“Les jeunes ont 3 options en Haïti: émigrer, mourir ou se battre”, dixit l’économiste Etzer Émile.
Ce sont les autorités haïtiennes qui planifient l’ émigration des jeunes haïtiens vers d’autres Pays. Et surtout n’ importe quel Pays, selon l’ Économiste Etzer Émile. A l’aide d’ une vidéo en pleine expansion sur les réseaux sociaux l’économiste s’ engage à dévoiler certaines choses cachées. Certaines vérités. Sans inquiétude.
<< On n’a qu’un seul plan pour les jeunes. Faire leurs passeports. Puis fuir le Pays. Et ceci vers n’ importe quel Pays. C’ est pourquoi à Port-au-prince on multiplie les centres de livraison de passeport. Je vous parle des choses vécues. J’ai assisté à des réunions où l’on encourage les jeunes à fuir le Pays. Les gens aiment quand les haïtiens quittent le Pays . En effet, moins de gens vont manifester. N’ oublier surtout pas de faire des transfert. Le transfert est estimé à 40% du PIB. Nous sommes le deuxième Pays le pLus dépendant du Transfert.>> a martelé Etzer Émile.
L’ Économiste a plus loin , affirmé que l’ on a trois choix: << D’abord Partir. Tout le monde quitte le Pays. Comme on construit le plan . Ensuite, mourir. Car cela n’intéresse personne. Sinon on aurait résolu le Problème des gangs qui terrorisent la population de La Saline. Enfin, se battre. Les jeunes n’ont que ces trois options>>, a- t- il poursuivi.
Quand il prend des positions. En critiquant les autorités étatiques et le secteur privé, M. Émile ne craint rien. Malgré certains auraient peur pour sa vie.
<<… Vous pensenz- vous que les gens sont victimes au bas de la Ville par ce qu’ ils ont ou n’ ont pas pris de position? … Je crois qu’il n’existe aucun rapport entre parler et ne pas parler pour être victime dans ce Pays>>, se rassure L’ Économiste.
Les autorités n’ont pas de moyens pour supporter aucune activité de l’esprit. Mais ils pronent une campagne de loisir dans le Pays selon ce qu’ a renchérit Etzer Émile dans cette vidéo. Dans ce contexte l’Économiste demande aux jeunes de permuter en changeant le statut de spectateur en acteur.
Le Département d’état resserre ses exigeces pour l’octroi de Visa de touriste.
Nouvelle exigence faite par le Département d’État Américain aux demandeurs de visas : désormais, presque toutes les personnes qui désirent voyager aux États-Unis devront aussi soumettre leurs noms d’utilisateurs sur les médias sociaux, leurs adresses électroniques ainsi que leurs numéros de téléphone.
Bahamas: Naomi Osaka vole au secours des victimes de l’ouragan Dorian
La tenniswoman Naomi Osaka a décidé de venir en aide aux milliers victimes de l’ouragan Dorian qui a dévasté l’archipel des Bahamas. C’est la Japonaise qui en a fait l’annonce sur Twitter, sans toutefois mentionner les détails quant à ce don.
« Je fais mon don à la Croix Rouge pour aider les secours aux Bahamas » a tweeté la joueuse de 21 ans, double championne de Grand Chelem. Elle invite d’autres intéressés à faire de même pour secourir les sinistrés dont le nombre ne fait qu'augmenter. Selon les autorités, plus de 76 mille personnes sont touchées dans les îles Abacos où Dorian a détruit 90% des logements.
Au Bahamas, les survivants de l'ouragan sont mécontents du gouvernement #AFP
UN SCANDALE DE TROP IMPLIQUANT LE PRÉSIDENT JOVENEL MOÏSE ET LA FAMILLE EL SAIEH POUR UNE PROPRIÉTÉ A L'AVENUE DU CHILI!
Par Jacques Kolo
Mme Elisabeth El Saieh, la fille DU musicien Issa El Saieh, a dénoncé le mercredi 12 février 2020 la décision du président haïtien Jovenel Moïse de déposséder la famille El Saeih d'une portion de terrain qu'elle occupe depuis plusieurs décennies à l'Avenue du Chili à Port-au-Prince.
