De temps en temps, on sent une secousse plus ou moins impotantes. Les port-au-Princiens en ont compté 25 en tout jusqu’au mercredi 13 janvier et ce n‘est pas fini. Le gouvernement demande aux gens de délaisser leurs demeures tout autant que dureront les répliques. D’ailleurs beaucoup de gens n’ont pas d’autre choix, n’ayant plus de demeures. La population campe dans les rues. Des chaises, des bancs prennent place dans les rues. Les gens chantent pour se donner du courage et convier le mauvais sort. Mais au fur et à mesure que passent les jours, c’est comme si l’on se rend compte de l’horreur de la situation. Beaucoup sont sans nouvelle d’un proche et les recherches sont entamées. Le premier ministre parle de 100.000 morts. Mais le chiffre pourrait encore être beaucoup plus élevé.
La Cathédrale, l’Egise du Sacré Coeur, l’Egise Sainte trinité pour ne citer que ces quelques lieux du culte sont complètment détruits L’hôtel Christopher qui abritait la mission des Nations-Unies en Haïti s’est effondré emportant avec lui Mr Hedi Annabi, chef civil de la Mission des nations Unies et plusieurs de ses collèques assistant à une éunion avec lui à l’occasion de la visite en Haïti d’une mission chinoise, elle aussi victime du séisme.
Il restera marqué dan toutes les mémoires des survivants. En une minute, ils ont assisté à la destruction de leur ville. Il ne reste pas grand chose. La plupart des bâtiments publics ont été démolis. Le Palais national a perdu deux de ses dômes qui se sont enfoncés, le ministère de la culture a été comme éventré, la chancellerie détruite, démolie, le ministère du plan, celui de la condition feminine, des travaux publics, des finances, de l’intérieur; le building de la DGI et partout des victimes ensevelies sous les décombres. 17 Heures, alors que rien ne le laissait prévoir, une secousse d’une intensité de 7.3 sur l’échelle de Richter plonge Port-au-Prince et plusieurs autres villes du pays dans une stupeur sans nom. La secousse est accompagnée d’un grondement sourd. On a l’impression d’être arraché du sol. J’ai essayé de gagner la sortie de la pièce dans laquelle je me trouvais, mais n’y suis pas parvenue, et suis projetée au sol. Puis tout s’arrête. Ceux qui sont en vie sont chanceux, ceux qui ne sont pas retenus prisonniers sous les décombres sont aussi extrêmement chanceux. Le moment de stupeur passé, les gens sortent en trombe dans les rues. La plupart sont couverts d’une épaisse poussière, on dirait une armée d’éclopés , de blessés de guerre: têtes casées, blessures profondes aux pieds, au bras, vêtements couverts de sang. Et ce n’est que le début de l’horreur pour la population.
« Dans le cadre des efforts continus du ministère visant à aider Haïti à la suite du séisme dévastateur de mardi, j'annonce la désignation du Statut temporaire de personne protégée (Temporary Protected Status, TPS) pour les ressortissants haïtiens qui se trouvaient aux États-Unis au 12 janvier 2010. Il s'agit d'une catastrophe de dimension historique et cette désignation permettra aux ressortissants haïtiens admissibles qui se trouvent aux États-Unis de continuer à y vivre et à y travailler pendant les 18 prochains mois. La fourniture d'un asile temporaire aux ressortissants haïtiens qui se trouvent actuellement aux États-Unis et dont la sécurité personnelle serait mise en danger par leur retour en Haïti fait partie intégrante des efforts incessants de notre gouvernement en vue de soutenir le redressement d'Haïti.
En ce moment de grande tragédie en Haïti il est tentant, pour les gens qui souffrent des conséquences de ce séisme, de chercher refuge ailleurs. Toutefois, toute tentative de quitter Haïti maintenant ne ferait qu'infliger encore plus d'épreuves à la population et à la nation haïtiennes. La communauté internationale s'est ralliée afin d'expédier des secours à Haïti. Beaucoup sont déjà arrivés et on en attend encore beaucoup plus. Le peuple haïtien ne se laissera pas abattre, c'est un peuple résolu dont le rôle face à la crise qui frappe sa patrie sera essentiel à l'avenir d'Haïti.
