Le Maire de Boston, Martin J. Walsh a annoncé récemment que, l’écrivaine et poétesse d’origine haïtienne, Danielle Legros Georges, sera le prochain Poète lauréat de Boston. Elle a été choisie par un Comité de recherche à partir d'un large éventail de candidats talentueux.
« Le Poète lauréat » de la Ville est chargé d'élever le statut de la poésie dans la conscience quotidienne des Bostoniens, agissant en tant que défenseur de la poésie, de la langue et des arts, et de créer un héritage artistique unique à travers des lectures publiques et des événements civiques.
« La poésie est une forme d'art à être célébrée. Elle nous aide à raconter nos histoires et à nous exprimer » a déclaré le maire Walsh « J'attends avec impatience le travail que Danielle fera, pour partager sa passion et son talent pour la poésie à travers la communauté de Boston. »
« La position de Poète lauréat de Boston, est une grande déclaration de la ville », a déclaré la lauréate « C'est une merveilleuse occasion de mettre la poésie dans les quartiers de Boston, les écoles et pour tous les Bostoniens, de nos jeunes dans les écoles publiques de Boston à nos aînés résidents de la communauté senior. »
Haïti a publié son premier diagnostic sur la pauvreté depuis plus de 10 ans. Les bonnes nouvelles pour le pays sont que l'extrême pauvreté a diminué, principalement dans la région de Port-au-Prince et que le taux de scolarisation a augmenté. Néanmoins la réduction de l'aide internationale et l'instabilité politique croissante menacent la pérennité de ces conquêtes sociales, lit on dans Haïti Libre.
L'étude a identifié cinq tendances résumant les performances d’Haïti en termes de réalisation de ses objectifs de développement :
1. Entre 2000 et 2012, le pourcentage de personnes vivant dans l'extrême pauvreté (avec un dollar ou moins par jour), a chuté de 31% à 24% au niveau national et de 20% à 5% à Port-au-Prince. Plus de 200,000 personnes ont réussi à sortir de la pauvreté.
2. Le taux de scolarisation est passé de 78% à 90%, un taux proche de l'objectif de scolarisation universelle des enfants. Toutefois, de nombreux enfants abandonnent l'école ou doivent redoubler leurs classes. Moins de 60% atteignent la dernière année de l'enseignement primaire et le faible niveau d'éducation est l'un des principaux facteurs à l'origine du chômage.
Comparé à ses voisins de l’Amérique latine et des Caraïbes, Haïti a la plus grande proportion d’adultes sans éducation formelle. Le rapport recommande un plan financier pour améliorer l'accès et la qualité de l'éducation, axé sur le développement de la petite enfance.
3. Cependant, le degré élevé de vulnérabilité menace ces améliorations : près de 2,5 millions d'Haïtiens ne peuvent couvrir leurs besoins alimentaires de base, tandis qu'un million est en danger de tomber dans la pauvreté. Les progrès dans la réduction de la pauvreté ont été la plupart du temps entraînés par l'aide internationale (après le séisme), les remises de fonds et une augmentation des emplois mieux rémunérés dans le bâtiment, le transport et les télécommunications, secteurs qui ont également reçu une part importante de l'investissement de la communauté internationale dans le cadre du processus de reconstruction. « Les Haïtiens avaient besoin d'argent, les familles à l'étranger voulaient aider leurs parents ici en Haïti », explique Sharline Dubuisson, dont la société de transfert d'argent a connu un pic de demande après le séisme.
Avec le ralentissement de l'aide étrangère, après une période exceptionnellement élevée post-séisme, les indicateurs sociaux pourraient facilement reculer si les efforts s’arrêtent et si la croissance ne revient pas. Haïti a récemment étendu ses principaux réseaux de sécurité sociale, mais sa couverture est encore très faible. À peine 8% de tous les Haïtiens ont reçu des prestations d'aide sociale non contributive en 2012 et un plus faible pourcentage encore de travailleurs salariés ont accès à la sécurité sociale.
