Au terme d’une rencontre avec le chef du gouvernement et des membres de son cabinet ministériel, les sénateurs ont proposé d’élargir le gouvernement en instaurant des ministères pour aider à faire face à la conjoncture. Selon le sénateur Youri Latortue, le premier ministre Jean Max Bellerive doit revoir la constitution de son cabinet ministériel. Le parlementaire indique qu’il faut insérer de nouvelles compétences dans l’équipe gouvernementale afin de trouver des solutions durables aux problèmes du pays ravagé par le séisme.« Aux Gonaïves on a pris un an et demie pour déplacer des gens vivant sous des tentes alors qu’il était question de trois mille personnes, aujourd’hui nous mettrons cinq ans sans rien faire si nous nous contentons de regarder le gouvernement agir », a commenté le sénateur. De son côté, Ruddy Hérivaux, indique que le gouvernement de Jean Max Bellerive est dépassé par la situation qui prévaut actuellement au pays, en dépit de sa bonne volonté. Aussi, propose-t-il la création « d’un gouvernement de salut public » afin de donner une réponse haïtienne à cette crise. « Ce gouvernement à lui seul ne peut pas régler la question, il lui faut faire appel à d’autres compétences dans d’autres secteurs politiques, c’est ce que nous appelons la formation d’un gouvernement de salut public », a soutenu le sénateur Lavalas. Selon lui, ce « gouvernement de salut public » n’exclut pas l’actuel cabinet ministériel. « Nous pouvons garder le Premier ministre et les membres de son gouvernement mais c’est un moment historique qui est offert au président de la République de faire appel à toutes les forces vives de la nations pour reconstruire le pays », a-t-il expliqué. Dans ce nouveau format de gouvernement, le chef de l’Etat aurait à nommer un ministre du logement, un ministre de l’emploi, un ministre de la décentralisation, entre autres. « La question de l’assistanat peut durer un mois ou deux, mais au-delà de six mois il faut donner à ces milliers de gens un emploi pour assurer leur survie », a plaidé Ruddy Hérivaux.
Une annonce de la Présidente Ellen Johnson Sirleaf en marge du sommet de l’Union Africaine
La Présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf a déclaré mardi que son pays était prêt à accueillir les sinistrés haïtiens du tremblement de terre qui le désirent, lors d’une conférence de presse à Addis Abeba dans le cadre du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, rapporte EFE.
"Le Libéria a une population peu nombreuse et de vastes territoires inhabités", a fait ressortir le chef de l’Etat ajoutant que "nous sommes ouverts aux haïtiens qui souhaitent venir nous retrouver".
Insistant sur les liens de sang qui unissent l’Afrique et Haïti, Mme Sirleaf a aussi évoqué des "relations très fortes" existant entre la première république nègre du monde, proclamée en 1804, et le Libéria, premier Etat africain indépendant, fondé en 1847 par des noirs américains qui s’étaient affranchis de l’esclavage.
Après Abdoulaye Wade du Sénégal, Ellen Johnson Sirleaf est le deuxième dirigeant africain à proposer le territoire de son pays pour accueillir des haïtiens dont 1,3 million sont comlètement sinistrés depuis le séisme destructeur du 12 janvier qui a fait au moins 200.000 morts.
Sans être précis, M. Wade, qui a l’intention de visiter Haïti prochainement, a appelé au sommet de l’UA à la création en terre africaine d’un futur Etat qui appartiendrait aux haïtiens souhaitant renouer avec l’alma mater.
Le Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire helvétique, a annoncé mercredi avoir bloqué la restitution à Haïti d'avoirs bloqués en Suisse de l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier. Dans une décision datant du 12 janvier, soit quelques heures avant le séisme qui a frappé Haïti, le Tribunal invoque la prescription pour s'opposer à la restitution de ces fonds bloqués en Suisse depuis la chute en 1986 de Jean-Claude Duvalier, alias "Bébé Doc". Pour les juges du Tribunal fédéral, l'infraction de participation à une organisation criminelle reprochée à l'ancien dictateur Jean-Claude Duvalier est prescrite depuis 2001. Le Tribunal a par ailleurs rejeté les arguments de l'Etat haïtien fondés sur les assassinats commis par les Tontons Macoutes, pour lesquels le délai de prescription est de trente ans. En effet, font valoir les juges helvétiques, "il apparaît que les avoirs détenus par le clan Duvalier ne sont pas le fruit d'infractions contre la vie ou l'intégrité corporelle mais uniquement le résultat de détournements opérés au préjudice d'Haïti". Les "fonds Duvalier" bloqués en Suisse sont d'une valeur totale de 7,6 millions de francs (5,1 millions d'euros) mais la décision du Tribunal concerne une somme de 4,6 millions de dollars (3,3 millions d'euros) déposée en Suisse par Simone Duvalier, la mère de "Bébé Doc". Haïti estime que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d'oeuvres sociales avant la chute du dictateur. Ces prélèvements systématiques sur des entreprises d'Etat auraient été transférés en partie dans des banques suisses. La ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey a effectué dimanche une visite-éclair en Haïti où elle a évoqué avec le président haïtien René Préval l'affaire des avoirs bloqués en Suisse, avait indiqué le gouvernement suisse, sans préciser la teneur de ces échanges.
Depuis qu'Haïti est Haïti, jamais un chef d'état français n'a foulé le sol haïtien
Haïti: Le président français Nicolas Sarkozy se rendra le 17 février prochain à Port-au-Prince, la capitale haïtienne ravagée le 12 janvier par un séisme, puis dans les départements français de Martinique et de Guyane, a-t-on indiqué mercredi de source proche de l'Elysée.
Comme il l'avait lui-même annoncé deux jours après le tremblement de terre, le président français devrait effectuer une courte visite en Haïti afin d'y faire le point sur les efforts engagés pour la reconstruction du pays, a-t-on précisé de même source.
Le ministre haïtien de l'Economie et des Finances serait victime d'une attaque cérébrale Port-au-Prince, le 3 février 2010 – (AHP) – Le ministre de l'Economie et des Finances Ronald Baudin a quitté le pays ce mercredi pour aller se faire soigner en République dominicaine après avoir été apparemment victime d'une attaque cérébrale.
Le premier ministre Jean-Max Bellerive qui a annoncé la nouvelle, a précisé que c'est une analyse au scanner qui confirmera s'il s'agit effectivement d'une attaque cérébrale.
" C'est toutefois un cas urgent qui a obligé M. Baudin à aller recevoir des soins en territoire dominicain", a souligné M. Bellerive, faisant savoir qu'il s'agirait d'une conséquence de l'effet du tremblement de terre dévastateur du 12 janvier.
Ronald Baudin a perdu un fils dans la catastrophe du 12 janvier.