Le gouvernement dominicain a officiellement pris position, samedi 7 février 2026, sur la situation politique en Haïti, au lendemain de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition.
Dans un communiqué publié à Saint-Domingue, le ministère dominicain des Relations extérieures exhorte le leadership politique haïtien à préserver la cohésion institutionnelle et à maintenir son soutien au gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Cette prise de position régionale intervient dans un contexte de grande fragilité institutionnelle en Haïti, marqué par l’absence de mécanismes clairs de succession et par un vide juridique persistant au sommet de l’État. Sans ambiguïté, les autorités dominicaines reconnaissent Alix Didier Fils-Aimé comme chef du gouvernement « à partir de ce 7 février », date symbolique dans l’histoire politique haïtienne.
Selon le ministère dominicain, la conjoncture actuelle exige des « signaux clairs de consensus et de responsabilité » de la part des acteurs politiques haïtiens. Le communiqué souligne également les attentes de la population haïtienne, appelée à bénéficier d’un gouvernement capable de répondre aux besoins essentiels et de conduire le pays vers un retour à la normalité institutionnelle.
Au-delà de l’appel politique, le texte rappelle l’engagement de la communauté internationale dans les efforts de stabilisation. Le gouvernement dominicain annonce que, dans les prochains mois, la Force de suppression des gangs entrera en opération, aux côtés d’autres composantes du dispositif multilatéral, avec pour objectifs affichés la stabilisation sécuritaire, l’organisation d’élections et le renforcement institutionnel.
La violence des groupes armés, qui contrôlent de vastes zones du territoire haïtien, est explicitement désignée comme l’obstacle majeur à la normalisation du pays. La coopération régionale et internationale est présentée comme un levier indispensable pour mettre fin à cette spirale.