48 Communiqué de Presse # 37
Levelt François tombe
Le Conseil électoral provisoire informe la population en général et les partis politiques en particulier que le nommé Levelt François a été retiré de la liste des candidats agrées à participer aux élections présidentielles des 25 octobre et 27 décembre 2015 pour avoir été condamné pour possession et traffic de crack et de cocaine aux Etats-Unis d’Amérique, infraction considérée comme crime transnational, en violation de l’article 36, alinea 9c) du Décret electoral.
Le Conseil, voulant veiller au respect scrupuleux des dispositions du Décret électoral après avoir été mis au courant du jugement condamnant le nommé Levelt François et après analyse a, en conséquence décidé de l’écarter de la compétition électorale.
Le Conseil réitère sa détermination à tout mettre en oeuvre pour la tenue d’élections libres, honnêtes, inclusive et démocratique
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Les candidats déjà rejetés (dont Laurent Lamothe) continuent de contester leur éviction de la course électorale. Ils se sont rassemblés au sein d’un groupe dénommé Collectif des candidats exclus (Coce).
Ces candidats écartés entendent exiger une dissolution du Cep au cas où leurs doléances ne seraient pas reconsidérées.
Partie du Canapé-Vert (secteur est) pour aboutir devant le local du Cep (Pétionville, périphérie est), une marche réalisée par les protestataires, le jeudi 18 juin, a appelé l’institution électorale à inclure les candidats écartés, en retournant sur sa décision jugée, selon eux, « illégale et arbitraire ».
Passé le lundi 20 juin, les protestataires annoncent l’organisation de sit-in devant le Cep, pour exiger, si rien n’est fait, la dissolution de l’institution électorale, indique Jonas Coffy de « Ayisyen pou Ayiti » (Haitiens pour Haiti) à AlterPresse.
L'agence des Nations Unies pour les réfugiés a appelé le Gouvernement de la République dominicaine à ne pas expulser des dizaines de milliers de personnes dont la citoyenneté a été remise en question par une décision de la Cour constitutionnelle du pays datant de 2013.
La plupart de ces personnes sont d'origine haïtienne et elles sont nées en République dominicaine. Pendant des décennies, la République dominicaine a reconnu les enfants de migrants haïtiens nés dans le pays en tant que citoyens dominicains quel que soit le statut migratoire de leurs parents.
Toutefois, la décision de la Cour, ainsi que des changements précédents concernant la loi sur la nationalité visant à lutter contre l'immigration clandestine en provenance du pays voisin, Haïti, a mis un terme à cette procédure. Un plan de régularisation leur avait donné jusqu'à mi-juin pour régulariser leur statut. La décision n'a pas pris en compte les certificats de naissance et les documents d'identité des enfants de migrants haïtiens, ce qui les a rendus apatrides. Un apatride n'est reconnu par aucun pays en tant que citoyen.
« Avec une population apatride en République dominicaine estimée à plus de 200 000 personnes, les conséquences de l'expulsion pourraient être dévastatrices », a déclaré le porte-parole du HCR Adrian Edwards lors d'un point de presse à Genève.
Adrian Edwards a indiqué que le HCR est à la fois préoccupé par des problèmes en matière de droits humains pour les personnes qui pourraient être expulsées et que les gens pourraient être expulsés vers Haïti, même s'ils ne sont pas considérés comme des citoyens de ce pays.
« Cela aurait de graves conséquences pour tous les personnes qui sont touchées par cette décision. C'est également un sérieux revers aux efforts mondiaux pour mettre fin au problème de l'apatridie », a-t-il ajouté.
Le HCR réitère qu'il est de la plus haute importance que la République dominicaine évite de créer une nouvelle situation de réfugiés et a offert son soutien aux autorités pour identifier et enregistrer ces personnes.
