C’est ce que révêle un recent sondage qui donne les chiffres suivants: qu’un peu plus de 90% des entreprises en Haïti ne peuvent être considéré comme des entreprises, telles que défini dans l’étude en raison d’un chiffre d’affaires inférieur à 1,500 dollars américains (± 96 000 gourdes). Seulement 6,14% des entreprises en Haïti sont des micro-entreprises, Les résultats partiels du recensement des entreprises a été réaisé par le ministère du Commerce et de l’Industrie indiquent
Fonds-Verrettes, 05 mars 2014 [AlterPresse] --- Les feux de forêt continuent d’éclater dans la Forêt des pins, réduisant de plus en plus cet espace pourtant décrété zone réservée, observe l’agence en ligne AlterPresse. Plusieurs centaines de pins, à l’âge d’arbustes, ont été consumés dans des flammes, au cours de la nuit du vendredi 7 février 2014, à la Forêt des Pins, non loin du marché public. Les pyromanes ont récidivé, le mardi 18 février 2014, à Osman, une zone située à morne la Selle. Ces incendies sont l’œuvre d’individus qui chercheraient à s’accaparer des terres pour leur usage personnel. « Quand on est en période de sécheresse, il y a toujours des incendies à travers les différentes zones de la Forêt. Mais, ce sont toujours des actions posées par des individus mal intentionnés, pour s’accaparer des terres agricoles », dénonce à AlterPresse un habitant de la Forêt. « Très souvent, des terres accaparées sont destinées à planter des légumes et de la pomme de terre. Maintenant, ils introduisent, en quantité, la culture du tayo », ajoute-t-il. Ces types de cultures maraîchères, quand elles sont faites sur les pentes, sont particulièrement néfastes pour l’environnement, car leurs récoltes favorisent la dégradation de la couche arable. « Un autre feu a pris à Saline Mouton. Là, on n’a pas enregistré trop de dégâts. Ce jour-là, grâce à l’intervention de la brigade forestière, le feu a été éteint rapidement », déclare Augustin Jean, un habitant de la Forêt des pins qui a assisté à cette intervention. Mais, cela est loin de se produire systématiquement. L’inertie de la brigade forestière est particulièrement critiquée. Depuis 2012, le ministère de l’environnement a installé un poste de surveillance, avec une brigade forestière, dont les membres, pour la plupart, demeurent inconnus dans la zone. Les incendies dans la Forêt des pins ont lieu depuis plus d’une trentaine d’années (depuis le début des années 1980). Haïti, qui connaît une dégradation accélérée de son environnement, n’a plus que de 2% de couverture forestière.
Des habitants de l’Ile-à-vache se disent favorables au développement de la commune mais expriment leur opposition face à la répression dont ils sont l’objet suite aux mouvements de protestation contre le projet touristique gouvernemental baptisé « Destination touristique Île-à-Vache. Des habitants ont expliqué dans la presse qu'il ne sont pas opposés « au projet en soi » mais plutôt à la forme adoptée par les autorités qui « font usage de la force à la place du dialogue». Certains résidents seraient contraints de quitter l'île. « Oui au développement de l’Île, oui à l’électricité, à l’eau, aux infrastructures routières et non à l’exclusion, non à la répression », ont lancé certains d’entre eux. Le responsable communal (Asec) Monclair Dieusel, a pour sa part, affirmé que la population prône le dialogue, et veut se sentir partie prenante du projet. Le dirigeant de l’Asec de l’Ile-à-Vache, considère qu'il a été exclus d'une rencontre organisée par les autorités gouvernementales avec des représentants d’organisations dans la commune. La situation s’est dégradée sur l’île, à la suite d'une visite effectuée par le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, le 21 février 2014. Une manifestation a eu lieu, le 24 février 2014, occasionnant des blessés parmi les manifestants qui réclamaient la libération du policier Jean Maltinès Lamy, originaire de l’Ile-a-Vache, détenu à l’Inspection générale de la PNH. En marge de cette situation troublante sur l’Ile, le président de la Commission Justice et Sécurité du Sénat, Francky Exius a annoncé une éventuelle convocation du Ministre de la Justice, Jean Renel Sanon et du Haut Etat-Major de la Police National d’Haïti.
Le président de la république Joseph Michel Martelly participe, ce lundi 10 mars 2014, à la 25e réunion intersessionelle de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la communauté caribéenne (Caricom), à Saint Vincent-et-les-Grenadines, indique un communiqué de la présidence. Martelly est accompagné du ministre des affaires étrangères, Pierre-Richard Casimir, à cette réunion qui se tiendra les lundi 10 et mardi 11 mars 2014. Les premiers ministres de St Vincent-et-les-Grenadines, Ralph Gonsalves, de Trinidad and Tobago, Kamla Persad-Bissessar, ainsi que le secrétaire général de la Caricom, Irwin LaRocque, présideront la réunion d’ouverture. Plusieurs rencontres bilatérales sont prévues entre Martelly et les dirigeants de la région. Le développement des ressources humaines dans la communauté, les technologies de l’information et de la communication au service du développement, font partie des principaux thèmes à débattre. Seront abordés également les thèmes de croissance économique, de développement durable et des changements climatiques. Des rapports préliminaires, élaborés par les commissions d’économie et du transport, seront analysés par les chefs de gouvernement. Le président haïtien sera de retour au bercail le mardi 11 mars 2014. Lamothe en tournée au Chili et au Venezuela Le premier ministre Laurent Salvador Lamothe aura à participer, le mardi 11 mars 2014, au Chili (Santiago) à la cérémonie d’investiture de la nouvelle présidente chilienne élue, Michelle Bachelet (37e présidente du Chili, 11 mars 2006 – 11 mars 2010). Lamothe doit laisser le Venezuela pour se rendre au Chili, ce lundi 10 mars. Lors de sa tournée au Venezuela, le chef du gouvernement haïtien a, par ailleurs, rencontré, le dimanche 9 mars, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, en vue de resserrer les liens d’amitié entre les deux pays. Ils se sont entretenus autour du programme Petrocaribe et des stratégies à mettre en œuvre pour dynamiser la zone économique Petrocaribe. L’intensification des projets sociaux en faveur de la population haïtienne ont été aussi à l’agenda des discussions. Membre de l’Accord de coopération énergétique Petrocaribe depuis 2006, Haïti a commencé par bénéficier, à partir de septembre 2007, de l’approvisionnement en produits pétroliers au prix international à des conditions préférentielles de paiement. Plusieurs secteurs de la vie nationale expriment des doutes par rapport à une gestion transparente de ces fonds en faveur des couches appauvries.