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Haïti affronte le Belize en éliminatoires de la Coupe du monde féminine 2027

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Catégorie : En Bref
Création : 2 décembre 2025

30 novembre 2025 Rédaction sport VBI
La sélection haïtienne féminine de football affrontera le dimanche 30 novembre 2025, à 20 h (heure locale), l’équipe du Belize au FFB Stadium de Belmopan, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde féminine 2027, programmée du 24 juin au 25 juillet 2027 au Brésil.
Port-au-Prince, le 30 novembre 2025.
Une sélection de 23 joueuses, dont Melchie Dumornay
Parmi les 23 joueuses convoquées pour cette phase éliminatoire figure la milieu de terrain Melchie Dumornay, dite « Corventina », actuellement candidate au Ballon d’or 2025.
Haïti évolue dans le groupe D, aux côtés du Belize, d’Anguilla, du Suriname et de la République dominicaine.
Un contexte encourageant pour le football haïtien
Sur le plan régional, la sélection masculine haïtienne s’est récemment hissée en tête du classement de la Concacaf devant la Jamaïque et a obtenu sa qualification pour la prochaine Coupe du monde en Amérique du Nord, un succès qui contribue à renforcer l’image internationale du football haïtien.
Les prochains rendez-vous des Grenadières
Après leur déplacement au Belize, les Grenadières poursuivront les éliminatoires avec trois rencontres décisives :
3 mars 2026 : Haïti vs Suriname
9 avril 2026 : Haïti vs Anguilla
17 avril 2026 : Haïti vs République dominicaine
Rappel des performances récentes
Lors de leur dernière participation à une Coupe du monde, la sélection haïtienne avait été éliminée au premier tour après trois défaites :
1–0 contre l’Angleterre
1–0 contre la Chine
2–0 contre le Danemark
Retour envisagé de plusieurs joueuses
Claire Constant et Roxane Vilain, absentes lors de la précédente convocation mondiale, se préparent à réintégrer la sélection. Toutefois, l’équipe demeure en quête de stabilité, après avoir concédé des défaites lors de ses récents matchs amicaux contre le Maroc, le Canada et le Chili.
Wilda DÉNESTANT
Vant Bèf Info (VBI

Haïti : un hackathon sur l’intelligence artificielle rassemble de jeunes innovateurs

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Catégorie : En Bref
Création : 2 décembre 2025

30 novembre, 2025 Rédaction Technologie VBI
Les structures Syntax Studio, Akademi et Le Wagon Canada ont organisé, du vendredi 28 au dimanche 30 novembre 2025, un hackathon dédié à l’intelligence artificielle à Port-au-Prince. L’initiative visait à encourager les participants à passer du statut d’usagers à celui de créateurs grâce aux technologies d’IA.
Ce premier événement s’est articulé autour de six axes :
la puissance de l’IA générative ;
l’IA pour l’éducation et l’apprentissage ;
l’IA pour les industries créatives et le divertissement ;
l’IA au service des communautés ;
l’innovation ouverte pour l’avenir technologique d’Haïti.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par un discours de Kenley Jean, PDG de Syntax Studio. Dans une ambiance mêlant créativité et curiosité, les membres des 15 équipes inscrites ont entamé un travail intensif de 48 heures consacré à la réalisation d’un prototype fonctionnel.
Les organisateurs présentent ce hackathon comme un espace d’innovation destiné aux jeunes évoluant dans l’écosystème numérique. L’activité poursuit trois objectifs principaux :
offrir une expérience pratique en intelligence artificielle à travers une formation structurée ;
permettre la création rapide d’applications d’IA ;
encourager l’innovation malgré des ressources limitées, en misant sur la créativité.
À travers ce programme, les initiateurs souhaitent promouvoir un usage responsable et constructif de l’intelligence artificielle, considérée comme une voie potentielle de développement pour Haïti.
Sarah Germain
Vant Bèf Info

Haïti -Corruption : un système fragilisé par les flux financiers illicites, la contrebande et la mainmise de réseaux politico-économiques, selon un rapport d’experts de l’ONU…

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Catégorie : En Bref
Création : 11 novembre 2025

