MIAMI, 7 Janvier – Trump ou le coup de pied dans la fourmilière. L’opération menée le samedi 3 janvier au Venezuela pour appréhender le président Nicolas Maduro qui se trouve en prison actuellement aux Etats-Unis, a fait sauter un grand nombre d’idées reçues ou de mythes c’est-à-dire des réalités mais qui depuis longtemps n’en sont plus.
A commencer par la ‘révolution bolivarienne’ et la diplomatie du pétrole qui devait aider tous les moins développés de ce continent à sortir du sous-développement, mais qui a en même temps, apprend-on aujourd’hui, ruiné le pays de Hugo Chavez et son principal atout : l’industrie pétrolière.
Au point que, contrairement aux garanties circulant encore la veille même de l’opération du 3 janvier, ni la Russie de Poutine occupée dans sa guerre en Ukraine, ni la Chine qui préfère éviter les confrontations directes jouant plutôt sur le long terme comme son histoire même le prouve (réf. ‘Quand la Chine s’éveillera …’ de Alain Peyrefitte), ne lèvera le petit doigt …
Apparemment aujourd’hui c’est chaque homme un homme. Car contrairement à la Crise des missiles de Cuba en 1962 il n’y aura pas de l’ONU (elle aussi aujourd’hui presque nue !) où Moscou et Washington viendront vider leurs querelles et trouver un arrangement ; aujourd’hui finie donc comme disait l’autre la sagesse des Nations. Oui c’est bien chaque homme un homme !
Et les plus étonnés n’en sont pas moins les braves Groenlandais sur leur banquise loin du monde et de ses agitations mais soudain brusquement réveillés par les menaces tonitruantes d’un certain Donald Trump de les embarquer aussi dans sa conquête de tout l’univers rien que ça.
Résultat c’est le président français qui se mêle les pinceaux, entre les félicitations à Trump pour son coup de Caracas et le rappel soudain que c’est un membre de l’Union européenne qui est maintenant dans le collimateur …
Outre que le retour à cette politique de l’espace vital absolu rappelle un peu trop Bismarck et ses encore plus tristes successeurs vous voyez de quoi il s’agit …
Autrement dit faire le jeu de Poutine en Ukraine et de Xi à Taiwan.
Bref le coup de Caracas personne ne peut en prévoir toutes les conséquences. Y compris pour nous en Haïti qui trainons une crise faite à la fois d’une insécurité programmée car si nous fabriquons la misère mais nous ne sommes pas marchands d’armes …
Or il est évident que comme disait un président américain et ce n’est pas Trump : Haïti peut disparaitre que le monde ne s’en apercevra point !
Un monde qui est, comme on le voit en ce moment, bien trop occupé. Et pour sa propre survie.

Marcus Garcia, Haïti en Marche, 7 Janvier 2026