HC Network - Les autorités dominicaines ont annoncé un délai de cinq jours accordé à tous les ressortissants haïtiens vivant dans la ville de Dajabón pour quitter la zone. Cette décision a été rendue publique par le maire de la ville, Santiago Riverón, lors d’une déclaration officielle. Il s'agit d'une mesure radicale qui s’inscrit dans le cadre du durcissement de la politique migratoire du gouvernement dominicain.
Santiago Riverón a précisé que passé ce délai, les Haïtiens encore présents dans les quartiers concernés seront expulsés de manière systématique. Pour faire appliquer cette décision, les autorités comptent sur le déploiement massif d’agents de l’immigration dominicaine. Ces derniers seront chargés de contrôler les zones ciblées afin de s’assurer du départ des migrants haïtiens.
Redaction Kominotek News
Le système de détention des migrants aux États-Unis est une fois encore sous le feu des projecteurs après que Todd Lyons, directeur de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), a confirmé la mort de neuf personnes en détention depuis le début de l’année 2025. Parmi ces décès, celui de Marie Ange Blaise, une Haïtienne de 44 ans, a particulièrement retenu l’attention.
Marie Ange Blaise était détenue au centre ICE de Pompano Beach, en Floride. Selon les témoignages de ses codétenues, elle avait signalé des douleurs thoraciques plus tôt dans la journée. Après un examen médical rapide, au cours duquel une hypertension aurait été détectée, elle a été renvoyée dans son unité de détention. Quelques heures plus tard, des témoins l’ont vue tremblante avant qu’elle ne s’effondre soudainement. Elle a été déclarée morte à 20h30, des suites d’un arrêt cardiaque.
Ces décès en détention ont relancé les inquiétudes concernant les conditions de vie et les soins médicaux dispensés dans les centres gérés par l’ICE. Alors que le nombre de morts en détention ne cesse de croître, des élus et des organisations de défense des droits humains exigent désormais des explications claires et une plus grande transparence de la part de l’ICE.
Cette affaire met en lumière les préoccupations persistantes entourant la gestion des migrants en détention aux États-Unis, notamment en ce qui concerne l’accès à des soins de santé appropriés et les conditions de vie dans les centres de détention. Les réactions des autorités et des organisations de défense des droits humains restent attendues pour déterminer les mesures qui seront prises à la suite de ces événements tragiques.
Rédaction Kominotek NEWS
Lentille Info
La Police nationale d’Haïti (PNH) a mené une série d’opérations à Kenscoff, aboutissant à la libération de trois otages et à la reprise de plusieurs zones stratégiques. Ces actions témoignent d’une progression dans la lutte contre les gangs armés dans cette commune de l’Ouest.
Des unités spécialisées de la PNH ont intensifié leurs interventions à Kenscoff au cours du week-end écoulé. Selon le porte-parole adjoint de l’institution, Lionel Lazarre, les forces de l’ordre ont délogé plusieurs individus armés retranchés dans des maisons d’où ils ouvraient le feu sur des civils et sur les policiers.
Ces opérations, menées avec fermeté, visent à rétablir l’ordre dans cette zone en proie à la violence.
Les autorités signalent la reprise de certains territoires, notamment à Viard I et II, Morne Myrtile et Lavontière. Trois otages ont été libérés lors de ces interventions. Cette offensive policière s’inscrit dans une dynamique de reconquête du territoire par l’État face à la montée des actes criminels dans les hauteurs des zones avoisinant la capitale.
À Kenscoff, la PNH veut reprendre le contrôle, zone après zone, pour garantir la sécurité de la population.
LentilleInfo
Cependant on rapporte que plusieurs résidences de particuliers ont été incendiées.
Marvens Pierre
Le Président dominicain Luis Abinader convoquera, ce mardi 14 mai, une réunion exceptionnelle au Ministère de la Défense avec trois de ses prédécesseurs : Hipólito Mejía, Leonel Fernández et Danilo Medina. L’objectif principal : discuter de la sécurité nationale de la République dominicaine dans le contexte de la crise persistante en Haïti.
Cette rencontre inédite entre les anciens chefs d’État témoigne de la gravité de la situation sur l'île, où l’instabilité politique et sécuritaire en Haïti suscite une vive inquiétude de l’autre côté de la frontière. En réunissant les principales figures politiques du pays, le Président Abinader entend forger un consensus national autour des mesures à adopter pour protéger les intérêts stratégiques de la nation.
Depuis plusieurs mois, la République dominicaine renforce ses dispositifs militaires à la frontière, multiplie les consultations diplomatiques et appelle la communauté internationale à une action coordonnée en faveur du rétablissement de l’ordre en Haïti.
La réunion du 14 mai pourrait déboucher sur des recommandations communes ou la création d’une instance consultative permanente en matière de sécurité nationale. Elle marque en tout cas un tournant dans l’approche dominicaine face à la crise haïtienne.
Entretemps, le Secrétaire kényan aux Affaires étrangères et à la Diaspora, Musalia Mudavadi, a atterri ce dimanche en République dominicaine pour une visite de travail de trois jours centrée sur la situation en Haïti. Il doit s’entretenir avec le président Luis Abinader dans le cadre des efforts régionaux visant à répondre à la crise sécuritaire persistante chez le voisin haïtien.
10 mai 2025 International VBI - Le président de l’Association des industries de la République dominicaine (AIRD), Julio Brache, plaide en faveur de la régularisation des migrants haïtiens arguant que leurs expulsions ont un impact négatif sur plusieurs secteurs productifs.
Santo Domingo, le 10 mai 2025. Julio Brache plaide en faveur de l’utilisation de données biométriques, d’empreintes digitales et de photographies, en vue de délivrer des permis de travail aux migrants haïtiens. Ces derniers, dit-il, pourront traverser légalement la frontière pour venir travailler en territoire dominicain pour ensuite rentrer chez eux.
Il plaide en faveur de la régularisation de la main-d’œuvre. « Au lieu des déportations massives menées par le gouvernement, il serait mieux et plus pratique de régulariser les migrants sans papiers liés au secteur du travail », préconise Brache.
Selon lui, les secteurs de la construction, de l’agroalimentaire, pour cueillir les fruits et légumes dans les champs ont été très affectés dans certaines régions du pays.
L’AIRD regroupe plus de 200 industries, appartenant à 23 sous-secteurs, qui sont directement liés au développement économique de la République dominicaine qui évoluent notamment dans l’alimentation, les boissons, les plastiques, les textiles, les mines, l’énergie, le ciment et la construction.
Selon la Direction générale des migrations (DGM) entre 2016 et avril 2025, plus d’un million de migrants haïtiens dits en situation irrégulière ont été expulsés du pays. Et rien que cette année, pas moins de 114 884 ressortissants haïtiens ont été refoulés à la frontière.
Depuis le mois d’octobre 2024, le président dominicain a ordonné l’expulsion de 10 000 haïtiens par semaine.
Dodeley Orélus
Vant Bèf Info (VBI)