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PRÉSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ EN HAÏTI : MANDAT HISTORIQUE RENOUVELÉ POUR LA GESTION DU PARC NATIONAL GRAND BOIS

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Création : 13 janvier 2026

Port-Au-Prince, Haïti – 9 Janvier 2026 – Dans un geste fort pour l'avenir écologique du pays, l'Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP) a officiellement renouvelé pour 5 ans le contrat de délégation de gestion du Parc National Grand Bois au consortium formé par Haiti National Trust (HNT) et la Société Audubon Haïti (SAH).

Ce renouvellement signé par le Dr Jean-François Thomas, directeur général de l’ANAP et Philippe Bayard, fondateur et représentant de HNT/SAH s’inscrit dans la continuité d’un partenariat initié en 2020. Il confirme la confiance de l’État haïtien dans un modèle de gestion fondé sur la science, la transparence et l’implication active des communautés locales. À ce jour, HNT et la SAH demeurent les seules organisations en Haïti à s’être vu confier, puis renouveler, un mandat de gestion déléguée d’une aire protégée nationale, illustrant l’évolution progressive des modes de gouvernance environnementale dans le pays.

Situé dans le Massif de la Hotte, le Parc National Grand Bois constitue un site de biodiversité d’importance mondiale, abritant de nombreuses espèces végétales et d’amphibiens endémiques classées en danger critique d’extinction. Depuis le début de leur intervention en 2015, et particulièrement depuis la première délégation de gestion en 2020, HNT et SAH ont transformé le paysage de Grand Bois. Grâce à un vaste programme de restauration écologique, allant du reboisement avec plus de 321 800 arbres natifs et endémiques à la restauration de plus de 84 hectares de forêt (soit 23 % du parc), en passant par la régénération naturelle soutenue par une gestion rigoureuse des espèces invasives, Grand Bois retrouve progressivement son équilibre écologique et redevient un refuge essentiel pour une flore et une faune sauvages menacées.

États-Unis: un vote au Sénat envisagé pour bloquer toute action militaire américaine au Groenland…

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Catégorie : Les Toutes Dernières
Création : 12 janvier 2026

6 janvier 2026 - WASHINGTON, 6 janvier 2026 (RHINEWS)- Un sénateur démocrate américain a annoncé son intention de soumettre au Sénat une résolution fondée sur les pouvoirs de guerre afin d’empêcher toute action militaire des États-Unis contre le Groenland sans l’aval préalable du Congrès, après l’intervention militaire américaine menée le week-end dernier au Venezuela.
Le sénateur Ruben Gallego a indiqué qu’il déposerait une résolution visant spécifiquement le Groenland, territoire semi-autonome du Danemark, après que le président Donald Trump a, à plusieurs reprises, suggéré que ce territoire devrait faire partie des États-Unis. Selon l’élu de l’Arizona, le Congrès doit agir pour prévenir toute nouvelle initiative militaire unilatérale de l’exécutif.
« Nous devons l’arrêter avant qu’il n’envahisse un autre pays sur un coup de tête. Plus de guerres sans fin », a écrit Ruben Gallego sur les réseaux sociaux.
Les résolutions sur les pouvoirs de guerre bénéficient d’un statut procédural privilégié au Sénat, permettant aux élus de forcer un débat et un vote. Par le passé, les démocrates ont déjà tenté, sans succès, de limiter les frappes ordonnées par Donald Trump, notamment contre des navires soupçonnés de trafic de drogue et lors d’actions militaires visant le Venezuela.
Le cas du Groenland pourrait toutefois être différent, dans la mesure où il s’agit d’un territoire relevant d’un allié des États-Unis au sein de l’OTAN. Le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune, a minimisé la perspective d’une telle opération militaire, affirmant qu’elle ne faisait pas l’objet de discussions sérieuses.
« Ce n’est pas quelque chose que quiconque envisage sérieusement », a déclaré John Thune mardi.
Malgré ces assurances, les démocrates souhaitent contraindre les républicains à se prononcer publiquement sur ces questions. Le sénateur Tim Kaine a évoqué la possibilité de nouvelles initiatives parlementaires pour encadrer l’action militaire du président.
« Il a évoqué à plusieurs reprises le Groenland, Cuba, le Mexique, la Colombie. Il a mené des actions militaires jusqu’au Nigeria », a déclaré Tim Kaine, estimant que les sénateurs devraient se positionner sur l’ensemble de ces dossiers.
Le Sénat doit par ailleurs se prononcer jeudi sur une résolution bipartisane visant à exiger l’approbation du Congrès avant toute nouvelle action militaire américaine au Venezuela. Une démarche similaire avait déjà échoué, et John Thune s’est dit « optimiste » quant à un nouveau rejet du texte.
La sénatrice républicaine Susan Collins, qui s’était opposée à une précédente résolution sur le Venezuela, a indiqué qu’elle n’avait pas encore arrêté sa position, tout en appelant l’administration à clarifier sa stratégie.
« Je ne comprends pas ce que le président veut dire lorsqu’il affirme que nous allons “diriger” le Venezuela », a-t-elle déclaré, ajoutant que « ce sont les Vénézuéliens qui doivent diriger le Venezuela ».