PORT-AU-PRINCE, dimanche 9 novembre 2025 (RHINEWS)- Les flux financiers illicites, la corruption institutionnelle, la contrebande et la captation de secteurs stratégiques auraient plongé l’État haïtien dans une spirale de fragilité économique et d’effondrement fiscal, selon un rapport détaillé du Panel d’experts de l’ONU transmis au Conseil de sécurité. Ce document, riche en témoignages, chiffres et preuves matérielles, met en lumière des mécanismes complexes de détournements, d’évasion fiscale, d’exportations opaques d’alevins d’anguilles (« elvers ») et d’ingérence de réseaux politiques et économiques influents.
« Le système économique haïtien est alourdi par des flux financiers illicites, la mauvaise gestion et la diversion de fonds publics essentiels à la survie des populations », affirment les experts, soulignant que ces pratiques aggravent la vulnérabilité d’un pays où gangstérisme, instabilité et effondrement institutionnel se renforcent mutuellement.
Sur une population d’environ 11 millions d’habitants, 1,3 million de personnes sont aujourd’hui déplacées internes, un chiffre qualifié de « dévastateur » pour l’économie nationale. Les recettes fiscales se sont effondrées, passant de 6,3 % du PIB en 2023 à 5,2 % en 2024, conséquence d’une contraction économique alimentée par l’évasion fiscale, l’importation de marchandises de contrebande et la perte massive de ressources publiques. En 2023, les importations ont atteint 3,72 milliards de dollars contre 1,03 milliard d’exportations, principalement textiles, un déficit commercial que les experts décrivent comme « structurel et corrosif ».
L’une des conclusions les plus marquantes du rapport concerne l’explosion du commerce d’elvers, les alevins d’anguille américaine (Anguilla rostrata), un produit extrêmement recherché sur le marché mondial. Les prix peuvent atteindre entre 4 000 et 5 000 dollars le kilogramme à l’exportation, alors que les pêcheurs haïtiens ne perçoivent que 0,50 à 1,50 dollar par kilogramme. « Ce commerce, potentiellement lucratif pour l’État, évolue dans une opacité quasi totale », indiquent les experts, précisant que certains rapports évaluent à environ 800 tonnes par an la capacité d’exportation du pays.
En 2022, un marché destinataire a déclaré avoir importé 95 000 kg d’elvers d’origine haïtienne en seulement trois mois (octobre à décembre). Le commerce n’étant soumis à aucun contrôle rigoureux — Haïti n’étant pas signataire de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES) — les failles de traçabilité favorisent « l’évasion fiscale, le blanchiment, l’extorsion par les gangs et le trafic illicite de marchandises », selon les enquêteurs.
Le Panel identifie un « homme d’affaires et politicien influent » comme principal bénéficiaire du secteur, contrôlant un réseau d’environ vingt détenteurs de permis d’exportation, dont certains utilisent des sociétés-écrans pour masquer leur identité réelle. « Le réseau exerce une influence directe sur des fonctionnaires du Ministère de l’Agriculture, parfois au moyen de pots-de-vin », note le rapport. Les permis utilisés par ces exportateurs se réclament des normes CITES mais ne comportent ni quotas ni valeur marchande, en violation des standards internationaux.
Les experts ont obtenu deux documents de fret aérien prouvant l’exportation de cargaisons d’elvers en janvier et février 2024 : l’une de 9 023 kg, l’autre de 10 575 lbs (soit près de 4 797 kg), toutes deux transitant par Miami. L’une des compagnies aériennes a fourni cinq permis d’exportation émis au nom d’un membre du réseau, chacun autorisant l’expédition de 50 kg. L’entreprise a également transmis une facture de 53 788,75 dollars correspondant aux frais de manutention et de transport de ces envois.
Selon les calculs du Panel, le détenteur de ces cinq permis a réalisé un profit net de 1 067 336,25 dollars pour une seule opération portant sur 250 kg d’elvers. « Des expéditions similaires quittent l’aéroport de Port-au-Prince deux à trois fois par semaine pendant la saison, soit entre septembre et octobre », indiquent deux témoins et un douanier.
Au-delà du secteur des elvers, les experts relèvent la persistance du détournement de fonds publics dans des institutions stratégiques. En vingt ans, seuls deux dossiers de corruption ont été effectivement jugés en Haïti. Le plus récent, en novembre 2024, a abouti à la condamnation à quatre ans de prison d’un inspecteur de la Direction générale des impôts pour détournement de fonds. D’autres affaires de grande ampleur restent sans suite, dont celle de Patrick Noramé, ancien directeur du Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement, accusé d’avoir détourné 124 355 146 gourdes (soit environ 2 millions de dollars) provenant de la vente de riz offert pour lutter contre la faim. Le rapport évoque également les irrégularités entourant la gestion financière de Romel Bell, ancien Directeur général des Douanes puis de l’Autorité aéroportuaire nationale entre 2018 et 2022, où des fonds critiques auraient été détournés au détriment de la sécurité nationale.
Les transferts d’argent non déclarés constituent un autre volet des flux illégaux. L’économie haïtienne demeure dominée par l’informalité (48 % du PIB), ce qui encourage l’acheminement de devises en liquide. Entre janvier 2022 et juin 2025, les autorités américaines ont intercepté 3 473 988 dollars dans 109 saisies liées à des transferts non déclarés entre Haïti et les États-Unis, dont seulement trois étaient à destination d’Haïti. En mars 2025, les Bahamas ont saisi 100 000 dollars destinés à Haïti, déclenchant une coopération accrue entre les deux pays.
La crise sécuritaire amplifie ces vulnérabilités. Les attaques menées par les gangs sur le corridor Port-au-Prince – Mirebalais – Cap-Haïtien ont paralysé entreprises, hôpitaux, commissariats et infrastructures stratégiques, forçant les transporteurs à payer des « frais informels » ou à contourner la route par voie maritime, au prix d’une hausse générale des prix, notamment du carburant. « Les groupes armés imposent une taxation informelle qui alimente leurs activités criminelles », indique le Panel.
Les experts recommandent notamment au Conseil de sécurité de renforcer l’embargo sur les armes, d’appuyer la Force multinationale de sécurité, d’encourager Haïti à adhérer à la CITES, et d’exiger la mise en œuvre effective des nouvelles unités judiciaires spécialisées dans les crimes financiers et les crimes de masse. « La diversification et le renforcement des mécanismes de contrôle, de traçabilité et de poursuite judiciaire sont indispensables pour briser ces réseaux », insiste le rapport.
Malgré la gravité du tableau, le Panel souligne qu’une action coordonnée — nationale, régionale et internationale — peut encore freiner l’effondrement progressif de l’économie haïtienne si les secteurs clés sont « protégés des ingérences, de la corruption et de la prédation des gangs ».

