(Le Nouvelliste 10.01.2018)
La gestion des déchets est décrétée cause métropolitaine numéro un pour cette année. La décision a été prise par les 9 municipalités de la région, à savoir Port-au-Prince, Pétion-Ville, Kenscoff, Delmas, Tabarre, Cité-Soleil, Croix-des-Bouquets, Carrefour et Gressier à l’issue d’une journée de discussion réalisée à l’hôtel Marriott ce mardi. Une résolution a été prise en ce sens. Ce document porte la signature des maires de ces municipalités qui ont rencontré la presse dans l’après-midi.
Selon Jude Edouard Pierre, maire de Carrefour et également président de la Fédération nationale des maires (FENAM), cette résolution a été prise parce que les maires reconnaissent leur responsabilité dans cette question. « A tort ou à raison, nous les maires sommes pointés du doigt à cause de l’insalubrité de la région. Nous avons effectivement une responsabilité à ce niveau.
Effectivement, c’est l’une des fonctions traditionnelles des mairies », a-t-il dit.
Jude Edouard Pierre souligne que lui et ses pairs attendent de l’Etat central et du Parlement une allocation dans le budget pour la construction d’une usine de gestion de déchets. « Nous espérons que les autorités mettront en œuvre des campagnes de sensibilisation sur la question. De plus, le Parlement doit voter une loi instituant une taxe sur les fatras parce que l’État doit trouver les moyens financiers pour aborder ce problème. Le Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS) a failli à sa mission car il n’a pas ces moyens », a-t-il expliqué. Le maire de Carrefour espère que l’Etat mettra les moyens financiers à la disposition des mairies afin qu’elles puissent faire le travail. Car ce sont les mairies qui paient les conséquences de l’insalubrité.
Jude Edouard Pierre déplore que certains ne reconnaissent pas qu’il y a une responsabilité partagée dans la gestion des déchets. « La mairie a un rôle de balayage. Le SMCRS doit procéder à l’enlèvement des déchets. De plus, la police également a un rôle à jouer pour empêcher les citoyens de jeter leurs déchets où ils veulent », argue-t-il. A cet effet, Youri Chevry a souligné que des discussions seraient entamées avec le président de la République qui a promis de distribuer des équipements aux mairies.
Jude Alix Patrick Salomon, le Ministre de l’Économie et des Finances a révélé que les sanctions financières décrétées par l’Administration Trump contre le Venezuela, limitant notamment les transactions bancaires, ont pour conséquence que le Venezuela n’envoie plus de pétrole en Haïti depuis octobre 2017, la Banque de la République d’Haïti (BRH) n’étant plus en mesure d’effectuer les paiements en devises, en raison des mesures d’interdictions américaines.
Autres conséquence, le fonds PetroCaribe n’est plus alimenté et Haïti se trouve privé de cette source importante de financement à faible taux. Rappelons qu’antérieurement et selon les prix du baril sur le marché international, le Gouvernement haïtien transférait de 40% à 75% des montants perçus, à la PDVSA Petroleo S.A., la différence pouvant être payée par Haïti, sur 25 ans à un taux d’intérêt annuel de 1% après un délai de grâce de 2 ans. Notez que la variation du pourcentage conservé par Haïti dépend du prix du baril, plus le prix du baril est élevé, plus la partie conservée par Haïti baisse et inversement.
Une situation qui rend les choses plus difficile en Haïti, qui doit maintenant s’approvisionner en carburant sur le marché international et se trouve d’avantage exposer aux fluctuations du marché spot (marché ou les achats sont réglés immédiatement à l’opposé des marchés à terme) et ce, en attendant d’avoir trouver une alternative viable comme des commandes de carburant sur le long terme, ce en attendant d’avoir trouveune alternative viable, comme des commandes de carburant sur le long terme, ce qui nécessitera des garanties d’Haïti...
SL/ HaïtiLibre
Le président de la République, Jovenel Moïse, lors de sa participation au premier Forum de la jeunesse, le samedi 6 janvier 2018 au ranch de Croix-des-Bouquets, a pris position pour une autre utilisation des ordures dans le pays. Dans son discours qui a duré une cinquantaine de minutes, le chef de l’État n'a pas caché ses intentions concernant la gestion des déchets. Il dit mobiliser les équipements nécessaires pour gérer les fatras qui, selon lui, peuvent produire de l'électricité ou peuvent être transformés en compost.
