Fact Checking News (FCN)18 janvier 2026
L’aéroport international du Cap-Haïtien, principale porte d’accès à la région Nord, projette une image en totale contradiction avec les ambitions touristiques de la ville. Fuites d’eau récurrentes, installations vétustes, sanitaires insalubres et désorganisation à l’entrée sont autant de problèmes majeurs pour cette infrastructure censée accueillir des voyageurs étrangers, ont constaté des visiteurs et voyageurs. Un espace qui devrait être soigneusement entretenu se transforme ainsi en un bâtiment défaillant, incapable de refléter la qualité et le sérieux que mérite la ville.
L’aéroport du Cap-Haïtien, autrefois vitrine du Nord, est désormais envahi par le désordre, la saleté et la décrépitude. À chaque pluie, des seaux doivent être placés à l’intérieur du bâtiment pour recueillir l’eau qui s’infiltre de toutes parts, révélant l’état alarmant des installations et le manque criant d’entretien.
Les dirigeants haïtiens et les personnes en charge de cet aéroport donnent l’impression d’avoir totalement renoncé à leurs responsabilités, faisant preuve d’un manque criant de sérieux, de vision à long terme et de respect aussi bien envers la population locale qu’envers les visiteurs étrangers. Or un aéroport constitue la première vitrine d’un pays, le premier contact entre une nation et le reste du monde.
Comment promouvoir le tourisme dans ces conditions ?
Comment peut-on, dans ces conditions, prétendre promouvoir le tourisme, attirer des investisseurs ou redorer l’image du pays, alors que l’aéroport se transforme en passoire à la moindre pluie ? Les fuites d’eau, causées par des installations anciennes et rongées par la rouille, témoignent d’années de négligence et d’absence d’entretien. À cela s’ajoute l’état alarmant des sanitaires, devenus pratiquement impraticables en raison de leur insalubrité et des odeurs persistantes, tandis que le personnel censé assurer l’entretien et la supervision brille par son absence ou son indifférence. Une telle situation traduit un abandon manifeste de l’intérêt public et un mépris inquiétant des normes les plus élémentaires de dignité et de salubrité.
Outre celà, la situation est aggravée par le manque total d’organisation à l’entrée de l’aéroport. Des groupes de personnes non encadrées harcèlent les passagers dès leur arrivée, créant un climat de tension, d’inconfort et parfois de peur. Ce désordre, toléré sous le regard passif des autorités, renforce l’image d’insécurité déjà largement associée à Haïti sur la scène internationale. Il est inacceptable que la première expérience vécue par un visiteur soit marquée par la confusion, l’insalubrité et l’abandon institutionnel.
Alors que l’aéroport international du Cap-Haïtien se délite sous les yeux de tous, laissant les voyageurs face à des fuites d’eau, des installations vétustes et des sanitaires insalubres, le ministère du Tourisme et des Industries créatives (MTIC) et le directeur général de l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) semblent avoir disparu de la scène. Les autorités compétentes ne peuvent plus se permettre de fermer les yeux ou de minimiser l’ampleur du problème. Gouverner ne se limite pas à occuper un poste ou à multiplier les discours; gouverner, c’est anticiper, agir, contrôler et assumer pleinement les responsabilités liées à la gestion des biens publics. L’aéroport du Cap-Haïtien, en tant qu’infrastructure stratégique pour le développement économique et touristique du Nord du pays, mérite une attention immédiate et des actions concrètes.
Si rien n’est entrepris dans les plus brefs délais, les conséquences seront Lourdes : les touristes continueront à se détourner de la destination, les opportunités économiques s’amenuiseront et, plus grave encore, la dignité du pays continuera d’être piétinée. Le Cap-Haïtien mérite mieux que cette négligence chronique. Haïti mérite une gouvernance à la hauteur de ses ambitions et du respect dû à son peuple.
