18/01/2026 - 16:16
Une attaque de drones lancée mercredi dans la capitale Port-au-Prince a visé l'un des domiciles de « Barbecue », le chef de la coalition de gangs « Viv ansanm », qui signifie « Vivre ensemble ».
« L'opération ciblée nous a permis de détruire sa maison et de minimiser toute possibilité de retour de son groupe dans la zone », a assuré le responsable de communication de la Police nationale, Frantz Lerebours, à l'AFP.
Des opérations de la police haïtiennes sont menées quotidiennement dans le centre-ville de Port-au-Prince, en grande partie contrôlée par ces bandes criminelles, avec l'appui de la force de répression des gangs qui remplace la mission multinationale de l'ONU, et une entreprise de sécurité privée.
Des explosions de drones y retentissent à longueur de journée, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
La police haïtienne se dit optimiste quant à sa capacité de « reprendre le contrôle de la capitale à court terme » grâce à une série d'« intensives opérations intensives » menées depuis fin décembre. « Nous sommes dans une logique de rétablissement de l'ordre public (...). Nous menons des patrouilles sécurisées dans ces zones. Ce qui n'était pas possible depuis plusieurs années », assure ainsi Frantz Lerebours.
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2026, la promesse d'une année électorale
Haïti subit depuis de nombreuses années la violence des bandes criminelles, qui commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements. Mais la situation s'est aggravée depuis début 2024, quand le Premier ministre de l'époque Ariel Henry a été poussé à la démission par ces groupes armés.
Le pays, qui n'a pas connu d'élections depuis 2016, est depuis dirigé par des autorités de transition qui ne parviennent pas à enrayer la violence, mais ont annoncé l'organisation d'élections législatives et présidentielle à l'été 2026.
Dix-huit pays se sont engagés à fournir des forces de sécurité à l'unité anti-gang qui remplace la mission multinationale de l'ONU, afin de venir en aide aux autorités haïtiennes. Elle sera constituée de 5 500 soldats, a détaillé mi-décembre le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Albert Ramdin.
Selon un récent rapport d'Unicef, agence de l'ONU, environ 1,4 million de personnes ont été déplacées dans le pays en raison des violences dans la capitale, soit plus de 10 % de la population, dont plus de 740 000 enfants.
Et quelque 5,7 millions de personnes font face à une insécurité alimentaire aiguë, dont 1,2 million d'enfants de moins de cinq ans.
Depuis le 2 janvier, la Police nationale haïtienne a mené plusieurs opérations contre des réseaux de gangs, saisissant des armes et du matériel de combat à Port-au-Prince, Arcahaie et dans le nord d'Haïti.
by Juhakenson Blaise Janvier 09, 2026
Depuis le début de l'année, la Police nationale haïtienne a mené de nombreuses opérations dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, à Arcahaie et dans le département du Nord, ciblant les bandes armées et le trafic d'armes. La police a saisi des fusils d'assaut, des munitions et du matériel tactique, et a arrêté plusieurs suspects. Malgré l'intensification des opérations, les autorités reconnaissent qu'aucun territoire n'a encore été entièrement repris et que les principaux chefs de gangs courent toujours.
PORT-AU-PRINCE — La Police nationale haïtienne (PNH) a commencé l'année 2026 par une série d'opérations ciblant les gangs armés et le trafic d'armes dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, à Arcahaie et dans certaines zones du département du Nord, saisissant des fusils d'assaut, des munitions et du matériel tactique tout en arrêtant plusieurs suspects.
La dernière opération a eu lieu le jeudi 8 janvier à Delmas 2, un quartier que les autorités décrivent comme un bastion du gang « Krache Dife », affilié à la coalition Viv Ansanm et dirigé par Jean Gardy. La police a annoncé la saisie de deux fusils d'assaut M4, quatre chargeurs pour fusils M14, quatre gilets pare-balles, quatre gilets tactiques, deux plaques balistiques et un conteneur de munitions de 5.56 mm.
« Cette opération s’inscrit dans une stratégie visant à intensifier la lutte contre les bandes armées et à réduire leur capacité à nuire », a déclaré la direction générale de la PNH dans un communiqué. déclaration, réaffirmant son engagement à démanteler les réseaux criminels et à rétablir l'ordre dans les zones à haut risque.
Les opérations ont été menées avec le soutien de la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MSS), dirigée par le Kenya et restructurée en octobre par le Conseil de sécurité des Nations Unies en Force de répression des gangs (GSF), ainsi que de la cellule de sécurité mise en place par le cabinet du Premier ministre. La police a indiqué que ces actions avaient porté préjudice aux structures des gangs et conduit à de nombreuses arrestations.
