21 décembre, 2025 Vant Bef Info brèves VBI
Le Centre Toussaint Louverture de Service et d’Orientation (CETSO) a organisé, le samedi 19 décembre, un cocktail de bienvenue à l’intention des nouveaux immigrants haïtiens. L’activité, tenue à Vanier dans la région d’Ottawa–Gatineau, visait à favoriser l’accueil, l’orientation et l’intégration de migrants haïtiens récemment installés au Canada.
L’événement a rassemblé des membres de la communauté haïtienne, des représentants d’organismes communautaires ainsi que des partenaires institutionnels engagés dans l’accompagnement des nouveaux arrivants. Plusieurs interventions ont marqué la rencontre, dont celle du président du CETSO, Luc Thermonvil, qui a rappelé la mission de l’organisation, active depuis trois ans dans le soutien et l’orientation des immigrants haïtiens.
De son côté, la responsable de la communication du CETSO, Daphnée Orizier, a mis en avant les objectifs du Centre, axés sur la mise à disposition d’un cadre structuré d’information, de soutien et d’accompagnement. Elle a souligné les défis auxquels sont confrontés de nombreux immigrants haïtiens, notamment en matière d’installation, d’accès à l’emploi et d’adaptation sociale.
La soirée a également été ponctuée de témoignages de migrants haïtiens, qui ont partagé leurs expériences depuis leur arrivée au Canada. Plusieurs participants ont évoqué les obstacles rencontrés, notamment en ce qui concerne l’intégration professionnelle, le logement et la reconnaissance des parcours académiques et professionnels, tout en insistant sur le rôle essentiel du soutien communautaire.
Présente à l’activité, la chargée d’affaires de la mission diplomatique d’Haïti à Ottawa, Mme Françoise Suzan, a réaffirmé l’engagement de l’Ambassade d’Haïti au Canada en faveur des migrants haïtiens récemment installés. Elle a également exprimé le soutien de la mission diplomatique aux initiatives du CETSO dans les domaines de l’accueil et de l’intégration.
Fondé il y a trois ans, le Centre Toussaint Louverture de Service et d’Orientation est désormais établi au 235, rue Vanier, à Ottawa. L’organisation entend poursuivre ses actions de proximité en demeurant aux côtés des nouveaux arrivants haïtiens, à travers des programmes d’orientation, d’accompagnement et de soutien communautaire.
Azaine Mauryle
Vant Bèf Info (VBI)
décembre 21, 2025 Rédaction Incendie VBI
Un violent incendie a éclaté dans l’après-midi du dimanche 21 décembre 2025 au camp de déplacés internes installé dans les locaux de l’École Nationale de la Colombie, située à Bourdon, dans la capitale haïtienne.
Au moment de la rédaction de cet article, les causes du sinistre demeuraient inconnues. Le feu continuait de se propager à l’intérieur du site, provoquant la fuite précipitée de plusieurs familles déplacées et semant la panique parmi les riverains.
Aucune intervention des services de secours n’avait encore été signalée. Impuissante, la population se contentait d’observer l’avancée des flammes, tandis que les déplacés voyaient, une fois de plus, partir en fumée le peu de biens qu’il leur restait.
« J’avais déjà perdu ma maison et presque tous mes effets personnels à Delmas 24. Aujourd’hui, ce qui me restait est en train de brûler sous mes yeux, sans que je puisse rien faire. Je ne sais plus quoi faire, surtout avec un nourrisson », témoigne, en larmes, une mère de cinq enfants hébergée dans le camp.
De leur côté, les responsables du site tentaient de sauver quelques matériels tout en multipliant les appels aux autorités compétentes afin d’obtenir une intervention urgente pour maîtriser l’incendie.
Aucun bilan officiel sur l’ampleur des dégâts n’était encore disponible. Pour l’instant, seuls les cris de détresse des déplacés internes résonnaient sur les lieux, dans l’espoir de recevoir une aide rapide.
À noter que cet incendie survient moins de 24 heures après la visite du directeur général du Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES), accompagné de l’ambassadrice de la Colombie, dans ce même camp de déplacés.
Sarah Germain
Vant Bèf Info
TAMARAC (FL), dimanche 21 décembre 2025 (RHINEWS)– L’animateur Carel Pedre, 45 ans, a été interpellé dimanche dans le comté de Broward, en Floride, dans le cadre d’une affaire de violence domestique, selon des registres judiciaires. Il est actuellement détenu à la prison principale du comté, sans possibilité de libération sous caution à ce stade de la procédure.
D’après les documents officiels, l’arrestation a été effectuée par la police de Tamarac. La mise en cause porte sur une infraction qualifiée de « touch or strike/battery/domestic violence », en référence à une disposition du code pénal de Floride relative aux violences domestiques. Le dossier est en attente d’instruction et aucune date de procès ni de libération n’a, pour l’instant, été fixée.
