Port-au-Prince, le 27 mars 2017 - (AHP)- Une nouvelle cohorte de policiers vient grossir les rangs de la police nationale d'Haiti avec la graduation de la 27e promotion qui compte 946 agents dont 80 femmes. Ces nouveaux policiers étaient en formation à l'Ecole de police depuis juillet 2016.Ils ont notamment été formés en droits humains, techniques de combat, techniques de tirs et déontologie, a informé le directeur de l'école de police, le commissaire Bernard Elie.Pour sa part, le directeur général de la police nationale, Michel-Ange Gédéon, a rappelé aux nouveaux agents de la PNH leur mission consistant à protéger les vies et les bien, à faire respecter l'ordre et maintenir un climat de stabilité dans le pays.Il leur a demandé d'éviter tout écart de conduite et manquement à la déontologie de l'institution policières. Le chef de la PNH a également rappelé aux nouveaux agents que la PNH sera bientôt la seule force pour assurer la sécurité du pays après le départ des casques bleus de la MINUSTAH, la mission des nations unies pour la stabilisation d'Haiti.Michel-Ange Gédéon a aussi informé que l'année 2017 sera marquée par l'entrée en formation et la graduation de la 28e promotion de la PNH.Participant à la cérémonie, le president Jovenel Moise a promis l'accompagnement de son administration à la force de police et annonce que l'hôpital de Fontamara sera bientôt transformé en un centre de soins pour les policiers victimes dans l'exercice de leur fonction. Il a aussi promis que l'Etat aiderait les proches de fout agent de la PNH tombé en servant la population.Jovenel Moise a rappelé aux nouveaux agents que leur mission consiste également à protéger les citoyens, faire respecter le code de la route, accueillir le public, venir en aide aux paysans, lutter contre les trafiquants et les criminels, rechercher les bandits et les délinquants, exécuter les ordres de la justice.
Port-au-Prince, le 27 mars 2017 - (AHP)- Le Mouvement Visionnaire Dessalinien a annoncé une marche pacifique ce mercredi à Port-au-Prince pour dénoncer le vote par le sénat de laproposition de loi sur la diffamation qui avait été présentée par l'ancien sénateur Edwin Zenny.
Cette marche qui devrait aboutir devant le Palais Législatif vise à continuer d’agiter le débat autour du caractère rétrograde de cette proposition de loi qui viserait selon ses détracteurs, à garantir la perpétuation du pillage du trésor public et des biens de l'Etat en toute impunité.
Le coordonnateur du MOVID Abel Loreston qui rappelle que la liberté d’expression est garantie par la constitution, estime qu’une loi contre la diffamation n’est pas opportune.
Pour sa part, le premier secrétaire de la chambre des députés, Jean Willer Jean de la Croix-des-Bouquets, annonce une série de consultations pour évaluer la justesse et le contenu de la proposition de loi contre la diffamation déjà votée par le Senat.
Cette initiative fait suite à une demande de rencontre de plusieurs secteurs, a-t-il fait savoir. Il a toutefois souligné que la version manuscrite du document n’a pas encore été acheminée à la chambre basse.
Le député de Boucan Carré, Jude Jean a dit rejeter les opinions présentant la proposition de loi contre la diffamation comme une menace à la démocratie.
Jude Jean appelle les détracteurs de cette proposition de loi à rester sereins et à émettre leurs opinions sur cette loi dans les règles de l’art.
D'autres secteurs, tout en estimant que les parlementaires veulent de cette loi uniquement dans leurs propres intérêts, font toutefois remarquer que la diffamation est un mal qu'il faut travailler à éradiquer progressivement puisqu'elle est utilisée pour détruire ou tenter de détruire la vie ou la réputation de nombreux citoyens.
Selon un communiqué de l’ambassade du Chili en Haïti, cette visite au cours de laquelle Mme Bachelet doit s’entretenir avec son homologue haïtien, Jovenel Moïse, s’inscrit dans un double objectif. . En effet, Michelle Bachelet devra souligner le départ imminent des troupes chiliennes de la MINUSTAH et aussi consolider les liens d’amitié et de coopération entre Haïti et le Chili.