BSAP : quand l’État tolère la dérive d’un corps armé incontrôlé

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Catégorie : En Bref
Création : 11 novembre 2025

novembre 8, 2025 Rédaction Société VBI
Alors que le pays s’enlise dans une crise sécuritaire sans précédent, un autre foyer d’inquiétude grandit dans le silence presque total des autorités : la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP). Officiellement créée pour appuyer le ministère de l’Environnement dans la surveillance des parcs nationaux et des zones protégées, cette structure s’est progressivement transformée en une milice armée opérant en marge de tout cadre légal clair.

Conçue à l’origine pour protéger les ressources naturelles du pays, la BSAP s’est peu à peu dotée d’un arsenal et d’une organisation quasi militaire. Dans plusieurs régions, ses membres, souvent lourdement armés, érigent des barrages, procèdent à des arrestations et effectuent des patrouilles, des prérogatives qui relèvent normalement de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Aucun texte de loi ne définit formellement leurs compétences ou leur statut. Pourtant, sur le terrain, la BSAP agit comme une véritable force d’ordre parallèle, sans supervision effective de l’État.
Entre soutien populaire et inquiétude
Dans certaines zones comme Mirebalais, Saint-D’eau ou le long de la frontière nord, des citoyens affirment que les agents de la BSAP contribuent à repousser l’emprise des gangs et à sécuriser la région, notamment autour du chantier controversé du canal sur la rivière Massacre. Mais pour d’autres, la BSAP représente un danger croissant. Des témoignages font état d’intimidations, d’abus et d’affrontements impliquant ses membres. Ces derniers se comporteraient parfois comme une police parallèle, imposant leurs propres lois et sanctionnant ceux qui s’y opposent.
Un silence étatique inquiétant
Malgré la multiplication des signalements, aucune initiative concrète n’a été prise par le ministère de l’Environnement dont dépend théoriquement la BSAP, ni par la Primature pour évaluer, désarmer ou encadrer ce corps armé.
« L’État ne peut pas tolérer l’existence d’un corps armé parallèle, encore moins dans un contexte de crise sécuritaire généralisée », estime Julien Samedi, expert en gouvernance publique.
Selon lui, « en laissant la BSAP agir sans encadrement, le gouvernement alimente l’instabilité et sape le peu d’autorité institutionnelle qu’il lui reste ».
Dans plusieurs zones rurales, la BSAP est désormais perçue comme un substitut à la PNH. Ce glissement, jugé dangereux par de nombreux observateurs, menace directement le principe du monopole de la violence légitime, fondement de tout État de droit.
Face à cette dérive, la population appelle à une décision claire : soit la régularisation de la BSAP sous un cadre légal strict, soit sa dissolution pure et simple. Mais jusqu’à présent, le silence du pouvoir central nourrit la méfiance et renforce l’impression d’un État impuissant, voire complice.
Tant que des structures comme la BSAP continueront d’opérer en dehors de tout contrôle civil, la reconstruction d’un ordre républicain en Haïti restera un mirage.
L’incapacité du gouvernement à imposer son autorité face aux groupes armés, qu’ils soient criminels ou institutionnels, illustre plus que jamais l’effritement de l’État haïtien.
Aux dernières nouvelles, un agent de la BSAP affecté à Trou-du-Nord est accusé d’avoir abattu ce samedi 8 novembre 2025, une marchande à la suite d’un différend. Selon les premiers éléments recueillis, l’agent dont l’identité n’a pas encore été révélée aurait tiré une balle en plein front de la victime pour un motif jugé futile.
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)

