Pas d’équipement, pas de salle de quarantaine, les médecins fuient l’HUEH
C’est le titre d’un article du Nouvelliste.
La salle de quarantaine n’est pas encore fonctionnelle, affirme le Dr Reynal Bastien, médecin résident en service social. Cette salle de quarantaine n’est autre que l’ancien bureau des archives, situé près de la salle des urgences de la médecine interne. Elle ne peut pas accueillir trois personnes à une distance d’un mètre 50. Un patient risque de contaminer un autre si trois personnes sont mises en quarantaine dans cette salle. « On n’a pas fait grand-chose jusqu’ici. C’est pourquoi les médecins ont déserté l’hôpital », a tranché le médecin qui figurait parmi les agents du personnel de santé remarqués ce mardi 23 mars au plus grand centre hospitalier du pays.
Un peu partout à l’hôpital des seaux d’eau et du savon sont placés. Il y a de l’eau en permanence mais pas plus que cela. « Vous ne trouverez pas de solution hydroalcolique dans tous les services ni de gants », a ajouté le Dr Bastien, soutenant que rien n’est fait pour le personnel de santé. Les médecins résidents demeurent à leur résidence mais ne se présentent pas à l’hôpital. Ils ne veulent pas exposer leur vie. Le ministère de la Santé publique et de la Population avait annoncé disposer, pour les prestataires de soins, un modèle d’équipement de protection individuelle (EPI) pour se protéger du nouveau coronavirus. « J’ai plus de 24 heures avec ce masque au visage. La semaine dernière, on m’a donné trois masques : le modèle N95, mais je ne peux pas me prononcer sur sa qualité », a expliqué le Dr Frandy Murenat, soulignant qu’il n’y a pas un téléphone renfloué à l’hôpital pour contacter le service d’épidémiologie si on enregistre un cas suspect.
Coronavirus : 8 cas confirmés dans le pays, selon le MSPP
Haïti standard, le 25 mars 2020.- Le Ministère de la santé publique et de la population (MSPP) a confirmé qu’au 24 mars 2020, huit (8) cas liés au Coronavirus ont été testés positifs dans le pays.
Dans un communiqué publié le 25 mars en cours, le MSPP en a profité pour demander aux Citoyens de continuer d’appliquer toutes les consignes d’hygiène et de sécurité proposer par l’État, afin d’empêcher à la maladie de se propager dans le pays. Parmi ces consignes :
• Rester à la maison ;
• Se laver les mains régulièrement ;
• Eviter de porter les mains dans la bouche, le nez et les yeux ;
• Observer la distance préconisée par les autorités (1,50 m), au moment des déplacements nécessaires.
Mais les media ne manquent pas de souligner que ce communiqué ne dit absoument rien concernant les transports en commun, les courses à moto où parfois on est jusqu’à 5 sur la même moto.
Quant aux marches, le CAP a connu hier jeudi 26 mars, une hécatombe, avec la destruction de tous les étals des marchandes du marché Cluny.
Celes ci ont dit qu’on leur avai bien anoncé qu’on allai nettoyr le marché
Mais n’avaient jamais imagine qu’on alait procéder à la destruction de tous leurs étalages
Courouées, indignées, les marchandes du Marché Cuny a Cap ont toutefois raporté que la mairie leur a demandé de se presenter LUNDI sur leur lieux de traail, ou à la mairie
Elles n’ont pas precise.
DANS ALTERPESSE, NOUS LISONS:
« Les infrastructures judiciaires ne permettent pas de respecter scrupuleusement la distance sociale (la distanciation sociale), d’un à deux mètres, d’une personne à l’autre », dans presque toutes les juridictions, en Haïti, dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, déplore l’Association professionnelle des magistrats (Apm).
« La grande majorité des cabinets d’instruction mesurent moins de trois mètres carrés et logent, à la fois, les bureaux des juges d’instruction et ceux de leurs greffiers », explique l’Apm, dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
AUTRE TITRE DE ALTER PRESSE:
Les conditions de détention des prisonniers, un obstacle à l’application de la distanciation sociale, alerte la Fédération des barreaux d’Haïti
DANS HAITI 24 :
International-Coronavirus: la France légalise la vente de l’hydroxychloroquine
Haïti/Santé/ Technologie La Digicel s’implique dans la lutte contre le coronavirus
Le PDG de la compagnie de téléphonie mobile Digicel, Maarten Boute, s’est prononcé, ce jeudi, sur la contribution de l’institution qu’il dirige dans la lutte contre le coronavirus dans le pays.