INTERNATIONAL - Le monde à la Trump !

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Création : 9 janvier 2026

MIAMI, 7 Janvier – Trump ou le coup de pied dans la fourmilière. L’opération menée le samedi 3 janvier au Venezuela pour appréhender le président Nicolas Maduro qui se trouve en prison actuellement aux Etats-Unis, a fait sauter un grand nombre d’idées reçues ou de mythes c’est-à-dire des réalités mais qui depuis longtemps n’en sont plus.
A commencer par la ‘révolution bolivarienne’ et la diplomatie du pétrole qui devait aider tous les moins développés de ce continent à sortir du sous-développement, mais qui a en même temps, apprend-on aujourd’hui, ruiné le pays de Hugo Chavez et son principal atout : l’industrie pétrolière.
Au point que, contrairement aux garanties circulant encore la veille même de l’opération du 3 janvier, ni la Russie de Poutine occupée dans sa guerre en Ukraine, ni la Chine qui préfère éviter les confrontations directes jouant plutôt sur le long terme comme son histoire même le prouve (réf. ‘Quand la Chine s’éveillera …’ de Alain Peyrefitte), ne lèvera le petit doigt …
Apparemment aujourd’hui c’est chaque homme un homme. Car contrairement à la Crise des missiles de Cuba en 1962 il n’y aura pas de l’ONU (elle aussi aujourd’hui presque nue !) où Moscou et Washington viendront vider leurs querelles et trouver un arrangement ; aujourd’hui finie donc comme disait l’autre la sagesse des Nations. Oui c’est bien chaque homme un homme !
Et les plus étonnés n’en sont pas moins les braves Groenlandais sur leur banquise loin du monde et de ses agitations mais soudain brusquement réveillés par les menaces tonitruantes d’un certain Donald Trump de les embarquer aussi dans sa conquête de tout l’univers rien que ça.
Résultat c’est le président français qui se mêle les pinceaux, entre les félicitations à Trump pour son coup de Caracas et le rappel soudain que c’est un membre de l’Union européenne qui est maintenant dans le collimateur …
Outre que le retour à cette politique de l’espace vital absolu rappelle un peu trop Bismarck et ses encore plus tristes successeurs vous voyez de quoi il s’agit …
Autrement dit faire le jeu de Poutine en Ukraine et de Xi à Taiwan.
Bref le coup de Caracas personne ne peut en prévoir toutes les conséquences. Y compris pour nous en Haïti qui trainons une crise faite à la fois d’une insécurité programmée car si nous fabriquons la misère mais nous ne sommes pas marchands d’armes …
Or il est évident que comme disait un président américain et ce n’est pas Trump : Haïti peut disparaitre que le monde ne s’en apercevra point !
Un monde qui est, comme on le voit en ce moment, bien trop occupé. Et pour sa propre survie.