BSAP : quand l’État tolère la dérive d’un corps armé incontrôlé

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Catégorie : En Bref
Création : 11 novembre 2025

Rédaction Société VBI
Alors que le pays s’enlise dans une crise sécuritaire sans précédent, un autre foyer d’inquiétude grandit dans le silence presque total des autorités : la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP). Officiellement créée pour appuyer le ministère de l’Environnement dans la surveillance des parcs nationaux et des zones protégées, cette structure s’est progressivement transformée en une milice armée opérant en marge de tout cadre légal clair.

Conçue à l’origine pour protéger les ressources naturelles du pays, la BSAP s’est peu à peu dotée d’un arsenal et d’une organisation quasi militaire. Dans plusieurs régions, ses membres, souvent lourdement armés, érigent des barrages, procèdent à des arrestations et effectuent des patrouilles, des prérogatives qui relèvent normalement de la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Aucun texte de loi ne définit formellement leurs compétences ou leur statut. Pourtant, sur le terrain, la BSAP agit comme une véritable force d’ordre parallèle, sans supervision effective de l’État.
Entre soutien populaire et inquiétude
Dans certaines zones comme Mirebalais, Saint-D’eau ou le long de la frontière nord, des citoyens affirment que les agents de la BSAP contribuent à repousser l’emprise des gangs et à sécuriser la région, notamment autour du chantier controversé du canal sur la rivière Massacre. Mais pour d’autres, la BSAP représente un danger croissant. Des témoignages font état d’intimidations, d’abus et d’affrontements impliquant ses membres. Ces derniers se comporteraient parfois comme une police parallèle, imposant leurs propres lois et sanctionnant ceux qui s’y opposent.
Un silence étatique inquiétant
Malgré la multiplication des signalements, aucune initiative concrète n’a été prise par le ministère de l’Environnement dont dépend théoriquement la BSAP, ni par la Primature pour évaluer, désarmer ou encadrer ce corps armé.
« L’État ne peut pas tolérer l’existence d’un corps armé parallèle, encore moins dans un contexte de crise sécuritaire généralisée », estime Julien Samedi, expert en gouvernance publique.
Selon lui, « en laissant la BSAP agir sans encadrement, le gouvernement alimente l’instabilité et sape le peu d’autorité institutionnelle qu’il lui reste ».
Dans plusieurs zones rurales, la BSAP est désormais perçue comme un substitut à la PNH. Ce glissement, jugé dangereux par de nombreux observateurs, menace directement le principe du monopole de la violence légitime, fondement de tout État de droit.
Face à cette dérive, la population appelle à une décision claire : soit la régularisation de la BSAP sous un cadre légal strict, soit sa dissolution pure et simple. Mais jusqu’à présent, le silence du pouvoir central nourrit la méfiance et renforce l’impression d’un État impuissant, voire complice.
Tant que des structures comme la BSAP continueront d’opérer en dehors de tout contrôle civil, la reconstruction d’un ordre républicain en Haïti restera un mirage.
L’incapacité du gouvernement à imposer son autorité face aux groupes armés, qu’ils soient criminels ou institutionnels, illustre plus que jamais l’effritement de l’État haïtien.
Aux dernières nouvelles, un agent de la BSAP affecté à Trou-du-Nord est accusé d’avoir abattu ce samedi 8 novembre 2025, une marchande à la suite d’un différend. Selon les premiers éléments recueillis, l’agent dont l’identité n’a pas encore été révélée aurait tiré une balle en plein front de la victime pour un motif jugé futile.
Jean Gilles Désinord
Vant Bèf Info (VBI)

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