Oui, d’après le sénateur Steven Benoit, Premier sénateur de l’Ouest qui raconte avoir eu jeudi dernier une rencontre avec le Présdient Michel Martelly. La rencontre se serait déroulée au Palais National et plusieurs questions ont été abordées. Parmi elles, citons la question du mandat des sénateurs, celle des élections et la Question Dominicaine. Les propositions de la rencontre ont été soumises ce lundi à l’assemblée des sénateurs,. Le Sénateur Benoit a aussi affirmé que le Président de la République a manifesté sa volonté de rencontrer 5 membres du Bureau au Parlement. « C’est un bon début et j’espère que le bureau arrivera à dialoguer avec le Président ce lundi afin de trouver rapidement une entente politique », a souhaité le parlementaire.
Les sénateurs ont voté dans le même sens que les députés. Le 9 septembre dernier les députés avaient voté cette loi avec des modifications ( les sénateurs l’ayant voté préalablement). Il fallait donc que le Sénat approuve ces modifications apportées par la Chambre des deputes et la Loi contre le blanchiement d’argent leur a de nouveau été présenté. Le délai était court, car si Haïti ne votait pas cette loi d’ici le 16Novembre, elle risquerait d’encourir certaines sanctions. Les sénateurs devaient donc revoir ces amendements apportés par la Chambre des députés. Le sénat a adheré à l’idée de voter le texte, tel qu’il a été voté par la Chambre des députés “quoique nous n’ayons pas été d’accord à 100 pour cent avec les modifications apportées par les deputes” a déclaré le sénateur Jocelerme Privert. .
“ Bare, Bare, Bare Francisco” chantaient les avocats lundi matin devant le Palais de Justice pour exiger une fois de plus la démission de Me Francisco René. Les avocats ont fait 7 fois le tour du parquet, en réclamant une fois de plus le départ sans conditions du chef du Parquet de Port-au-Prince. “ Nous sommes dans un processus de grève illimitée. C’est pourquoi aujourd’hui nous disons NON à l’arbitraire. C’est pourquoi aujourd’hui Francisco doit partir. Aucun avocat ne doit être arrêté en l’absence d’un cas de flagrand deli, pour reprendre quelques uns des slogans des avocats revêtus de leur toge noire. Je donne rendez-vous à 10 heures vendredi au Bareau de Port-au-Prince pour la suite de la mobilisation. Le movement de mobilisation des avocats de Port-au-Prince ne faiblit pas.
Lundi, le Gouvernement, représenté par Wilson Laleau, le Ministre de l’Économie et des Finances, a signé un protocole d'accord avec l’Allemagne, pour un montant de 10 millions d’euros, pour financer la réhabilitation de la Centrale hydroélectrique de Péligre (département du Centre), la plus grande centrale hydroélectrique du pays. En présence de Jacques Rousseau, le Ministre des Travaux Publiques Transports et Communications et du Directeur Général de l’Électricité d’Haïti (EDH), Klaus Peter Shick, l'Ambassadeur de la République Fédérale Allemande accrédité en Haïti, a réitéré son engagement à participer au renforcement des 5 « E » du Président Martelly, particulièrement celui de l’énergie, pour que dans un future proche, Haïti puisse bénéficier d'électricité 24/24 En plus de cet apport financer, la Coopération Allemande offre son support technique pour sortir Péligre d’une production de 10 mégawatts produit actuellement et porter son rendement au maximum possible, soit entre 45 et 48 mégawatts.
Le secrétaire d’État à la production animale, Michel Chancy, a présenté, mercredi, un bilan du programme d’identification du bétail dans les départements du Nord et du Nord-est, mais aussi un état des lieux sur l’évolution de la production des oeufs dans le pays, suite aux différentes mesures d’interdiction adoptées depuis la déclaration de la grippe AH1N1 en terre voisine. Plus de 30 mille boeufs ont déjà été identifiés et vaccinés dans le cadre de ce programme qui, pour l’heure, couvre seulement deux départements, le Nord et le Nord-est. Ce programme devra toucher environ 1 million 200 mille bœufs à travers le pays. Après cette campagne, des mesures de suivi seront prises afin de continuer avec cette activité et identifier 300 mille têtes de bétails par an. 1200 vétérinaires et 140 agents sanitaires participent à ce projet qui vise à réduire les vols de bétails auxquels sont confrontés les éleveurs haïtiens. Deux anneaux seront accollés aux oreilles de chaque bête avec un numéro de 10 chiffres, de telle sorte que celui-ci ne revient dans le système qu’après 75 ans. Le ministère de l‘agriculture entend ainsi suivre l’animal depuis son lieu d’élevage jusqu’à l’abattoir. Entre-temps, un autre projet vise à réaménager ces espaces d'abattage qui seront soumis au contrôle d’un inspecteur sanitaire. Aucun éleveur ne pourra désormais vendre un animal s’il n’est pas identifié, a tenu à préciser l’agronome. Chaque éleveur paie 35 gourdes pour faire vacciner et identifier sa bête. Toutefois, l'éleveur, à la fin de cette campagne aura à payer 100 gourdes pour ce service. D’ici le mois de janvier, cette campagne sera terminée dans le Nord et le Nord-est et le cap sera mis sur le reste du pays, a annoncé Michel Chancy. En ce qui a trait à la production des oeufs, M. Chancy annonce que la production a été multipliée par 4 depuis les fameuses mesures adoptées par l’état Haïtien. Haïti est passée de 50 mille pondeuses il y a 3 ans à 400 mille aujourd'hui. Des initiatives sont en cours pour continuer à augmenter cette production car, selon lui, il n’est pas normal qu’un pays exporte 90 % des oeufs consommés par sa population. Pour les poulets de chair qui, pour la plupart sont exportés des États-Unis, M. Chancy informe que la production a été doublée. La situation reste toutefois toujours tendue entre Haïti et la République dominicaine qui, à date, n’a pas encore soumis la liste des entreprises aptes à exporter les poulets de chair vers Haïti. Entre temps, les commerçants haïtiens s’approvisionnent grâce à la contrebande.