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Port-au-Prince : opération démolition monstre

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 2 juin 2014

  

PORT-AU-PRINCE, 2 Juin – Le centre-ville de Port-au-Prince livré aux démolisseurs. Sans communiqué officiel, une bonne partie de la capitale haïtienne est depuis le vendredi 30 mai, en pleine opération démolition. Des immenses bâtisses en béton réduites en poussière en un clin d’œil.
En première ligne viennent les gros engins lourds du ministère des Travaux publics qui abattent les plus hautes murailles. Puis cédant la place à des centaines de particuliers armés de masses, de pioches et de pinces qui se mettent à dépecer les décombres de leur armature métallique, fer qu’ils vont ensuite revendre sur le marché local. Et dont une bonne partie serait embarquée pour l’étranger.
Cette opération se déroule dans un immense quadrilatère délimité au nord par la rue des Casernes et au sud par la rue St Honoré, donc trois blocs, à l’est et à l’ouest respectivement par la rue Réunion, à un bloc du palais national, et jusqu’à l’Avenue Jean Jacques Dessalines.


Selon le président de la commission communale, Pierre Richard Duplan, l’opération s’étendra jusqu’à la mer.
Tout doit être aplati, aplani ; seules exceptions les églises et autres temples, les tribunaux, le Pénitencier national et certaines écoles.
Mais notre confrère Radio Télé Méga a dû plier bagages. Nos sympathies à l’ami Charléus et son personnel.
Jusqu’à lundi matin il n’y avait encore aucune information officielle. Lors d’une conférence de presse en milieu de journée, le secrétaire d’Etat à la Planification dessina le cadre légal des opérations. Il s’agit d’une loi de 1979 sur la notion d’utilité publique qui a été remise en état après le séisme. La police est sur les dents. La pagaille s’amplifie. Les démolisseurs individuels menacent d’intervenir dans des zones ou des bâtiments qui ne seraient pas compris dans l’opération.
Même les cadres officiels se plaignent de l’absence de l’Etat qui aurait dû rendre public, relèvent-ils, un plan plus détaillé délimitant les zones d’intervention.
Ensuite que deviendra l’espace ainsi dégagé, du moins dans l’immédiat ?

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LIVRES EN FOLIE

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 16 juin 2014

 

'1959' sans quoi Haïti ne serait pas ce qu'elle est!

PORT-AU-PRINCE, 17 Juin – Parmi les auteurs en signature à la foire Livres en folie, ce jeudi 19 juin, Bernard Diedrich avec '1959', une année charnière dans notre Caraïbe.
'1959, l'année qui changea notre monde.' Trois républiques, trois leaders, aussi méfiants l'un de l'autre.
1er Janvier 1959, le dictateur cubain Fulgencio Batista s'enfuit et Fidel Castro, à la tête de ses barbudos, descend de la Sierra Maestra et entreprend une marche triomphale vers La Havane.
L'histoire de la Caraïbe ne sera plus comme avant.
Haïti est une île divisée en deux républiques. Avec deux dirigeants aussi opposés l'un à l'autre que les deux pays par leur géographie que par la langue et la culture ...
En République dominicaine, un dictateur cruel et endurci, le Généralissime Rafael Trujillo y Molina.
En Haïti, un apprenti dictateur, seulement deux années depuis son accession au pouvoir, François Duvalier, le futur Papa Doc.
Trujillo cherchait déjà à provoquer le renversement de Duvalier en tentant de suborner d'abord son premier chef d'Etat major, le Général Antonio Kébreau, vite envoyé en exil diplomatique.
Puis son chef de la sécurité politique, le terrible Clément Barbot, le créateur des Cagoulards. Et plus tard Tontons Macoutes.
Mais Trujillo et Duvalier vont devoir mettre une sourdine à leur conflit personnel à base plus de vanité, face à l'arrivée d'un danger commun, le chef barbudo, Fidel Castro.

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DECES - Leslie Manigat ou un Haïtien pas comme les autres …

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 30 juin 2014

  

