Mme Eunide INNOCENT, Ministre à la Condition feminine et aux droits des femmes (MCFDF) a voulu commémorer le 3 Avri dernier la Journée Nationale du Mouvement des Femmes Haïtiennes.
La rencontre a eu lieu dans la Salle de conference du Centre de Convention de la BRH, parée de tous ses atouts pour recevoir l’assistance invitee à participer à cette commémoration.
Plusieurs interventions ont été faites. Signalons celle de la Ministre qui a tenu à rappeler celles qui ont perdu la vie pour cette lutte en faveur du droit des femmes. Une minute de recueillement a été observee en leur honneur “ Chapo ba pou nou medam. Nou pat janm lage, anpil nan nou tombe nan travay pou chanje kondisyon lavi fanm Dayti” a lancé la Ministre qui a profité de l’occasion pour renouveler l’engagement du ministère qu’elle preside à la promotion et à la défense des droits fondamentaux de la femme haïtienne.
Parmi les personnalités invitees à participer à cette table ronde, citons Madame Mirlande Manigat du RDNP, le DR Marjorie Joseph, Mme Nadine Louis, Mme Kenise Phanord, Mme Rose Esther Sincimat et Rose Esther Phanord.
Signalons aussi que plus d’une quinzaine de personnalités évoluant dans divers secteurs ont été honorees pour leur lutte en faveur de l’émancipaation de la femme haïtienne. Citons le Dr Jeanne Marjorie Joseph, la journaliste Clorinde Zéphir, Mme Nadine Louis, l’Ingénieur Jessie Ewald Benoit, la juriste Dilia Lemaire, Marie louise Gauthier , Daniela Jacques, Nadine Anilus, Alina Jean Gilles, Betty Viviane Jacque, Irma Jacques, pour ne citer que quelques unes d’entre elles.
Laurent Eugène
Infolive Haïti
RAMFILS DOMINGUEZ TRUJILLO DEMANDE LA CONSTRUCTION D’UN MUR DE SEPARATION
Jeudi à Upper Manhattan (N.Y) Ramfis Domínguez Trujillo, petit-fils du dictateur Rafael Leónidas Trujillo, candidat à la présidence de la République Dominicaine en 2020 du Parti Démocratique Institutionnel (PDI), un parti nationaliste et populiste, s'est dit favorable à la construction d'un mur à la frontière entre la République Dominicaine et Haïti pour mettre un terme à l'immigration illégale en provenance d'Haïti.
« Nous avons le droit de le faire [...] construisons un mur du Nord au Sud pour protéger les futures générations de cette invasion » a déclaré Ramfis Domínguez Trujillo, rappelant l’expulsion de milliers d’haïtiens en situation migratoire irrégulière du territoire dominicain depuis le début de l’année et le renforcement des moyens de surveillance à la frontière pour faire face à l'arrivée massive d'haïtiens « désespérés à la recherche d'un emploi et d'une vie meilleure »
Abondant dans le même sens, le conseiller démocrate, le révérend Ruben Diaz a déclaré « Je suis d'accord avec lui, chaque pays à le droit de défendre ses frontières [...] La construction d'un mur le long de la frontière pour défendre sa souveraineté n'est pas criminel [...] »
Le Sénateur americano-dominicain Adriano Espaillat (Parti démocrate, élu à la Chambre des Représentants dans l'État de New York) a déclaré à la presse qu’il s’opposait « à la construction du mur qu'ils veulent construire en République dominicaine » affirmant que la proposition faite par le petit-fils du dictateur Rafael Trujillo Molina, visant à contrôler l'immigration illégale, n'est pas à sa place « Il y a des gens qui soutiennent cela, car il y en a qui soutiennent le mur proposé par Donald Trump. »
Toutefois, les opposants de la construction d’un mur frontalier en République dominicaine estiment que de telles déclarations alimentent le racisme et la discrimination entre les deux peuples frères de l’île. Ils affirment que la situation entre Haïti et la République Dominicaine n'est pas une question de politique où de souveraineté, mais une question humanitaire...
Rappelons que ce projet de mur le long de la frontière revient épisodiquement ces dernières années, porté par des Partis nationalistes dominicains, chaque fois que des tensions migratoires surgissent ou que le nombre d’haïtiens en situation migratoire irrégulière en République Dominicaine augmentent.
Le linguiste Yves Déjean est décédé dans l’après-midi du 29 mars à Port-au-Prince, à l’âge de 90 ans.
L’éminent professeur allait avoir 91 ans le 16 mai prochain.
Détenteur d’un doctorat en linguistique à l’Université d’Indiana en 1977 et d’un master en Hébreu biblique, Déjean a étudié la théologie et la philosophie, avant d’être ordonné prêtre en 1952.