Marcus Garcia, Haïti en Marche, 7 Janvier 2026

La CARICOM préoccupée par l’action militaire américaine au Venezuela, se réunit en urgence…

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Création : 9 janvier 2026

GEORGETOWN (Guyana), samedi 3 janvier 2026 (RHINEWS) – La Conférence des chefs de gouvernement de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) s’est réunie très tôt samedi 3 janvier à la suite d’informations faisant état d’une action militaire au Venezuela, selon un communiqué du Secrétariat de l’organisation régionale.
« La CARICOM suit activement la situation, qui suscite une grave préoccupation pour la région et pourrait avoir des implications pour les pays voisins », indique le communiqué publié depuis le siège du Secrétariat à Turkeyen, dans la région du Grand Georgetown, en Guyana.
L’organisation précise qu’elle continuera d’informer les populations de la région à mesure que de nouvelles informations seront reçues. « La CARICOM continuera à tenir les populations de la région informées à mesure que davantage d’informations seront disponibles », souligne le texte.
Fondée le 4 juillet 1973 avec la signature du Traité de Chaguaramas, révisé en 2001 pour permettre l’établissement d’un marché et d’une économie uniques, la CARICOM regroupe quinze États membres et six membres associés. Elle représente environ seize millions de citoyens, dont près de 60 % ont moins de 30 ans.
Selon le Secrétariat, l’action de la CARICOM repose sur quatre piliers principaux : l’intégration économique, la coordination de la politique étrangère, le développement humain et social, ainsi que la coopération en matière de sécurité. L’organisation se présente comme « l’un des meilleurs exemples d’intégration dans le monde en développement », avec pour objectif de bâtir « une communauté intégrée, inclusive et résiliente », capable de garantir la sécurité, les droits humains et la justice sociale à ses citoyens.

COMMENTAIRES - VENEZUELA 2026 : LA FIN DES ILLUSIONS POST-IMPÉRIALES ET LE RETOUR ASSUMÉ DE L'HÉGÉMONIE AMÉRICAINE

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Création : 9 janvier 2026

De Amos Cincir
L’opération militaire américaine menée dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 Janvier 2026 contre le Venezuela ne peut être comprise comme un simple épisode de coercition ponctuelle. Elle constitue un signal systémique, adressé non seulement à Caracas, mais à l’ensemble des États périphériques qui, depuis deux décennies, ont cru possible un monde post-hégémonique sans disposer des attributs matériels de la puissance.
La capture revendiquée par le président américain Donald TRUMP, de Nicolás MADURO, l’attaque coordonnée de sites militaires et logistiques stratégiques, et l’absence de toute médiation préalable indiquent une chose sans ambiguïté que les États-Unis assument désormais ouvertement l’usage unilatéral de la force dans leur sphère d’influence historique. Nous assistons moins à une crise régionale qu’à une reconfiguration explicite des règles du jeu international.

LA FIN DU MULTILATÉRALISME PERFORMATIF
Depuis la fin de la guerre froide, une fiction structurante a dominé les relations internationales, celle d’un monde régi par le droit, la gouvernance globale et la régulation multilatérale. Or, comme l’avait déjà souligné Hans Morgenthau, le droit international ne survit que tant qu’il n’entre pas en conflit direct avec les intérêts vitaux des grandes puissances.
L’opération américaine au Venezuela confirme une vérité ancienne, trop souvent euphémisée que le multilatéralisme n’est pas un système contraignant, mais un langage utilisé lorsque la force n’est pas nécessaire. Ni l’ONU, ni les mécanismes régionaux, ni les normes de souveraineté n’ont pesé face à la décision stratégique américaine. Leur rôle s’est limité à la réaction, et jamais à la dissuasion.

