devrait tout surmonter pour sortir Haïti du bourbier. Nous élever à la dimension du rêve des Fondateurs de la Patrie, devrait être aussi un leitmotiv premier. Malheureusement, nous nous battons encore sur les chétives dépouilles d’une riche colonie devenue libre, les armes à la main, sans nous soucier des sacrifices consentis.
À ce moment où le monde dérape, privilégiant une réthorique de la force sur le droit, la République Haïtienne peine encore à se gouverner souverainement et à travailler au bonheur de son peuple, voire à se positionner de façon historique comme une Nation mère de Liberté.
Toute proportion gardée, les États-Unis et Haïti ont réussi sur le continent américain, les deux plus merveilleuses révolutions qui ont incurvé l’histoire universelle. Ces deux nations représentent deux faces de l’Amérique ; l’une qui a imposé sa puissance militaire et économique et l’autre qui a ignoré la force de sa spiritualité et de sa culture. Le continent a donc perdu un peu de la mystique de son équilibre et de l’essence des secrets de sa grande diversité.
L’HEURE D’UN NEW DEAL!
220 ans après la publication de la Constitution Impériale de Jacques 1er. en 1805, 110 ans après l’occupation américaine en juillet 1915, 80 ans après le mouvement populaire des jeunes ayant abouti au renversement de Lescot en janvier 1946 et 40 ans après l’effondrement du régime duvaliérien, nous sommes toujours à la croisée des chemins. René Dépestre crierait « la révolution de 1946 est pour demain » tandis que François Duvalier scanderait « la révolution de 1804 doit continuer. » Je ne fais aucune comparaison, encore moins des allusions tendancieuses. Je constate simplement que nous traînons encore de vieux fardeaux idéologiques et des rengaines intellectuelles usées et dépassées. Nous alimentons à notre détriment, des querelles de chapelle démodées qui hantent notre subconscient de peuple, grugé par des noirs et des mulâtres, par des dirigeants de droite et de gauche. En vérité, nous nous détruisons…
L’utilité du malheur frappe à notre porte; elle nous suggère de cesser d’être des idiots utiles manipulés contre les intérêts nationaux. Nous devons nous inspirer de la pensée louverturienne, dessalinienne, christophienne et des idéaux progressistes d’un Léon Dumarsais Estimé pour remettre le pays en chantier.
DIAGNOSTIC DE LA SITUATION
A mon sens, nous nous sommes entendus pour la LIBERTÉ sous le leadership de Dessalines, mais nous n’avons jamais eu de consensus sur l’après-indépendance. Alors, nous payons encore les avatars nés de notre glorieuse histoire, les conséquences de l’assassinat de l’Empeureur et nous subissons aussi l’ostracisme international, le résultat désastreux de nos luttes intestines et surtout les mauvais scores de la gouvernance de ces dernières années, marquée de sceau de l’intolérance, de la corruption caractérisée et du rejet de la primauté du droit face à nos pulsions dictatoriales. Le pays a souvent été gouverné avec un rare incivisme dans une désinvolture déconcertante.
Je n’ai pas la prétention de m’ériger en moralisateur ou en redresseur de torts, mais le devoir patriotique qui est mien, me force à m’impliquer pour dire tout haut ce que la majorité pense tout bas. Messieurs et dames, cessons cette pétaudière!
L’effondrement de l’État n’est profitable qu’aux amateurs de fric-frac, aux flibustiers, aux trafiquants et aux extrémistes politiques étrangers ou locaux qui font d’Haïti une plaque tournante pour faire fructifier leur juteux négoce. Le démantèlement de nos institutions républicaines dont nos Forces Armées, l’affaiblissement de notre système judiciaire, l’inopérabilité de nos services d’intelligence et de renseignements font partie de ce grand plan concocté par des tenants de l’économie criminelle et des thuriféraires d’idéologies tombées en totale désuétude. Même les symboles de l’État ont disparu. Actuellement, c’est une routine administrative qui fait fonctionner le gouvernement sans aucune vision ni repères. Disons le mot, la barque nationale est à la dérive.
C’est l’heure d’un New Deal !
PROPOSITIONS
Le CPT et son Gouvernement ont fait leur temps. Plus d’une année sans aucun résultat, il leur faut tirer la révérence. Aucune gouvernance transitoire ne sera fiable, avec au pouvoir, les mêmes acteurs qui vont concourir aux prochaines joutes électorales. Il y a des sacrifices et des choix à faire. Dans l’imaginaire populaire et la tradition de gouvernance républicaine, l’État est « orphelin » depuis quatre ans. Pourquoi, je reste fidèle à l’expression publique répétée de la Force Louverturienne Réformiste, de ses partenaires du Bloc du Milieu et de la Coalition Nationale.
Je soutiens l’investiture d’un Président Provisoire de la République ou d’une Présidence d’un Gouvernement de Mission, coiffée d’un un Magistrat de la Cour de Cassation. Cette solution institutionnelle peut avoir la vertu de pallier au déficit d’une légitimité populaire. C’est la neutralité présumée du Magistrat que je recherche pour équilibrer, le cas échéant, toute autre formule de gouvernance impliquant les acteurs politiques, les secteurs économiques, intellectuels et sociaux.
A ce carrefour difficile, il est vraiment dommage que nous nous accommodons aux bons offices des instances internationales pour nous dire en face nos pleines vérités. C’est l’heure d’un NEW DEAL!
La feuille de route qui attend nos nouveaux dirigeants est pourtant très claire et souventes fois exprimée par la population :
. Rétablir la sécurité
. Entamer la réforme de l’Etat
. Adopter un Programme d’Urgence pour soulager la population
. Combattre l’impunité, la corruption et les trafics illicites.
. Organiser des élections.
Mais en vérité, rien ne sera possible sans ce Newl Deal salvateur, car les mêmes causes produiront les mêmes effets. La fracture sociale est trop grande et l’État Haïtien, tel quel, n’est pas au service du plus grand nombre.
Haïti doit se prendre en charge.
ENSEMBLE, MAINTENANT !!!
Dr. Emmanuel Ménard