En accord avec le ministère haïtien de la Santé publique, Maarten Boute, dans son intervention au centre d’informations permanentes sur le coronavirus (CIPC), a mis l’accent sur une vaste campagne de sensibilisation et d’informations sur les réseaux sociaux. Plus de 30 millions de SMS ont été également envoyés à ses abonnés, selon les précision de M. Boute, qui a donné la garantie de maintenir l’initiative afin de toucher les cinq millions d’abonnés de la Digicel.
Un premier jet d’appel-robot a été lancé vers les clients concernant les consignes prises par les autorités compétentes afin de contrer la propagation du Covid-19, à en croire le numéro un de la Digicel.
La compagnie de téléphonie mobile a également opéré des changements internes pour aider l’État dans la campagne de sensibilisation sur le coronavirus. Le nom de la compagnie n’est pas affiché à l’écran du téléphone, c’est à dire si un client ouvre son téléphone, un message de sensibilisation va s’afficher en lieu et place de la Digicel. De plus, les codes USSD sont modifiés pour permettre aux utilisateurs de la Digicel de recevoir le même type de message en vérifiant leurs comptes.
Haïti/Coronavirus : Des points de lavage des mains payants
Au moment où des messages de sensibilisation sont en diffusion à travers le monde sur l’importance du lavage des mains en vue de prévenir la propagation du nouveau coronavirus, de nouvelles initiatives prennent forme à Port-au-Prince. Dans certains endroits de la capitale haïtienne, des points d’eau chlorée destinés au lavage des mains sont installés et les citoyens paient 5, 10 gourdes et plus pour une séance.
dans certains quartiers de la capitale, certains installent à des endroits stratégiques des points « payants » de lavage des mains avec des sceaux remplis d’eau chlorée, afin de permettre aux passants de se laver les mains, moyennant le paiement d’une petite cotisation.
C’est le cas du quartier de Juvénat, commune de Pétion-Ville. Les prix varient entre 5 et 10 gourdes, selon le milieu.
Cette nouvelle pratique arrive à un moment où le Coronavirus fait à peine son entrée en Haïti et le gouvernement recommande aux citoyens de se laver régulièrement les mains.
Notons que, dans certains endroits et depuis plus de 6 mois, la direction nationale de l’eau potable et d’assainissement (DINEPA) est aux abonnés absents.
Vant Bèf Info (VBI)
Et puis cette INFORMATION NON RELATIVE AU CORONA VIRUS:
International / Politique Washington offre 15 millions de dollars pour l’arrestation de Maduro
Les États-Unis, qui accusent le président Vénézuélien Nicolas Maduro d’avoir des liens avec des cartels de trafiquants de drogue, offrent jusqu’à 15 millions de dollars pour toute information pouvant permettre son arrestation et plusieurs de ses proches.
Washington, le 26 mars 2020. Les États-Unis sont prêts à offrir jusqu’à 15 millions de dollars US pour tout renseignement pouvant mener à l’arrestation du président vénézuélien, Nicolas Maduro et plusieurs de ses proches, accusés de « Narcoterrorisme ».
Le ministre américain de la justice, Bill Barr, a précisé que Maduro et ses proches sont inculpés de « Narco-terrorisme » aux États-Unis. Outre le président Maduro, le numéro deux de son parti, Diosdado Cabello, son ministre de la défense Vladimir Padrino Lopez ainsi que le chef de la Cour suprême sont parmi les personnes inculpées.
Les autorités américaines estiment que, pendant une vingtaine d’années, Nicolas Maduro et plusieurs de ses collègues haut placés ont coopéré avec les forces armées révolutionnaires de la Colombie (FARC) pour permettre l’entrée de plusieurs tonnes de cocaïnes aux États-Unis.
Le ministre a rappelé que son pays ne reconnait pas Nicolas Maduro comme président du Venezuela tout comme il ne reconnaissait pas Manuel Noriega comme président du Panama lorsqu’il l’avait inculpé pour trafic de drogue en 1989.
Économie / Coronavirus : Des bailleurs de fonds demandent la suspension des paiements de la dette des pays pauvres
Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) ont proposé le mercredi 25 mars 2020, la suspension des paiements de la dette des pays les plus pauvres afin qu’ils puissent réorienter des fonds pour lutter contre la pandémie de Coronavirus.
