Gazette Haiti.com - En Haïti, tout comme dans de nombreuses régions du monde, les enfants sont régulièrement recrutés et utilisés par des groupes armés pour perpétrer des actions violentes et criminelles. Ils sont souvent employés comme domestiques, cuisiniers, espions, éclaireurs, gardes aux points de contrôle, messagers, boucliers humains, voire forcés à participer aux attaques contre des citoyens pacifiques, souvent avec des conséquences tragiques.
Gazette Haiti.com - L'architecte Lesly Voltaire, troisième président de la transition suivant la résolution du conseil était sur le terrain jeudi dernier. Celui qui s'est montré très pro-actif depuis la publication de l'arrêté nommant le conseil et qui multiplie les interviews dans la presse locale et internationale a visité l'aéroport Toussaint Louverture pour évaluer les travaux en vue de l'acceuil des troupes Kényanes en Haïti à la fin du mois. Le représentant de Fanmi Lavalas au conseil présidentiel s'est rendu à l'ancien Log Base de l'ONU où il a été accueilli par le général Jodel Lessage et salué militairement par les soldats. Joint au téléphone, l’ancien ministre Voltaire affirme vouloir, par cette visite, s’assurer que « tout se passe suivant les règles de l'art dans le cadre de l'arrivée de la mission multinationale ».
Lesly Voltaire arrivé sur les lieux dit avoir été choqué des conditions inhumaines de travail de la police et des soldats basés dans cet espace. Il promet que le conseil va tout faire pour y remédier.
Selon des informations, les troupes Kényanes devraient arriver à Port-au-Prince le 23 mai prochain. Plusieurs avions militaires américains ont attéri à l'aéroport Toussaint Louverture en vue de préparer l'arrivée des premiers contingents prévus pour la fin du mois, selon les informations.
Gazette haiti.com - Le Consulat Général d’Haïti a inauguré mardi 7 avril 2024 la première Maison de la culture haïtienne à Paramaribo, au Surinam. L’événement, avec comme artiste invité l’artiste haïtien Jean Jean Roosevelt, s’est déroulé en présence des plus hautes autorités du pays, dont Chandrikapersad Santhoki, président du Surinam et des membres de son gouvernement, ainsi que des représentants du corps diplomatique.
C’est un projet porté de bout en bout par le chef de poste du Consulat général d’Haïti au Surinam Jean Claude Lappé et son équipe. Il leur a fallut de trois mois environ pour faire sortir de terre la première Maison de la culture d’Haïti de l’histoire de la diplomatie haïtienne.
Pour cette ouverture officielle mardi, les plus hautes personnalités du pays ont été conviées, à commencer par le Président du Surinam Chandrikapersad Santhoki qui a honoré de sa présence, accompagné du vice-président Ronnie Brunswijk, du ministre des affaires étrangères, Albert Ramdin, entre autres. De nombreux membres du corps diplomatique ont été également remarqués à la cérémonie.
« Haïti et le Suriname sont entrés dans l'histoire, et nous sommes très heureux et fiers de jouer un rôle important dans cette histoire. Le 24 novembre 2023, le Premier Ministre haïtien [ Ariel Henry, Ndlr] et Votre Excellence ont signé la Déclaration conjointe par laquelle il a été décidé d'ouvrir la Première Maison de la Culture haïtienne à Paramaribo. Début janvier, nous avons commencé à mettre en œuvre le projet dans votre beau et sympathique pays », a déclaré Lappé, responsable du Consulat, s’adressant au chef de l’Etat du Surinam.
La mise en œuvre de ce projet est avant tout, a-t-il poursuivi, un message fort à la diaspora haïtienne de toujours rester debout, un message à nos amis, frères et sœurs vivant à l'étranger qu'Haïti est toujours debout.
Selon le diplomate haïtien, le pays est « toujours debout par la puissance de notre culture, à travers nos arts et notre musique, grâce à notre résilience et la solidarité de la diaspora haïtienne, à travers nos rêves et notre foi en l’avenir. »
Jean Claude Lappé a dédié l’ouverture de la cérémonie à l’ex président Lesly François Manigat qui fut son professeur, en partageant avec l’assistance « un très important message » que le brillant intellectuel lui avait donné en mars 2014, trois mois avant sa mort:
« Je regrette d'être sur le point de mourir sans avoir eu l'opportunité de faire quelque chose de grand pour mon peuple. LAPPE, s'il te plaît, si un jour tu arriveras à occuper un poste important dans le pays, fais quelque chose pour Haïti».
Et c’est un message que les visiteurs pourront lire sur une plaque juste à l’entrée du centre.
Manigat n’est pas la seule figure haïtienne à avoir eu une place spéciale dans le discours de Lappé. Ce dernier a rappelé une conférence du célèbre peintre et écrivain Frankétienne à laquelle il a participé en 2008 au ministère des affaires étrangères.
« Lors de la conférence, il a déclaré que : nous ne pouvons développer Haïti qu'avec notre culture, notre musique, notre art et notre histoire », se souvient le chef du Consulat général d’Haïti au Surinam, croyant que Frankétienne avait raison.
