Depuis deux mois, le Député Jacques Stevenson Thimoléon, le nouveau Président de la Chambre des députés qui remplace Jean Tolbert Alexis, peine a mobiliser les députés. Depuis la séance plénière du 21 janvier 2014, destinée à l’inscription des partis politiques, la Chambre basse a été dans l’impossibilité de tenir une séance plénière productive, alors que des lois, dont de nombreuses sont prioritaires et urgente, s’accumulent en attente d’une hypothétique ratification... Faute de quorum causé par un absentéisme quasi généralisé des députés (toute allégeance confondue), la Chambre basse n’a pu réaliser en 2 mois, que 3 convocations, laissant même inachevée la séance relative à la formation des Commissions... Devant ce vide législatif, le Président Thimoléon tente d'expliquer ces absences, par le fait que cette 4e et dernière année législative et année électorale, les députés préfèrent rester dans leurs circonscriptions auprès de leurs électeurs... Devant ces faits, ils semble en effet probable, que les députés soient d’avantage préoccupés par leur réélection, que par la nécessité de légiférer pour l’avancement du pays... Un comportement pour le moins irresponsable.
Dimanche aux environs de 10h00 p.m. un véhicule de marque Nissan qui se dirigeait à grande vitesse vers le Sud, a heurté une bande de Rara sur la route nationale numéro #2, au niveau de Croix-Hilaire, une localité de Petit-Goâve faisant une victime (un jeune garçon du nom de Doubenn) et 9 blessés dont 4 grièvements, qui ont été transportés d'urgence à l’hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve. Le chauffeur ne s’est pas arrêté et a pris la fuite, craignant sans doute d’être victime de la fureur de la population. HL/ HaïtiLibre / Guyto Mathieu (Correspondant Petit-Goâve)
Le Député Arnel Bélizaire allègue que 27 fusils d’assaut Galil de conception israélienne, auraient disparu parmi d’autres armes, que le gouvernement a mises à l’abri, Sans fournir d’autres détails sur le modèle de Galil concerné, sur l’emplacement de ce dépôt et sur l’origine de ses informations. Comme chaque fois, le Député Bélizaire, se dit disposer à partager ses preuves...
Alors que les circonstances de son décès avaient soulevé des doutes tant en Haïti qu'au Québec, le juge canado-haïtien Jean Serge Joseph est bel et bien mort de cause naturelle, conclut le Bureau du coroner du Québec. Des «informations indiquant qu'il pourrait s'agir d'un décès survenu dans des circonstances obscures» avaient convaincu le coroner d'ouvrir une enquête en juillet dernier. La famille du juge avait réclamé une autopsie puisque la thèse de l'empoisonnement avait abondamment circulé. Les résultats de l'autopsie ont été rendus publics, ce mardi, plus de six mois après sa mort. La cause probable du décès est une hémorragie cérébrale, a conclu le coroner Jean Brochu. Les analyses toxicologiques n'ont pas décelé la présence de produits connus susceptibles de causer une hémorragie, indique le coroner dans son rapport. Le décès du juge Joseph soulevait des doutes puisque ce dernier enquêtait alors sur des allégations de corruption ciblant l'entourage du président haïtien Michel Martelly au moment de sa mort. Joint par La Presse, un neveu du juge a refusé de commenter les conclusions du coroner québécois avant de consulter le reste de sa famille. La veuve du juge a obtenu un visa pour venir vivre à Montréal après avoir témoigné en Haïti concernant des pressions que son mari aurait subies là-bas peu de temps avant sa mort. Ce citoyen canadien d'origine haïtienne est décédé à Port-au-Prince le 13 juillet dernier. Son corps a ensuite été rapatrié à Montréal où l'autopsie a été pratiquée. En Haïti, des députés avaient qualifié la mort de «suspecte». Un proche du juge avait alors affirmé à La Presse que le magistrat de 58 ans avait subi d'importantes pressions politiques deux jours avant son décès, au cours d'une réunion à laquelle aurait notamment participé le président Martelly. L'entourage du président a nié que des pressions aient été exercées sur le magistrat. L'été dernier, la Chambre des députés, le Sénat et le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire ont tous trois déclenché des enquêtes après le décès du juge. À l'époque, la direction de l'hôpital de Port-au-Prince où s'est éteint le juge avait déclaré que ce dernier est mort d'un accident vasculaire cérébral. Des manifestations liées au décès du magistrat ont fait deux morts et sept blessés dans la commune de l'Estère, près des Gonaïves, d'où est originaire le juge Joseph, selon des médias locaux. ( extrait de La Presse, Montréal Mercredi 12 Mars 2014)
