Droits humains : Le défenseur de la communauté Lgbt, Charlot Jeudy, retrouvé mort.
P-au-P, 25 nov. 2019 [AlterPresse] --- Le célèbre militant de la communauté Lgbt (Lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels) en Haïti, Charlot Jeudy, président exécutif de l’organisation de droits humains Kouraj, a été retrouvé mort dans son lit, ce lundi 25 novembre 2019, à Puits Blain (à l’est de la capitale, Port-au-Prince), selon des informations recueillies par l’agence en ligne AlterPresse auprès de l’un de ses proches.
Le cadavre saignait par la bouche et au nez et des matières fécales ont été retrouvées dans son lit. Ce qui semblerait être un cas d’empoisonnement, selon la source d’information.
La famille de Charlot Jeudy dit attendre de pouvoir faire la lumière sur les circonstances de cette disparition.
Le fondateur de l’association Kouraj s’était lancé dans une lutte contre la discrimination, la stigmatisation, l’exclusion et la violence à l’égard des homosexuelles et homosexuels haïtiens.
« Si je fais de la politique, c’est en tant qu’homosexuel. Pour beaucoup d’entre nous, la création de Kouraj est une révolution, le début d’un combat. Mais, pour moi, c’est l’accomplissement de ce combat », avait-il exprimé à travers l’interface du site web de l’association Kouraj.
« Nous voulons proposer un discours alternatif sur l’homosexualité en Haïti. Car, depuis trop longtemps, seuls les homophobes discutent de cette réalité et proposent leur interprétation », soulignait Charlot Jeudy.
Fondée le 18 décembre 2011, l’association Kouraj est un regroupement d’activistes homosexuels créé afin de mettre fin à la non prise en compte, dans les politiques publiques, du troisième sexe ainsi que des transgenres en Haïti.
Haïti : le combat pour la guérison dans un pays en souffrance
Radio-Canada est allé à la rencontre d'Haïtiens en attente de traitements médicaux.
Philippe Leblanc
Publié le 7 novembre 2019
Des milliers d'Haïtiens ont fait la queue sous un soleil de plomb pendant des heures, mercredi, dans l'espoir de voir un médecin américain. Le navire-hôpital USNC Comfort, accosté à la base navale Carrefour en banlieue sud de Port-au-Prince, offre des services médicaux gratuitement jusqu'au 13 novembre. Les conditions de vie se sont lourdement détériorées en Haïti dans les dernières semaines en raison des violentes manifestations.
Il faut dire qu’iI y avait des tentes mais pas en quanité suffisante pour protéger les patients en attente du soleil
Voici quelques Haïtiens rencontrés à Carrefour.
La santé avant la politique
Célienne Leméton est arrivée en file à 2 h du matin, six heures avant que les médecins américains n'ouvrent les portes de la clinique temporaire. Elle est venue avec sa fille de 14 ans, Perpétue, qui a une immense excroissance à la joue droite. Elle a été opérée pour une tumeur en février, mais sa joue a recommencé à enfler depuis. Célienne Leméton n'a pas les 400 $ CA nécessaires pour aller passer les tests d'imagerie médicale dans un laboratoire privé. Elle espère donc que les médecins américains pourront l'aider.
Je n'ai pas d'opinion sur le "péyi lock" [pays bloqué] ou la politique en général. Je prie simplement Dieu pour que ma fille obtienne de l'aide médicale, confie-t-elle.
Un diagnostic difficile à obtenir
Jean-Claude Jérismé a fait huit heures de route dans l'espoir de voir les médecins. Il est parti de Tiburon, dans le sud du pays. Il a vu des médecins haïtiens quatre fois dans la dernière année et il a même passé des radiographies. Il n'arrive pas à manger et son ventre est enflé. Les médecins lui ont dit que c'est son foie qui est malade. Il aimerait faire la file mais elle est si longue et la chaleur si intense qu'il ne peut pas. Il n'en a pas la force.
Les médecins haïtiens ont retiré de l'eau de mon ventre, mais c'est revenu. Ils disent qu'ils n'ont pas de traitements à m'offrir, que ma maladie au foie est intraitable. J'espère voir les Américains pour obtenir une autre expertise, dit-il.
C’´ETAIT DONC QUEQUES UNS DES CAS RETENUS PAR LE JOURNALISTE PHILIPPE LEBLANC de Radio Canada en reportage special chez nous.
