Cornelia Walther, la Cheffe de la communication de l'UNICEF en Haïti a indiqué que près d'un enfant sur deux de moins de cinq ans, souffrirait de malnutrition dans le pays. Précisant que les raisons pour lesquelles les enfants souffraient de malnutrition, vont de la pauvreté à la maladie en passant par des pratiques d'alimentation inadéquates, soulignant « Si un enfant ne reçoit pas suffisamment d'éléments nutritifs pendant les 1,000 premiers jours, le cerveau et le corps ne vont jamais se développer pleinement, ce qui aura des conséquences sur les performances à l'école et plus tard sur leurs capacités à générer des revenus », ce qui a un impact considérable sur le Produit Intérieur Brut (PIB)
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"Mais il ne faut pas donner ces milliards au gouvernement: il va tout garder pour lui et nous, les malheureux, on n'aura rien comme d'habitude. Je veux que la France vienne construire des maisons pour nous, investisse tout cet argent dans des usines pour qu'on ait du travail", a-t-il ajouté, relayant les accusations de corruption formulées par les détracteurs de Michel Martelly.
François Hollande a effectué, par ailleurs, une visite accompagné de Michel Martelly au musée du Panthéon national haïtien.
Afin de renforcer les échanges économiques entre les deux pays, les chefs d'Etat devaient signer plusieurs accords dont l'un permettra au pays des Caraïbes d'exporter sa production de bananes bio vers le marché européen.
Preuve de la coopération humanitaire internationale à long terme, le chantier de reconstruction de l'hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH) sera une étape majeure de la visite officielle. Le 12 janvier 2010, plus de la moitié du plus grand centre hospitalier d'Haïti a été détruite par le très fort séisme, 7.0 sur l'échelle de Richter, responsable de la mort de plus de 230.000 personnes en Haïti. La France et les Etats-Unis s'étaient engagés, suite à la catastrophe, à reconstruire l'établissement.
La venue en Haïti de François Hollande intervient à l'entrée du pays en campagne électorale. A cause d'une crise politique profonde entre Michel Martelly et l'opposition, aucune élection n'a pu être organisée depuis plus de trois ans. Et cet important retard a provoqué, l'arrêt complet du travail parlementaire il y a plus de quatre mois.
Mardi, lors d'une conférence de presse conjointe du Président de la République française, François Hollande, et du président d'Haïti, Michel Martelly, un journaliste a posé cette question « Monsieur le Président vous venez d'annoncer un véritable programme d'aide à la scolarisation savez-vous en chiffrer la valeur ? Je vous pose la question parce qu'on a pu constater dans les rues de Port-au-Prince une certaine colère, le concept de dette morale que vous avez évoquéne satisfait pas. Les gens considère qu'il s'agit d'une dette financière que la France doit à Haïti. »
Président F. Hollande : « [...] vous savez que la France parle de reconnaissance et fait acte de reconnaissance, ce que nous avons encore fait à Pointe-à-Pitre au Mémorial [...] la France doit faire son devoir par rapport à ce qu’est l'avenir et comment évaluer ce qui s'est produit dans le passé ? C'est Aimé Césaire qui disait “ l'irréparable ne peut pas être réparé ”. Donc, ma reconnaissance, mon regard sur l'histoire, ma volonté d'être aux côté du peuple haïtien à qui j’exprime la solidarité du peuple français, c'est d'apporter des moyens pour que la scolarisation puisse être autant qu’il sera possible gratuite et obligatoire, parce que c'est la volonté du Président Martelly. La France elle est à l'écoute de ce qui lui est demandé par les autorités du pays.
Alors sur les moyens nous avons fait en sorte que l'Agence Française de Développement a aujourd'hui comme niveau d'encours, de prêt, d'actions, 130 millions d'Euros.
Aujourd'hui ce que nous allons mettre en place à travers un projet pour l'école, qui sera une première et qui s'inscrit dans les actions de l'AFD, c'est à peu près 50 millions d'Euros sur une période qui ne sera pas d'une année, vous l'imaginer bien, et qui s'écoulera sur un programme pluriannuelle dont nous allons définir le rythme et vous en connaissez l'ampleur [...]»
