Fact Checking News (FCN)20 février 2026
Une tentative d’enlèvement visant un policier, survenue entre Delmas 65 et Delmas 43, a été déjouée dans la soirée du jeudi 19 février 2026, grâce à la résistance immédiate opposée par l’agent à ses assaillants. Au terme de ce rapt avorté, deux des malfaiteurs ont été mortellement atteints, tandis qu’un troisième a été appréhendé par les forces de l’ordre.
Selon les informations rapportées par le média en ligne O-News 1ère, les individus armés circulaient à bord d’un véhicule lorsqu’ils ont tenté d’enlever leur cible, ignorant qu’il s’agissait d’un membre des forces de l’ordre. La riposte de ce dernier a provoqué un échange de tirs qui a rapidement entraîné l’intervention d’une patrouille policière se trouvant non loin de là.
Le bilan fait état de deux suspects mortellement atteints et de l’interpellation d’un troisième. Plusieurs autres complices ont toutefois réussi à prendre la fuite et sont activement recherchés par les unités de sécurité, qui ont aussitôt engagé des opérations de ratissage dans les quartiers avoisinants, a précisé le média.
Blessé lors de l’affrontement, le policier ciblé a été transporté d’urgence vers un centre hospitalier. Son état est jugé stable et sa vie n’est pas en danger, selon des sources policières.
Parallèlement, un véhicule de marque Montero, découvert à proximité immédiate du lieu de l’incident et retrouvé moteur tournant, a été placé sous scellés par les forces de l’ordre. Selon les premières indications, il aurait été utilisé dans le cadre de cette opération criminelle, selon la PNH.
FCN/Haïti
21 février 2026 - Un nouveau comité directeur prend les commandes du Réseau Haïtien des Journalistes de la Santé pour la période 2026-2028, à l’issue d’une cérémonie tenue à Delmas. L’organisation entend renforcer le professionnalisme du journalisme sanitaire et consolider son rôle dans la diffusion d’informations de santé publique fiables au bénéfice de la population.
Par Donald Métellus | Delmas, 21 décembre 2026 –
Le Réseau Haïtien des Journalistes de la Santé (RHJS) a officiellement installé, le vendredi 20 février 2026, son nouveau comité directeur lors d’une cérémonie organisée à son siège de Delmas 48, dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Membres, partenaires et représentants de plusieurs médias ont assisté à l’événement.
Le comité exécutif est désormais composé de :
- Claude Bernard Sérant, secrétaire général (Le Nouvelliste)
- Gladimy Ibraïme, secrétaire général adjoint (Le Miroir Info)
- Fabiola Fanfan, responsable de l’administration (Enquet'Action)
- Jacques Stevenson Saint-Louis, responsable des finances (Radio éducative du MENFP)
- Me Astrel Céus, conseiller (Esther FM – Saint-Marc)
Pour la première fois depuis la fondation du Réseau, un journaliste issu de la province siège au sein du comité exécutif.
Élu lors de l’Assemblée générale ordinaire de 2025, ce comité dirigera l’organisation pour un mandat de deux ans, de février 2026 à février 2028.
Entamant un second mandat à la tête du RHJS, Claude Bernard Sérant a réaffirmé l’orientation stratégique de l’institution : « Faire du RHJS une référence nationale en matière de journalisme de santé en Haïti, reconnue pour son professionnalisme, son intégrité et son engagement en faveur d’une information sanitaire de qualité contribuant à l’amélioration durable de la santé publique et au bien-être de la population. »
Il a insisté sur le rôle central des journalistes dans la prévention et l’éducation sanitaire : « Votre travail sauve des vies en informant », a-t-il déclaré, appelant partenaires et professionnels des médias à soutenir cette dynamique.
Le RHJS a été créé le 2 septembre 2013 à la suite d’une série de formations sur les déterminants de la santé organisées à l’initiative du Ministère de la Santé publique et de la Population dans le cadre de la coopération tripartite Haïti-Brésil-Cuba.