Les autorités dominicaines ont annoncé qu'elles procéderaient au suivi de tous les individus susceptibles d'être expulsés. Le HCR a recommandé que, pour les personnes qui prétendent être Dominicaines mais qui ne possèdent pas les documents requis, les autorités peuvent utiliser d'autres méthodes d'enregistrement, comme la connaissance de l'espagnol qui les distinguerait par rapport à des arrivants plus récents. En Haïti, la plupart des gens parlent le français et le créole local.
Depuis les années 1890, des centaines de milliers d'Haïtiens ont traversé la frontière vers la République dominicaine qui était plus prospère pour échapper à la violence politique et à la persécution ainsi que chercher une vie meilleure.
Centre de Communication du HCR
Port-au-Prince, le 19 juin 2015. A l’occasion du Sommet UE-CELAC (Union européenne – Communauté d’Amérique Latine et Caraïbes) qui s’est déroulé à Bruxelles, les 10 et 11 juin dernier, l’Union européenne et le CARIFORUM (le Forum Caribéen des Etats de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) ont signé le Programme Indicatif Régional (PIR) du 11ème FED (Fonds Européen de Développement).
Couvrant la période 2014-2020, le PIR, qui est doté d’une enveloppe de 346 millions d’euros soit plus du double que pour la période 2008-2013 (165 millions d’euros), vise à financer des programmes régionaux couvrant trois secteurs-clés : premièrement, la coopération et l’intégration économique régionale, deuxièmement, le changement climatique, l’environnement, la gestion des risques et désastres et les énergies renouvelables, et enfin troisièmement, la criminalité et la sécurité.
A l’occasion de l’adoption du nouveau PIR, l’ambassadeur de l’Union européenne en Haïti, Javier Niño Pérez, a déclaré : « Les Caraïbes se caractérisent par une grande diversité en termes de développement économique, de taille ou de statut des pays notamment. Dans le même temps, il existe des défis communs qui justifient d’une coopération accrue. » Et d’ajouter : « L’Union européenne en tant que partenaire régional majeur se réjouit de pouvoir accompagner une dynamique d’intégration et de coopération régionale qui se développe. »
Premier secteur de concentration du PIR, la coopération et l’intégration économique régionale se voit dotée d’un budget de 102 millions d’euros qui sera consacré à renforcer la coopération et l’intégration régionale, à développer un secteur privé inclusif et durable et à faciliter les investissements et les capacités commerciales des pays de la Caraïbe.
Le deuxième secteur de concentration – changement climatique, environnement, gestion des risques et désastres et énergies renouvelables – dispose de 61,5 millions d’euros afin de renforcer la résilience régionale aux effets du changement climatique et aux catastrophes naturelles, mais aussi pour soutenir une utilisation durable des ressources naturelles tout en augmentant l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.
Enfin, les secteurs de la criminalité et de la sécurité bénéficient d’une enveloppe de 44 millions d’euros pour la prévention du crime, la promotion d’une justice réparatrice, l’amélioration de la sécurité des citoyens et la sécurité aux frontières - y compris la gestion des flux migratoires - ainsi que pour favoriser une plus grande adhésion aux normes internationales en matière de lutte contre les crimes économiques, le financement du terrorisme et la corruption.
Haïti, qui perçoit plus de 40% des ressources du FED destinés à la région de la Caraïbe (420 millions d’euros sur un total d'environ 1 milliard d'euros), bénéficiera aussi directement de ces nouveaux programmes régionaux qui cibleront particulièrement les relations binationales haïtiano-dominicaines, le commerce et l’environnement.
Contexte
Le CARIFORUM a été fondé en 1992. Regroupant des Etats des Caraïbes, signataires de la Convention de Lomé IV, il coordonne l’attribution des ressources du Fonds Européen de Développement (FED) pour financer les projets régionaux dans la région caribéenne. Quinze Etats en sont membres: Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, Belize, la Dominique, la République Dominicaine, la Grenade, le Guyana, Haïti, la Jamaïque, Saint-Christophe-et-Nevis, la Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Suriname et Trinité-et-Tobago.
Taux Moyen d'Achat ( taux de référence) 49.8086
Taux moyen de vente des banques (tma) 50.8602