DOCTRINE DE MONROE : D’UN TABOU HISTORIQUE À UNE PRATIQUE REVENDIQUÉE L’élément le plus structurant de cette intervention américaine réside dans sa logique doctrinale. La doctrine Monroe, souvent présentée comme une relique du XIXᵉ siècle, qui s’est transformée en principe opératoire moderne, débarrassé de toute rhétorique civilisatrice.
Sous l’administration Trump, cette doctrine n’est plus dissimulée derrière des concepts de «démocratie», de «responsabilité de protéger» ou de «stabilité régionale». Elle s’énonce brutalement que l’hémisphère occidental demeure une zone d’exclusivité stratégique américaine.
Dans cette perspective, le Venezuela n’est pas attaqué pour ce qu’il fait, mais pour ce qu’il représente à travers un précédent de contestation durable de l’ordre régional américain, combinant souverainisme discursif, alliances extra-hémisphériques et rhétorique anti-impériale.

L’ERREUR STRATÉGIQUE DES PUISSANCES PÉRIPHÉRIQUES
Le cas vénézuélien illustre une erreur classique des États en situation de dépendance structurelle qui confond discours de résistance et capacité réelle de dissuasion. Comme l’avait formulé Raymond Aron, « les États faibles vivent dans un monde de normes, les États forts dans un monde de rapports de force ».
Le Venezuela a investi massivement dans la symbolique de la souveraineté, mais insuffisamment dans une dissuasion crédible, une autonomie technologique, et une capacité de projection régionale, ou des alliances réellement contraignantes.
De fait, lorsque la confrontation devient militaire, le langage symbolique des alliés s’effondre immédiatement.

ALLIANCES ASYMÉTRIQUES : LE MYTHE DE LA PROTECTION EXTERNE
La réaction mesurée, voire prudente, de la Chine, de la Russie et de l’Iran révèle une constante fondamentale de la géopolitique contemporaine où les grandes puissances ne s’affrontent directement que pour des zones jugées vitales à leur propre sécurité. Le Venezuela ne remplit aucun de ces critères pour Pékin ou Moscou. Il est un partenaire économique, un levier diplomatique, parfois un symbole, jamais un théâtre pour une guerre majeure contre Washington.
Cette réalité invalide une croyance répandue dans le Sud global, celle d’un monde multipolaire où les alliances remplaceraient la puissance propre.
La multipolarité n’abolit pas la hiérarchie, mais elle la rend plus crue.

L’AMÉRIQUE LATINE FACE À SON IMPUISSANCE STRATÉGIQUE
La fragmentation des réactions régionales met en lumière une faiblesse structurelle et l’absence d’une architecture de sécurité latino-américaine autonome. Sans doctrine commune, sans capacité militaire intégrée, et sans vision stratégique partagée, du coup, la région demeure un espace perméable aux démonstrations de force extérieures.
L’intervention américaine agit ainsi comme un fait révélateur brutal que la souveraineté proclamée sans capacité collective de défense est une souveraineté conditionnelle.
L’attaque américaine de janvier 2026 marque le retour assumé du tragique en politique internationale, au sens où l’entendait Carl Schmitt qui montre la distinction ultime entre ami et ennemi, tranchée par la capacité de décider et de frapper. Elle rappelle trois vérités fondamentales. Il s'agit du droit international qui ne protège pas les États faibles contre les États déterminés, les alliances ne remplacent jamais la puissance autonome et la souveraineté n’est pas un principe moral, mais une construction stratégique.
Le Venezuela n’est pas un cas isolé. Il est un avertissement global dans l’ordre international qui se durcit, car ceux qui confondent indignation morale et stratégie sont condamnés à l’impuissance. Ceux qui refusent de voir la géopolitique telle qu’elle est, conflictuelle, hiérarchique, et brutale, continueront à subir l’histoire plutôt qu’à la façonner.

Amos CINCIR
Serviteur de l'Empire d'Hayti-Afrique
Ambassadeur du Royaume
3 Janvier 2026

  1. Bonjour 2026 et déjà le sentiment d'un déjà vu !
  2. Réactions à l’attaque des États-Unis contre le Venezuela
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  4. Haïti : Vladimir Paraison fait le bilan de ses 100 premiers jours à la tête de la PNH

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