Monde, le 26 mars 2020.- L’épidémie du Coronavirus est susceptible d’avoir de graves conséquences sociales et économiques sur les pays pauvres, où un quart de la population mondiale et les deux tiers d’entre eux vivent dans une extrême pauvreté”, ont déclaré le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) dans un communiqué conjoint dont Vant Bèf Info (VBI) en a obtenu copie.
Selon les données de la Banque mondiale, 76 pays pourraient utiliser cette option, notamment le Pakistan, le Kenya, le Honduras, le Nicaragua, Haïti, le Nigéria, le Mozambique, le Népal, la Syrie et le Yémen.
Selon les dernières données en date du 26 mars 2020, (10:00 AM heure haitienne), dans le monde, 475,588 personnes sont déjà touchées par le Coronavirus, tandis que les personnes décédées sont au nombre de 21,820
Les pays et territoires avec des cas de COVID-19 sont 194, avec déjà peu de pays qui n’ont pas signalé de contagion, y compris certains archipels d’Océanie, de Corée du Nord ou des endroits en conflit où il est difficile d’obtenir des données, comme la Libye, le Soudan du Sud ou au Yémen.
La Chine reste le pays le plus touché, 81,285 et a de nouveau signalé des cas indigènes (quatre) après cinq jours consécutifs sans transmission locale; suivie de l’Italie, avec près de 74,386 cas; États-Unis, avec 66,778; et l’Espagne, avec environ 56,188; selon les chiffres de leurs autorités sanitaires.
Vant Bèf Info (VBI)
Haïti-Coronavirus : 348 médecins et infirmiers cubains viennent en aide à Haïti
GL/HPN
25 MARS 2020
AFFICHAGES : 425
Le gouvernement cubain a décidé d’envoyer près de 350 médecins pour aider les autorités sanitaires haïtiennes à lutter contre la propagation du Coronavirus dans le pays alors que le Ministère de la santé publique a recensé 8 cas de personnes positives.
"Au nom du président de la République Jovenel Moïse, et du peuple haïtien, je remercie le gouvernement et le peuple cubains pour le déploiement d'une brigade médicale de 348 médecins et infirmiers en Haïti dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus", a posté mercredi soir sur son compte twitter, Claude Joseph, Ministre des Affaires étrangères et des Cultes du gouvernement haïtien.
Le Chancelier haïtien et la Ministre de la Santé et de la Population, Marie Greta Roy Clément ont rencontré 25 membres du personnel médical cubain en la résidence de l'Ambassadeur de Cuba en Haïti. "Ce groupe fait partie de la brigade de 348 professionnels de santé de Cuba qui sont déployés à travers tout le pays pour nous aider à lutter contre le COVID19", ont fait savoir les membres du gouvernement au terme de cette rencontre.
Dans la même veine, le gouvernement haïtien a reçu quelques sceaux, le mardi 24 mars 2020, de l'Organisation des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF).
D'autres démarches sont en train d'être effectuées par l'administration Moïse-Jouthe auprès des pays dits amis d'Haïti en vue de voler au secours du pays.
Les chiffres officiels montrent que 8 cas de personnes testées positivement au Coronavirus (Covid19) ont été enregistrés au 25 mars.
ET NOUS TERMINERONS AVEC CETTTE EXCELENTE NOUVELLE ANONCANT L’ARRIEE CHEZ NOUS DE 348 médecins et infirmiers cubains viennent en aide à Haïti
Tous les media, toutes les aences en parlent.
Mais nous avons coise cette dépêche de l’agence HPN qui dit ceci :
Le gouvernement cubain a décidé d’envoyer près de 350 médecins pour aider les autorités sanitaires haïtiennes à lutter contre la propagation du Coronavirus dans le pays alors que le Ministère de la santé publique a recensé 8 cas de personnes positives.
"Au nom du président de la République Jovenel Moïse, et du peuple haïtien, je remercie le gouvernement et le peuple cubains pour le déploiement d'une brigade médicale de 348 médecins et infirmiers en Haïti dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus", a posté mercredi soir sur son compte twitter, Claude Joseph, Ministre des Affaires étrangères et des Cultes du gouvernement haïtien.
Le Chancelier haïtien et la Ministre de la Santé et de la Population, Marie Greta Roy Clément ont rencontré 25 membres du personnel médical cubain en la résidence de l'Ambassadeur de Cuba en Haïti. "Ce groupe fait partie de la brigade de 348 professionnels de santé de Cuba qui sont déployés à travers tout le pays pour nous aider à lutter contre le COVID19", ont fait savoir les membres du gouvernement au terme de cette rencontre.
