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GANGS ET CORRUPTION GOUVERNEMENTALE

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Catégorie : En Bref
Création : 18 avril 2025

Le système Dévallon : quand la Caisse d’Assistance Sociale devient le bras financier de “Viv Ansanm”…

13 avril 2025

PORT-AU-PRINCE, dimanche 13 avril 2025, (RHINEWS) – Les révélations que la rédaction de RHINEWS a pu obtenir sur Elionor Devallon dressent le portrait glaçant d’un haut fonctionnaire devenu un pivot essentiel du système de terreur orchestré par l’organisation terroriste “Viv Ansanm”. Directeur général de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS) depuis août 2024, Devallon aurait mis l’institution publique au service des gangs, orchestrant un réseau de financement, de logistique, de couverture policière et de redistribution de fonds étatiques, au profit des chefs criminels les plus redoutés du pays.

Selon les informations extraites de plusieurs téléphones et échanges WhatsApp, Elionor Devallon entretenait des liens constants et directs avec Magalie Habitant, Prophane Victor, mais aussi avec Jimmy Chérizier alias Barbecue, Renel Destina alias Ti Lapli, Chrisla, Dwòl, Ezéchiel, Kempès Sanon, et Chalè, tous membres ou affiliés à la coalition terroriste Viv Ansanm. Dans son téléphone, Ti Lapli figurait sous le pseudonyme de « KOLO N » .
Une série de transferts financiers illégaux a été confirmée. L’un d’eux, central, porte sur 350,000 gourdes que Devallon aurait remis sur demande de Magalie Habitant pour le compte de Jimmy “Barbecue” Cherizier, chef de Viv Ansanm. Dans un message WhatsApp, Habitant déclare : « Celelou ap vin pran kòb la nan men DG a pote pou ou. »
Interrogé, Devallon a reconnu ce transfert, mais a tenté de minimiser en disant qu’il avait accepté de remettre seulement 200,000 gourdes, prétendument empruntées à un ami.

Cependant, les échanges indiquent que ces sommes venaient directement des fonds de la CAS, contournant toute procédure administrative. Magalie Habitant agissait comme courroie de transmission. Devallon, en lien avec ses collaborateurs Jean Junior César (directeur adjoint) et Wilinsky Dieujuste(comptable), auraient exploité la structure de la CAS pour extraire et rediriger l’argent public .
Son répertoire téléphonique contenait également des contacts directs avec des membres de gangs, et l’analyse de ses communications révèle une coordination active autour de livraisons de fonds et de matériel, notamment via Celelou et Tipouchon, deux lieutenants utilisés comme relais logistiques.

Le réseau de Devallon s’étendait jusqu’à la couverture sécuritaire armée : à son arrestation, il était escorté par deux policiers affectés à sa personne depuis plus de six mois — Pierre Paul Balan et Peterson Augustin — qui, loin de leurs fonctions officielles, le protégeaient au quotidien. Lors de cette opération, les policiers transportaient des armes de guerre, dont un fusil d’assaut CORE 15 et un pistolet Taurus.

Mais le système Devallon ne se limitait pas au soutien direct aux gangs. Un message texte adressé au PDG d’une station de radio très populaire de la capitale, révèle qu’il a imprimé un chèque de 4 millions de gourdes au nom de ladite station, sans précision sur les motifs ou les prestations associées. Il aurait reconnu avoir effectué ce type de transactions pour d’autres médias, dont une agence en ligne également bien connu sur l’échiquier médiatique en Haïti.

La perquisition à son domicile a permis de retrouver plusieurs talons de chèques en son nom, avec des montants dépassant régulièrement 50,000 gourdes, allant jusqu’à 360,000 gourdes sur un seul document.

Elionor Devallon a été formellement dénoncé par Magalie Habitant comme un « commanditaire de certains membres de la coalition Viv Ansanm », tout en confirmant l’usage de son chauffeur, Lenès Jean Philippe, pour des livraisons de fonds.

Loin d’être un cas isolé, Devallon opérait dans une chaîne étroite avec Prophane Victor, qui a lui-même utilisé sa position et ses proches (Ghandi Jensen Victor, Claudel Victor, Eder Victor) pour faciliter des flux financiers et des mouvements logistiques entre Savien, Croix-des-Bouquets, Solino et Canaan.
Devallon aurait détourné sa fonction à la CAS pour ériger une véritable infrastructure de soutien étatique au crime organisé, avec des ramifications dans les médias, la police, les circuits politiques et financiers. Son cas symbolise la manière dont les institutions haïtiennes ont été infiltrées jusqu’au sommet par les forces du chaos.

Chronologie – Le système Devallon

Août 2024

  • Elionor Devallon est nommé directeur général de la Caisse d’Assistance Sociale (CAS). Très vite, il y place ses proches et débute une série de détournements à des fins non officielles.

