Il s’agit de Sonson Lafamilia ( WODLY ETHEARD ) de son vrai nom et de Renel Nelford ( Renel Le Récif)
Le dossier du « gang galil » est relancé par le Parquet de Port-au-Prince ayant à sa tête le Commissaire du gouvernement, Me Jean Danton Léger, a informé M. Pierre Espérance. D’après M. Espérance, une telle décision ne vise qu’à protéger la société contre les actes de banditisme et contre la délinquance.
Pour Pierre Espérance qui intervenait, mercredi 4 mai, sur les ondes de radio Caraïbes, il est très important de relancer ce dossier.
« Quand le Parquet prend une telle décision, cela prouve que la société est protégée, surtout la Police nationale d’Haïti dont le moral a été baissé suite à la décision du pouvoir de Martelly de libérer Woodly Ethéard alias Sonson La Familia et Renel Nelfort dit Renel Le Récif », souligne le directeur exécutif du RNDDH, avant de féliciter le commissaire du gouvernement pour son bon travail à la tête du Parquet.
Lundi, la Police Nationale Dominicaine (PND) a révélé qu'elle se maintenait en contact permanent avec la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans le cadre des efforts visant à localiser et capturer un citoyen haïtien activement recherché, Guillaume Mogue, accusé d'avoir étranglé Milagros del Carmen de Díaz, la mère du Directeur Exécutif de la Commission permanente des Titres de terrains de l’État.
Selon les enquêteurs, le mobile du crime pourrait être le vol, un coffre-fort appartenant à la victime ayant été retrouvé dans la chambre du suspect, chambre que Mme del Carmen lui louait.
Le Général Máximo Báez Aybar, Porte parole de la police dominicaine a expliqué qu’un important dispositif avait été déployé à la frontière pour empêcher la fuite du suspect en Haïti, précisant que dans le cas ou celui-ci parviendrait à contourner le dispositif mis en place, il était en contact avec son homologue haïtien, qui se chargera d’intercepter et d’arrêter au besoin le fugitif en territoire haïtien.
Le Collectif contre l’impunité exige que lumière soit faite sur les massacres du 26 avril 1963 et du 26 avril 1986.
« À l’aube de ces 53 ans du massacre du 26 avril 1963 (et des 30 ans du massacre du 26 avril 1986), aucune lumière n’a été faite par la justice. L’État et la justice haïtienne refusent de faire la lumière sur ces massacres jusqu’à nos jours », déplore la présidente du Collectif contre l’impunité, Danièle Magloire, invitée à l’émission Ekososyal sur AlterRadio.
Le 26 avril 1963 rappelle le massacre, par le dictateur François Duvalier (1957-1971), de plusieurs familles, notamment de militaires, soupçonnés d’implication dans une tentative d’enlèvement de Jean-Claude Duvalier, son fils.
Des maisons avaient été incendiées avec leurs occupants, des enfants enlevés, des familles entières arrêtées, torturées, tuées, disparues.
Le 26 avril 1986, lors d’une nouvelle tuerie (à l’occasion d’une manifestation de souvenir du 26 avril 1963), Wilson Auguste, (18 ans, élève du collège Jean Price Mars), Fred Coriolan (27 ans, ingénieur-agronome), Wilson Micaisse (16 ans), Yves Erié (29 ans), Jakson Row (29 ans, employé du journal Le Nouvelliste) ont trouvé la mort, non loin de Fort Dimanche (désigné comme Fort La Mort), où ont été torturées et assassinées beaucoup (un nombre indéterminé) de personnes sous la dictature des Duvalier.
Après ce drame, aucune sanction n’a été réservée pour les bourreaux, critique la sociologue féministe, soulignant combien l’impunité continue de défrayer la chronique en Haïti.
Le phénomène « Boat people » a commencé sous le régime des Duvalier, avec la misère, doublée d’une terreur installée dans le pays.
Durant cette période, beaucoup d’Haïtiennes et d’Haïtiens allaient traverser la frontière haitiano-dominicaine, pour aller travailler la terre, parfois même contre leur gré.
Certains ont été vendus par les autorités haïtiennes aux autorités dominicaines comme des marchandises, dénonce le Collectif contre l’impunité.
Après la chute de la dictature, les Forces Armées d’Haïti (Fadh) ont encore massacré, le 26 avril 1986, des gens qui manifestaient devant la prison Fort Dimanche, considérée comme un symbole de l’ère duvaliériste.
Jean-Claude Duvalier (3 juillet 1951 - 4 octobre 2014) a été l’objet de poursuites pour crimes économiques et crimes contre l’humanité, depuis son retour en Haïti, le 16 janvier 2011, après un exil de 25 ans en France.
Des organisations internationales de droits humains avaient exigé la poursuite des procédures judiciaires, engagées contre le défunt dictateur et ses collaborateurs, dans un communiqué de presse conjoint, daté du 20 février 2016.