"Il s'agit bien d'un cas d'abus de pouvoir de la part d'un Chef d'Etat qui n'a aucune maniere et aucun savoir-faire dans la gestion des choses de la Cité", a indiqué Mme El Saeih, une descendante palestinienne qui se dit révoltée par le débarquement sur le site, des policiers lourdement armés et d'un officiel sans avoir été informée à l'avance.
Un arrêté présidentiel avait déclaré d’utilité publique une propriété située à l'Avenue du Chili à Port-au-Prince en vue de construire un Lycée qui porterait le nom de Jean-Jacques Dessalines, père de l’indépendance d'Haïti.
"C'est un acte foncièrement arbitraire", a qualifié l’héritière de Issa El Saeih qui a fait les prémices du Compas direct, rythme populaire dansant haïtien. Mme Elisabeth El Saieh a fait savoir qu'elle est en possession de tous les documents légaux prouvant que sa famille est bel et bien le propriétaire de ce terrain que le président Moïse"souhaiterait accaparer", à travers la Direction Générale des Impôts (DGI).
Deux détachements de policiers spécialisés dont un de l'USGPN venus en éclaireur avant la visite du président Jovenel Moïse sur la propriété en question, ont eu maille à partir avec des membres de la famille El Saieh. Ces derniers n'ont pas voulu donner l'autorisation aux policiers de s'introduire sur la propriété d’où la famille El Saieh a élu domicile depuis plusieurs décennies.
La tension était à son comble entre un membre de la famille El Saeih apparemment décidé à ne pas lacher prise et le commandant de la troupe de l'USGPN au point que ce dernier a promis publiquement de procéder à son arrestation en présence du président, a assiste sur place un reporter de RHI.
Cette scène pour le moins épouvantable s’était déroulée en présence de M. Josué Agenor Cadet à cheval sur deux Ministères, l'Education Nationale et l’Intérieur. Visiblement dépassé par la situation, le Ministre démissionnaire depuis environ une année se trouvait dans l’impossibilité de calmer les policiers apparemment menaçant en "mission de déguerpissement", a précisé le Commandant de la troupe.
Toutefois, après l’incident, Jovenel Moïse et un membre de la famille se sont donnés l’accolade.
En juillet 2018, le commissaire du gouvernement d’alors, Ocname Clamé Daméus avait ordonné la démolition de certaines maisons jugées trop proches de la résidence du président Jovenel Moïse à Pèlerin 5.
L’opération a été conduite par un ancien directeur départemental de la police, Berson Soljour.
Le commissaire du gouvernement avait estimé que ces constructions érigées dans cette zone menaçaient la vie et la sécurité de la famille présidentielle.
Réseau Haïtien de l’Information (RHI)
Jovenel Moise sur la sellette : à Washington, son avenir se discute…
2 novembre 2019
Samedi 2 novembre 2019 ((rezonodwes.com))– En moins de 48 heures, toutes les données sur les rapports de l’administration Moise avec l’ International ont changé. La pression monte d’un cran sur le locataire du Palais National.
Amesty International s’insurge contre les violations flagrantes des droits humains; l’ONU s’inquiète de la dégradation de la situation humanitaire et les pertes en vies humaines qui en découlent; les députés canadiens se positionnent en faveur du peuple Haïtien et la diplomatie canadienne a organisé en urgence, à l’ONU, une réunion sur le dossier Haïti.
Toutefois, les plus grandes pirouettes diplomatiques se dessinent au pays de l’oncle Sam: Après la rencontre de la délégation des membres de l’opposition Haïtienne avec le congressman démocrate, Rep. Andy Levin, membre de la commission des Affaires étrangères de la chambre des Représentants, le Sénateur Marco Rubio, un membre senior et responsable de l’Hémisphère américain au sein de la commission des Affaires étrangères au Sénat, s’illustre avec intérêts dans le dossier Haïtien.
« Ceux qui dirigent Haiti, prenez une décision en faveur du peuple Haïtien, et avec le support américain, nous aiderons à faciliter dans la paix un processus démocratique… Toutefois, pendant que nous nous abstenons de dicter une solution à la crise, les leaders politiques doivent être au courant que ceux qui sont responsables de violations des droits humains seront sanctionnés…’.