L’annonce de la fermeture temporaire de la frontière haitiano-dominicaine a été faite, le soir du mardi 17 septembre 2019, par le ministre dominicaain des affaires étrangères Miguel Vargas Maldonado.
Santo Domingo, le 18 septembre 2019.- La République Dominicaine a annoncé, le soir du mardi 17 septembre 2019, la fermeture temporaire de la frontière haïtiano-dominicaine.
C’est le ministre dominicain des affaires étrangères, Miguel Vargas Maldonado, qui en a fait l’annonce.
« Nous prenons cette décision en raison de la situation explosive existant en Haïti ces derniers jours, conséquence de la pénurie de carburant qui s’installe chez nos voisins haïtiens », a précisé le ministre dominicain.
Miguel Vargas Maldonado a déclaré qu’il existait des risques pour que la violence qui règne à l’ouest de l’île, en tant que moyen d’exiger la démission du Président haïtien Jovenel Moise, touche de plein fouet les intérêts économiques de la République Dominicaine. Et, la fermeture temporaire unilatérale de la frontière avec Haiti est un moyen pour eux de limiter les conséquences de l’inconséquence haïtienne.
Par ailleurs, la crise du carburant en Haïti provoque un vaste mouvement de contrebande des produits pétroliers en provenance du territoire dominicain orchestré par des trafiquants haïtiens et dominicains.
Vant Bèf Info (VBI)
NOTE DE PRESSE DE LA NONCIATURE APOSTOLIQUE EN HAITI
La Nonciature Apostolique en Haïti porte à la connaissance de la population que suite à la demande du Président de la république Jovenel Moïse, de certains partis politiques et de quelques acteurs de la Société civile, le Saint-Père le Pape François a donné son autorisation pour rendre disponibles les locaux de cette Nonciaure Apostolique en vue des pourparlers entre les divers acteurs de la vie socioploitique haïtienne.
La Conférence politique pour une sortie de crise qui s’ouvre aujourd’ui dans les locaux de la Nonciature Apostolique est organisée par le Comité Haïtien d’Initiative Patriotique ( CHIP) avec le support du Bureau Intégré des Nations Unies pour Haïti (BINUH) représenté par Mme Helen La Lime et le soutien de l’Organisation des Etats Américains représentée par Cristobal DUPOUY.
La Nonciature Apostolique tient toutefois à souligner qu’elle ne participe pas aux discussions politiques qui s’y déroulent et elle réaffirme que conformément à sa vocation spécifiqe, elle ne soutient aucun parti politique ni aucun acteur politique de la vie nationale.
En rendant disponibles ses locaux pour la conference précitée la Nonciature Apostolique en communion avec la Conférence des Evêques d’Haïti, est animée uniqueent par le désir d’offrir une chance à la paix et à la stabilité en Haïti.
Le gouvernement augmente le salaire minimum.
Le gouvernement haïtien a, dans un arrêté en date du 31 octobre 2019, publié le nouveau salaire minimum sur le marché local par secteur d’activité. À partir du 1er novembre 2019, les travailleurs du secteur textile gagneront 500 gourdes pour une journée de 8 heures de travail. Dans un arrêté publié dans le journal officiel de la République, “Le Moniteur”, en date du 31 Octobre 2019, dont copie est parvenue à la rédaction de Vant Bèf Info (VBI), le gouvernement démissionnaire établit la nouvelle grille salariale par segment d’activité.
Ainsi, pour le segment A regroupant les personnes travaillant dans des entreprises produisant de l’électricité, des pompes funèbres, les institutions financières, de la télécommunication, entre autres, elles gagneront 550 gourdes pour une journée de huit (8) heures de travail.
Pour le segment B qui regroupe des entreprises travaillant de le secteur minier, des vêtements, entre autres, le salaire est fixé à 440 gourdes pour une journée de travail.
Pour le segment C, regroupant des travailleurs dans la restauration, de l’agriculture, entre autres, les travailleurs gagneront 385 gourdes pour une journée de travail.
Dans le segment E, où l’on trouve les gens de maison, le salaire minimum est de 250 gourdes pour une journée de travail.
Dans le segment F qui regroupe les industries textiles et celles travaillant dans la manufacture, le salaire minimum vital pour une journée de huit (8) heures de travail est de 500 gourdes.
Le segment G qui regroupe les agences de sécurité et le secteur pétrolier, le salaire minimum est de 440 gourdes pour une journée de travail.
Et enfin, le segment G où l’on trouve des écoles professionnelles privées et des institutions de santé privée, le salaire minimum est de 440 gourdes pour une journée de travail.