À l’initiative de l’organisation baptisée « Jeunesse Pilatoise (JP) », plusieurs policiers dont l’Inspecteur Vercinor Montélus ont été honorés pour leur engagement remarquable au service de la communauté pilatoise. En effet, des plaques d’honneur leur ont été remises par le Coordonnateur de ladite organisation, M. Loobensy Jn-Baptiste, à l’occasion de la célébration de la Sainte-Rose de Lima, patronne de la Commune de Pilate.
LE FACTEUR HAÏTI, le 30 Août 2025. Pilate, Commune du Département du Nord d’Haïti, a célébré le samedi 30 Août 2025, sa patronne, Sainte-Rose de Lima.
À l’occasion de cette célébration de la fête patronale, l’organisation « Jeunesse Pilatoise » a décidé de récompenser le travail réalisé par des policiers garantissant la sécurité de la communauté.
À cet effet, plusieurs agents dont l’Inspecteur de police Vercinor Montélus affecté au Commissariat de Plaisance (Commune voisine de Pilate) ont reçu des plaques d’honneur de la part des responsables de « Jeunesse Pilatoise (JP) ».
La cérémonie de remise s’est déroulée à l’Église catholique Sainte-Rose de Lima, en présence des fidèles et des pèlerins.
Des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) affectés au Commissariat de Pilate ont été également décorés.
Cette initiative, selon M. Loobensy Jn-Baptiste, Coordonnateur de JP, vise à valoriser et encourager les efforts consentis à protéger et servir la population de Pilate dans un contexte où le pays fait face à une crise sécuritaire sans précédent.
LE FACTEUR HAÏTI (LFH)
La Rédaction
PORT-AU-PRINCE.— Une avancée importante vient d’être enregistrée dans la lutte contre les violences sexuelles en Haïti. Vendredi, un «Guide pratique sur les techniques d’investigation en matière de violences sexuelles à l’usage des magistrats» a été validé. L’initiative est portée par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), en partenariat avec le ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP) et la Police nationale d’Haïti (PNH), sous la coordination du juge Marthel Jean Claude.
Ce document, encore en cours de finalisation, vise à outiller magistrats, policiers et greffiers afin de garantir un meilleur traitement des dossiers liés aux violences sexuelles. Il propose des techniques d’enquête, des méthodes de collecte de preuves et des procédures judiciaires adaptées. Pour faciliter l’application, le guide est accompagné de fiches pratiques et de modèles de documents, permettant ainsi d’uniformiser les pratiques tout en renforçant la protection des victimes.
En Haïti, les violences sexuelles demeurent largement sous-déclarées. La stigmatisation, la peur des représailles et le manque de confiance envers la justice constituent autant d’obstacles pour les survivantes, particulièrement dans des zones reculées comme la Grande-Anse. Le juge Marthel Jean Claude estime que cet outil constitue «une étape essentielle pour briser le silence et offrir un chemin vers la justice».
Les partenaires à l’origine de cette initiative rappellent toutefois que le guide, à lui seul, ne suffit pas. Ils insistent sur l’importance de formations continues pour le personnel judiciaire ainsi que de campagnes de sensibilisation destinées à la population. L’objectif est de rendre le système judiciaire plus accessible, plus efficace et véritablement protecteur envers toutes les victimes de violences sexuelles.
Jean Mapou
Marvens Pierre
À quelques jours de l’échéance du 7 août, marquant la fin du mandat de Fritz Alphonse Jean à la tête du Conseil présidentiel de transition (CPT), Clarens Renois, Coordonnateur général du parti UNIR, tire la sonnette d’alarme. Intervenant samedi sur la radio en ligne Voix des Archanges (www.rvainfo.com), il a dressé un bilan négatif de la gestion du pouvoir par le CPT, qualifiant la transition actuelle d’accident de parcours.
"Le pays doit faire en sorte de ne plus jamais revivre pareille situation", a déclaré M. Renois, répondant aux questions des journalistes Yves Paul Léandre et Prézeau Jean Raude.
Il remet en cause à la fois la légitimité du Conseil présidentiel, la validité de la feuille de route proposée par l’OEA, et l’éthique des acteurs politiques actuellement engagés dans la transition.