Il est important de noter que le statut TPS ne s'appliquera qu'aux personnes qui se trouvaient aux États-Unis au 12 janvier 2010. Celles qui tentent de se rendre aux États-Unis après le 12 janvier 2010 ne seront pas admises à ce statut et seront rapatriées.
Le ministère de la sécurité intérieure continue d'exprimer sa sympathie envers nos voisins haïtiens et soutient de toutes les manières possibles l'opération mondiale de secours qui a été entreprise. Quatre navires des garde-côtes des États-Unis sont arrivés en Haïti, en sus de diverses ressources des garde-côtes qui étaient déjà dans la zone, afin de prêter main-forte au contrôle aérien militaire, de mener des évaluations des dommages et de sauver les gens qui ont besoin d'assistance. L'Agence fédérale de gestion des crises (FEMA) continue de collaborer étroitement avec l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et avec le département d'État - qui sont à la tête des organismes fédéraux pour cette opération - tout en coordonnant le déploiement des équipes étatiques et locales de recherche et de sauvetage en milieu urbain qui convergent de tout le pays sur Haïti et en se tenant prêt à expédier des vivres, de l'eau et d'autres ressources en tant que de besoin. Le Service des douanes et de la protection des frontières (Customs and Border Protection, CBP) a mis à disposition des aéronefs à l'appui des opérations d'aide.
Les Haïtiens aux États-Unis qui sont admissibles à demander le statut de TPS doivent consulter le site d'Internet http:www.uscis.gov ou téléphoner à l'USCIS à son numéro vert (800)375-5283.
Les six pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) ont rendu hommage samedi aux victimes du séisme ayant dévasté Haïti, lors du sommet de cette organisation à Bangui. A l'ouverture des travaux, le chef de l'Etat centrafricain et président en exercice de la Cémac, François Bozizé, a fait observer une minute de silence "en mémoire des victimes de l'effroyable tremblement de terre qui a frappé le peuple frère haïtien".La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Le Gabon a annoncé jeudi l'octroi d'"un secours d'urgence d'un million de dollars (près de 690.000 euros)" à Haïti. Vendredi, la Guinée équatoriale lui a accordé un "don à caractère urgent" de 2 millions de dollars (1,38 million d'euros) à la suite de la catastrophe survenue le 12 janvier, dont les secousses les plus vives ont frappé Port-au-Prince, la capitale, et ses environs. Le sommet de Bangui, qui s'achève dimanche, a également salué la mémoire du défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba, médiateur de la Cémac pour la paix en Centrafrique. Omar Bongo est décédé en juin 2009 à l'âge de 73 ans, dont 41 au pouvoir. Son fils Ali Bongo, élu fin août et investi mi-octobre, lui a succédé à la tête de l'Etat gabonais.
Les six pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (Cémac) ont rendu hommage samedi aux victimes du séisme ayant dévasté Haïti, lors du sommet de cette organisation à Bangui. A l'ouverture des travaux, le chef de l'Etat centrafricain et président en exercice de la Cémac, François Bozizé, a fait observer une minute de silence "en mémoire des victimes de l'effroyable tremblement de terre qui a frappé le peuple frère haïtien".La Cémac regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Le Gabon a annoncé jeudi l'octroi d'"un secours d'urgence d'un million de dollars (près de 690.000 euros)" à Haïti. Vendredi, la Guinée équatoriale lui a accordé un "don à caractère urgent" de 2 millions de dollars (1,38 million d'euros) à la suite de la catastrophe survenue le 12 janvier, dont les secousses les plus vives ont frappé Port-au-Prince, la capitale, et ses environs. Le sommet de Bangui, qui s'achève dimanche, a également salué la mémoire du défunt président gabonais Omar Bongo Ondimba, médiateur de la Cémac pour la paix en Centrafrique. Omar Bongo est décédé en juin 2009 à l'âge de 73 ans, dont 41 au pouvoir. Son fils Ali Bongo, élu fin août et investi mi-octobre, lui a succédé à la tête de l'Etat gabonais.