Peut-on parler de revirement diplomatique de la part de Marco Rubio? Une lutte d’influence autour de l’avenir de Jovenel Moïse n’est-elle pas en train de se disputer entre Démocrates et Républicains par le biais du Congressman Levin et du stratège Sénateur Rubio? Quel parti se révélera l’allié du peuple haïtien dans la quête d’une solution à cette crise ô combien lassante?
Les élections présidentielles et sénatoriales aux Etats-Unis sont pour bientôt, dans exactement 12 mois. Rien ne se perd, tout se transforme dans la bataille de la conquête de l’opinion publique. Quand Nancy Pelosi, Speaker ou Présidente de la chambre des Représentants s’est invitée dans le dossier Haïtien autour d’une table avec les leaders communautaires Haïtiens de la Floride; quand Joe Biden, principal candidat démocrate à la magistrature suprême en face du sulfureux Président américain Donald Trump, se met de la partie pour critiquer la passivité de son adversaire sur le dossier Haïtien; ou encore quand Bernie Sanders, Sénateur démocrate, également candidat à la présidence, est le premier à dénoncer les violences en Haiti; il est évident que le silence et l’indifférence des Républicains ne tiendraient pas longtemps après les récentes déclarations du Représentant Levin sur la crise Haïtienne: [‘Je vais accélérer mes efforts au Congrès pour ajuster la politique des Etats-Unis aux demandes du peuple Haïtien qui réclame ce que les citoyens de n’importe quel pays méritent: liberté contre la violence, transparence, reddition de comptes, des élections à temps pour des leaders authentiquement et démocratiquement élus…’].
A cet effet, le Sénateur Rubio, un stratège pour l’administration Républicaine en place, se voit dans l’obligation de prendre le manteau du réalisme de la politique étrangère et de se positionner en « Patron déçu et irrité » contre le comportement punissable du président Jovenel Moise, celui qu’il considérait comme un « disciple soumis » et partenaire stratégique de l’agenda géopolitique américain contre l’influence chinoise dans la région et surtout contre le régime ‘criminel et corrompu’ de Maduro au Vénézuela.
Aujourd’hui, les données ne sont plus mêmes: le ton monte à Washington, la communauté internationale devient impatiente et les médias étrangers accélèrent les dépêches sur la triste réalité humanitaire auquel fait face le peuple Haïtien. La volonté de protéger un régime PHTK désorienté et une administration Moise sans défense légitime et légale, n’est plus de mise. Le discours rationaliste et le comportement diplomatique réaliste prévalent: le peuple Haïtien devient, d’un coup, l’intérêt central des discours diplomatiques et la solution médiane est préconisée au détriment du support inconditionnel préalablement constaté. L’alternative pour un changement de régime est vraisemblablement la seule solution à la crise haïtienne, cependant le facteur d’influence géopolitique sur les acteurs politiques du terrain reste encore indéterminé.
En somme, l’incertitude autour d’un éventuel départ du Président Moise reste, jusqu’à ce présent quart d’heure, une équation pendante mais ce qui est certain, c’est le changement dans le comportement des divers acteurs de l’international. L’homogénéité de l’entente bipartisane de la diplomatie américaine se fait sentir. Les dernières sorties du Sénateur Marco Rubio sur le dossier Haïtien rappelle bien les mêmes tactiques (et velléités) de Washington de vouloir faire tomber le régime ‘socialiste’ de Nicolas Maduro et bien d’autres (Cuba, Bolivie …). Les discours de violation des droits humains et de sanctions n’ont jamais été innocents sur l’échiquier international.
Quand vous n’êtes pas le Prince Saoudien Mohammed Ben Salmane (MBS), assis sur une manne pétrolière au Moyen-Orient et quand vous n’êtes pas non plus un Recep Tayyip Erdogan de la Turquie, membre de l’OTAN et principal Pont Géostratégique entre l’Occident et l’Orient, il y a lieu de considérer « l’option faire le ménage et du bon débarras » car la guerre d’influence entre élus américains sur un dossier géopolitique de grande importance, n’a jamais été sans conséquences.
Gumais Jean Jacques
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