Durant sa visite, elle profitera pour passer en revue les troupes chiliennes basées au Cap-Haitien et à Port-au-Prince avant de se rendre dans les locaux de l’Ecole nationale de la République du Chili, reconstruite après le séisme grâce à un projet multisectoriel emblématique de la coopération chilienne.
D’autre part, Michelle Bachelet signera avec les autorités haïtiennes un « accord bilatéral pour la compatibilité ou l’équivalence et la reconnaissance d’études des cycles de l’enseignement de base ou fondamental et de l’enseignement moyen ou secondaire. »
Enfin, la Présidente Bachelet rencontrera la Représentante Spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies et Cheffe de la MINUSTAH, Sandra Honoré, « dans le contexte de la coordination pour le retrait des troupes chiliennes, prévu le 15 Avril 2017 ».
La Présidente chilienne visitera des travaux financés par son pays dans le cadre de la coopération entre les 2 nations.
Notons que ce sera la première visite d’un chef d’Etat étranger en Haïti depuis l’investiture du Président de la République Jovenel Moïse, le 7 février dernier.
Port-au-Prince, le 28 mars 2017 - (AHP) - A la veille du 30e anniversaire de la constitution de 1987, le mercredi 29 mars, des voix continuent de s'élever pour réclamer une nouvelle constitution et un nouveau régime politique. C'est le cas notamment du juriste Monferrier Dorval pour qui, la constitution de 1987 est une source d'instabilité.
Il nous faut un nouveau régime, affirme Me Dorval qui plaide pour un régime présidentialiste avec la suppression du poste de premier ministre, arguant qu'à chaque fois que le président doit choisir son premier ministre, le climat politique se détériore.
Une nouvelle constitution certes, mais en conservant les acquis démocratiques, a-t-il poursuivi, plaidant en faveur d'un rééquilibrage dans les relations entre les différents pouvoirs, notamment entre le législatif et l'Exécutif. Le premier doit conserver son pouvoir de contrôle sur le second qui, lui, a besoin de plus de marge de manoeuvre.
Les questions relatives au conseil électoral devront aussi être prises en compte dans cette nouvelle constitution, plaide l'homme de loi, estimant qu'il est anormal que le CEP soit à la fois juge et partie, notamment pour ce qui est des contentieux électoraux.
Il nous faut aussi avoir les moyens de remettre en question toute loi qui menace les droits fondamentaux des citoyens, a-t-il dit, citant en exemple, le projet de loi sur la diffamation, actuellement en discussion au parlement.
Il a estimé que la constitution de 1987, qui a été violée, souillée et profanée, en plus d'avoir été amendée de manière irrégulière, a fait son temps.
Le coordonnateur du collectif du 4 décembre, l'homme d'affaires Jean-Robert Argant, est lui aussi en faveur de l'adoption d'une nouvelle constitution pour permettre une gestion sereine du pays. Une nouvelle constitution, sur la base d'une entente nationale, avec la participation de tous les secteurs, argue M. Argant.
Le pays a besoin d'un nouveau projet social, selon M. Argant qui est lui aussi en faveur de la suppression du poste de premier ministre qui selon lui, est une porte ouverte sur la corruption.
Le Ministre de l’Environnement, Pierre Simon Georges a effectué, le lundi 27 mars, une visite de terrain dans plusieurs quartiers de la capitale pour constater l’état des ravines Cerisier, Loé-Menard, Marchand, Fond-Brache et Tesso au Morne l’Hôpital à Port-au-Prince.
Pierre Simon Georges estime que la situation est catastrophique, au regard des sédiments alluvions qui jonchent les canaux et des risques d’éboulement observés.
Le titulaire du MDE promet de soumettre un rapport au gouvernement, tout en réclamant les moyens nécessaires à des opérations de nettoyage et pour la construction de barrages.
Il a fait savoir que les mesures envisagées impliqueront tant la sensibilisation que la coercition.
« Des agents seront déployés pour contraindre des riverains à abandonner les zones dangereuses et aussi pour les sensibiliser sur la gestion des déchets », a-t-il annoncé.