De sources généralement bien informées, c'est le chanteur Michel Martelly, dit Sweet Micky, qui a a remporté les présidentielles haïtiennes. On parle d'un score de 67, 5%. Dans un article paru ce lundi 4 avril dans le Miami Herald, le journal donne aussi Michel Martelly, 50 ans, gagnant dans une marge de 3 - 1 sur la constitutionnaliste et ex-première dame Mirlande Manigat, 70 ans. Le vote en faveur de Martelly, provenant majoritairement des classes populaires, est interprété comme un rejet de la politique du gouvernement actuel et d'une manière générale de la classe politique qui a dirigé le pays pendant ces dernières décennies. Les résultats seront officiellement annoncés ce lundi après-midi par l'institution électorale. La campagne électorale a été surtout une compétition d'image, avec aucun des candidats ne prouvant qu'il (ou elle) a les moyens de réaliser les espoirs soulevés.
PORT-AU-PRINCE, 4 Avril – Michel Martelly a remporté les présidentielles haïtienne avec plus de 60% des voix, selon les informations qui circulaient lundi dans la capitale haïtienne avant même leur proclamation officielle en fin d’après-midi. Les rues ont été vidées plus tôt que d’habitude, beaucoup craignant des troubles si le chanteur candidat, 50 ans, appuyé principalement par les classes populaires, n’était pas donné vainqueur face à sa rivale, l’ex-première dame et constitutionnaliste Mirlande Manigat, âgée de 70 ans. Cependant dans le peuple, le niveau d’adrénaline semblait avoir baissé considérablement à partir du moment que les radios se sont mises à relayer les informations attribuées aux agences de presse et journaux de l’extérieur. Ainsi le Miami Herald qui dans son numéro du lundi 4 avril, a annoncé qu’on s’attend à une victoire de Martelly, selon différentes sources qui avaient pu se procurer les résultats devant être rendus publics ce lundi. Selon les informations du Herald, Michel ‘Sweet Micky’ Martelly l’emporterait dans une marge de 3 – 1. Ce qui devrait rendre inutile la prochaine étape des résultats dits définitifs (ceux de ce lundi sont les résultats préliminaires), étant donné qu’une telle marge laisse en principe presque aucune chance à un candidat rival de pouvoir combler la différence.
René Préval doit partir incéssamment pour New York où il participera aux Nations Unies au débat concernant la MINUSTAH et la nécessité de la transformer en un mission de développement.
C’est la Colombie qui a eu cette initiative et après la démolition quasi complète de la capitale haïtienne, cela apparai tout à fait normal que la MINUSTAH change et que d’une mission de stabilisation, elle se transforme en une mission de développement. Depuis des années déjà le président Préval n’avait cessé de réclamer des tracteurs, à la place des tanks. Mais à chaque fois il s’était entendu répondre que ce n’était pas là le mandat de la MINUSTAH. Voilà donc une excellente nouvelle et il serait vraiment tant que les tanks disparaissent et soient remplacés par des tracteurs.
Le CEP, Conseil Electoral Provisoire a donné la nouvelle en fin de séance ce lundi 4 Avril. Le gagnant du 2 ème tour des élections présidentielles est Michel Martelly. Il remporte donc le vote avec 67.5 % des votes sur sa rivale l’universitaire Mirlande Manigat qui n’a obtenu que 32.5 % des votes.
A la tête de la rencontre, le Représentant permanent de la Colombie auprès des Nations Unies, M. Néstor Osorio. D’après Haiti Libre, on lui prète les déclarations suivantes: Le Conseil de sécurité serait chargé de conduire un débat sur Haïti le mercredi 6 avril, et en même aura à faire le suivi de l’évolution très préoccupante de la situation en Libye et en Côte d’Ivoire. Ce débat public sera préside par le Chef de l’Etat colombien Juan Manuel Santos Calderòn et se fera en présence du chef d’état haïtien, René Préval et de sept ministres de la région.
L’Envoyé spécial des Nations Unies en Haïti, M. Bill Clinton, sera également présent pour présenter un rapport spécial sur les efforts de relèvement et de réhabilitation du pays, a précisé le Président du Conseil de sécurité.
Le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’avril, a souligné l’engagement profond du Groupe des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes sur cette question, et a ajouté que le débat chercherait à faire comprendre pourquoi la réforme institutionnelle et la réhabilitation des infrastructures sont à la traîne plus d’un an après le violent séisme qui a ravagé le pays.
« Le Conseil de sécurité espère ainsi contribuer à accroître la sensibilisation nécessaire et à renforcer son engagement en faveur d’Haïti. La communauté internationale », a-t-il insisté, «doit se prononcer sans délai sur une approche cohérente et coordonnée tenant compte des contributions du Gouvernement haïtien, des partenaires donateurs et des Nations Unies ».
Interrogé sur des informations d’institutions des droits de l’homme faisant état d’une forte augmentation des violences contre des femmes depuis le tremblement de terre, M. Osorio a expliqué que le « manque absolu de sécurité » en Haïti constituait un des principaux sujets de préoccupation, de même que la sous-formation et le sous-équipement des forces de police. (Haïti Libre)