Dans la même veine, le gouvernement haïtien a reçu quelques sceaux, le mardi 24 mars 2020, de l'Organisation des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF).
D'autres démarches sont en train d'être effectuées par l'administration Moïse-Jouthe auprès des pays dits amis d'Haïti en vue de voler au secours du pays.
Les chiffres officiels montrent que 8 cas de personnes testées positivement au Coronavirus (Covid19) ont été enregistrés au 25 mars.
(Paris) « Bâtisseur de ponts entre l’Occident et l’Afrique » : voilà comment se décrivait le saxophoniste Manu Dibango, première personnalité mondiale morte à 86 ans des suites d’une contamination au coronavirus, figure de l’afro-jazz devenu star avec son hit Soul Makossa.
Publié le 24 mars 2020 à 6h37 Mis à jour à 8h11 Partager
CHRISTOPHE PARAYRE
AGENCE FRANCE-PRESSE
=*Haïti/Coronavirus : Le nombre de cas confirmés s'élève désormais à sept*
_Le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) a informé, dans la matinée du mardi 24 mars 2020, que le nombre de cas confirmés au nouveau Coronavirus en Haïti s'élève désormais à 7. 4 dans le département de l'Ouest, 2 dans le Sud-est et 1 autre dans l'Artibonite._
CORONAVIRUS
Le Professeur qui avait réclamé un test raconte …
Je veux, suite aux calamités extrêmes de ces derniers jours, dire à vous toutes et à vous tous mes sœurs et frères MERCI. A vous toutes et à vous tous qui, dans un élan de solidarité sans pareil, avez témoigné de vos émois, de vos émotions bienveillantes et de votre humanité face aux circonstances agitées dans lesquelles j’aurais pu perdre la vie, je dis MERCI. ParentEs, amiEs, collègues de travail, connaissances et vous tou.t.e.s qui m’avez envoyé vos pensées positives, vos sollicitudes me touchent profondément. Je ne peux oublier de mentionner les nombreux messages de soutien de professeurs et d’étudiants du Campus de Limonade et du reste de l’Université d’Etat qui sont, pour moi, une source puissante d’énergie où je trouverai la force pour affronter l’avenir.
Je croyais avoir agi avec responsabilité et été dans la ligne du rapport citoyen que j’ai toujours développé avec mon pays. Mais les institutions de l’Etat m’ont abandonné. L’ignorance, la misère et la violence laissées comme les seules consolations à la très grande majorité du peuple ont triomphé. L’ignorance et la misère engendrent la peur et la violence : c’est une leçon de réalité qui vit désormais dans mon corps et dans ma chair.
Ma motivation reste et demeure citoyenne et je n’éprouve aucun regret d’avoir posé ce geste !
Il est évident que des controverses, positives pour certains et négatives pour d’autres, affecteront durablement ma vie SOCIALE. Mais ma conscience restera mon seul VRAI juge. J’ai par ailleurs une certitude inébranlable : quand l’ignorance sera remplacée par une ÉDUCATION DE QUALITÉ pour toutes les Haïtiennes et tous les
Dimanche 22 mars 2020
Haïtiens sans exception, mon geste ne fera pas l’objet de réquisitions des procureurs qui siègent au tribunal des passions politiques.
Je produirai un rapport détaillé de toutes les circonstances de mes calamités et péripéties durant les deux jours des mardi 17 et mercredi 18 mars.
Je ne veux pas ajouter de l’eau au moulin d’un personnage grossier et ridicule qui, on ne sait jamais quand il exprime ses propres idées ou celles qu’il profère sous diktat, continue malheureusement d’être un des fossoyeurs de nos possibilités en tant que peuple et une boussole assurée du naufrage national. Toutefois, je déplore l’usage politique qui a été fait par les « autorités » les plus haut placées d’une situation où j’ai failli mourir. Je porterai plainte contre ceux qui répandu des rumeurs dégradantes sur ma personne et exigerai des excuses publiques de la part de monsieur Jouth Joseph pour ses propos pleins de légèretés et de bassesses. C’est à la fois un mépris inconsidéré pour ma vie et, plus généralement, pour les vies insignifiantes de ceux qui ne comptent pas dans l’ordre social inégalitaire haïtien. Cette stratégie vise en plus à cacher l’incompétence visible d’un gouvernement conforté dans une politique dissimulée depuis toujours derrière le mensonge. Pour masquer l’absence de plan et de structures capables d’affronter l’épidémie du Coronavirus, le « Premier ministre » choisit la diversion politique.