FCN/Haïti
PORT-AU-PRINCE, samedi 17 janvier 2026 (RHINEWS)–
Des acteurs politiques réunis au sein du Groupe de Réflexion Stratégique pour un Consensus National ont proposé au Conseil présidentiel de transition (CPT) une démarche de médiation collective afin de parvenir rapidement à un accord sur la gouvernance du pays après l’échéance du 7 février 2026, selon une correspondance adressée au directeur de cabinet du CPT, Miradin Morlan.
Dans cette lettre, le groupe accuse réception de l’invitation officielle du CPT à une rencontre de concertation, mais estime que « nous n’avons plus le loisir de perdre un temps précieux dans la multiplication des rencontres individuelles ». Les signataires jugent « inutile de rencontrer les acteurs séparément » et plaident pour une approche plus globale et structurée.
Ils proposent la mise en place d’« un groupe de facilitateurs haïtiens » chargé de convoquer l’ensemble des parties prenantes, y compris le CPT, dans le cadre d’une médiation fondée sur les propositions déjà formulées. Cette instance médiatrice crédible pourrait, selon eux, être composée de « personnalités respectées comme les représentants des différentes confessions religieuses et de l’Université d’État d’Haïti », avec, au besoin, l’appui technique d’organismes internationaux.
Le Groupe de Réflexion souligne que « toutes les propositions, et le cas échéant même celles du CPT, seraient mises sur la table » afin de servir de base à la discussion ou à la négociation. Il affirme que plusieurs propositions se recoupent déjà sur les questions essentielles liées au remplacement de l’exécutif, ce qui pourrait faciliter l’émergence rapide d’un consensus.
Les auteurs de la lettre, dont Dr Alex Larsen, Ricard Pierre et Rosemond Pradel, estiment qu’une telle démarche permettrait, « avant la date butoir, de faire les choix des personnalités qui prendront le relais de la gouvernance de la transition ». Ils demandent au directeur de cabinet de transmettre cette méthodologie aux membres du CPT, en soulignant « l’urgence de la situation » et la nécessité d’emprunter « la voie la plus appropriée » pour éviter une impasse politique.
Fact Checking News (FCN)18 janvier 2026
À mesure que l’on s’approche de l’échéance constitutionnelle du 7 février 2026, date qui marque théoriquement la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le dossier politique haïtien connaît une nette accélération sur le plan diplomatique. Selon des informations concordantes recueillies auprès de sources proches du processus, contactées par » Le Floridien « , le président du CPT, Laurent Saint-Cyr, accompagné d’au moins un conseiller présidentiel, est attendu en Floride dès ce samedi.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une réunion jugée stratégique, programmée pour ce dimanche après-midi à Mar-a-Lago, la résidence privée du président américain Donald Trump. La rencontre devrait réunir des membres du CPT et des représentants de l’administration américaine, dans un contexte marqué par une incertitude politique persistante et des interrogations croissantes sur l’après-transition en Haïti.
À Washington, l’enjeu est considérable. Les autorités américaines chercheraient à obtenir des clarifications précises sur les scénarios envisagés au-delà du 7 février, afin d’éviter à la fois un vide institutionnel et une éventuelle prolongation de la transition sans fondement constitutionnel clairement établi. La question de la légalité et de la légitimité des arrangements politiques futurs demeure au cœur des préoccupations des partenaires internationaux.
Le choix de Mar-a-Lago, lieu hautement symbolique du pouvoir politique américain, ainsi que le caractère resserré et urgent de la rencontre, traduisent la volonté de privilégier un dialogue direct, sans intermédiaires, avec les responsables haïtiens. Pour plusieurs observateurs, cette initiative illustre l’inquiétude grandissante de Washington face à la fragilité du cadre institutionnel haïtien et à la nécessité de baliser, sans ambiguïté, les prochaines étapes du processus politique.