Enthousiaste, Jovenel Moïse dit avoir la volonté de parvenir, au cours de l'année 2018, à une gestion digne et prometteuse des déchets dans tout le pays. Toutefois, il affirme qu'il n'a jamais su que la gestion des déchets se fait, avec la collaboration des mairies, par le Service métropolitain de collecte de résidus solides (SMCRS). «Je dois le dire, je ne le savais pas, c'est le maire de Port-au-Prince, Youri Chévry, qui me l'a appris. Je ne savais pas si les mairies avaient comme responsabilité de compiler les déchets pour être ensuite ramassés par le SMCRS afin de débarrasser les rues des ordures », a avoué franchement Jovenel Moïse.(dans Le Nouvelliste)
France
Des femmes, dont Deneuve, à contre-courant de l'indignation née de l'affaire Weinstein
People
Deneuve et 99 femmes défendent «la liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle»
Orange avec AFP, publié le mardi 09 janvier 2018 à 17h45
POLÉMIQUE. Dans Le Monde mardi, un collectif de 100 femmes, dont Catherine Deneuve, Élisabeth Lévy ou Catherine Millet, regrette la dénonciation des violences sexuelles, dans le sillage de l'affaire Harvey Weinstein. "La drague insistante ou maladroite n'est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste", estiment les auteures, qui voient, dans la mobilisation des derniers mois, une forme de "puritanisme". Elles défendent l'"indispensable liberté d'importuner" des hommes. Cette prise de position suscite de nombreuses réactions.
"Nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle", attaquent les auteures du texte publié mardi 9 octobre par Le Monde. Ce collectif de 100 femmes - dont Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie ou Catherine Millet - publie une tribune pour s'opposer à la "campagne de délations" apparue après l'affaire Weinstein, à rebours des réactions suscitées par ce scandale mondial.
10 janvier 2018 Rezo Nòdwès Aucun commentaire
« Vous nous expulsez aujourd’hui de la République Dominicaine, nous y reviendrons demain« , a rapporté au journal Listin Diario, le Général Sugar Frugis Martinez de CESFRONT citant des haïtiens fraîchement arrêtés et déportés de la République Dominicaine ne voulant, selon toute vraisemblance, plus rester vivre au pays de Jovenel Moise, en dépit des promesses d’une « Caravane de changement » élargie qu’a tenues le président d’une République où corruption et impunité font bon ménage
Port-au-Prince, mercredi 10 janvier 2018 ((rezonodwes.com)).–Contrairement aux Etats-Unis et au Canada où, en matière des lois sur l’immigration, des récidivistes encourent toujours de lourdes peines, chez les voisins dominicains, ils sont nombreux les compatriotes haïtiens à faire et refaire l’expérience de traverser illégalement la frontière haitiano-dominicaine se contentant de jouer à cache-cache
D’ailleurs, un groupe d’ haïtiens en pleine phase de déportation, n’ont pas caché aux soldats dominicains leur vif souhait de revenir bientôt habiter leur pays (quoique démunis de documents légaux), profitant de l’inexistence d’un texte de loi traitant de la question de « migrants récidivistes« .
« La situation dans les zones frontalières avec Haïti est difficile car les militaires qui y sont postés, procèdent de temps à autre à l’arrestation de beaucoup de migrants haïtiens, sans documents de voyage légal« , a déclaré à Listin Diario, le général Sugar Frugis Martinez, directeur du Corps Spécialisé de Sécurité Frontière (Cesfront).
Le général Martinez qui se lamente sur le sort réservé d’avance aux haïtiens, n’étant autre qu’arrestation et déportation, dans leurs tentatives d’entrer illégalement en République Dominicaine, a révélé que « des haïtiens ont clairement formulé le vœu de retourner et cette fois-ci, ils seront accompagnés d’un parent« .
Cet officiel dominicain qui dit assurer la sécurité de la frontière 24/24, pour contenir l’immigration illégale des haïtiens, a révélé que « depuis le 30 décembre 2017 jusqu’à hier (mardi dernier), les membres de Cesfront et de l’armée dominicaine ont arrêté 10 099 haïtiens sans papiers qui ont vainement tenté de traverser la frontière« .
Ces haïtiens qui n’ont pas suivi à la radio lundi, le discours-marathon du Premier-ministre Jack G. Lafontant, préférant s’octroyer des crédits pour le soulagement partiel des bénéficiaires de TPS, aux Etats-Unis, ont été confiés aux autorités dominicaines de migration. Leur déportation était imminente.
En attendant de revenir sur Polifront dont on est sans nouvelle depuis la cérémonie de graduation de la centaine d’officiers, les militaires dominicains, de leur côté, ont rapporté qu’ils ont déjà, notez-le bien, fait prisonnier 7 fois plus d’ haïtiens en ce tout début d’année 2018.
Cependant, le président Jovenel Moise, dans son discours au Parlement, mardi dernier, soit 4 jours après une performance musicale de Michel Martelly qui excelle dans l’art de rabaisser le niveau de la présidence haïtienne, a affirmé qu’il demeure « convaincu que la meilleure politique migratoire est de renforcer l’État haïtien, de promouvoir l’Etat de droit, de produire davantage et mieux, de mieux éduquer le peuple, de fournir des services de base et de créer des emplois décents et durables« .
Parlant d’emplois décents, qu’avait bien accompli Jovenel Moise lors des dernières revendications salariales des ouvriers des industries de sous-traitances, se demande un étudiant haïtien « exilé » au Chili ?