Lundi, Dithny Joan Raton, la Ministre de la Culture, a entrepris une tournée à Washington D.C., en vue de discuter du développement d’éventuels partenariats avec des institutions universitaires comme l’école d’Architecture et de Dessin de Howard University, la « Yale University » ou encore l’institut de recherche « Smithsonian Institute ».
À la Yale University, la Ministre Raton s’entretiendra avec les curateurs et conservateurs, qui travaillent dans la restauration d’œuvres d’art représentant les Présidents haïtiens appartenant à la collection de l’Université.
Par ailleurs, avec le « Smithsonian Institute » elle explorera les possibilités de collaboration entre son Ministère et le Centre de recherche scientifique américain.
Pour rappel, le « Smithsonian Institute » est une institution de recherche scientifique, créée sous l’égide de l’administration américaine en 1846 et géré par le Gouvernement américain. Au fil des années, il a développé ses vocations éditoriales, muséographiques, pédagogiques et éducatives. Le Smithsonian est associé aujourd’hui à un vaste complexe de 19 musées et 9 centres de recherche, principalement situés à Washington.
La Mairie de Jacmel a reçu un don de la l’Agence Française de Développement (AFD) pour financer le coût des travaux de réhabilitation du futur Complexe Municipal de Jacmel, qui sera logé dans les bâtiments de l’ancienne École des Sœurs de Cluny, située Place Toussaint Louverture. Il est prévu qu’une partie des sommes accordées au titre de ce financement sera utilisée pour effectuer les paiements prévus au titre du présent marché.
Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du projet de réhabilitations des bâtiments de la mairie de Jacmel. Actuellement, le bâtiment de la mairie a déjà été réhabilité. Sur le site du complexe municipal se trouve des bâtiments de différentes époques, qui ont réagi chacun différemment lors du séisme de 2010.
L’objectif de cette consultation est de réhabiliter le bâtiment avec tous les critères demandés dans le dossier d’appel d’offre.
Profil de l’entreprise : Être une entreprise haïtienne en règle avec l’État ; avoir une patente à jour ; détenir un compte bancaire au nom de l’entreprise ; posséder de l’expérience dans la restauration.
La Mairie de Jacmel fera une visite du site le 8 mai 2015 à 11h00 a.m. avec les entreprises intéressées.
Après la visite, les entreprises pourront obtenir des informations et récupérer le dossier d’appel d’offre au prix de 3000 gourdes à l’adresse ci-dessous :
Bureau Technique du Centre Historique(BTCH),
A l’attention de Magdala Saint-Paul,coordonnatrice du BTCH
Place Toussaint Louverture/Ancienne école des sœurs de Cluny
1/coordination
Jacmel, HAITI
Téléphone : 4913-6410
Fax : 2813-1131
Adresse électronique :
Heures d’ouverture : 8h00 a.m. à 2h00 p.m.
Haiti Libre
Myrlande Manigat était l’Invitée de Marcus vendredi matin ( 8 Mai) à l’émission Mélodie Matin.
La Secrétaire Générale du RDNP qui se dit « en réserve de la république » explique sa décision, en raison de la situation actuelle. régnant dans le pays. Les élections auront elles effectivement lieu ? Rien n’est sûr et Madame Manigat a énuméré tous les points sombres expliquant qu’elle ne veuille se présenter à ces élections. Elle a évoqué la question de la double nationalité, celle de la nécessité de la convocation d’une Assemblée constituante pour une refonte de la Loi Mère.
Très articulée , comme à l’ordinaire, son intervention a été un véritable cours magistral avec l’accent mis sur les lois et surtout sur le mépris des lois dans notre pays. Cela peut envoyer un mauvais signal à cette plétore de candidats qui au fond ne sont pas qualifiés, parce que n’ayant pas la documentation adéquate, ou bien n’ayant pas résidé suffisamment longtemps dans le pays pour aspirer y occuper une fonction.
Madame Mylande Manigat n’est pas la seule candidate ayant effectué un retrait de sa candidature. Jacques Edouard Alexis du Parti Louvri Baryè, faisant partie du MOPOD comme le RDNP a lui aussi fait savoir qu’il ne comptait pas se présenter à la présidence.