Les discussions devraient porter sur plusieurs dossiers sensibles : la continuité du pouvoir exécutif, l’état d’avancement du processus électoral, la situation sécuritaire, ainsi que les garanties politiques et institutionnelles attendues par la communauté internationale. Il s’agira également d’évaluer la crédibilité des options actuellement à l’étude et la capacité des autorités de transition à proposer une sortie de crise à la fois consensuelle et conforme aux exigences constitutionnelles.
Parallèlement, des recompositions politiques semblent se profiler autour de la Primature. Le nom de différentes personnalités circule avec insistance comme potentiels successeurs de l’actuel chef du gouvernement, dont l’avenir apparaît de plus en plus incertain à mesure que se rapproche la fin officielle de la transition.
À quelques semaines d’une date charnière pour le pays, ces développements témoignent de l’intensification des tractations diplomatiques et politiques autour du dossier haïtien. Plus que jamais, chaque initiative et chaque rencontre pourraient peser lourdement sur la configuration du pouvoir et sur l’avenir immédiat d’Haïti.
JJJ / FcnHaiti
Samuel Celiné
Radio graphie
Au moins 4 individus faisant partie du gang de Village de Dieu, à Port-au-Prince, ont été neutralisés dans une frappe de drone dans la matinée du samedi 17 janvier.
Ils ont été atteints au moment où ils s’apprêtaient à débarquer un camion de marchandises volé au centre-ville de Port-au-Prince, selon une source policière anonyme.
Transportant une cargaison de fer, le véhicule, tombé en panne, avait été remorqué par des individus armés vers ce quartier contrôlé par des gangs.
Selon des informations, les forces de l’ordre mènent une opération de nettoyage non loin du restaurant Ti Fanny, au Bicentenaire pour favoriser l’avancée des unités vers l’entrée de Village de Dieu, le fief du gang ‘5 segondes’.
PORT-AU-PRINCE, samedi 17 janvier 2026 (RHINEWS)–
Des acteurs politiques réunis au sein du Groupe de Réflexion Stratégique pour un Consensus National ont proposé au Conseil présidentiel de transition (CPT) une démarche de médiation collective afin de parvenir rapidement à un accord sur la gouvernance du pays après l’échéance du 7 février 2026, selon une correspondance adressée au directeur de cabinet du CPT, Miradin Morlan.
Dans cette lettre, le groupe accuse réception de l’invitation officielle du CPT à une rencontre de concertation, mais estime que « nous n’avons plus le loisir de perdre un temps précieux dans la multiplication des rencontres individuelles ». Les signataires jugent « inutile de rencontrer les acteurs séparément » et plaident pour une approche plus globale et structurée.
Ils proposent la mise en place d’« un groupe de facilitateurs haïtiens » chargé de convoquer l’ensemble des parties prenantes, y compris le CPT, dans le cadre d’une médiation fondée sur les propositions déjà formulées. Cette instance médiatrice crédible pourrait, selon eux, être composée de « personnalités respectées comme les représentants des différentes confessions religieuses et de l’Université d’État d’Haïti », avec, au besoin, l’appui technique d’organismes internationaux.
Le Groupe de Réflexion souligne que « toutes les propositions, et le cas échéant même celles du CPT, seraient mises sur la table » afin de servir de base à la discussion ou à la négociation. Il affirme que plusieurs propositions se recoupent déjà sur les questions essentielles liées au remplacement de l’exécutif, ce qui pourrait faciliter l’émergence rapide d’un consensus.
Les auteurs de la lettre, dont Dr Alex Larsen, Ricard Pierre et Rosemond Pradel, estiment qu’une telle démarche permettrait, « avant la date butoir, de faire les choix des personnalités qui prendront le relais de la gouvernance de la transition ». Ils demandent au directeur de cabinet de transmettre cette méthodologie aux membres du CPT, en soulignant « l’urgence de la situation » et la nécessité d’emprunter « la voie la plus appropriée » pour éviter une impasse politique.