J’ai été indigné et révolté quand, le jeudi 19 mars à 10 hres 08 du matin, la Ministre de la santé publique m’a appelé pour m’annoncer que mon test était négatif et profitant pour me demander de venir débiter devant les médias des mensonges au Peuple haïtien. A plusieurs reprises, elle a insisté pour me demander de dire que ma prise en charge ait été assurée alors que ça n’était pas le cas et que je lui ai expliqué toutes mes péripéties. A chaque fois, j’ ai répondu : Madame la Ministre, je dirai la VÉRITÉ !
Bizarrement, quelques temps après ce refus d’exécuter la demande de la Ministre, Tonton Bicha sort une vidéo aussi grotesque qu’ignoble dans le but de me
disqualifier. L’essentiel de ce qu’a dit Tonbon Bicha a été récité copieusement par monsieur Jouth Joseph.
Je regrette de me voir obligé de défendre MON HONNEUR en relatant ces faits à un moment où l’union sacrée nationale doit être le leitmotiv de chaque Haïtien. Le Coronavirus est une réalité à laquelle le mensonge ne peut résister. Le moment doit être réservé à tout ce qui est force, courage, patriotisme, engagement et détermination, sauf aux polémiques stériles et irresponsables.
Serrons les rangs et retroussons nos manches pour mener la guerre contre l’introduction du Coronavirus dans notre pays. Force Haïti, Vive Haïti !
MÈSI tout moun ! Lavi pou tout moun !
Nelson BELLAMY 05 h 30 AM
Ayibopost.com
Certains ont déjà pris refuge aux États-Unis. D’autres affirment qu’ils ne viendront plus travailler si des cas de Covid-19 sont confirmés dans le pays.
La population n’est pas la seule à paniquer face à la propagation du nouveau coronavirus dont aucun cas n’est encore confirmé en Haïti, selon les autorités. Des médecins haïtiens s’inquiètent, eux aussi, de cette maladie qui a déjà fait plus de 9 000 morts et infecté 200 000 personnes à travers le monde.
Exposés quotidiennement et sans protection adéquate, certains médecins menacent de ne plus venir travailler en cas de confirmation de la présence du COVID-19 en Haïti.
Un manque d’équipements
Les instances du Ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) annoncent des efforts, mais semblent toujours mal préparées.
Au 18 mars 2020, l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), plus grand centre hospitalier du pays, n’a aucun dispositif ni pour le personnel médical ni pour d’éventuels cas de personnes infectées par le coronavirus.
« Depuis des lustres, l’hôpital général fait face à un manque de matériel, témoigne Chéry Jacques Daniel, médecin résident à l’HUEH. Les gants et cache-nez sont utilisés à plusieurs reprises par le personnel médical. Il n’y a presque pas d’eau et de savon à l’Hôpital alors qu’ils sont essentiels dans la [prévention] du virus ».
Face à cette situation, le docteur se montre terrifié. « La majorité des médecins de l’hôpital s’entendent là-dessus : en cas où un patient atteint du coronavirus se pointe à l’HUEH, aucun d’entre nous ne viendra travailler », confie Chéry Jacques Daniel.
Le médecin s’indigne contre les conditions du système de santé dans le pays. « À maintes reprises, nous avons exigé de l’État de meilleures conditions de travail et de mieux équiper les hôpitaux publics, poursuit Daniel. Nos revendications n’ont pas été écoutées. Aujourd’hui, personne ne va exposer sa vie face à ce virus ».
Un autre médecin résident qui n’a pas voulu s’identifier confirme qu’il pense aussi abandonner le centre hospitalier avec quelques collègues.
Selon les données d’Évaluation des prestations des services de soins de santé (EPSS-II), seulement 3 354 médecins évoluent sur tout le territoire national. Ce nombre restreint de professionnels doit administrer des soins à environ 10 millions d’habitants.
Stock de matériel d’urgences
Dans l’urgence actuelle, leur présence s’avère essentielle. Les salles d’hôpitaux doivent aussi être adaptées aux interventions liées au COVID-19. Tout le matériel et les instruments utilisés devraient être à usage unique ou désinfectés, stérilisés puis vérifiés avant réutilisation.
« Le [MSPP] est en train de faire des démarches avec des partenaires internationaux pour renforcer le stock de matériel d’urgences que le ministère a déjà en sa possession », confie le directeur départemental de l’ouest de la santé, Martial Beneche. Pour l’instant, le ministère et non les hôpitaux compte certains équipements en stock qui sont toutefois limités.
