La Santé Publique craint une explosion de l’épidémie de cholera dans les prochains jours en zone métropolitaine. Ceci serait du , dit le Docteur Jocelyne Pierre Louis dans une interview à l’AHP – Agence Haïtienne de Presse - à une augmentation de l’état d’insalubrité dans la ville. Tout de suite après la proclamation des résultats des élections présidentielles et législatives du 28 Novembre, le mardi 8 décembre, les manifestations de protestation ont commencé avec notamment le renversement des poubelles dans les rues pour les faire servir de barricades. Au camp du Champs de Mars, les latrines ont même été renversées et utilisées comme barricade. On a commencé alors à trouver des cadavres dans les rues, des cadavres abandonnés par leurs parents. Les fatras , une fois sortis des poubelles sont brûlés à même le sol négligeant ainsi les règles élémentaires d’hygiène. Ce sont là des conditions idéales pour une propagation de l’épidémie a fait remarquer le docteur Jocelyne Pierre Louis. Jusqu’à date 97.595 personnes ont été infectées et traitées. 46.749 hospitalisées, 2.193 décédées. Et des experts de la santé de l’OMS estiment que ces chiffres pourraient atteindre même le double de ceux publiés.
La situation n’est pas tout à fait revenue à la normale, mais les commerces ont ouvert, même si les portes d’entrées ne sont que entrouvertes et prêtes à être refermées à n’importe quelle alerte. Les stations d’essence fonctionnent et les voitures peuvent de nouveau circuler. Mais chacun est sur ses gardes et prêt à se mettre à couvert à n’importe quel moment. En attendant, les propriétaires de certaines entreprises sont ruinées, ayant vu leur magasin pillés. D'autres ont éé plus chanceux ayant vu leurs vitres cassées, sans que la foule ne rentre `s l'intérieur pour une mise à sac. Il n'y a vraiment pas moyen de faire des affaires, d'investir dans un pareil pays, puisque l'état est incapable de protéger le seceur des affaires. Tel est le commentaire que l'on entend de plus en plus chez la population vraiment en colère.
Les membres du Conseil de Sécurité expriment leur inquiétude face à la situation en Haïti. Dans un communiqué à l'usage de la presse, ils appelé toutes les forces politiques à faire en sorte tout au long du processus électoral que les résultats de l’élection reflètent la volonté populaire. Ils tiennent également à exprimer leur préoccupation au sujet des allégations de fraude électorale et ont affirmé leur détermination à soutenir la tenue d’élections libres et équitables.Ils lancent un appel aux autorités haitiennes et à la MINUSTAH pour qu'ils assurent un environnement calme et paisible et ils exhortent la MINUSTAH de continuer d’apporter son soutien crucial dans cette perspective. Les membres du Conseil de sécurité ont entendu un exposé du Secrétaire général adjoint chargé des opérations de maintien de la paix, M. Alain Le Roy, sur la situation en Haïti.
Il s’agit des ministre des affaires étrangères du Canada ( Lawrence Cannon) des Etats-Unis d’Amérique ( Hillary Clinton) et du Mexique ( Paricia Estinosa). La rencontre a eu lieu à Wakefield, dans l’Outaouais. Dès le début le ministre canadien a indiqué qu’il ne s’agit pas de se substituer au gouvernement haïtien pour le deuxième tour des elections. C’est au gouverneent haïtien à prendre ses responsabilités. La communauté internationale est là seulement pour assurer l’aide tecnique. Le peuple haïtien et ses dirigeants doivent travailler au rétablissement de la stabilité, a lancé le ministre Cannon.
Hillary Clinton, de son côté a rejeté la proposition du sénateur démocrate Patrick Leahy qi a parlé de mettre un embargo sur l’aide internationale au gouvernement haïtien et de bloquer les visas pour tout memre du gouvernement ainsi que pour sa famille. Pour sa part, la secrétaire d’Etat Clinton a rejeté la proposition d’un sénateur démocrate, Patrick Leahy, suggérant récemment un embargo sur l’aide internationale au gouvernement haïtien en guise de représailles pour un scrutin entâché par des allégations de fraudes et d'irrégularités. Madame Clinton a promis une aide technique pour épauler le gouvernement haïtien lors de la tenue du second tour du scrutin, le 16 janvier prochain.
Après la demande du sénateur Patrick Leahy, président de la commission judiciaire et de la sous-commission des opérations étrangères du sénat américain, c’est maintenant Hillary Clinton, la secrétaire d’état américaine qui a affirmé au cours d’une rencontre au Canada avec ses homologues canadien Lawrence Cannon et mexicaine Patricia Espinosa sur le brûlant sujet d’Haïti: “ Nous attendons plus” “ Je crois que le sénateur Leahy exprime la frustration grandissante du gouvernement et du peuple américain face à l’absence d’une réponse cohérence et nécessaire du gouvernement d’Haïti alors que nous approchons du premier anniversaire du séisme”.. Rappelons que Patrick Leahy avait appelé vendredi l’administration Obama à bloquer l’aide à Haïti et à révoquer les visas des plus hauts responsables haïtiens et de leurs familles s’il n’y avait pas un sérieux engagement en faveur d’élections démocratiques. "C’est un signal très clair que nous attendons plus et voulons plus" des dirigeants haïtiens, a-t-elle martelé. De son côté, le ministre canadien des affaires étrangère, Lawrence Cannon, a exhorté "les acteurs de la scène politique haïtienne" à "faire preuve d’un engagement ferme envers les principes démocratiques, y compris l’intégrité du processus électoral". Ottawa s’est dit, par ailleurs, prêt à contribuer au recomptage des voix des candidats aux présidentielles du 28 novembre, une procédure exceptionnelle enclenchée pour tenter de mettre fin à une grave crise post-électorale.