Octobre – Novembre 2024

  • Des fonds sont retirés des comptes de la CAS pour des distributions en liquide dans les quartiers de Carrefour, Croix-des-Bouquets et Martissant.
  • Devallon active un réseau de relais dont Celelou, Tipouchon, Wilinsky Dieujuste(comptable), et Jean Junior César (DG adjoint).

Décembre 2024

  • Premier transfert de 350,000 gourdes ordonné par Magalie Habitant pour Jimmy Chérizier alias Barbecue. L’argent est physiquement remis via Celelou, selon un échange WhatsApp :
    « Celelou ap vin pran kòb la nan men DG a pote pou ou »
  • Devallon reconnaîtra plus tard avoir donné 200,000 gourdes, prétendant que la somme venait d’un ami.
    5 janvier 2025
  • Devallon échange avec Magalie Habitant sur un second décaissement destiné à l’achat de munitions, 20 caisses à 3,500 USD, soit 70,000 dollars. Magalie l’exhorte :
    « Kòm se batay nap batay, fòk nou jwenn 20 kès bal ».

9-10 janvier 2025

  • Des policiers affectés à la protection de Devallon, Pierre Paul Balan et Peterson Augustin, sont formellement identifiés. Ils sont détachés depuis 6 mois auprès de lui.
  • Ces policiers sont arrêtés à Turgeau avec Devallon dans un véhicule officiel. Deux armes de guerre sont retrouvées à bord : un fusil CORE 15 et un pistolet Taurus.
    12 janvier 2025
  • Des informations téléphoniques révèlent qu’Elionor Devallon est en contact direct avec plusieurs chefs de gangs, dont Ti Lapli, listé dans son répertoire sous le nom de « KOLO N ».
    13 janvier 2025
  • Lors de son interrogatoire, Devallon reconnaît avoir signé plusieurs chèques de la CAS sans justification. Il mentionne notamment un chèque de 4 millions de gourdes à la Radio Télévision Caraïbes, et déclare avoir financé d’autres médias sans citer lesquels.
    15 janvier 2025
  • Des documents saisis à la CAS et à son domicile confirment des retraits fréquents supérieurs à 50,000 gourdes, avec des pointes à 360,000 gourdes.
    18 janvier 2025
  • Magalie Habitant désigne Devallon comme « un commanditaire direct » de Viv Ansanm. Elle reconnaît qu’il a financé plusieurs opérations, en particulier à Canaan et à Solino.

Fin janvier 2025

  • Des connexions téléphoniques et financières sont établies entre Devallon, Prophane Victor et les gangs de Barbecue, Izo, Chen Mechan, Jeff Gwo Lwa et Lanmò San Jou.

Guy Philippe dément, mais assume

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Catégorie : En Bref
Création : 18 avril 2025

La Rédaction - 13 Avril, 2025 - Guy Philippe a formellement rejeté les déclarations de la police du Sud qui l’accuse d’être à la tête d’un groupe armé s’apprêtant à attaquer le commissariat et la prison civile des Cayes.
Dans une déclaration publique, Guy Philippe a dénoncé ce qu’il qualifie de “manipulation grossière visant à le discréditer”.
La police avait émis une alerte ce week-end, faisant état d’informations selon lesquelles un groupe lourdement armé, présumément dirigé par Guy Philippe, préparerait une attaque imminente contre plusieurs infrastructures sécuritaires dans la région. L’annonce avait créé un climat de panique au sein de la population locale déjà éprouvée par l’insécurité.
Interrogé à ce sujet, Guy Philippe a affirmé :> “Je ne suis pas à la tête d’un groupe de bandits. Je mène effectivement une lutte contre ce pouvoir illégitime, mais ce n’est pas de la manière violente qu’ils veulent faire croire.
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte de grande tension politique et sociale en Haïti, alors que les autorités de transition peinent à rétablir l’ordre et à rétablir la confiance de la population.
La Rédaction
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La crise à Kenscoff fait flamber les prix des légumes sur les marchés

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Catégorie : En Bref
Création : 18 avril 2025