En même temps, ce manque d’équipements n’est pas un problème haïtien suggère le directeur départemental. Il indique que la rareté de matériel médical est à présent mondiale avec le nouveau coronavirus.
Cette situation sème la panique au sein du personnel médical haïtien. La plupart des médecins se montrent prêts à prendre des vacances ou à s’isoler du danger. Ils ne souhaitent pas exposer leurs vies et celles de leurs familles si les hôpitaux ne sont pas équipés.
C’est ce qu’a confirmé le directeur de la maternité au centre obstétrico-gynécologique Isaïe Jeanty-Léon Audain, maternité de Chancerelles, Chantal Datus Junior. « Plusieurs de mes collègues médecins sont allés s’installer en Floride, par crainte de l’envahissement du virus en Haïti », dit-il.
Chantal Datus Junior explique avoir plusieurs cas de médecins résidents qui veulent fermer leur dossier à l’hôpital à cause de la panique que crée cette nouvelle pathologie.
Les médecins seront impliqués
D’autres médecins prennent courage et disent être prêts pour servir, malgré tout. Selon les vœux du serment d’Hippocrate, il est un impératif d’apporter soutien et assistance aux malades.
« S’occuper des autres est une vocation, bien que le niveau de contagiosité soit très grand », croit le docteur Allan Chery. Face à l’insouciance de l’État, ce médecin dit se procurer lui-même des matériels pour se protéger en cas où un patient atteint du COVID-19 ferait son apparition à l’hôpital Notre Dame des Cayes où il prête ses services.
Ce chirurgien qui travaillait jadis à l’HUEH estime qu’on ne devrait pas s’inquiéter si les médecins fuient les hôpitaux. La médecine fait face toujours à ces genres de situations lorsqu’il y a une nouvelle pathologie non encore maîtrisée, dit-il. Chery croit que c’est une réaction purement humaine. « Même si nous sommes tous des professionnels nous n’avons pas toujours les mêmes réflexes ».
Alors qu’il s’insurge contre un manque de formation du personnel médical dans le contexte actuel où les ressources du pays s’avèrent limitées, Chery Chery dit espérer que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autres structures internationales pourront venir en aide à Haïti.
Lors de l’épidémie du choléra de 2010, l’apport de Médecin sans frontières (MSF) a été important dans la prise en charge. Pour le COVID-19, MSF n’a pas encore effectué de préparatifs.
Le responsable de communication, Lunos Saint-Brave, précise que les actions de MSF seront guidées par le ministère. « Nous travaillons en étroite collaboration avec le ministère. MSF n’a pas de dispositifs médicaux pour le coronavirus. Les préparations se font seulement à l’interne », dit-il.
Unique centre de référence
Le COVID-19 occasionne des symptômes graves, notamment le syndrome de détresse respiratoire aiguë, chez les patients déjà fragilisés. En Haïti, l’hôpital Sanatorium est l’unique centre de référence dans le domaine de la pneumologie. Les autorités sanitaires du pays y ont organisé des séances de formations dans la prise en charge du nouveau coronavirus.
Selon le directeur médical du Sanatorium, Jean Ardouin Esther Louis Charles, les médecins de cet hôpital ont déjà acquis une « connaissance avancée du poumon par rapport aux manifestations du virus dans cet organe ».
Le ministère n’a encore désigné aucun centre où se rendre si les symptômes du COVID-19 sont ressentis. Le pneumologue Jean Ardouin Esther Louis Charles promet néanmoins que le sanatorium sera l’un des premiers hôpitaux à s’engager dans la lutte contre le virus.
« Au niveau de la connaissance du coronavirus et des prises en charge, nous nous sommes préparés. Mais les moyens devront être là », lance Jean Ardouin Esther Louis Charles. La garantie de matériels médicaux et de salles réservées aux personnes atteintes du virus représente jusqu’à date un défi pour les autorités.
Au 19 mars 2020, la République Dominicaine compte 34 infections et deux morts. La probabilité que cette maladie traverse en Haïti reste importante. « On n’y peut rien », déclare Doccy Delvalès. « Nous sommes déjà faibles, la prévention doit notre principal guide », dit ce médecin.
Rappelons que le lavage des mains, la pratique des méthodes d’hygiène, de confinement et de distance sociale sont vivement recommandés pour se protéger face à la propagation du coronavirus.