15 mars 2014 Joseph Guyler Delva PORT-AU- PRINCE , Haïti ( HCNN ) - Des acteurs haïtiens de différentes affiliations politiques ont paraphé ce week-end un accord historique pour mettre fin à une impasse politique qui avait posé une menace à la tenue d'élections cruciales et à la stabilité de ce pays des Caraïbes. Au terme d'une série de pourparlers entre les acteurs politiques, les représentants de l' Exécutif, du Parlement et de partis politiques ont signé vendredi un accord pour résoudre les différends sur l'organisation d'élections législatives et locales crédibles et sur les questions constitutionnelles et de gouvernance. Le président haïtien Michel Martelly, qui a signé le document au nom de l'Exécutif, a qualifié l'accord de victoire pour la démocratie et a mis en évidence l'aspect historique de cet accord politique qui est le résultat d'intenses négociations qui n'ont impliqué que des nationaux haïtiens. "Je suis heureux de signer cet accord qui est historique en ce sens que nous n'avions jamais vu des acteurs politiques rivaux se rassembler, sans aucune implication internationale, pour discuter et trouver des solutions à nos différends, pour le bien commun," a déclaré samedi Martelly à HCNN. Le président haïtien faisait allusion au fait que les réunions pour tenter de résoudre les conflits politiques entre les Haïtiens ont généralement lieu sous les auspices d'une entité étrangère ou internationale et les retombées de tels pourparlers étaient souvent en deçà des résultats escomptés. "Ma volonté est de conduire les efforts visant à résoudre nos différends à travers un dialogue constructif et de prendre les mesures appropriées pour construire un avenir meilleur pour le peuple haïtien et en particulier les plus pauvres," a déclaré Martelly. Les parties ont convenu que le Président Martelly va ouvrir le gouvernement aux partis de l'opposition, que les élections auront lieu d'ici la fin de l'année (au plus tard le 26 octobre pour le premier tour ), que le tiers du conseil électoral de 9 membres peut être remplacé par les institutions compétentes de l'État ( l'Exécutif , le Parlement et le Pouvoir Judiciaire ) qui les avaient désignés. Les parties ont convenu de confier au Parlement le soin de modifier, dans les dix prochains jours ouvrables, la loi électorale actuelle pour permettre la tenue d'un scrutin pour élire les deux tiers des 30 membres de l'Assemblée du Sénat, contrairement à la législation en vigueur qui prévoit le renouvellement de seulement un tiers. Les acteurs politiques ont également convenu de la nécessité d'apporter de nouveaux amendements à la Constitution en vigueur et ont annoncé la création d' une commission, composée de représentants des pouvoirs exécutif et législatif ainsi que de dirigeants de partis politiques et d'autres groupes observateurs, pour réfléchir sur cette question et sur bien d'autres. " L'accord est un accomplissement positif et il est historique, car il c'est la première fois qu'un tel événement a eu lieu, sans aucune intrusion des puissances étrangères," a déclaré à HCNN Sauveur Pierre-Etienne, le leader du parti d'opposition dénommé Organisation du Peuple en Lutte (OPL). " L'atmosphère des discussions était bonne. Le Président Martelly, les partis de l'opposition et autres, nous étions, tous, de bonne foi, en train de faire de notre mieux pour trouver des solutions," a expliqué Pierre- Etienne L'accord a été signé par le Président Martelly, le Sénateur Steven Benoit, qui a été chargé de signer au nom du président du Sénat présentement en voyage en Europe, et par plus de 50 partis de différentes appartenances politiques qui faisaient partie des négociations tenues sous la médiation du premier Cardinal Haïtien, Chibly Langlois. Cependant, trois partis politiques, y compris le parti Fanmi Lavalas de l'ancien Président Jean- Bertrand Aristide, s'étaient retirés des négociations parce qu'ils voulaient le départ de l'ensemble du gouvernement. Le parti d'Aristide est également engagé dans un mouvement pour essayer de renverser le président Martelly. Beaucoup pensent que l'accord conclu entre Martelly, les partis de l'opposition modérée, les représentants du Parlement et d'autres, est susceptible d'isoler les extrémistes politiques qui veulent poursuivre leur désir de faire table rase du leadership élu du pays et des efforts actuels visant à renforcer la stabilité et le développement institutionnel. Cependant , il est également entendu que cet accord historique n'empêchera pas ces jusqu'au-boutistes politiques de persister dans leurs efforts pour atteindre la tabula rasa recherchée. Il est également clair que l'accord et ceux qui l'ont signé seront bientôt la cible des attaques de ces groupes extrémistes.