12 Avril 2025 - VBI - Depuis plusieurs semaines, la commune de Kenscoff est plongée dans une insécurité sans précédent, bouleversant profondément la vie quotidienne de ses habitants et fragilisant l’économie locale. Marquée par des tensions sociales et des difficultés d’approvisionnement, cette crise a provoqué une flambée inquiétante des prix des légumes, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Une localité réputée pour sa production de légumes frais comme la carotte, le poivron, la tomate et l’oignon, est désormais à genoux face à l’escalade de l’insécurité. Les attaques répétées des gangs armés perturbent gravement les activités agricoles et paralysent les routes menant vers les marchés. Ce contexte chaotique a rendu l’acheminement des produits frais extrêmement difficile, entraînant une explosion des prix : le lot de tomates est passé de 25 à plus de 75 gourdes en quelques semaines, les carottes se vendent désormais à 100 gourdes contre 50 auparavant, et l’oignon a vu son prix doubler.
Cette inflation a un impact dévastateur sur les populations les plus vulnérables. Pour de nombreuses familles à faibles revenus, acheter des légumes est devenu un luxe inaccessible. Une résidente de Pétion-Ville, rencontrée au marché « Cocoyer », confie : « C’est devenu presque impossible d’acheter des légumes pour un repas. On ne peut plus les intégrer à notre alimentation quotidienne. » D’autres consommateurs, pris dans la tourmente de la crise économique générale, sont contraints de réduire leur consommation ou de se tourner vers des alternatives moins coûteuses, mais aussi moins nutritives.
« Même avec de l’argent en main, on ne peut presque rien acheter », se désole une autre habitante, inquiète de la hausse des prix.
Des producteurs désespérés face à l’inaction de l’État …
12 Avril 2025 - VBI - Du côté des producteurs, le désespoir se fait sentir. Incapables d’écouler leurs récoltes à cause de l’insécurité, certains voient leurs produits pourrir sur place. « Nous avons des récoltes, mais nous ne pouvons pas les transporter. C’est trop risqué. Parfois, on est contraints de jeter des légumes invendus », témoigne un agriculteur local. D’autres, contraints de fuir les zones contrôlées par les gangs, abandonnent leurs terres, espérant échapper à la violence qui s’intensifie malgré les annonces des autorités à propos des opérations pour chasser ces criminels.
Face à l’escalade de la violence, l’État semble impuissant. Un rapport du Bureau Intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH) fait état de plus de 300 morts dans la commune, dont plusieurs agents des forces de l’ordre, tandis que plus de 7 000 personnes ont dû fuir leurs domiciles. Plus de 1 500 maisons, dont l’hôtel Le Montcel, ont été incendiées.
Les citoyens, choqués par l’ampleur de la situation, dénoncent l’absence de réaction efficace de l’État, qu’ils accusent de privilégier ses propres intérêts au détriment des urgences nationales.
Vers une crise alimentaire généralisée ? …
Si cette situation perdure, le risque d’une crise alimentaire généralisée devient de plus en plus réel. L’économiste Fabien Gérôme avertit que la combinaison de la hausse des prix et de la baisse du pouvoir d’achat pourrait plonger davantage de familles dans l’insécurité alimentaire. « L’État est incapable de gérer les besoins fondamentaux de sa population », déplore-t-il.
Quelle issue à cette crise ? …
Face à cette crise complexe, les solutions semblent difficiles à trouver. Certains plaident pour des mesures urgentes afin de rétablir la sécurité dans la région, tandis que d’autres insistent sur la nécessité de repenser les politiques agricoles et de renforcer l’appui aux producteurs locaux pour relancer la production. En attendant, les habitants de Kenscoff et des zones avoisinantes continuent de subir les lourdes conséquences de cette crise, dont les répercussions se font sentir bien au-delà des marchés.
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)

Un dimanche des Rameaux sans bandes à pied à Port-au-Prince …

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Catégorie : En Bref
Création : 18 avril 2025

13 avril, 2025 brèves VBI - En 2024, l’insécurité pesait déjà lourdement sur les festivités religieuses et culturelles en Haïti. Malgré tout, quelques rares bandes à pied avaient défié la peur pour faire entendre tambours et bambous dans certains quartiers. Mais ce dimanche des Rameaux 2025, c’est le silence qui règne dans les rues de Port-au-Prince. Pas une seule bande à pied n’a pu sortir. Les routes menant vers le centre-ville et ses environs sont presque entièrement occupées par des bandits lourdement armés. La ville ne danse plus, elle retient son souffle.
Baillergeau, le 13 avril 2025. – Chaque année, la tradition voulait que les rues de Port-au-Prince s’emplissent de sons et de ferveur dès la veille du dimanche des Rameaux. La ville vibrait au rythme des bandes à pied, qui, tambour en main, parcouraient artères et ruelles. Elles poussaient la foule à entrer dans la semaine sainte avec force et spiritualité.
Des routes comme la rue Capois, Lalue, le marché Salomon, la rue Chavannes, la ruelle Alerte, mais aussi des zones comme la rue Tunnel, Jean Philippe, Baillergeau ou encore Croix-des-Prés vibraient autrefois aux sons de Diagalo, Chamo Band, Fashion Matté, Jaguars Band, New-York New York, Raram No Limit, Relax ou encore Rosa Band. Ces groupes marquaient les esprits par leur énergie, représentant un canal d’expression populaire et culturelle profond.
Plus que de simples formations musicales, ces bandes incarnaient une culture de résistance, de foi et d’identité collective. En 2025, tout est figé. Aucun tambour, aucune flûte de bambou, aucun groupe n’a osé briser le silence.
Les traditionnelles descentes vers la rue Capois, les croisements animés à la rue Chavannes ou les tapages joyeux de la ruelle Alerte sont restés vides. L’insécurité est telle que même les plus téméraires ont dû se soumettre à la crainte. Les Rameaux se sont célébrés dans l’ombre d’un silence imposé par les gangs, qui dictent désormais leur loi dans une ville sans contrôle.
Tant que les routes resteront sous leur emprise, les espaces de rassemblement resteront synonymes de danger. Les traditions s’effaceront une à une. Et la société haïtienne continuera de perdre ces repères essentiels, sans que l’ordre ne soit rétabli.
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)

