Le premier ministre haïtien, Jacques Edouard Alexis, et les membres du secteur privé attirent l'attention sur les contraintes de la loi Hope qui ne permettent pas sa pleine exploitation. Vendredi dernier,au Karibe convention center, le gouvernement a lancé une campagne tout azimut visant à favoriser le vote par le congrès américain d'une nouvelle version de cette loi. Dans son intervention, le président de la CMO-HOPE, Ronald Baudin a souligné que plus de trois mille emplois ont été créés grâce à la loi Hope votée en décembre 2006. " Les retombées seraient encore plus bénéfiques si le dispositif n'avait pas quelques contraintes, liées à la durée de cette loi limitée à trois ans; à la focalisation sur le textile et à la complexité des procédures", explique t-il. De son coté, le premier ministre Jacques Edouard Alexis a indiqué que " la misère due à la pauvreté matérielle et au sous-emploi constitue un danger un risque énorme de déstabilisation". Il rappelle que la loi Hope, vise à créer des emplois, attirer de nouveaux investissements, renforcer les capacités d'exportation du pays et redynamiser l'économie nationale. Jacques Edouard Alexis réclame cependant un effort supplémentaire des autorités américaines. Selon lui, l'extension de la durée de mise en oeuvre de HOPE, la diversification des produits admis, et la simplification des procédures seront bénéfiques pour Haïti. " Je viens vous adjurer de nous apporter votre appui afin que HOPE puisse réaliser ses promesses, adressez-vous à vos confrères américains et encouragez les à sensibiliser le gouvernement et le congres des Etats-Unis de l'opportunité et de l'utilité d'adapter HOPE en une loi HOPE II pour Haïti", ajoute t-il. Le directeur exécutif de la CMO-HOPE , Georges Sassine de son coté, a annoncé la visite prochaine d'une délégation haïtienne à Washington dans le cadre des activités de lobbying pour le vote de HOPE II. Rappelons que la loi Hope HOPE, ratifié en décembre 2006 par le congrès garantit l'accès au marché américain, en exonération de droit de douane, de certains produits fabriqués en Haïti tels vêtements et câblages électrique.
Le ministre des affaires sociales banalise les info selon lesquelles Haiti connaitrait actuellement une situation de famine aigue... Plusieurs médias européens, notamment Paris Match ont annoncé ces derniers jours l'existence d'une situation de famine dans certaines région du pays. Selon ces médias, les populations de ces régions en seraient réduites à consommer de l'argile. Ce n'est pas la première fois que des informations non fondées relatives à cette question sont véhiculées par certains médias étrangers, a fait savoir Gérald Germain. C'est vrai qu'il y a des difficultés, c'est vrai que les prix des produits de première nécesssité ont augmenté, mais aller jusqu'à parler de famine est grave, a dit le ministre, faisant savoir que plusieurs facteurs expliquent la hausse vertigineuses des prix constatés aujourd'hui en Haïti. Gérald Germain a également rappelé l'état de délabrement dans lequel le gouvernement avait trouvé le pays en 2006 après les 2 ans du régime intérimaire. Selon lui, le moyen le plus efficace pour résoudre le problème de la cherté de la vie est la relance de la production nationale avec notamment l'implication du secteur capitaliste. Le ministre en a profité pour attirer l'attention sur les efforts de stabilisation déjà consentis par les autorités constitutionnelles notamment sur le plan sécuritaire et des démarches en cours en termes de développement des filières et d'investissements majeurs. Gérald Germain a également mis l'accent sur les efforts visant l'amélioration des conditions de transports, la révision à la hausse du salaire minimum des ouvriers en vue de l'augmentation de leur pouvoir d'achat et la création de nouveaux emplois dans le pays. Le premier ministre haïtien Jaques Edouard Alexis est invité ce mardi au sénat de la république pour discuter du dossier de la cherté de la vie.