Les films-documentaires « Victorieux ou morts, mais jamais prisonniers », du réalisateur haïtien Mario Delatour [1], et « Histoire de la banque en Haïti », du natif d’Haïti Frantz Voltaire [2], ont, repectivement, reçu le prix du meilleur long-métrage et le prix pour la meilleure production indépendante, au 31e Festival international de cinéma Vues d’Afrique 2015, apprend AlterPresse.
Le Palmarès du 31e Festival international de cinéma Vues d’Afrique a été révélé, le dimanche 3 mai 2015, lors d’une soirée de clôture festive, déroulée à la Cinémathèque québécoise, en présence de réalisateurs, d’acteurs et de dignitaires d’ici et d’ailleurs.
Décerné par un jury composé de Sara Nacer (productrice montréalaise d’origine algérienne), Manuel Tadros (auteur-compositeur-interprète et comédien québécois, né le 30 septembre 1956 en Égypte) et Gaëlle Vuillaume (photographe de portraits pour les femmes), le prix à Mario L. Delatour figure dans la section « AFRIQUE CONNEXION » .
« Victorieux ou morts, mais jamais prisonniers » retrace l’histoire d’un petit groupe d’anciens officiers de l’armée d’Haïti, qui débarque à Délugé (Montrouis, Artibonite), au nord de la capitale d’Haïti, dans le but de destituer le président François Duvalier pour ses tendances dictatoriales.
Pour sa part, Frantz Voltaire a obtenu son prix dans la section « REGARDS D’ICI ». Le jury était constitué de Marie-Ève Lavoie, Papy Mbwiti et Dom Pedro.
A travers « Histoire de la banque en Haïti », Voltaire présente une analyse historique sur l’implantation, en 1880, de la Banque nationale d’Haïti (Banque française), sa mainmise sur le système financier du pays et son remplacement par la Banque nationale de la République d’Haïti.
Réalisé chaque année, le Festival Vues d’Afrique sert de vitrines aux cultures africaines et créoles.

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La splendeur du Jardin botanique des Cayes émerveille tous les visiteurs haïtiens et étrangers qui explorent cet espace paradisiaque. Sans aucun financement du secteur public ou privé, William Cinéa mène seul sa lutte pour la préservation de la flore haïtienne et sa quête de nouvelles plantes endémiques à travers le pays pour enrichir le jardin. Après plus de 10 ans d’existence, ni les autorités étatiques ni le secteur privé ne sont toujours pas sensibilisés à l’importance de ce travail », explique l’ingénieur forestier. Si Cinéa refuse d’appeler à l’aide, le Jardin a besoin d’aide financière pour survivre et s’agrandir.
Un des nombreux arbres majestueux du jardin
Erigé sur 8 hectares, bientôt 16, le jardin Botanique des Cayes est un endroit charmant et rafraichissant, non loin de la route nationale no #2, à Bergeaud, à un kilomètre de la ville des Cayes. Ce petit paradis sur terre ne laisse personne indifférent par son conservatoire de plantes natives et endémiques, son espace horticole, ses jardins écologique et ethnobotaniques, son espace de production et surtout, par son espace d’attraction fort bien aménagé, qui forme un décor idyllique.
« Le Jardin botanique des Cayes a pour mission de connecter le public avec la nature », explique l’agronome William Cinéa, en montrant une plante (Micania Cineana) qui porte son nom, lors d’une visite guidée, mardi. « Elle est nommée Cineana en l’honneur de William Cinéa pour sa contribution à la flore haïtienne », lit-on dans un document.
Fier, l’ingénieur Cinéa explique qu’après toutes ces années, le seul encouragement qui lui permet de continuer est l’appui de la population et de certains compatriotes qui vivent à l’étranger et ceux qui comprennent et apprécient son travail. Malgré de multiples interventions auprès du ministère de l’Agriculture et des Ressources naturelles en quête d’encadrement et de support, ses tentatives se sont révélées vaines. Le secteur privé ne se manifeste pas non plus malgré ses démarches. « Ils ne songent même pas à me téléphoner », regrette-t-il, expliquant avoir pu effectuer des tournées à travers le pays grâce à l’argent collecté lors d’activités organisées au jardin.