Regroupant aujourd’hui des dizaines de journalistes dans les dix départements du pays ainsi que dans la diaspora, l’association s’est progressivement imposée comme un pilier de la communication sanitaire nationale. Elle mène régulièrement des activités de renforcement de capacités et de communication pour le changement social et comportemental avec l’appui de partenaires locaux et internationaux.
Avec cette nouvelle équipe dirigeante, le Réseau entend consolider sa mission : améliorer la qualité de l’information sanitaire afin de contribuer directement à la santé publique en Haïti.
Donald Métellus
La Rédaction de StandardMania
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NORTH MIAMI (Le Floridien) — Les autorités fédérales américaines ont engagé une procédure judiciaire pour retirer la citoyenneté américaine à l’ancien maire de North Miami, Philippe Bien-Aimé, un élu d’origine haïtienne bien connu dans la communauté du sud de la Floride.
Selon une plainte civile de 13 pages déposée par le Département de la Justice des États-Unis (DOJ), les procureurs accusent l’ancien maire d’avoir menti durant son processus de naturalisation afin d’obtenir frauduleusement la citoyenneté américaine.
Deux identités : Bien-Aimé et Janvier
D’après les documents judiciaires examinés par NBC6, les archives du Département de la Sécurité intérieure — notamment la comparaison d’empreintes digitales — démontrent que la personne naturalisée sous le nom de Philippe Bien-Aimé serait la même qui avait auparavant été frappée d’un ordre d’expulsion des États-Unis sous le nom de Philippe Janvier.
Les autorités affirment que le 31 juillet 2000, un juge de l’immigration avait conclu que Janvier était entré aux États-Unis par fraude, en utilisant un passeport dont la photo avait été modifiée. Il avait alors été officiellement ordonné de quitter le pays et d’être renvoyé en Haïti.
Toutefois, selon la plainte, il n’existe aucune preuve qu’il ait quitté les États-Unis comme exigé par la décision judiciaire.
Fact Checking News (FCN)22 février 2026
La Police Nationale d'Haïti (PNH) a mené, dans la nuit du 20 au 21 février, une opération d’envergure dans plusieurs localités de Kenscoff, notamment à Godet et à Wynn Farm. Lancée aux environs de quatre heures du matin, l’intervention visait des groupes armés signalés dans cette zone stratégique des hauteurs de Port-au-Prince.
Selon les informations communiquées par l’institution policière, au moins seize (16) individus armés ont été neutralisés au cours de cette action coordonnée. L’opération a mobilisé des unités spécialisées, appuyées par des tireurs d’élite et un dispositif de surveillance par drones, dans le but d’encercler les positions occupées par les assaillants.
Les autorités policières précisent toutefois que les agents déployés sur le terrain n’ont pas été en mesure de récupérer immédiatement l’arsenal des individus neutralisés, en raison de la configuration des lieux et de l’éloignement des positions ennemies au moment de la rédaction du rapport.
La PNH assure que les opérations se poursuivent dans la zone afin de reprendre le contrôle total du périmètre et de prévenir toute tentative de réorganisation des groupes armés. Cette intervention s’inscrit dans la stratégie annoncée par le haut commandement visant à intensifier la pression contre les foyers d’insécurité dans les zones périphériques de la capitale
Par ailleurs, une tentative d’enlèvement a été déjouée, samedi 21 février 2026, à Delmas 30, lors d’une intervention des unités de renseignement de la Police Nationale d'Haïti. Selon un communiqué publié sur la page Facebook de la PNH, deux individus armés, soupçonnés d’appartenir à un réseau actif de kidnapping, faisaient l’objet d’une surveillance après des renseignements signalant un rapt imminent dans la zone. Les agents sont intervenus au moment où les suspects s’apprêtaient à passer à l’acte.
À l’arrivée des forces de l’ordre, les deux hommes auraient ouvert le feu en tentant de prendre la fuite, provoquant un échange de tirs. Ils ont été mortellement atteints au cours de l’opération. La police précise que cette intervention a permis d’empêcher un enlèvement et s’inscrit dans la continuité des actions menées contre les réseaux de kidnapping opérant dans la commune de Delmas.
