Voix douce, légèrement féminine, ce qui me faisait le taquiner ("J'espère que Jean-Jacques DESSALINES ne parlait pas comme ça !" et lui d'éclater de rire), Maximilien LAROCHE, natif du Cap Haïtien (en 1937) et professeur durant près de quarante ans à l'Université Laval, au Québec, était un être tout en modestie qui était tombé en amour, comme on dit dans la Belle Province, avec la Martinique. Grand ami de Jean BERNABE et parti dans l'Orient éternel (comme on aime à dire en Haïti) en cette même année 2017, il a dû venir dix fois, vingt fois, je ne sais plus, dans notre île. Pour des colloques, des cours à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines du campus de Schœlcher en tant que professeur invité ou de simples voyages d'agrément. Ainsi était-il membre du jury du prestigieux Prix Carbet.
Il avait cette négritude tranquille, non exhibitionniste, non agressive, que sans doute les Haïtiens sont les seuls Caribéens à pouvoir afficher de par leur glorieux passé. Dans le pays le plus africain culturellement de tout notre archipel et de tout le Nouveau Monde d'ailleurs, on n'a pas besoin de boubous, de locks, de "black ceci" et "black cela" à tout bout de champ pour affirmer ce que l'on est. Mais c'est aussi le plus caribéen et Maximilien LAROCHE était un partisan farouche de l'Antillanité ou de la Caribéanité, peu importe le terme que l'on choisit. Car n'oublions pas qu'au jour de l'indépendance, en ce fameux 1er janvier 1804, DESSALINES et les siens n'ont pas cherché à effacer le nom colonial de Saint-Domingue pour lui donner celui de "Nouveau-Dahomey" ou "Nouveau-Congo". Ils ont repris l'ancien nom amérindien ("taïno" de l'île) à savoir "Ayiti" ou "pays de hautes montagnes" afin de bien marquer, signer même, leur autochtonie. En clair : les Tainos ont été exterminés jusqu'au dernier, eh bien, c'est désormais nous, les nouveaux autochtones ! A l'inverse, les colons européens n'ont eu de cesse d'européaniser l'Amérique avec leurs "Nouvelle-Grenade", "Nouvelle-Espagne", "Nouvelle-Angleterre" et autre "Nouvelle-France".
Négritude, Haïtianité, Antillanité/Caribéanité, Américanité, Créolité, toutes ces notions occupaient les recherches du professeur LAROCHE et ont été au centre de la pensée de celui qui fut un grand comparatiste, auteur d'une quarantaine d'ouvrages, tant en littérature qu'en sociolinguistique et en anthropologie. Il a su ancrer analyse littéraire dans l'histoire et la mythologie de son île, redonnant sa juste place au vaudou. Vaudou qu'il retrouvera sous la forme du candomblé au Brésil, pays dont il apprit la langue et devient aussi amoureux. Mais que l'on se garde d'oublier que MAXI fut aussi un Québécois car on ne vit pas quatre décennies dans un pays sans être transformé par lui et forcément y être attaché. Il a analysé également la littérature de ce bout de terre francophone d'Amérique du Nord en lutte pour sa souveraineté au mitan d'un océan anglophone.
Maximilien LAROCHE fut un précurseur de l'identité multiple, de la "diversalité" comme le disent les auteurs de l'Eloge de la Créolité. Profondément, indéracinablement même haïtien, il a su s'enrichir de la France (il a fait ses études et passé son doctorat à l'Université de Toulouse), du Québec, de la Martinique, du Brésil sans jamais cesser de rêver à l'Afrique-Guinée, comme disaient nos pères, où il lui est arrivé de poser le pied à maintes reprises. Tout cela en ayant pour compagne une Canadienne d'origine chinoise. Homme aux semelles de vent, MAXI, c'est sûr, verra LEGBA lui ouvrir toutes grandes les barrières du "paradis" du vaudou qui n'est autre que...l'Afrique-Guinée.
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Principales publications : Le miracle et la métamorphose (1970), L’image comme écho (1978), Littérature haïtienne, identité, langue, réalité (1981), L’avènement de la littérature haïtienne (1987), la double scène de la représentation (1991), Dialectique de l’américanisation (1993), La Sémiologie des apparences (1994), Mythologie haïtienne (2002), Littérature Haïtienne comparée (2007).