Bel-Air parmi les premières cibles à Port-au-Prince …
Dans la capitale, les opérations ont débuté le mardi 6 janvier, dans le quartier de Bel-Air, à Delmas 4. La police a déclaré que l'intervention visait des groupes armés qu'elle classe comme organisations terroristes, accusés de terroriser les résidents et de restreindre les déplacements.
Le mercredi 7 janvier, des policiers ont perquisitionné une maison située près du domicile d'un chef de gang connu sous le nom de Jamesley. Ils y ont saisi un fusil M16, un chargeur, un gilet pare-balles réglementaire, des jumelles, un casque balistique et d'autres équipements. La police a indiqué qu'un homme, une femme et deux enfants se trouvaient à l'intérieur de la maison, sans toutefois fournir davantage de détails sur leur présence.
Plus tôt, le vendredi 2 janvier, la police est intervenue dans le quartier de Bercy à Arcahaie, à l'ouest de Port-au-Prince, où des groupes armés avaient érigé des barrages routiers pour extorquer des habitants et perturber la circulation.
La police a déclaré que l'opération avait été démantelée. les barricadesL'opération a permis la saisie de trois armes à feu : deux fusils M4 et un fusil de type Kalachnikov. Plusieurs suspects ont été blessés lors d'échanges de tirs avec les forces de l'ordre, ont indiqué les autorités.
Trafic d'armes ciblé dans le Nord
Dans le nord d'Haïti, la police a démantelé un réseau de trafic d'armes lié à la contrebande d'armes à feu en provenance des États-Unis. Le 7 janvier, Cédernier « Djo » Joseph a été arrêté à Quartier-Morin, au lendemain de l'interception d'un conteneur au terminal SA 2 du port de Cap-Haïtien.
Le conteneur, inspecté par la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) avec l'appui des douanes et de la police locale, contenait neuf pistolets de différents calibres, neuf chargeurs et environ 5 500 cartouches de 7.62 × 39 mm. Deux autres individus, Willy Pierre et Clevickson Servius, ont été interpellés sur place pour trafic international d'armes.
Les opérations s'intensifient, mais le contrôle reste hors de portée.
Malgré l'intensification des opérations, la police reconnaît qu'aucun territoire n'a encore été entièrement repris. Plusieurs membres de gangs ont été tués lors d'échanges de tirs, mais aucun chef de gang important n'a été capturé ni neutralisé.
Parallèlement, des groupes armés poursuivent leurs attaques dans des zones comme Kenscoff, Montrouis et certaines parties de la région de l'Artibonite, où la circulation des habitants reste fortement restreinte.
Le 7 janvier Mario Andrésol, secrétaire d'État à la Sécurité publique, a déclaré que les autorités prévoyaient de dégager les routes nationales reliant Port-au-Prince au sud et au nord avant le 7 février, date à laquelle le mandat du Conseil présidentiel de transition doit prendre fin.
Selon Andrésol : « Même si les principaux chefs de gangs ne sont pas arrêtés immédiatement, l’objectif est de démanteler les structures sur lesquelles ils s’appuient et de les isoler de leurs partisans. »
Samuel Celiné
Radio graphie
Suite à l’arrestation du chef de gang Misnord Jean alias « Fado », la Police a annoncé avoir mené, à travers le Service Départemental de Police Judiciaire de la Grand’Anse, une perquisition, dans sa résidence.
Cette opération a permis de localiser et de saisir des armes qu’il avait dissimulées dans ses cachettes, selon la Police.
Les éléments matériels saisis comprennent notamment un fusil de guerre automatique de type AR-15, un chargeur contenant neuf (9) cartouches, deux (2) téléphones mobiles, des pièces d’identité au nom du chef de gang ainsi que des bijoux.
En parallèle, une opération ciblée a été menée à Beaumont sur la base d’informations fournies par le détenu, conduisant à la saisie d’une arme supplémentaire. Les investigations se poursuivent activement pour localiser d’autres armes et cachettes potentielles, notamment dans la zone de Cassanette.
Une enquête approfondie est en cours pour identifier ses complices, localiser toutes ses cachettes et saisir les armes restantes.
Haïti standard, le 17 janvier 2026.- Des "militants politiques", anciens alliés de Me André Michel, ont tenté de bastonner l'auto-proclammé "avoka pèp la", au cours d'une conférence de presse le 17 janvier 2026, au restaurant appelé "Cool corner", à Port-au-Prince.