En déjouant cette tentative d’enlèvement, la police affirme sa volonté de frapper en amont des actes criminels. Dans un contexte où le kidnapping continue d’alimenter l’insécurité, les autorités promettent de maintenir la vigilance et de multiplier les opérations ciblées. Alors que la pression sécuritaire s’intensifie dans les hauteurs de la capitale, cette opération marque une nouvelle tentative des forces de l’ordre de reprendre le contrôle des zones stratégiques. Reste à savoir si ces interventions successives permettront d’installer durablement l’autorité de l’État à Kenscoff.
Fact Checking News (FCN)
22 février 2026 - Présenté comme un cadre consensuel pour restaurer la sécurité et organiser des élections, le Pacte national adopté après la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition concentre pourtant des pouvoirs considérables entre les mains d’un exécutif intérimaire non élu. Entre promesse de stabilisation et risque d’institutionnalisation de l’exception, le texte soulève de sérieuses interrogations sur le respect de la Constitution, l’équilibre des pouvoirs et l’avenir de la souveraineté nationale…
Par Francklyn B. Geffrard, PORT-AU-PRINCE, dimanche 22 février 2026 (RHINEWS)- La fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le 7 février 2026, et le transfert du pouvoir exécutif au Conseil des ministres présidé par le Premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé, ont ouvert une nouvelle phase de la crise politique haïtienne. Le « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections », adopté par des organisations politiques, économiques et de la société civile, se présente comme une réponse structurante à l’instabilité chronique, à l’insécurité et au blocage institutionnel. Son ambition affichée est louable : restaurer l’autorité de l’État, créer les conditions sécuritaires nécessaires et conduire le pays vers des élections inclusives et transparentes. Mais derrière cette architecture normative se dessinent des zones d’ombre, des fragilités juridiques et des choix politiques qui interrogent la solidité démocratique de l’édifice proposé.
Le Pacte invoque la Constitution, plusieurs décrets organisant la transition ainsi que des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Cette accumulation de références donne au texte une apparence de continuité institutionnelle. Pourtant, la question centrale demeure : sur quelle base constitutionnelle claire repose l’exercice intégral du pouvoir exécutif par le Conseil des ministres en l’absence d’un président élu ou constitutionnellement investi ? Le texte affirme agir « suivant l’esprit » d’un décret antérieur. Or, en droit public, l’« esprit » ne saurait remplacer la lettre. Lorsque la norme suprême ne prévoit pas explicitement un tel schéma, l’argument de nécessité politique ne suffit pas à combler le vide juridique. La transition semble ainsi reposer davantage sur un consensus politique circonstanciel que sur un mécanisme constitutionnel incontestable.
Plus préoccupant encore est le dispositif relatif aux modifications envisagées de la « loi mère ». Le Pacte prévoit des changements constitutionnels « limités », soumis à ratification populaire lors du premier tour des prochaines élections. Cette méthode pose un double problème. D’une part, elle confie à un pouvoir intérimaire non élu l’initiative de réformes constitutionnelles. D’autre part, elle fusionne processus électoral et consultation constitutionnelle, brouillant les frontières entre élection de représentants et approbation d’une nouvelle architecture institutionnelle. La Constitution peut-elle être amendée par un exécutif provisoire qui tire sa légitimité d’un accord politique plutôt que du suffrage universel ? Le risque est réel de voir s’installer un précédent où l’exception devient méthode de révision.
Le Pacte encadre la période intérimaire « jusqu’à l’installation d’élus légitimes ». Or, aucune date butoir ferme n’est inscrite dans le texte. La transition dépend de la création de « conditions sécuritaires » adéquates. Cette conditionnalité, compréhensible dans un pays confronté à la violence armée, ouvre cependant la voie à des prolongations successives. Si la sécurité devient le critère ultime de la fin de la transition, qui en déterminera objectivement l’atteinte ? L’exécutif lui-même. Une transition sans échéance précise peut facilement se transformer en transition extensible, voire permanente. L’histoire politique récente montre que les périodes d’exception, lorsqu’elles ne sont pas strictement encadrées, tendent à se normaliser.
