Les manifestants exigent une amélioration des conditions de vie de la population et le départ de l'équipe au pouvoir, lt – on dans Haiti Press Network. Des chefs de partis politiques et des leaders d'organisations populaires se retrouvent dans les rues pour prendre part à la manifestation. "Assez de démagogie, trop de misère, nous avons besoin d'emplois", scandent des centaines de manifestants qui portent des pancartes avec des slogans anti-gouvernementaux. Au Cap-Haïtien l'avocat André Michel opposant au régime en place a été acclamé par des manifestants qui l'ont porté en triomphe. Des chefs de partis de l'opposition réclament le départ du président Michel Martelly accusé de diriger le pays au profit d'un petit groupe. Au moment de la manifestation, le chef de l'Etat se trouvait dans le nord pour la commémoration du 207e anniversaire de la mort de Dessalines.
Une commission de 4 membres a été installée. le mercredi 16 octobre, à la tête du décanat de l’École de Droit de Jacmel (EDJ), suite à la démission le 14 octobre du doyen Dr Georges Greffin. Ronald Charles, Dieupuy Cherrubin, Me Jean Marcel Hubert et Fritz Sauveur Marcelin ont principalement pour mission de faciliter la reprise des activités au niveau de l’EDJ. La reprise officielle des activités se fera le 29 octobre. Ensuite, les examens qui ont été suspendus, en raison de la crise, seront repris, a indiqué le secrétaire général de l’Université d’État d’Haïti M. Wilson Dorlus. Les 4 commissaires auront également pour tâche de relever la barque au niveau académique, en continuant à travailler pour permettre à l’École de droit de Jacmel d’atteindre ses objectifs, jusqu'à la tenue de nouvelles élections pour la mise en place d’un nouveau décanat, a indiqué Wilson Dorlus. M Dorlus a aussi précisé que des cadres du rectorat de l’UEH se chargeront d’effectuer un monitoring au niveau du bureau du décanat de l’EDJ, afin de s’assurer de la bonne marche de l’institution notamment en ce qui a trait au concours d’admission. A rappeler que des étudiants de l’EDJ avait fermé les portes de la faculté depuis plus de 3 mois, en vue de réclamer le départ du doyen Georges Greffin, qu’ils accusaient particulièrement d’avoir détourné des fonds destinés au fonctionnement de l’institution. Pour sa part, le Dr Georges Greffin avait qualifié ces accusations de « fausses et mensongères ».
Selon une note du ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, l’action publique va être mise en mouvement contre plusieurs individus qui se seraient réunis à l’avenue Poupelard, jeudi, pour tenter de boycotter les élections en planifiant l’assassinat du journaliste de caraïbes FM, Jean Monard Métellus. Cette sale besogne aurait été confiée à deux (2) motards, moyennant la somme de dix (10) mille dollars, relèvent les premières informations recueillies par le ministère. Le Commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince aurait été instruit de mettre l’action publique en mouvement contre ces présumés malfrats. Aussi, des instructions formelles ont été passées aux forces de l’ordre afin de garantir la sécurité du journaliste.
Accident mortel sur la route de Bourdon. Un accident de la route, ce vendredi sur la route de Bourdon , a occasionné la mort d'une personne. Deux autres, grièvement blessées, ont été conduites à l’hôpital, après qu’un 4x4 Dodge de couleur rouge a heurté un camion JAG de transport commun en panne de pneus sur la route.Voulant changer le pneu en panne de son camion de transport, le chauffeur accompagné de deux autres jeunes gens ont été renversés par une jeep avec une conductrice au volant. Sous le choc, la dame a renversé sa voiture mais n’a pas été blessée et s’est échappée en laissant les trois personnes au bord de la route.Allongé au bord de la route, l’homme âgé d’environ 45 ans choqué au bas du ventre n’a pas survécu.Selon les riverains de la zone, l’un des blessés s’est fracturé la tête et la jambe.« J’étais là et j’ai vu l’accident, c’est vraiment triste de voir mourir une personne, mais je dois dire que le chauffeur a été très négligent car il n’a pas mis quelque chose sur la route indiquant qu’une voiture est en panne surtout dans une courbe. Je profite de cette occasion pour inviter les chauffeurs à faire preuve de prudence afin d’éviter ces genres d'accidents», a souligné Jean marc, un riverain de la zone.
Jeudi, alors que le Président Michel Martelly et le Premier Ministre Lamothe commémorait le 207e anniversaire de l’assassinat de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines des milliers de personnes manifestaient dans les rues de Port-au-Prince, contre la faim et le chômage, réclamant la démission du Président Martelly. Cette manifestation était organisée par la Force patriotique pour le respect de la Constitution (FOPAK), proche du Parti Fanmi Lavalas. Partit du Bel air, les manifestants ont parcouru la ville en scandant des slogans anti-gouvernementaux et brandissant des pancartes, passant par la Saline, Cité Soleil, Delmas avant de s’achever au Champ de Mars. Des jets de pierres et de bouteilles, ont précédé la fin de la manifestation, alors que des jeunes manifestants tentaient de forcer des barrages installés par la police au Champ de Mars, qui a dispersé la manifestation avec des gaz lacrymogènes. Des coups de feu ont été entendus, aucune victime n’a été rapportées. Des Chefs de partis politiques et des parlementaires de l’opposition ont participé à la manifestation. L’ex-Président de la Chambre basse, Levaillant Louis Jeune, faisant référence au Président Martelly, a déclaré « Le peuple lui demande de démissionner sans condition » accusant le Gouvernement, de mettre en danger la démocratie. Turnep Delpé, du « Mouvement Patriotique de l’Opposition Démocratique » (MOPOD) plateforme de l’opposition qui regroupe le RDNP, PLH, PROP, Ayisyen pou Ayiti, KID, Ansanm Nou Fo, INITE, Fusion et OPL, qui s’oppose au régime « Tèt kale », a réclamé de nouveau le départ du Chef de l’État, si des élections législatives, municipales et locales n’étaient pas organisées en 2013. Le Dr Maryse Narcisse, Coordonnatrice du Comité Exécutif de Fanmi Lavalas, tout en saluant la mémoire de Jean Jacques Dessalines, a souligné que cette manifestation s’inscrivait dans le cadre de « la mobilisation, de la concertation, du rassemblement, de la détermination et de l’intelligence, pour garder vivant le projet de construire une société de justice sociale... » Port-au-Prince n’a pas été le seul lieu de manifestations contre le pouvoir, des partis membres du MOPOD, ont manifesté également dans plusieurs autres villes du pays, notamment au Cap-Haïtien et à Marchand Dessalines dans l’Artibonite. Les dirigeants de la FOPAK se sont dit déterminés à poursuivre la mobilisation « jusqu’au départ de Martelly et de son Chef de Gouvernement, Laurent Lamothe. »