Suite à la réponse de François Hollande, le Président Michel Martelly est intervenu sur ce sujet sensible « Président, j'aimerais intervenir relativement à la première question qui vous a été posée, en ce qui à trait à mettre un chiffre sur la dette. Moi je dirais que souvent, Haïti a été perçu comme un pays où l'État n'a pas la capacité de gérer des fonds importants, donc la position que vous avez identifié peut être, c'est une position juste, parce que différent groupe on le droit de voir différemment mais le leadership aujourd'hui haïtien au lieu de permettre que des gens se battent pour faire de l'argent, préfère s'attirer des services qui pourront de manières concrètes servir la population.
Que la France permette que des générations d'haïtiens se forment dans un pays où 70% de cette population est au chômage, où 85% des écoles étaient privées jusqu'à mon arrivé au pouvoir, qu’aujourd'hui la France permette à la quasi totalité des haïtiens d'avoir accès à l'éducation ça vaut beaucoup plus que n’importe quel chiffre que l’on mettrait sur une dette ».
Sophia Martelly écartée.
Des informations dignes de foi font état du rejet de la candidature au sénat de l’Ouet de Mme Sophia St Rémy Martelly par le Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN) pour cause de décharge et parce qu’elle n’aurait pas respecté les conditions fixées par les lois haitiennes pour l’obtention des documents lui permettant de jouir des prérogatives et privilèges et prérogatives liés aux nationaux. Ce résultat de mème que les autres qui étaient en contestation devant le CEP devaient d’ailleurs être affichés pour que nul n’en ignore.
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Plusieurs hectares sont en proie aux flammes, depuis le 2 mai 2015, à la Forêt des pins, une localité de Fonds-Verrettes (Ouest), observe l’agence en ligne AlterPresse.
Réserve forestière, la Forêt des pins est l’un des patrimoines naturels en Haïti.
D’années en années, sa couverture tend à se réduire sous la pression des incendies, visant l’accaparement des terres pour une agriculture de subsistance.
Depuis le samedi 2 mai 2015, ce sont plusieurs hectares qui partent en fumée.
« Cet incendie a entraîné d’énormes dégâts, beaucoup de jeunes pins sont consumés. C’est bien nous autres, habitants de la zone, qui continuerons à payer les conséquences, quand nous aurons à souffrir d’éventuels cyclones et inondations susceptibles de détruire les couches arables de nos terres agricoles », rlève Dona Jean, habitant de Gros cheval, localité de Fonds-Verrettes.
« Nous faisons beaucoup d’efforts pour éteindre le feu. Mais, avec seulement des râteaux, nous ne pouvons rien faire. Il nous faut d’autres matériels… Il faudrait un hélicoptère et des camions de pompiers sur place pour répondre à ces incendies, chaque fois que ce sera nécessaire », témoigne un agent du corps de sécurité forestière, qui a tenu à garder l’anonymat.
Depuis début mai 2015, plusieurs zones ont été la proie du feu : Morne Vincent, Savann Bourik, Bwa kodèn, Morricette, Assindor, Ti pak, Ma bèf, Nan plak, Fanchon.
« Dans certains cas, nous intervenons. Nous faisons le minimum. Pour d’autres, qui méritent une intervention avec de grands matériels, nous ne pouvons rien faire », ajoute l’agent.
La partie de la forêt - qui regroupe Savann Bourik, Morne Vincent, Bwa kodèn, Nan Plak, et une partie de la République Dominicaine - est complètement incendiée. Les ravages paraissent immenses.
Les Dominicains, de leur côté, ont mobilisé plus de 200 hommes, depuis la semaine dernière, pour éteindre ce feu sur leur territoire, mais sans succès, jusqu’à présent.
Au sommet de Morne la selle, le feu a élu domicile.
A partir de la fin du mois de février 2015, des incendies se répètent à la Forêt des pins.
Ils seraient l’œuvre d’individus malintentionnés, d’après plusieurs habitants de la forêt.
Alors qu’auparavant la nature reprenait vite ses droits sur les terres incendiées, ces dernières sont récupérées, à présent, pour l’agriculture au détriment de l’écosystème.
Fonds-Verrettes est pourtant une zone particulièrement fragile, ayant essuyé, en 2004, des inondations meurtrières dont les séquelles sont encore visibles aujourd’hui en 2015.