Chaque jour, des groupes de jeunes Haïtiens et étrangers viennent visiter le jardin. À chaque publication d’une vidéo ou d’une photo sur les réseaux sociaux, les Haïtiens n’arrêtent pas de réagir. « Ça nous donne du courage pour continuer », se réjouit-il, déplorant par contre qu’il n’y ait toujours pas une réelle compréhension de l’importance du travail qu’il effectue par les décideurs du pays. « La survie d’une telle initiative dépend aussi de l’importance que lui accorde l’Etat », avance-t-il, tentant d’interpeller l’attention des politiciens.
Cinéa rappelle que tout pays a un jardin botanique. La République dominicaine a fondé le sien en 1976 érigé sur 180 hectares. « Là bas, on croit qu’avec la conservation des plantes on peut créer de la richesse à l’aide du tourisme. Dommage, regrette-t-il, qu’en Haïti nous n’en soyons pas à ce niveau. »
Aménagé avec peu de moyens, sans financement de la part d’étrangers ou d’ONG, le fondateur du Jardin botanique des Cayes invite tous les Haïtiens à venir visiter le jardin construit par des gens partageant la même vision, voulant faire la différence.
Une occasion parfaite
À l’occasion de la fête du Travail et de l’Agriculture, le Jardin botanique des Cayes organise du 29 au 3 mai le Rendez-vous de la nature. Pour sa deuxième édition, les initiateurs invitent « à la découverte de la flore haïtienne ». Au cours de cette activité les visiteurs vont découvrir la richesse de la flore haïtienne à travers des expositions de : plantes, de planches d’herbiers, de posters, de vidéos projections et des conférences sur les différentes plantes endémiques et natives d’Haïti en plus d’une visite guidée du Jardin botanique des Cayes. Cet événement annuel est un pont entre la société civile et le JBC dans la conservation de la biodiversité jusqu’à d’ici 2020.
L’invitation est lancée aux décideurs de ce pays pour qu’ils prennent part à cette activité. « Venez visiter et faites-vous une autre conception d’Haïti », invite l’agronome. « Le jardin est un espace d’espoir. Après l’avoir visité, chaque personne pourra définitivement dire qu’on peut changer ce pays », dit l’homme qui caresse l’idée de créer un jardin botanique national et d’aider chaque département du pays à en développer un.
« Conscients de l’urgence d’actions concrètes, intelligentes, scientifiques et techniques pour conserver la flore haïtienne, au niveau du Jardin botanique des Cayes, nous organisons cet évènement autour de ce thème : à la découverte de la flore haïtienne », explique, William Cinéa, coordonnateur adjoint du Jardin.
« L’heure est à la prise de conscience », dit-il. Haïti est classée parmi les pays les plus riches au monde en termes de biodiversité végétale vasculaire. « Notre pays fait partie de la troisième zone d’intérêt mondial pour sa richesse floristique. Malheureusement, par ignorance, nous importons des plantes invasives qui détruisent notre biodiversité », regrette l’ingénieur forestier. L’exemple du neem – une plante importée – l’atteste. « Aujourd’hui cette plante se propage sur tout le territoire. Tout ce que nous avons comme biodiversité disparaît », fait-il remarquer.
Plus acide, l’agronome qualifie d’absurde la décision de faire de la « fleur choublack » notre fleur nationale. « C’est une absurdité qu’un pays aussi riche en termes de biodiversité a comme pour fleur nationale un hibiscus qui n’est pas une fleur nationale », déplore-t-il.
Le rendez-vous de la nature se veut un moyen pour sensibiliser et instruire l’Haïtien. Cette activité poursuit également l’objectif d’éveiller la conscience de la population.
« Il est nécessaire de valoriser et d’exploiter les potentialités d’Haïti en matière de flore et de faune. » souligne-t-il.
Au cours des cinq journées d’exploration et de partage de savoirs, les visiteurs auront l’occasion de découvrir, à travers des expositions de photos et des produits locaux, la diversité de la flore du pays. Mais surtout, ils auront la chance d’explorer le Jardin botanique des Cayes qui fait saliver par sa splendeur.