Les Port-au-princiens sont privés de carnaval cette année les festivités nationales sont célébrées dans la troisième ville du pays, les Cayes où des dizaines de milliers de personnes sont réunis pour les trois jours gras. Les rues de la capitale ont l'air bien triste sans défilé de groupes musicaux et sans ses centaines de milliers de festivaliers.
La mairie de la capitale s'est déchargée de la responsabilité d'organiser un défilé dans les rues de la capitale faute de moyen. Le maire Jean Yves Jason a indiqué que son administration ne s'engagerait pas officiellement dans l’organisation du carnaval à Port-au-Prince pour n’avoir reçu ni financement, ni prêt du gouvernement central pour les festivités à Port-au-Prince.
Toutefois, l’administration de la mairie promet de mettre en place des unités d’accompagnement pour les différents groupes et bandes déguisés désireux d’assurer l’animation pendant les trois jours gras.
Les traditionnels groupes à pied ont promis de faire danser la population dans les rues du centre ville.
La mairie de Port-au-Prince a fait savoir dans un communiqué que les démarches entreprises auprès de l’état haïtien et du secteur privé pour récolter les 50 millions de dollars prévus pour l’organisation du carnaval à Port-au-Prince n’ont pas abouti.
Par conséquent, la mairie invite les groupes a pieds, les bandes déguisées, et les DJ désireux de sortir pendant les trois d’informer l’administration de la mairie qui mettra à leur disposition des unités d’accompagnement.
Le bilan est de 1 mort et 130 blessés Satisfaction plus foule, tel est le bilan du premier carnaval national organisé dans la ville des Cayes. La victime est un jeune homme de 29 ans, répondans au nom de Schiller Guerrier qui avait trop bu et a été tué par un char dans la nuit de lundi à mardi. On a dénombré environ 2.000 masques représentant les diverses figures du carnaval haïtien, c’est à dire les indiens, les boeufs, les Charles oscar…etc… On a remarqué aussi la présence du groupe RAM qui arrivait en tête du cortège suivi de Brothers Posse et de Voix des Iles. Les carnavaliers n’ont pas manqué de noter comment les textes des meringues de ces deux dernières formations étaient plutôt dérangeants pour l’administration actuelle. Le chef de l’état était l’acteur principal de ce carnaval. Il s’est livré à des déhanchements très applaudis du public lors d’une apparition sur le char de Diakout # 1, signale le site de Radio Kiskeya, et il a été le premier à se féliciter du bon déroulement de cette première édition du carnaval national hors de la capitale. Le maire des Cayes, Yvon Chéry, a estimé que plus de 300.000 personnes venues de Port-au-Prince et des diverses villes du pays avaient tenu à faire le déplacement vers les Cayes. Y aura-t-il des retombées économiques pour la ville ? Les autorités tablaient sur d’importantes retombées économiques que pourraient entraîner ces festivités pour l’ensemble de la côte sud et ses destinations touristiques d’une beauté incontestable. Le chef de l’Etat était entouré des Sénateurs Joseph Lambert (sud-est), Youri Latortue (Artibonite, nord), Fritz Carlos Lebon (sud), Yvon Buissereth (sud) et Michel Clérié (Grand’Anse, sud-ouest). Mais il y avait un grand absent de ces festivités carnavalesques. Et il s’agit du Premier ministre Garry Conille. A cette absence il faut aussi ajouter celle du deuxième sénateur du Sud, Francky Exius.
A Port-au-Prince où la décision unilatérale de la Présidence de délocaliser le carnaval a fait de nombreux mécontents, plusieurs bandes à pied évoluaient mardi soir au Champ de Mars, centre traditionnel de l’événement, totalement bouclé par de nombreux agents d’unités spécialisées de la Police Nationale comme la CIMO et l’USGPN. Michel Martelly a promis qu’une fois que les milliers de déplacés du 12 janvier 2010 auront quitté la grande place centrale située au coeur de la capitale, un ‘carnaval des fleurs’ sera organisé l’été prochain afin de permettre aux Port-au-Princiens de s’éclater. Ce type de carnaval avait été instauré sous la dictature pour célébrer en juillet l’anniversaire de naissance de l’ancien Président à vie Jean-Claude Duvalier (1971-1986), note Kiskeya.
Le navire de la marine américaine: High Speed Vessel ( SWIFT HSV 20, est en Haïti depuis la semaine dernière. Cette visite entre dans le cadre de la mission du Commandement Sud des Etats-Unis; Southern Partbership Station 2012 (SPS 12),
On apprend que Le Swift HSV 2 a débarqué pour 4 millions de dollars (du Projet Handclasp) de matériels humanitaire, médical et éducatif qui ont été distribués à des ONG et d’autres institutions médicales et aux écoles à Mirebalais et au Cap-Haitien.
Le personnel de 90 membres du SWIFT, inclut des experts en construction, en opérations portuaires, et des spécialistes en médecine et en sécurité qui travailleront avec leurs collègues haïtiens au cours de cette mission pour rénover une école et un dispensaire au bénéfice de 14,000 résidents de la communauté de Caracol. Pendant leur séjour en Haïti, les spécialistes à bord se proposent aussi d’ organiser des sessions de formation pour les agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et de la Garde-côte haïtiennes et discuter avec des spécialistes du Ministère haïtien de la Santé sur des questions relatives à la santé publique et aux soins vétérinaires.
La nouvelle fait la une dans les médias. Jacques Quétant, condamné par la justice américaine à 27 ans de prison pour trafic de drogue, pourrait voir sa peine sérieusement diminuée pour services rendus à la Justice américaine. L’ex-baron de la drogue répondant au nom de Jacques Quétant aurait collaboré pour permettre de remonter à d’autres trafiquants. Lors d’une audition mardi, le procureur fédéral américain Lynn Kirkpatrick a soutenu que l’ancien dealer avait aidé les autorités américaines à identifier d’autres trafiquants et qu’il devait bénéficier d’une réduction de peine. Le juge Federico Moreno qui a entendu l’affaire n’a pas encore pris de décision. Les autorités américaines estiment que Quétant a fait entrer plus de 40 tonnes de drogue aux Etats-Unis entre 1987 et 1996.