Ces militants en colère critiquent l'avocat qui, selon eux, s'est enrichi sous le gouvernement de facto que dirigeait Ariel Henry, mais n’a pas pensé à caser des ‘camarades’.
Aussi, ont-ils promis de s'en prendre à Me André Michel partout dans des lieux publics où il s'adresse à la population. Le principal intéressé, lui, n'a pas encore réagi à l'incident de "Cool corner."
Actuellement "avoka pèp la" est la risée générale. Il avait déjà été l'objet, par le passé, de plusieurs agressions de présumés "militants politiques." Après Parc Sainte-Thérèse, "ASU", à l'hôtel Caribe convention center, à la frontière haitiano-dominicaine et récemment encore à Laboule, Me André Michel n'est pas la bienvenue dans les lieux publics.
HS/Haïti standard
Fact Checking News (FCN)18 janvier 2026
L’aéroport international du Cap-Haïtien, principale porte d’accès à la région Nord, projette une image en totale contradiction avec les ambitions touristiques de la ville. Fuites d’eau récurrentes, installations vétustes, sanitaires insalubres et désorganisation à l’entrée sont autant de problèmes majeurs pour cette infrastructure censée accueillir des voyageurs étrangers, ont constaté des visiteurs et voyageurs. Un espace qui devrait être soigneusement entretenu se transforme ainsi en un bâtiment défaillant, incapable de refléter la qualité et le sérieux que mérite la ville.
L’aéroport du Cap-Haïtien, autrefois vitrine du Nord, est désormais envahi par le désordre, la saleté et la décrépitude. À chaque pluie, des seaux doivent être placés à l’intérieur du bâtiment pour recueillir l’eau qui s’infiltre de toutes parts, révélant l’état alarmant des installations et le manque criant d’entretien.
Les dirigeants haïtiens et les personnes en charge de cet aéroport donnent l’impression d’avoir totalement renoncé à leurs responsabilités, faisant preuve d’un manque criant de sérieux, de vision à long terme et de respect aussi bien envers la population locale qu’envers les visiteurs étrangers. Or un aéroport constitue la première vitrine d’un pays, le premier contact entre une nation et le reste du monde.
Comment promouvoir le tourisme dans ces conditions ?
Comment peut-on, dans ces conditions, prétendre promouvoir le tourisme, attirer des investisseurs ou redorer l’image du pays, alors que l’aéroport se transforme en passoire à la moindre pluie ? Les fuites d’eau, causées par des installations anciennes et rongées par la rouille, témoignent d’années de négligence et d’absence d’entretien. À cela s’ajoute l’état alarmant des sanitaires, devenus pratiquement impraticables en raison de leur insalubrité et des odeurs persistantes, tandis que le personnel censé assurer l’entretien et la supervision brille par son absence ou son indifférence. Une telle situation traduit un abandon manifeste de l’intérêt public et un mépris inquiétant des normes les plus élémentaires de dignité et de salubrité.
Outre celà, la situation est aggravée par le manque total d’organisation à l’entrée de l’aéroport. Des groupes de personnes non encadrées harcèlent les passagers dès leur arrivée, créant un climat de tension, d’inconfort et parfois de peur. Ce désordre, toléré sous le regard passif des autorités, renforce l’image d’insécurité déjà largement associée à Haïti sur la scène internationale. Il est inacceptable que la première expérience vécue par un visiteur soit marquée par la confusion, l’insalubrité et l’abandon institutionnel.
Alors que l’aéroport international du Cap-Haïtien se délite sous les yeux de tous, laissant les voyageurs face à des fuites d’eau, des installations vétustes et des sanitaires insalubres, le ministère du Tourisme et des Industries créatives (MTIC) et le directeur général de l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) semblent avoir disparu de la scène. Les autorités compétentes ne peuvent plus se permettre de fermer les yeux ou de minimiser l’ampleur du problème. Gouverner ne se limite pas à occuper un poste ou à multiplier les discours; gouverner, c’est anticiper, agir, contrôler et assumer pleinement les responsabilités liées à la gestion des biens publics. L’aéroport du Cap-Haïtien, en tant qu’infrastructure stratégique pour le développement économique et touristique du Nord du pays, mérite une attention immédiate et des actions concrètes.
Si rien n’est entrepris dans les plus brefs délais, les conséquences seront Lourdes : les touristes continueront à se détourner de la destination, les opportunités économiques s’amenuiseront et, plus grave encore, la dignité du pays continuera d’être piétinée. Le Cap-Haïtien mérite mieux que cette négligence chronique. Haïti mérite une gouvernance à la hauteur de ses ambitions et du respect dû à son peuple.
FCN/Haïti