4. Haïti continue d'afficher la plus grande inégalité des revenus sur le continent, et est l'un des pays les plus inégalitaires du monde. Les 20% des ménages les plus riches gagnent 64% du revenu total du pays, tandis que les 20% les plus pauvres doivent se contenter de seulement 1%.
5. Il y a un écart grandissant entre Port-au-Prince et le reste du pays. Plus de 80% des personnes vivant dans l'extrême pauvreté habitent dans les zones rurales. Les familles dans le nord et le sud-ouest du pays travaillent dur pour produire de la nourriture, mais ne parviennent pas à gagner assez. Les événements climatiques extrêmes, le manque d'engrais, de pesticides et de semences, et l'accès limité au marché ne sont que quelques-uns des obstacles auxquels ils sont confrontés.
Ce profond écart urbain-rural peut être observé dans l'accès aux services. Seulement 16% des habitants des zones rurales ont accès à un assainissement amélioré, au lieu de 48% dans les villes.
Pour de nombreuses familles, la migration est perçue comme un moyen de sortir de la pauvreté. Au cours de cette période (2000-2012), 20% de la population a migré au sein du pays. Par exemple, les migrants éduqués travaillant à Port-au-Prince gagnent en moyenne entre 20% et 30% de plus que s’ils étaient restés dans leur ville d'origine.
Alors que le pays continue de travailler à combler le fossé de la pauvreté, le rapport recommande trois grandes lignes d'action : création d'emplois ; amélioration de l'accès à la santé et l'éducation et protection des plus démunis et des plus vulnérables contre des événements économiques imprévus.
Dans un contexte de ressources limitées, la lutte contre la pauvreté n’est possible que si les décisions sont prises avec la meilleure information disponible. Pour cette raison, ce rapport sur la pauvreté en Haïti est un outil qui permettra aux gouvernements et aux bailleurs de fonds d’être plus précis dans leurs programmes et d’être en mesure d'atteindre les personnes dans le besoin.
Une lecture approfondie de l'Accord Tripartite signé le 25 décembre dernier par les représentants des trois pouvoirs( Exécutif, législatif et Judiciaire) en révèle un point important que ne manque pas de souligner les diverses agences.
Lundi, un accord signé par les trois pouvoir de l’État (Exécutif, Législatif et Judiciaire) : pour le Pouvoir Exécutif par le Président Michel Martelly ; Pour le Pouvoir Législatif par le Sénateur Simon Dieuseul Desras (Président du Sénat), et Jacques Stevenson Thimoléon (Président de la Chambre des députés), et pour le Pouvoir Judiciaire par Me Anel Alexis Joseph (Président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire - CSPJ), prévoit entre autres : qu’après le 12 janvier 2015 les députés resteront en poste jusqu’au 24 avril afin de terminer leur mandat de 4 ans (temps objectif) et les sénateurs leur mandat de 6 ans jusqu’au 9 septembre 2015 (temps objectif).
Dans cet accord, tous les points d’engagement devront avoir été respecté le 12 janvier au plus tard, dans le cas d’un seul manquement, cet accord devient nul et l’article 7 de cet accord, donne le pouvoir au Président Martelly d’agir en conséquence Article 7 : « Le non-respect de l'une des clauses contenues dans le présent accord entraine son invalidité avec toutes les conséquences de droit. Le Président de la République, Chef de l'Etat, veillera à la stabilité des institutions, assurera le fonctionnement des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat, conformément à la Constitution. », comme se fut le cas dans l’accord El Rancho avec l’article 12, qui n’a jamais été appliqué par le Chef de l’État en raison des menaces de l'opposition et de violation de la Constitution...
Il est important de tenir compte de cette clause, peut être la plus importante de l'accord Tripartite, surtout quand on sait que dans notre pays, on est passé maitre dans l'art des "dilatoires".
