Les membres de la commission sénatoriale d'enquête sur le décès du juge Jean Serge Joseph entendent poursuivre les auditions au cours de cette semaine. Les 5 sénateurs commissaires se sont entretenus en fin de semaine dernière avec les juges Bernard Saint Vil et Bergeau Surpris qui auraient reçu des confidences du juge défunt sur des pressions exercées par les responsables de l'Exécutif. Le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Raymond Jean Michel, accusé d'avoir participé à une éventuelle rencontre du 11 juillet 2013, ainsi que Samuel Madistin, avocat de la famille du juge, ont été également auditionnés. La commission sénatoriale envisage d'auditionner ce mardi le Premier Ministre Laurent Lamothe, également accusé d'avoir fait pression sur le magistrat lors d'une rencontre au cabinet de Gary Lissade. Pour sa part M. Kedler Augustin, le porte parole du Premier Ministre a dénoncé une tentative de déstabilisation orchestrée par l'opposition qui veut discréditer le gouvernement à l'approche des élections. Il exhorte les détracteurs à emprunter la voie légale pour faire la lumière sur les circonstances du décès du juge Jean Serge Joseph. En ce qui a trait au dossier d'accusation de corruption contre des membres de la famille présidentielle, M. Augustin a fait valoir que le juge n'était pas compétent pour enquêter sur ce dossier qui devait être transmis à l'organisme en charge de la lutte contre la corruption. Le président du Sénat avait accordé un délai d'une semaine aux 5 commissaires, Francky Exius, Steven Benoît, Wesner Polycarpe, Anick François Joseph et John Joël Joseph, pour présenter leur rapport à l'assemblée.
Le CTCEP devrait être doté d’un budget de 722 millions de gourdes en vue de son renforcement. C’est ce qu’a laissé entendre ce lundi, le président de l’institution Emmanuel Ménard et le trésorier Pierre Simon Georges qui ont répondu à une invitation de la Commission Economie et Finances de la Chambre des députés. Ils ont rappelé que pour l’organisation des prochaines élections, 300 millions de gourdes sont déjà disponibles et sont gérés par le PNUD. Le conseiller électoral Léopold Berlanger Junior rejette toute idée d’organiser les prochaines élections sous l’empire de la loi électorale de 2008, le chef de l’état, Michel Martelly ayant exprimé ce vœu la semaine dernière. Selon lui, le CTCEP tiendra compte des amendements constitutionnels en la matière et des recommandations faites par divers secteurs de la vie nationale. D’un autre coté, Léopold Berlanger Junior conteste le fait par l’Exécutif d’effectuer des modifications au niveau du projet de loi électorale, un acte inconstitutionnel, juge-t-il. ( Desrosin Johnson)
“ Nous sommes dans la misère noire”. “ Chaque jour, nous nous cassons la tête pour savoir comment nous allons trouver de quoi nourir nos enfants…” “ Pour moi, un deuxième carnaval dans le pays n‘est que du gaspillage d’argent. Alors qu’I existe de nombreuses personnes qui ne savent à quel saint se vouer pour apaiser leur faim. “ “ Moi qui vous parle, j’ai telleent faim que je suis venu là juste pour voir si je pourrais toucher le Coeur d’une quelconque âme sensible, afin de pouvoir gouter du sel” Tels sont quelques uns des commentaries recueillis par les journalistes et qui prouvent que pou beaucoup, le moment n’est vraiment pas propice à de telles activités festives, vu la situation socio économique difficile à laquelle le pays est confronté Pourtant, les préparatifs pour le déroulement du carnaval des fleurs fixé pour les 28, 29 et 30 juillet prochain, marchent lentement mais surement. Le Champ de Mars se prépare à accueillir en grande pompe, son deuxième carnaval des fleurs . De nombreux stands y sont déjà érigés à ce Jour J-5 du déroulement des festivités. « Des stands s’érigent au Champ de Mars au cœur d’un Port-au-Prince entouré de bidonville où des gens affamés croupissent quotidiennement dans la crasse et la misère noire. Quel pays ! », opine un citoyen avisé en conversation avec un ami. Ces stands coûtent des milliers de dollars, et vont disparaitre tout de suite après, alors qu’il y aurait pas mal de coses sérieuses àq régler avec l’argent au profit du pays… « Mais enfin… Quoi qu’on dise, quoi qu’on fasse, les choses restent telles quelles. C’est du temps perdu. La faim et le chômage d’un côté de la ville, le carnaval des fleurs d’un autre côté. Qu’on le veuille ou non, la vie continue ainsi dans l’indifférence des uns et des autres.», martèle Dieuseul Anxieux, interrogé parl’agence HPN.