Clarens Renois appelle à un "grand nettoyage" dans le secteur politique, pointant du doigt des responsables impliqués dans la corruption, la distribution d’armes aux jeunes, et le soutien actif à la violence.
"Ceux qui doivent diriger Haïti sont ceux qui ont la vertu, pas ceux qui manipulent la misère et les gangs", a-t-il martelé avec fermeté.
Selon lui, l'approche de la communauté internationale, notamment à travers l’OEA et certains partenaires étrangers, est "imposée d’en haut" et entretient une élite politique coupée des réalités populaires, dont la seule préoccupation serait de se maintenir au pouvoir.
Le dirigeant d’UNIR a également évoqué la note récente des autorités américaines faisant état de tentatives de corruption dans le cadre du processus de transition. Pour Renois, cette mise en garde confirme un climat de compromission généralisée au sein des cercles du pouvoir.
En conclusion, Clarens Renois appelle à un sursaut moral national, à la mobilisation des forces vives de la société, et à l’émergence d’un leadership renouvelé, porté par des femmes et des hommes intègres.
"L’histoire nous regarde, le peuple attend et le temps nous juge", a-t-il affirmé, en guise de mot de la fin.
La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a révélé que le policier Cadet Jean Junior, récemment faisant l’objet d’un avis de recherche, s’est présenté spontanément aux autorités pour répondre aux questions des enquêteurs. Convaincu pour audition, l’agent de la Police nationale d’Haïti (PNH) a été entendu par la DCPJ dans le cadre d’une enquête dont les détails restent confidentiels.
À l’issue de son audition, les enquêteurs n’ont retenu aucune charge contre lui. « Aucune accusation n’a été retenue à l’encontre de Cadet Jean Junior. Par conséquent, il peut reprendre normalement ses fonctions au sein de l’institution policière », a indiqué une source au sein de la DCPJ.
Cette décision intervient dans un contexte où plusieurs membres de la PNH font l’objet de procédures disciplinaires ou judiciaires liées à diverses affaires, dans le cadre d’efforts de transparence et de reddition de comptes au sein de l’institution.
La PNH, confrontée à une grave crise sécuritaire et à des accusations récurrentes de dysfonctionnements internes, tente depuis plusieurs mois de renforcer les mécanismes de contrôle et d’enquête concernant ses agents. Cette démarche vise à restaurer la confiance du public et à assurer un fonctionnement plus transparent de la police nationale.
En conclusion, l’absence de charges contre Cadet Jean Junior met en lumière les efforts de la DCPJ pour traiter les affaires avec impartialité et rigueur, tout en soulignant les défis persistants auxquels la PNH est confrontée dans son rôle de maintien de l’ordre et de la sécurité en Haïti.
Rédaction Kominotek NEWS
Le dernier rapport publié par le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) dresse un tableau alarmant de la situation sécuritaire dans le pays. Entre le 1er avril et le 30 juin 2025, 1 520 personnes ont été tuées dans des actes de violence liés aux gangs armés, principalement dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, dans l’Artibonite et dans le Centre. Ce chiffre confirme une intensification dramatique de la crise sécuritaire qui affecte profondément la population haïtienne.
Outre les pertes en vies humaines, le rapport recense 609 personnes blessées, souvent dans des conditions atroces, ainsi que 185 cas d’enlèvements. Les victimes, parmi lesquelles se trouvent de nombreux enfants et femmes, sont prises au piège entre des groupes armés rivaux qui se disputent le contrôle de territoires entiers, notamment à Cité Soleil, Carrefour-Feuilles et dans plusieurs localités de l’Artibonite. Le climat de terreur continue de se généraliser, forçant des milliers de familles à fuir leurs foyers.
Par ailleurs, le BINUH tire la sonnette d’alarme sur les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre par certains gangs. Le rapport enregistre 628 cas de viols et d’agressions sexuelles pendant cette période. Ces chiffres ne reflètent probablement qu’une partie de la réalité, tant la peur et la stigmatisation empêchent les victimes de dénoncer les abus. Face à cette insécurité sanglante, le BINUH appelle une fois de plus les autorités haïtiennes et la communauté internationale à agir de toute urgence.
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