PORT-AU-PRINCE, samedi 17 janvier 2026 (RHINEWS)–
Des acteurs politiques réunis au sein du Groupe de Réflexion Stratégique pour un Consensus National ont proposé au Conseil présidentiel de transition (CPT) une démarche de médiation collective afin de parvenir rapidement à un accord sur la gouvernance du pays après l’échéance du 7 février 2026, selon une correspondance adressée au directeur de cabinet du CPT, Miradin Morlan.
Dans cette lettre, le groupe accuse réception de l’invitation officielle du CPT à une rencontre de concertation, mais estime que « nous n’avons plus le loisir de perdre un temps précieux dans la multiplication des rencontres individuelles ». Les signataires jugent « inutile de rencontrer les acteurs séparément » et plaident pour une approche plus globale et structurée.
Ils proposent la mise en place d’« un groupe de facilitateurs haïtiens » chargé de convoquer l’ensemble des parties prenantes, y compris le CPT, dans le cadre d’une médiation fondée sur les propositions déjà formulées. Cette instance médiatrice crédible pourrait, selon eux, être composée de « personnalités respectées comme les représentants des différentes confessions religieuses et de l’Université d’État d’Haïti », avec, au besoin, l’appui technique d’organismes internationaux.
Le Groupe de Réflexion souligne que « toutes les propositions, et le cas échéant même celles du CPT, seraient mises sur la table » afin de servir de base à la discussion ou à la négociation. Il affirme que plusieurs propositions se recoupent déjà sur les questions essentielles liées au remplacement de l’exécutif, ce qui pourrait faciliter l’émergence rapide d’un consensus.
Les auteurs de la lettre, dont Dr Alex Larsen, Ricard Pierre et Rosemond Pradel, estiment qu’une telle démarche permettrait, « avant la date butoir, de faire les choix des personnalités qui prendront le relais de la gouvernance de la transition ». Ils demandent au directeur de cabinet de transmettre cette méthodologie aux membres du CPT, en soulignant « l’urgence de la situation » et la nécessité d’emprunter « la voie la plus appropriée » pour éviter une impasse politique.