Le gouvernement américain, par le biais du Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF), et le gouvernement d’Haïti ont signé aujourd’hui, le 16 novembre 2023, un protocole d’accord visant à fournir aux autorités haïtiennes un soutien pour le traçage des armes utilisées dans les crimes. L’objectif est d’identifier les trafiquants d’armes à feu, les suspects et les schémas de criminalité armée. La cérémonie de signature a eu lieu à Sainte-Lucie.
St-Lucie, le 16 novembre 2023.-Ce protocole d’accord établit une application web appelée « eTrace », disponible en anglais et en espagnol, qui permet de retracer l’historique d’achat et/ou d’utilisation des armes à feu utilisées dans les crimes violents. Ce système est essentiel pour générer des pistes d’enquête en vue de résoudre des crimes violents à travers tout le pays.
Selon l’ATF, ces pistes aident les services répressifs à identifier rapidement les trafiquants d’armes potentiels et les suspects dans les enquêtes criminelles. « eTrace est utilisé pour retracer les armes à feu utilisées pour des crimes, depuis leur fabricant ou importateur d’origine jusqu’à la première personne qui les a achetées, en passant par la chaîne de distribution en gros et au détail », explique l’ATF dans un communiqué.
Grâce à ce protocole d’accord, les services de police locaux, nationaux, fédéraux et internationaux peuvent tracer les armes à feu. Les utilisateurs autorisés peuvent effectuer des recherches dans eTrace en utilisant divers champs, tels que le numéro de série de l’arme, le type d’infraction, la date de récupération et les noms des personnes impliquées, comme précisé par l’ATF sur son site internet officiel.
De plus, les services de police participants peuvent choisir de partager les données de traçage des armes à feu avec tous les autres utilisateurs d’eTrace de leur État qui ont également choisi de partager leurs données. Cela permet aux utilisateurs d’eTrace de détecter des schémas de criminalité violente dans différentes juridictions.
Ce protocole d’accord sur le traçage électronique a été signé entre les deux pays dans le but d’identifier les trafiquants d’armes à feu, les suspects et les schémas de criminalité armée. Frank O. Mora, représentant permanent américain auprès de l’OEA, a déclaré : « Désormais, tous les États de la CARICOM et la République dominicaine ont mis en place des protocoles d’entente sur le traçage électronique avec les États-Unis ».
Il convient de souligner que les forces de l’ordre haïtiennes deviennent ainsi la 52e agence à utiliser « eTrace », l’une des nombreuses initiatives américaines visant à renforcer la sécurité en Haïti.
Le mardi 14 novembre 2023, Arold Joseph, vice-délégué de l’arrondissement de Ouanaminthe, en collaboration avec les agents de Polifront, a dirigé une intervention ciblant spécifiquement les chauffeurs de tricycles dans la zone stratégique de la plaine de Maribaroux.
Les forces de l’ordre ont appréhendé plusieurs contrebandiers opérant dans la région au cours de cette opération. En plus des arrestations, l’équipe dirigée par Arold Joseph a réussi à saisir d’importantes cargaisons de marchandises en provenance de la République dominicaine.
Ces mesures drastiques ont été déclenchées en réponse à l’annonce récente des autorités départementales du Nord-Est. Ces dernières ont formellement interdit l’importation de produits de la République dominicaine sur le marché haïtien, dans le but de renforcer les contrôles aux frontières et de prévenir l’infiltration non réglementée de marchandises.
L’Unité Hydrométéorologique d’Haïti a émis une alerte concernant un cyclone tropical potentiel qui se trouve à environ 415 kilomètres à l’ouest/sud-ouest de Kingston, en Jamaïque. Ce système présente des vents maximums soutenus de 55 km/h et se déplace vers le nord-est à une vitesse de 17 km/h. Des averses, des orages et des rafales de vent ont été observés dans certaines régions du pays depuis les premières heures de la matinée, et cette situation devrait se maintenir jusqu’au week-end selon l’UHM.
En réponse à ces conditions météorologiques, une alerte jaune a été déclenchée dans tous les départements géographiques. Les fortes pluies, les orages et les vents violents sont les principales menaces. Il est donc recommandé de rester attentif aux prochaines informations communiquées par l’UHM.
Les autorités nationales, notamment le service permanent de gestion des risques et désastres (Spgrd), rappellent aux habitants de faire preuve de prudence. Il est essentiel de surveiller la montée des eaux, de se préparer à évacuer les habitations en cas de risque d’inondations ou de glissements de terrain, de ne jamais traverser les rivières en crue, de ne pas s’abriter près des fenêtres et d’éviter les zones boisées.
La route nationale #7, reliant les Cayes et Jérémie, est coupée à hauteur de la rivière Glace en raison d’un glissement de terrain ce vendredi 17 novembre. C’est ce qu’a annoncé la Protection Civile à travers un message posté sur compte X ( ancien Twitter).
Ce glissement de terrain est survenu, suite aux pluies intermittentes qui s’abattent sur le Sud et la Grand’Anse depuis jeudi soir.
Ces averses sont provoquées par le passage d’une dépression tropicale sur le pays à partir du début du week-end.
La liaison par voie terrestre entre ces deux départements devient pour l’heure difficile.
Les pluies continuent de s’abattre sur les deux régions susmentionnées jusqu’en fin d’après-midi du vendredi 17 novembre.
Les activités scolaires dans le Sud et la Grand’Anse ont été perturbées en raison de la dégradation des conditions météorologiques.
Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince a décidé, le vendredi 1er décembre 2023, de transférer le dossier de l’ancien sénateur Hervé Lenine Fourcand au cabinet d’instruction après son audition. Accompagné de ses avocats, l’ex-sénateur du département du Sud, Richard Lénine Hervé Fourcand, a répondu aux questions du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince concernant les accusations de détournement de biens publics pesant contre lui, dans le cadre du rapport de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC).
« N’oubliez pas que le rapport de l’ULCC n’est pas l’expression de l’évangile, c’est pour cette raison que nous nous sommes présentés devant le commissaire du gouvernement pour confronter le rapport et voir s’il y a lieu de poursuivre », a déclaré l’un des avocats du sénateur devant les journalistes.
Selon ce rapport, l’ex-parlementaire aurait gardé en sa possession un véhicule du Sénat de la République après la fin de son mandat. Sur les trente-trois (33) véhicules mis à la disposition des dix (10) derniers sénateurs, l’administration du Sénat n’en a récupéré que vingt (20), selon les déclarations de Jean Romuald OCCEAN, responsable de la direction des ressources matérielles et de l’intendance, faites aux enquêteurs de l’ULCC.
Il ajoute que treize (13) véhicules n’ont pas été restitués. Ces treize (13) véhicules sont en possession de quatre anciens sénateurs, dont quatre retenus par l’ex-sénateur Joseph Lambert, cinq par l’ex-sénateur Gracia Delva, trois par l’ex-sénateur Wanique Pierre, et un par l’ex-sénateur Richard Lénine Hervé Fourcand, comme révélé dans le rapport de l’ULCC.