IciHaiti.com: Vers l’aménaement du Saut du Baril à Anse à Veau
Samedi, une délégation du Ministère du Tourisme était en mission d’évaluation au site du Saut du Baril situé à Anse à Veau (Département des Nippes)
Le Saut du Baril ne cesse d'attirer des visiteurs de tout genre en particulier à l'approche de la fête patronale de Saint Joachim célébré le 19 août de chaque année.
Le Ministère du Tourisme dont la mission consiste à mettre en valeur l'ensemble des sites naturels et touristiques du pays a jugé bon d'explorer le site en vue d'aménager ce joyaux de notre patrimoine.
Présentement le site est en mauvais état, depuis le passage de l'ouragan Matthew qui a causé de nombreux dégâts à la biosphere de la zone.
1 août 2017 Rezo Nodwes Aucun commentaire
Santiago de Chile, mardi 1er aout 2017 ((rezonodwes.com))– Les services de santé de la ville de Valdivia ont diagnostiqué la lèpre sur un jeune ressortissant haïtien de 28 ans lundi matin à l`Hôpital Base, qui dans les premiers moments, avait apporté un démenti formel à ce cas.
Patricio Rosas, directeur des Services de Santé a confirmé que la maladie a été détectée suite à une biopsie réalisée à l`Hôpital Régional de Valdivia.
Il a également indiqué que le patient reçoit actuellement un traitement à partir d`un antibiotique spécial et a lancé un appel au calme puisque la lèpre ou maladie de Hansen est une maladie qui n`est pas incurable et que le malade sous traitement peut continuer ses activités normalement.
Cependant, les réseaux sociaux, particulièrement des utilisateurs de Twitter, à l`annonce que le patient contaminé provenait d`Haiti, se sont lâchés sur l`internet avec des commentaires racistes et anti-immigrants, bien que d`autres ont essayé de temporiser en assimilant la phobie de la lèpre à de l`ignorance, puisque de nos jours cette maladie se soigne sans problèmes.
De plus, certains autres, documents à l`appui, ont démontré que ce n`est pas, comme le suggèrent les autorités, le premier cas de lèpre au Chili continental.
La Conférence américaine des Évêques Catholiques du Sous-Comité de l'Église en Amérique latine a attribué près de 4 millions de dollars sous forme de 244 subventions pour soutenir le travail pastoral de l'Église en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Les projets qui ont reçu un financement comprennent pour Haiti :
- Formation catéchétique : Ce projet permettra la formation de 400 agents pastoraux de quatre paroisses qui ont été touchés par l'ouragan Matthew. La formation sera centrée sur le thème de la famille chrétienne et se déroulera au cours de trois jours. Des séminaires, des ateliers et des discussions en groupe seront facilités, ainsi que des opportunités pour la prière et la messe quotidienne.
- En outre, une première subvention pour aider à reconstruire les églises dans la partie occidentale d'Haïti après le passage de l'ouragan Matthew a été approuvée. D’autres demandes et projets seront examinées lors des prochaines réunions du Sous-Comité.
« Je suis continuellement inspiré de tous ceux qui soutiennent la collection pour l'Église en Amérique latine », a déclaré l'évêque Eusebio Elizondo, évêque auxiliaire de Seattle et président du Sous-comité de l'Église d'Amérique latine « La générosité des catholiques à travers les États-Unis fait une différence dans la vie d'innombrables personnes en Amérique latine et dans les Caraïbes. Cette générosité reflète l'amour et la compassion de Dieu. Je peux le voir surtout dans la réponse que nous avons reçue pour aider les victimes de l'ouragan Matthew. Avec cette aide, nous finançons non seulement les projets pastoraux, mais aidons à reconstruire les églises dans certains diocèses d'Haïti ».
D'autres domaines de financement comprennent la formation au leadership laïc, séminaires et formation religieuse, le ministère des prisons et le ministère de la jeunesse. Les subventions sont financées par la Collection annuelle pour l'Église en Amérique latine, prise dans de nombreux diocèses à travers les États-Unis le quatrième dimanche de janvier. Les subventions à Haïti sont financées par la Collection spéciale pour Haïti, qui s'est produite après le séisme de 2010. Ces efforts de reconstruction sont gérés par le Partenariat pour la reconstruction de l'Église en Haïti (PROCHE).