Il a enseigné dans les plus grandes Universités aux États-Unis et était également responsable du curriculum d’une série d’écoles américaines pendant plusieurs années.
De retour en Haïti en 1986, après la chute du régime des Duvalier, il a écrit plusieurs livres et de nombreux articles sur les questions de langue et d’éducation en Haïti.
Parmi ses productions, on retrouve des titres comme Yon lekol tèt anba nan yon peyi tèt anba (2006-2013) ; Comment écrire le créole d’Haiti (1977, 1980) ; Ann aprann otograf kreyol la (1986) ; Alfabetizasyon ak konsyans kritik : kesyon ak repons ; Alfabetizasyon san manti, mati san alfabetizasyon (1995) ; The native language as a medium of instruction : An issue revisited (1999). (Alter Presse)
Le Haut État Major de l`armée d`Haiti installé ce mardi par Jovenel Moise!
« C’est avec un sentiment du devoir accompli que je participe à la Cérémonie de Présentation et d’Installation du Haut État-major des FAd’H. J’ai fait mon devoir. Ces officiers devront remplir le leur en mettant sur pied un corps professionnel dédié à la protection de la Nation », a déclaré le président Jovenel Moise
Port-au-Prince, mardi 27 mars 2018 ((rezonodwes.com))– En dépit des critiques de certains organismes de droits humains, la Cérémonie de Présentation officielle et d’Installation du Haut État-major des FAd’H remobilisées a eu lieu mardi en présence du Président de la République, Jovenel Moise et du Premier Ministre Dr Jack Guy Lafontant.
« L’Institution militaire, démobilisée, mais inscrite en lettres d’or dans l’esprit et la lettre de notre Loi-Mère, renaît, prête à servir la Nation, son peuple aux prises avec une longue lutte pour sa redéfinition et son entrée dans le concert des économies et sociétés émergentes », a rappelé le président Moise.
Six officiers, membres de la défunte armée, ont été choisis par l`exécutif pour faire partie de ce nouvel État-Major. Il s`agit du Général de Brigade Sadrac Saintil, Chef d`État Major Général, du Colonel Jonas Jean, Inspecteur Général, de Jean-Robert Gabriel, Assistant Chef d`État-Major G1/G3, du Colonel Derby Guerrier, Assistant Chef d`État-Major G2/G4, du Colonel Joseph Jacques Thomas, Secrétaire de l`État-Major Général et du Colonel Fontaine Beaubien, Membre de l`État-Major Personnel du Commandant en Chef.
Rappelons que le BAI a révélé que Jean Robert Gabriel a été condamné par contumace dans le procès de Raboteau, annulé par la Cour de Cassation et que le RNDDH a accusé d`autres membres de ce nouvel état major d`avoir participé à l`assassinat de certains de leurs frères d`armes dans la nuit du 29 au 30 septembre 1991.
Le reporter-photographe Vladjimir Legagneur n`est plus joignable depuis le 14 mars.
Port-au-Prince, jeudi 22 mars 2018.-Le Kolektif 2D signale aux autorités concernées et compétentes la disparition depuis mercredi 14 mars 2018 du photo-journaliste Vladjimir Legagneur.
Ce dernier, parti faire un reportage dans l`un des quartiers de Martissant ne répond plus aux apels de sa femme et de ses amis.
Une plainte a été déposée par son épouse auprès de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) le vendredi 16 mars 2018., les proches du disparu attendent encore et toujours les résultats de l`enquête préliminaire.
Vladjimir Legagneur est photo-journaliste depuis plus de 5 ans et a collaboré à plusieurs médias imprimés et en ligne.
Reporter Sans Frontières (RSF) s’inquiète de la disparition de Vladiir Legagneur
« Reporters sans frontières exhorte les autorités à mener une enquête exhaustive sur la disparition du phot-ojournaliste Vladjimir Legagneur, déclare Emmanuel Colombié, responsable du bureau Amérique latine de l’organisation. Il est extrêmement inquiétant que, 10 jours après sa disparition, la police n’ait pu apporter aucun élément nouveau. »
Vladjimir Legagneur a quitté son domicile le 14 mars à 9 heures et n’est jamais revenu. Sa femme a signalé sa disparition le 16 mars auprès de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), qui affirme avoir ouvert une enquête. Sans nouvelles de son mari depuis, l’épouse du photographe est retournée au siège de la DCPJ le 22 mars, sans obtenir d’informations supplémentaires.
Haïti occupe la 53ème place sur 180 pays dans le Classement de la liberté de la presse établi par RSF en 2017.