L'un des principaux auteurs de l'enlèvement le 26 janvier dernier à Port-au-Prince du célèbre guitariste haïtien Claude Marcelin, a été identifié comme étant le nommé Patrick Jean François (27 ans), un des lieutenants du puissant chef de gang de Cité Soleil Amaral Duclona encore activement recherché, a appris Radio Kiskeya de sources policières et judiciaires. Jean François, qui s'était enrôlé en septembre 2006 dans le programme mis en place par la Commission Nationale de Désarmement, Démantèlement et Réinsertion (CNDDR), fait partie des 74 détenus du Pénitencier national remis en liberté le 7 novembre 2007, sur ordre du chef du Parquet du Tribunal Civil de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant, dans le cadre du programme en cours de décongestionnement des prisons. Il avait été appréhendé en avril 2007 pour association de malfaiteurs et kidnapping. Le Cabinet d'instruction, par l'entremise du juge Berge Surpris, était en charge de son dossier quand il a bénéficié de la mesure d'élargissement. Au nombre des 74 détenus libérés le 7 novembre 2007 figurait également le nommé Pierre Richard Mulus (alias " Kanson Fè "), individu réputé dangereux, auteur de meurtres et d'autres actes répréhensibles perpétrés notamment dans la zone de Martissant (banlieue sud de la capitale). Des informations recueillies auprès de certains habitants de Cité Soleil établissent la responsabilité directe de Patrick Jean François dans l'enlèvement de Claude Marcelin. Le bandit qui participait le 26 janvier 2007 à une fête entre Soleil 17 et 19, était parti vers deux heures du matin, en compagnie d'un de ses acolytes. Une heure après, il devait revenir à moto sur les lieux avec une personne qu'il venait d'enlever. Il y eut alors une dispute entre les ravisseurs et des habitants de la Cité, dont des ex-membres de la CNDDR, qui ont clairement exprimé leur opposition à la reprise de ce genre de pratiques dans leur communauté. C'est au fort de la controverse que l'otage, en l'occurrence Claude Marcelin, a tenté de s'échapper. Patrick Jean François a alors ouvert le feu en sa direction, l'atteignant aux fesses. Des habitants de Cité Soleil ont rapidement alerté la police nationale et la UNPOL (Police de l'ONU). Patrick Jean François et ses acolytes ont pris la fuite.
Le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue, estime que la réduction de l'effectif des casques bleus à Cité Soleil est l'une des causes de la résurgence de l'insécurité dans la région métropolitaine. Le président de la commission justice et sécurité du sénat, Youri Latortue, estime que la réduction de l'effectif des casques bleus à Cité Soleil est l'une des causes de la résurgence de l'insécurité dans la région métropolitaine. Au nombre des dispositions urgentes à adopter, le sénateur Latortue préconise un meilleur contrôle de la distribution des plaques d'immatriculation, le renforcement de la police en général et de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) en particulier. " En tant que pays souverain il faut rétablir l'armée, parce que nous sommes trop dépendant de la Minustah et pour respecter les prescrits de la constitution", ajoute t-il. De plus, il rappelle que le renforcement du système judiciaire est l'un des éléments clés de la lutte contre l'insécurité. " Il y a des criminels qui ont été libérés et qui ont réintégré des gangs", fait-il remarquer. Cet avis n'est pas partagé par le sénateur Gabriel Fortuné qui réclame purement et simplement le rétablissement de la peine de mort pour lutter efficacement contre le kidnapping. " La solution est de fusiller les personnes reconnues coupables de kidnapping", lance le sénateur Fortuné qui annonce le dépôt d'un projet de loi sur la peine capitale au sénat. Par ailleurs, le porte parole de la UNpol, Fred Blaise, annonce une intensification des patrouilles de la Minustah au centre commercial de Port-au-Prince. " 5 individus ont été appréhendés vendredi dernier révèle M. Blaise précisant que la Minustah a entrepris d'intensifier les patrouilles et les points fixes avec la PNH.
Alors que plusieurs noirs à travers le monde ont fait de Barack Obama leur idole en espèrant qu'il deviendra le premier afro-américain à être élu président des Etats Unis, depuis samedi les Haïtiens d'Illinois sont très fiers, parce que le fils des immigrants Marie Thérèse Raoul et du docteur Janin Raoul, aujourd'hui décédé a été choisi par les démocrates pour conduire le 13 ème district en devenant le nouveau sénateur de l'état d'Illinois, pour remplir le siège vacant laissé par Obama. Kwame Raoul, un avocat au City college de Chicago est un résident de Hyde Park. L'annonce a été faite par Leslie Hairston qui est en tête du comité de 11 membres et il s'agissait de trouver un remplaçant parmi 7 candidats, y compris plusieurs avocats progressifs. Le comité s'est rencontré pendant plusieurs heures, interviewant des candidats individuellement et finalement le choix s'est porté sur notre compatriote. Né à Chicago le 30 septembre 1964, Kwame Raoul était le seul candidat à avoir une expérience en administration ce qui a été l'un des facteurs décisifs du choix. En acceptant ce siège, Kwame Raoul a ressemblé étonnemment à l'homme qu'il est appelé à remplacer. Portant un costume sombre, une cravate rouge Raoul tenait sa fille de 4 ans Mizan accrochée à sa main, un peu comme les filles d'Obama que l'on a beaucoup vu pendant la campagne. A ses côté son fils de 6 ans, Che, tenant les main de sa mère, l'épouse de Raoul: Kali Evans Raoul. Le nouveau sénateur aura donc à terminer le mandat de Obama et devra être élu à la fin de ce mandant pour pouvoir garder son siège. Les démocrates étaient pressés d'élire un remplaçant au sénateur Obama. Le nouveau sénateur a prêté serment tout de suite.