Pour le président Santhoki, c'est un privilège pour le Suriname d'ouvrir la première Maison haïtienne de la culture en dehors d'Haïti.
« La culture est un outil puissant pour connecter les gens, transcender les frontières et construire des ponts de compréhension. Grâce aux échanges culturels, nous pouvons dissiper les idées fausses et apprécier véritablement la beauté de la diversité », a-t-il indiqué.
La création de la « Maison culturelle haïtienne » au Suriname représente l'engagement du Suriname à préserver, promouvoir et partager le patrimoine culturel d'Haïti avec l'ensemble de la communauté. Le Président Santokhi a également souligné que la Maison haïtienne de la culture sera un espace où des personnes d'horizons différents se réuniront pour partager leurs histoires, leurs traditions et leurs ambitions.
De plus, cette maison sera également disponible pour les échanges culturels, l'éducation et la collaboration, où la compréhension et l'appréciation sont encouragées, en plus de l'appréciation de l'art, de la musique, de la danse, de la littérature et des coutumes haïtiennes. Ce centre offrira non seulement un espace aux Haïtiens pour exprimer leur identité et partager leurs traditions, mais offrira également une plate-forme aux citoyens surinamais pour mieux comprendre et apprécier le riche patrimoine culturel d'Haïti, écrit Times of Surinam, citant le service de communication du gouvernement du Surinam.
La cérémonie officielle a été suivie d’une soirée culturelle avec comme artiste invité haïtien Jean Jean Roosevelt. Le lauréat des Jeux de la francophonie 2013, comme à son habitude, a épaté l’assistance, composée notamment de membres du corps diplomatique et de différentes personnalités.
Les Haïtiens du Surinam, manifestement fiers, se sont également déplacés en grand nombre. Au son d’un groupe « Rara » haïtien, le public a dansé jusque très tard dans la soirée au cours de laquelle plusieurs personnes dont Jean Jean Roosevelt ont reçu des plaques d’honneur de l’équipe du Consulat pour leur contribution à la promotion de la culture haïtienne.
Il est important de signaler que l’ouverture de la Maison culturelle a eu lieu en marge de la 29e réunion ordinaire de l’Association des États de la Caraïbe (AEC) tenue à Paramaribo du 6 au 9 mai 2024. Haïti y a été représenté par l’ambassadeur d’Haïti en Argentine Vilbert Belizaire. Le diplomate en a profité pour participer aux festivités de ce premier établissement culturel d’Haïti à l’étranger, en compagnie du chef de poste du Consulat général d’Haïti en Guyane française Garry Assad. Ce dernier a fait le voyage « en signe de soutien » à son collègue voisin du Surinam Jean Claude Lappé, qui, à travers ce centre, offre la possibilité « aux visiteurs d’admirer une variété d'œuvres d'art, y compris des sculptures, des œuvres artisanales, des peintures haïtiennes ».
Il s’y trouve également « des représentations des héros et héroïnes d’Haïti, ainsi que des œuvres de grands artistes haïtiens. »
Le centre est aussi doté d’une salle de conférence et d’ « un bar/café aménagé, proposant une délicieuse sélection de mets haïtiens authentiques, offrant ainsi une expérience culturelle complète. »
Par Gazette Haïti News
« Nous avons pris note de la lettre d'Ariel Henry dans laquelle il démissionne de son poste de Premier ministre, ainsi que de la publication au Journal officiel annonçant que le ministre des Finances Michel Patrick Boisvert est désormais Premier ministre par intérim », a dit le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, lors d’un point de presse à New York.
« Le Secrétaire général réitère son appel au déploiement rapide de la mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti pour aider la Police nationale haïtienne à faire face à la situation sécuritaire désastreuse », a-t-il ajouté, soulignant que le chef de l’ONU « appelle tous les États Membres à veiller à ce que la mission multinationale de soutien à la sécurité reçoive le soutien financier et logistique dont elle a besoin pour réussir ».
Le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a également salué l’installation du Conseil présidentiel de transition, jugeant qu'il s'agissait d'une « nouvelle opportunité d’avancer vers le rétablissement des institutions démocratiques ».
Dans un message sur la plateforme X, le BINUH a dit qu'il restait « engagé à accompagner les autorités du pays dans leurs efforts pour créer un environnement de paix sociale, sûr et propice à l’organisation d’élections crédibles, participatives et inclusives ».
Formé de neuf membres, le Conseil présidentiel de transition en Haïti doit maintenant former un nouveau gouvernement et nommer un Premier ministre.
Il aura fallu plusieurs semaines de négociations complexes, marquées par des revirements, pour que le Conseil voie le jour, alors que la capitale Port-au-Prince est ravagée par la violence des gangs et que le pays est confronté à une grave crise humanitaire. Sans Président ni Parlement, Haïti n'a connu aucune élection depuis 2016.
Carl Skau, Directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies, informe les journalistes de sa récente visite en Haïti.