Le dispositif sécuritaire constitue un autre point névralgique. Le Pacte prévoit un renforcement des capacités de la Police nationale et des Forces armées, ainsi qu’un protocole de coopération avec la Force de répression des gangs mise en place dans le cadre d’une résolution onusienne. Sur le principe, le rétablissement de l’autorité de l’État est indispensable. Mais la souveraineté nationale ne se mesure pas seulement à la capacité de coopérer ; elle se mesure aussi à la capacité d’assumer seule ses fonctions régaliennes. Si la sécurité intérieure dépend durablement d’un mécanisme adossé à des résolutions internationales, la frontière entre assistance et dépendance devient ténue. Le Pacte peut renforcer la souveraineté s’il consolide effectivement les institutions nationales ; il peut l’affaiblir s’il entérine une externalisation structurelle de la sécurité.
La gouvernance interne du Pacte révèle également des ambiguïtés. Le Conseil des ministres concentre l’exercice du pouvoir exécutif et peut décider de sanctions en cas de manquement aux principes de neutralité. Le comité consultatif, composé de représentants de secteurs signataires, accompagne et donne son avis, mais sans responsabilité politique formelle. Nous nous trouvons face à une configuration hybride : un exécutif fort sans légitimité élective directe, appuyé par une instance consultative influente mais non accountable devant le peuple. Où se situe le contre-pouvoir ? L’absence de Parlement fonctionnel accentue cette concentration décisionnelle.
Le texte mobilise un lexique consensuel : « forces vives », « neutralité », « vérité des urnes », « dialogue permanent ». Cette rhétorique rassembleuse est politiquement efficace. Elle suggère l’inclusion et l’équilibre. Pourtant, la neutralité proclamée dépend essentiellement de l’auto-discipline des acteurs en place. Aucun mécanisme institutionnel robuste et indépendant n’est explicitement prévu pour garantir l’impartialité de l’exécutif durant la période électorale. L’obligation de démission pour les ministres candidats constitue une mesure importante, mais elle ne suffit pas à dissiper les risques d’instrumentalisation de l’appareil d’État.
La question fondamentale demeure : une poignée d’acteurs, réunis au nom de la stabilité, peuvent-ils redéfinir l’exercice du pouvoir et encadrer une transition potentiellement longue sans mandat populaire direct ? L’argument de la nécessité ne peut se substituer indéfiniment au principe de souveraineté populaire. Toute transition repose sur un équilibre fragile entre efficacité et légitimité. Lorsque l’efficacité est recherchée au prix d’un affaiblissement des mécanismes de contrôle démocratique, l’équilibre se rompt.
Ce que les mêmes acteurs n’ont pu stabiliser durablement à travers l’accord du 3 avril 2024 pourront-ils l’imposer par ce Pacte ? La différence tient à la concentration accrue du pouvoir exécutif et à la clarification des responsabilités. Mais cette clarification se paie d’un affaiblissement du pluralisme décisionnel. En cherchant à corriger les lenteurs et les rivalités du dispositif précédent, le Pacte risque de substituer à la fragmentation une centralisation peu contrôlée. Or, la consolidation institutionnelle ne peut se construire durablement sur la réduction des contrepoids.
En définitive, le Pacte national porte en lui une double potentialité. Il peut constituer un cadre technique pragmatique pour conduire le pays vers des élections crédibles et restaurer progressivement l’autorité de l’État. Mais il peut aussi devenir l’instrument d’une normalisation de l’exception, où la transition s’étire au gré des circonstances sécuritaires et où des réformes structurelles sont engagées sans fondement constitutionnel indiscutable. La stabilisation est une exigence impérieuse. Elle ne saurait toutefois se substituer à la souveraineté populaire, ni transformer l’urgence en mode durable de gouvernance. La véritable sortie de crise ne se mesurera pas seulement à la tenue d’élections, mais à la capacité de celles-ci à rétablir pleinement la primauté du droit, la séparation des pouvoirs et la légitimité démocratique.