Les autorités n’ont pas communiqué de détails sur les circonstances précises ayant conduit à l’interpellation, invoquant le caractère en cours de l’enquête.
Fact Checking News (FCN) 21 décembre 2025
Par une visite de terrain hautement symbolique, les autorités haïtiennes entendent signifier le retour de l’État dans un quartier longtemps meurtri par l’insécurité. Entre démonstration d’autorité et scepticisme persistant, l’initiative relance le débat sur la capacité réelle du pouvoir à reprendre durablement le contrôle de ce territoire et assurer le retour en toute sécurité des familles en fuite.
Les conseillers-présidents Leslie Voltaire et Edgar Leblanc Fils, accompagnés du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, ont effectué samedi une visite à Solino dans le cadre du programme gouvernemental « Retour au quartier ». Une descente sur le terrain soigneusement mise en scène, destinée à marquer une rupture avec des années d’abandon institutionnel et à réaffirmer la présence de l’État au cœur d’un espace longtemps fragilisé par la violence des groupes armés.
Pour de nombreux observateurs, cette initiative constitue un acte politique fort. Elle symbolise un retour concret de l’autorité publique dans un quartier éprouvé, où l’absence de l’État avait fini par nourrir un sentiment d’abandon et d’impuissance collective. La présence conjointe des conseillers-présidents et du chef du gouvernement se veut un signal sans équivoque : Solino, comme tout autre territoire national, ne saurait être soustrait à la souveraineté républicaine.
Mais cette démonstration de force n’éteint pas pour autant les interrogations. Dans l’opinion publique, le scepticisme demeure vif. Certains dénoncent la fébrilité d’un État qui peine encore à convaincre de sa pleine capacité d’action, tandis que d’autres s’interrogent ouvertement sur les conditions ayant rendu possible cette visite. Des rumeurs évoquent l’hypothèse d’arrangements tacites avec le groupe criminel « Viv Ansanm », supposément en échange de la libération de certains axes routiers et de quartiers stratégiques.
Face à ces soupçons, le gouvernement se veut catégorique. À travers cette opération, il affirme sa volonté de restaurer l’ordre, de renouer le lien avec les populations locales et de rétablir la dignité dans des zones longtemps livrées à elles-mêmes. Le message est clair : aucun territoire de la République ne sera abandonné, et la reconquête de l’espace public demeure une priorité.
Reste à savoir si ce retour affiché de l’État à Solino s’inscrira dans la durée. Car au-delà des symboles et des discours, c’est sur le terrain de la sécurité, des services publics et de la confiance citoyenne que le pouvoir sera jugé. Pour les habitants, l’espoir renaît prudemment, suspendu à la capacité des autorités à transformer cette visite en actions concrètes et durables.
JJJ / FcnHaiti
Rnddh
KIGALI (Rwanda), samedi 29 novembre 2025 (RHINEWS)- Réunis en session spéciale consacrée à Haïti, les membres du Groupe des Ambassadeurs francophones ont exprimé leur solidarité envers la population haïtienne à travers un appui renforcé à la Force de répression des gangs (FRG), ont indiqué jeudi plusieurs délégations.
Selon un communiqué publié à l’issue de la rencontre, le groupe a été « édifié sur le mandat et les progrès réalisés » dans la mise en place de la FRG et du Bureau d’appui des Nations Unies en Haïti (BANUH), deux mécanismes créés le 30 septembre par la résolution 2793 du Conseil de sécurité. Les explications ont été fournies par « les Représentants permanents auprès des Nations Unies des États-Unis d’Amérique et du Canada, le Secrétaire général adjoint à l’appui opérationnel de l’ONU, et le Chef du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) », précise le texte.
L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a salué ces décisions, se félicitant notamment de l’annonce par le Tchad et le Burundi de la mise à disposition de « quatre bataillons ».
L’organisation a également mis en avant « la mobilisation exemplaire de la France, du Bénin, de Djibouti, de la Guinée équatoriale et de la République dominicaine », qui ont présenté des promesses de contributions « techniques, financières, logistiques et en personnel militaire ».
En marge de cette session, l’OIF a rappelé que la Conférence ministérielle de la Francophonie, tenue les 19 et 20 novembre à Kigali, avait permis de poursuivre la mobilisation des États et gouvernements membres en faveur de la génération de forces pour la FRG. « L’OIF demeure pleinement engagée dans l’appui au renforcement des capacités du personnel des pays contributeurs et plus généralement dans le soutien à la stabilité et au retour à l’ordre démocratique et constitutionnel en Haïti », souligne l’organisation.