A l'occasion du nouvel an, le chef de l'Etat Michel Martellyaccorde grâce pleine et entière à 340 prisonniers. En prenant la décision de gracier ces individus, le président use de ses prérogatives constitutionnelles de chef de l'Etat selon les articles 136, 145 et 146 de la constitution en vigueur.
Parmi les condamnés renvoyés hors des liens de détention, figurent entre autresWilfort Ferdinand dit Tiwil, Jerry Bien-Aimé, Micanor Damas. Selon le porte-parole de la présidence, Lucien Jura, la décision du chef de l'Etat s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan de sortie de crise.
La commission consultative présidentielle chargée de proposer au chef de l'Etat la solution la plus crédible pour une sortie de crise avait récemment recommandéentre autres la libération des prisonniers politiques.
Interrogé pour savoir s'il y a des prisonniers politiques sur la liste des 340 prisonniers graciés, Lucien Jura a esquivé et redirigé les journalistes sur la liste afin de vérifier s'il y a des noms comme tels.
Voir l'arrêté présidentiel :file:///C:/Users/moylande01/Downloads/251276963-Le-President-Martelly-accorde-grace-pleine-et-entiere-en-faveur-de-plusieurs-condamnes-de-droit-commun.pdf
RNDDH conteste
Le président de la République a fait grâce à des « criminels notoires et des prisonniers non encore jugés », dénonce le RNDDH, indiquant qu'il y a « dans cette liste des prisonniers évadés de la prison de la Croix-des-Bouquets le 10 aout 2014 et d'autres condamnés à perpétuité pour des cas de kidnapping, de vol à main armée, de séquestration et d'association de malfaiteurs ».
Pour appuyer sa dénonciation, Marie Yolѐne Jules cite entre autres le cas de Jerry Bien-Aimé, « un condamné à perpétuité et évadé de prison » ; Belony Lubin et Bladimir Colas, « emprisonnés pour association de malfaiteurs et tentative d'assassinat sur un policier » ; ou encore Wilfort Ferdinand alias Tiwil, l'assassin de Francesca Gabriel qui s'était évadé de la prison puis capturé par la police.
Notons que le palais national a publié la liste des prisonniers graciés, mais n'a rien dit concernant la nature de leur détention, les peines qu'ils encouraient et à la limite les raisons pour lesquelles ils méritent la grâce présidentielle.
Les sénateurs du bloc parlementaire G 6 rejettent l'accord tripartite qui constitue l'ultime tentative des pouvoirs Exécutif , Législatif , Judiciaire de trouver une solution à la crise préélectorale. L'accord engage le président du Sénat et non les membres du G 6, a indiqué le sénateur Francky Exius.
Deux des principales revendications du G 6 , à savoir la formation du Conseil Electoral suivant les prescrits de l'article 289 de la constitution et l'ajustement du mandat des parlementaires sont pris en compte dans l'accord.
Cependant le sénateur Exius s'insurge contre la présence du juge Arnel Alexis Joseph, président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), qui a également paraphé l'accord. Le parlementaire réclame à nouveau la démission du magistrat rappelant que la commission consultative avait également exigé son départ. Le G 6 ne digère pas la présence du juge Joseph et s'interroge sur les tractations qui lui ont permis de conserver son poste. Comme le Premier Ministre peut il accepter la présence de M. Alexis alors qu'il sait que ce dernier devrait avoir déjà quitter ses fonctions, s'interroge le sénateur Exius.
De plus le G 6 considère comme excessives les réclamations de l'exécutif dans le cadre du menu de la convocation à l'extraordinaire. Pour le sénateur Exius, le président Martelly a inscrit des projets de loi qui l'intéresse particulièrement dont le Fonds National d'Education (FNE) et la ratification des ambassadeurs.
En ce qui a trait au FNE il réitère les demandes relatives au rapport sur l'utilisation des fonds par le Conatel.
Les sénateurs du G 6 sont insatisfaits de l'accord et révèlent que le document qui avait obtenu leur approbation a été modifié.