En Haïti, seules les feuilles sèches rappellent encore la semaine sainte

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Catégorie : En Bref
Création : 17 avril 2025

13 Avril 2025 Société VBI - Autrefois, la semaine sainte en Haïti vibrait au rythme de la foi, de la mémoire chrétienne et de traditions populaires, ancrées dans la culture du pays. Du vendredi saint au dimanche de Pâques, chaque moment était marqué par des rites symboliques, des coutumes familiales et un esprit de recueillement collectif. Aujourd’hui, ces traditions s’effacent peu à peu, englouties par la réalité brutale de l’insécurité généralisée.
Port-au-Prince, le 13 avril 2025. – En effet, cette période était visible et vibrante. Le ciel se remplissait de cerfs-volants, les églises résonnaient de cultes et de chants. Les familles se réunissaient autour de plats traditionnels. En 2025, tout cela semble appartenir à un autre temps. Faire voler un cerf-volant est devenu un acte rare, presque interdit. Le simple fait d’être sur un toit avec un cerf-volant en main représente un danger. Les balles perdues, fréquentes même dans des zones hors du contrôle des gangs, dissuadent toute tentative. La tradition a disparu, remplacée par la peur ...
Des milliers de personnes vivent aujourd’hui dans des conditions précaires. Elles n’ont ni le temps ni l’espace pour célébrer quoi que ce soit. La survie est devenue la priorité. Les rites religieux sont relégués au second plan. Les traditions se perdent et personne n’a le luxe d’y penser.
Les églises, elles aussi, ont vu leur programmation bouleversée. Le chemin de croix du vendredi saint, autrefois organisé en procession dans les rues, n’aura pas lieu au centre-ville cette année. Les artères principales, notamment le Champ de Mars, l’avenue Christophe et les environs, sont désormais contrôlées par des gangs. Cela empêche tout rassemblement public. Malgré les efforts de l’Église catholique pour adapter les célébrations, les fidèles peinent à y accéder.
Les églises protestantes du centre-ville, notamment les pentecôtistes et les baptistes, ont également suspendu leurs cultes liés à la semaine sainte. La traditionnelle prononciation des sept paroles de Jésus sur la croix ne sera pas entendue cette année. La majorité de ces temples sont inaccessibles depuis les nouvelles offensives du début de l’année.
Plus de Passion du Christ, ni d’activités festives …
Autrefois diffusé massivement à la télévision locale, le film La Passion du Christ, qui retraçait les dernières heures de Jésus, est aujourd’hui totalement absent des écrans. D’une part, l’insécurité et les préoccupations quotidiennes ont pris le dessus. D’autre part, la majorité des chaînes locales sont à l’arrêt. Elles ne sont plus en mesure d’assurer leur grille de diffusion traditionnelle.
Plus aucun promoteur n’ose organiser de festivités ou d’événements culturels. Les gens ne cherchent plus à se rassembler, mais à fuir. Ils courent de refuge en refuge, de maison en maison, loin des balles, loin des braquages, loin de la terreur.
Dans ce désordre national, que font les autorités ? Comme à chaque fête, religieuse ou nationale, on attend une note de presse. Quelques mots symboliques seront peut-être prononcés, accompagnés d’une action ponctuelle pour sauver les apparences.
Mais sur le terrain, rien de concret pour enrayer cette spirale de chaos. Rien pour restaurer les traditions. Rien pour freiner l’avancée des groupes armés. Le pays, impuissant, attendra une autre fête, une autre date, pour une nouvelle note.
Belly-Dave Bélizaire
Vant Bèf Info (VBI)

  1. La ville des Cayes noyée sous la pluie : l’inaction face à la crise urbaine pointée du doigt
  2. DES CONTENEURS SUSPECTS DISPARUS A LA DOUANE DE BELLADERE
  3. ET VOICI CE QUE DIT LE DIRECTEUR DE LA DOUANE DE BELLADERE
  4. OPERATION DE DEMANTELEMENT DES GROUPES CRIMINELS

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