Aucune conclusion n’a encore été rendue publique autour des investigations, liées aux accusations de crimes contre l’humanité et de ceux liés à de graves atteintes aux droits humains, portées contre Jean-Claude Duvalier et d’autres personnes, a rappelé le communiqué.
Les victimes des crimes, perpétrés sous le régime de Duvalier, et leurs familles, attendent justice depuis 30 ans (depuis le 7 février 1986), a déploré Amanda Klasing, chercheuse sur les droits des femmes à Human Rights Watch.
Du dimanche 1er au mardi 10 mai 2016, se déroulent diverses activités de sensibilisation, dans cinq départements du pays, en vue de débattre et de réfléchir sur la question minière en Haïti, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Ces activités se tiennent dans les départements du Nord, du Nord-Ouest, du Nord-Est, du Plateau central et de l’Ouest, autour du thème « ouvrons nos yeux pour défendre la vie », fait savoir Olrich Jean-Pierre, un membre du Kolektif jistis min (Kjl), lors d’une conférence de presse le vendredi 29 avril 2016.
La question minière, en tant que bien collectif, devrait faire l’objet de vrais débats, entre tous les secteurs de la société, en vue de déterminer la voie à prendre, estime Jean-Pierre.
Des camarades sont venus des États-Unis d’Amérique, de Salvador, du Congo, de la République Dominicaine, du Canada, pour prendre part à ces activités comme conférenciers, dans une logique de partages d’expériences.
« L’État haïtien ne peut pas, à lui seul, faire avancer le projet minier, qui nous concerne et peut compromettre notre avenir comme peuple », dit-il.
Les premières activités, dont des conférences-débats, ont eu lieu du dimanche 1er au mardi 3 mai 2016 à Port-de-Paix et Jean Rabel (Nord-Ouest) et au Plateau central, souligne la directrice de la Commission épiscopale (catholique romaine) Justice et paix (Ce/Jilap), Jocelyne Colas.
Les jeudi 5 et vendredi 6 mai 2016, des conférences seront animées sur la question minière à l’Université de Limonade au campus du roi Henry Christophe (Nord).
Ces deux grandes journées de réflexion permettront d’analyser l’impact de l’exploitation minière sur l’environnement et les droits humains.
Les samedi 7, dimanche 8 et lundi 9 mai 2016, il est prévu des conférences-débats, notamment au campus du roi Henry Christophe de Limonade et à Port-au-Prince
Les activités seront clôturées le mardi 10 mai 2016 avec un débat autour du thème « ressources minières, développement : mythe ou réalité ».
Depuis plusieurs années, des inquiétudes sont exprimées face à un projet de loi à l’étude, qui placerait les intérêts des compagnies transnationales avant ceux de l’État et de la population.
Ce projet de loi n’établit pas un régime de « royalties » (Ndlr : redevances à verser, de manière régulière, à l’Etat d’Haïti, en échange du droit d’exploitation des ressources du sous-sol), garantissant des bénéfices équitables pour Haïti.
Un tel projet de loi ne prévoit pas de débats publics sur l’utilisation des revenus pour le développement d’Haïti.
Le gouvernement provisoire a déjà acheminé au parlement le budget rectificatif. Ce budget est passé de 122 milliards à 113 milliards de gourdes. Le porte-parole de la présidence qui en a fait l’annonce, en conférence de presse le vendredi 6 mai, a expliqué que les prévisions budgétaires pour l’exercice fiscal 2015-2016 n’ont pas été atteintes. Par ailleurs, Serge Simon accuse l’ancien gouvernement d’avoir dilapidé les ressources de l’Etat.
En l’espace de cinq mois, soit du 1er octobre 2015 au 7 février 2016, des ministres de l’ancienne administration ont dépensé 85% de leur enveloppe budgétaire d’après les explications de Serge Simon.
Des 77 milliards de gourdes qui devaient être collectés à travers la douane et la DGI, seulement 69 milliards sont entrés dans les caisses de l’Etat. Soit une baisse de 8 milliards.
Entre 2010 et 2015, le fonds petrocaribe fournissait au budget national entre 20 et 28 milliards de gourdes. Sur les 6 milliards que ce fond devait fournir, seulement 3 milliards sont disponibles pour cet exercice.
Quant au support budgétaire, il est passé de 5 à 2 milliards.
Par ailleurs, le porte-parole de la présidence a indiqué que les moyens du centre national des équipements (CNE) se sont réduits comme une peau de chagrin.
Des particuliers, proches de l’ancienne administration, ont dépouillé le Centre de ses matériels accuse le porte-parole de la présidence.
D’après Serge Simon, la situation difficile dans laquelle se trouve le CNE explique l’incapacité des autorités actuelles, à faire face à certains problèmes causés par les pluies qui se sont abattues sur le pays ces derniers temps.