PORT-AU-PRINCE, 27 Juin – L’un des plus redoutables hommes politiques haïtiens. Et pourtant il n’a jamais volé un sou de la caisse publique. Ni fait tuer ou maltraiter personne.
J’ai rencontré pour la première fois Leslie Manigat alors que je ne devais pas. En effet journaliste en Haïti sous Jean Claude Duvalier, vers la fin des années 1970 et alors que le mouvement dit de ‘la presse indépendante’ était à son paroxysme, j’avais décidé d’aller voir à quoi ressemblait l’opposition haïtienne. J’ai été reçu par presque tout le monde. L’ex-président Paul E. Magloire, l’ex-banquier Clémard Joseph Charles, les milieux socialo-communistes de Montréal ainsi que par les ex-pères Déjean, le père Gérard Jean-Juste à Miami (Floride) … Louis Déjoie était mort et le Professeur Daniel Fignolé demeurait toujours figé dans sa superbe !
Et pour finir de passage à Montréal, Leslie Manigat, qui nous fit un accueil chaleureux.
Lorsque je passai mes interviews en Haïti, le régime fronça les sourcils (convocation par le ministre de l’Intérieur Edouard ‘Dadou’ Berrouet) mais sembla considérer que je ne comprenais pas la gravité de mon geste. J’avoue que c’était en effet le cas.
L’ex-président-général Paul Magloire, qui a été un icône parce qu’on nous permettait, dans notre enfance turbulente, de marcher à côté de son beau cheval noir aux genouillères blanches lorsqu’il faisait sa tournée dans le quartier commercial de Port-au-Prince le jour de la fête de l’Armée, nous déçut par sa façon de traiter tout le monde de haut. ‘Ti Estimé’, ‘Ti Fignolé’ etc.
Quant à Clémard, il n’avait pas volé sa réputation de ‘pate kwè’ (nouveau riche) mais aussi c’est le revers du self made man, ce qui n’est pas rien dans un pays où les opportunités ne sont pas la chose du monde la mieux partagée.

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Le Mondial, les Noirs et la politique

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 7 juillet 2014

 MIAMI, 5 Juillet – La coupe du monde de football offre différents visages. C’est la première fois où l’on voit presque toutes les équipes nationales aligner des joueurs de race noire ou maghrébine.

A commencer par les sélections européennes : l’Italie, la Hollande, l’Allemagne, la Belgique, la Suisse, la France bien entendu ont toutes des Noirs dans leurs rangs.
Cependant l’attaquant italien Mario Balotelli, enfant noir adopté, s’emporte sur son compte Facebook des commentaires négatifs à base ethnique émis par des compatriotes après l’élimination prématurée de l’Italie.
Par contre, un supporter belge souhaite que son pays puisse dérober à la France sa vedette issue de l’immigration, l’attaquant Karim Benzema, celui-ci pouvant rechercher un refuge pour mettre ses millions à l’abri d’un fisc français considéré comme plutôt vorace.

Toutes sortes de prétextes …
On sait cependant que les politiques noirs tardent par contre à avoir totalement droit de cité dans toutes ces nations européennes. Y compris la ministre française de la justice, Christiane Taubira, que ses propres collègues ont souhaité plus d’une fois voir partir du gouvernement … sous toutes sortes de prétextes.
Vous me direz : heureusement qu’il y a les Etats-Unis d’Amérique.

 

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Haïti-Politique : A quoi ressemblera le prochain 1915 ?

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 14 juillet 2014

  

LIVRE : ‘La Route Jamaïcaine’ de Jean Victor Généus
MIAMI, 9 Juillet – Aujourd’hui il est courant d’entendre n’importe quel dirigeant politique en Haïti suggérer, sinon proclamer, qu’il a lui aussi son ‘blanc.’ Traduisez : il a aussi un protecteur dans la communauté internationale pour le couvrir dans ses entreprises politiques en Haïti.
Entendez aussi par là que le pouvoir n’est pas seul à avoir le support de la communauté internationale.

‘Pitimi san gadò’ …
En effet, celle-ci semble s’être arrangée pour circonscrire totalement le terrain de jeu, les centres de décision ainsi que de réflexion ; de pouvoir tout comme d’opposition. Comment en effet pourraient survivre nos (si nombreuses) organisations de la société civile puisqu’elles ne reçoivent pas de subvention gouvernementale ?
Cependant il y a l’aide au maintien des institutions démocratiques et à l’avènement d’un Etat de droit.
Et celle consacrée à une manipulation systématique des activités et surtout des prises de décision politique. Et qui y parvient. Puisque nos leaders n’hésitent pas à clamer haut et fort qu’ils ne sont pas des brebis égarées ni de pauvres orphelins perdus dans la nature (en créole : des ‘pitimi san gadò’).

Un nouveau bond dans l’inconnue …
Or c’est rien de nouveau en Haïti et notre Histoire non seulement en abonde mais c’est une recette certaine pour la catastrophe, dont la plus grave aura été l’Occupation américaine de 1915-1934. Or celle-ci était depuis longtemps dans les faits, progressant pendant tout un siècle à travers un même cercle vicieux dont les deux pôles principaux sont : dépendance et manipulation, qui soudain s’accélère, mais dès lors pour des raisons indépendantes de notre volonté, pour accoucher de la catastrophe finale. Du moins, comme cela se profile de plus en plus à nouveau aujourd’hui : d’un nouveau bond dans l’inconnue.
La troisième caractéristique du phénomène est l’absence de toute attache avec le pays réel, les politiques comme aujourd’hui ne sont préoccupés que de leur seule carrière.

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  1. Israël-Palestine : ‘que sont devenues les fleurs ?’
  2. Clifford Brandt s’échappe sous l’œil plutôt complaisant des autorités gouvernementales
  3. 300 DETENUS TOUJOURS AU LARGE
  4. HAITI - EXAMENS D’ETAT

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