Fact Checking News (FCN)18 janvier 2026
À mesure que l’on s’approche de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, date qui marque théoriquement la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le dossier politique haïtien connaît une nette accélération sur le plan diplomatique. Selon des informations concordantes recueillies auprès de sources proches du processus, contactées par » Le Floridien « , le président du CPT, Laurent Saint-Cyr, accompagné d’au moins un conseiller présidentiel, est attendu en Floride dès ce samedi.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une réunion jugée stratégique, programmée pour ce dimanche après-midi à Mar-a-Lago, la résidence privée du président américain Donald Trump. La rencontre devrait réunir des membres du CPT et des représentants de l’administration américaine, dans un contexte marqué par une incertitude politique persistante et des interrogations croissantes sur l’après-transition en Haïti.
À Washington, l’enjeu est considérable. Les autorités américaines chercheraient à obtenir des clarifications précises sur les scénarios envisagés au-delà du 7 février, afin d’éviter à la fois un vide institutionnel et une éventuelle prolongation de la transition sans fondement constitutionnel clairement établi. La question de la légalité et de la légitimité des arrangements politiques futurs demeure au cœur des préoccupations des partenaires internationaux.
Le choix de Mar-a-Lago, lieu hautement symbolique du pouvoir politique américain, ainsi que le caractère resserré et urgent de la rencontre, traduisent la volonté de privilégier un dialogue direct, sans intermédiaires, avec les responsables haïtiens. Pour plusieurs observateurs, cette initiative illustre l’inquiétude grandissante de Washington face à la fragilité du cadre institutionnel haïtien et à la nécessité de baliser, sans ambiguïté, les prochaines étapes du processus politique.
Les discussions devraient porter sur plusieurs dossiers sensibles : la continuité du pouvoir exécutif, l’état d’avancement du processus électoral, la situation sécuritaire, ainsi que les garanties politiques et institutionnelles attendues par la communauté internationale. Il s’agira également d’évaluer la crédibilité des options actuellement à l’étude et la capacité des autorités de transition à proposer une sortie de crise à la fois consensuelle et conforme aux exigences constitutionnelles.
Parallèlement, des recompositions politiques semblent se profiler autour de la Primature. Le nom de différentes personnalités circule avec insistance comme potentiels successeurs de l’actuel chef du gouvernement, dont l’avenir apparaît de plus en plus incertain à mesure que se rapproche la fin officielle de la transition.
À quelques semaines d’une date charnière pour le pays, ces développements témoignent de l’intensification des tractations diplomatiques et politiques autour du dossier haïtien. Plus que jamais, chaque initiative et chaque rencontre pourraient peser lourdement sur la configuration du pouvoir et sur l’avenir immédiat d’Haïti.
JJJ / FcnHaiti