Notio.
  • Haiti en Marche
      • Back
      • Recherche
  • Article de la semaine
  • En Bref
  • Les Toutes Dernières

Examens officiels 2026 en Haïti : près de 190 000 candidats attendus dès le 29 juin

Détails
Catégorie : En Bref
Création : 9 juillet 2026

June 28, 2026 Israel Education VBI
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) lancera, du 29 juin au 2 juillet 2026, la première série des examens officiels d’État. Au total, 189 849 candidats sont attendus pour les épreuves de la 9e Année fondamentale (9e AF), des Centres d’Éducation Familiale (CEF) et des Écoles normales d’Instituteurs et de Jardinières d’Enfants (ENIJE).

Port-au-Prince, 28 juin 2026.
Plus de 186 000 candidats en 9e Année fondamentale …
D’après les statistiques du Bureau national des examens d’État (BUNEXE), 186 748 candidats composeront aux examens de la 9e AF, contre 2 572 en ENIJE et 529 en CEF.
Les filles représentent 53,46 % des inscrits, tandis que les garçons constituent 46,54 % des candidats.
Les épreuves de la 9e Année fondamentale se dérouleront dans 817 centres d’examen, répartis en 6 641 salles sur l’ensemble des dix Directions départementales d’éducation.
Le MENFP assure être prêt pour le bon déroulement des examens
Le ministre de l’Éducation nationale, Vijonet Déméro, a affirmé que toutes les dispositions nécessaires ont été prises afin d’assurer le bon déroulement des examens officiels. Il a salué la collaboration des différents partenaires et acteurs du système éducatif ayant participé à l’organisation de cette session.
Par ailleurs, le Programme national de cantines scolaires (PNCS) offrira un repas chaud aux candidats ainsi qu’au personnel des centres d’examen durant les pauses.
Sécurité renforcée dans les centres d’examen
Le directeur général du MENFP, Osny Jean Marie, a annoncé le renforcement des mesures de sécurité avec l’appui de la Police nationale d’Haïti (PNH), des Forces armées d’Haïti (FAd’H) et des autorités judiciaires.
Le ministère rappelle que les téléphones portables, les armes et les calculatrices programmables sont strictement interdits dans les centres d’examen. Toute tentative de fraude entraînera l’exclusion immédiate du candidat ainsi qu’une interdiction de participer aux examens officiels pendant une période de deux ans.
Des sujets conformes aux programmes scolaires
Le MENFP précise enfin que les sujets proposés sont conformes aux programmes officiellement enseignés dans les établissements scolaires du pays et souhaite plein succès à l’ensemble des candidats.
Christina Juliana Vilmé
Vant Bèf Info

Élections en Haïti : radiographie d’un processus ou la longue marche vers les urnes

Détails
Catégorie : En Bref
Création : 9 juillet 2026

June 27, 2026 Israel Editorial VBI
Par Wandy CHARLES
Organiser des élections en Haïti ne consiste pas seulement à fixer une date sur un calendrier. Dans le contexte actuel, c’est tenter de faire fonctionner une mécanique institutionnelle, sécuritaire, logistique et politique dans un pays où l’État peine encore à reprendre le contrôle de plusieurs zones stratégiques.
Port-au-Prince, le 27 juin 2026.- À moins de deux mois du premier tour officiellement prévu le 30 août 2026, le dossier électoral avance sur le papier, mais reste suspendu à une série de conditions majeures. Le Conseil électoral provisoire (CEP) est installé, des partis politiques ont été enregistrés, un projet de décret électoral a été transmis à l’Exécutif, mais les blocages demeurent nombreux : insécurité, financement, registre électoral, logistique, confiance citoyenne et tensions institutionnelles.
Une élection commence bien avant le jour du vote. Cependant, dans l’imaginaire collectif, l’élection se résume souvent au jour du scrutin. Un électeur, une carte, un bulletin, une urne. En réalité, une élection nationale se prépare des mois à l’avance. Elle exige un cadre légal clair, un calendrier crédible, des listes électorales fiables, des centres de vote accessibles, du matériel sécurisé, des agents formés, des observateurs accrédités, un financement disponible et un climat permettant aux candidats de faire campagne.
C’est précisément là que se trouve le défi haïtien. Le pays n’a pas organisé d’élections générales depuis 2016. Depuis janvier 2023, il ne dispose plus d’élus nationaux en fonction. Le prochain scrutin n’est donc pas une simple opération administrative. Il doit permettre de rétablir une légitimité institutionnelle largement affaiblie par des années de transition, de crise sécuritaire et d’effondrement progressif des pouvoirs publics.
Le CEP avance, mais dans un environnement instable
Sur le plan institutionnel, plusieurs étapes ont été franchies. Le Conseil électoral provisoire a lancé, en mars 2026, l’enregistrement des partis, groupements et regroupements politiques. Le CEP a annoncé que 320 partis politiques se sont fait enregistrer dans la perspective des prochaines compétitions électorales.
Le 24 avril 2026, l’institution électorale a également transmis à l’Exécutif un projet de décret électoral harmonisé aux dispositions du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. Ce texte doit servir de base juridique au processus, après une refonte du décret électoral du 1er décembre 2025.
Mais cette avancée n’a pas dissipé toutes les inquiétudes. Début juin, des tensions ont émergé autour du décret électoral entre le gouvernement et le CEP. Plusieurs voix ont dénoncé le risque d’une nouvelle crise institutionnelle, sur fond de désaccord entre l’organe électoral et l’Exécutif. Dans un processus électoral, ce type de friction n’est jamais anodin. Il interroge l’indépendance du CEP, la confiance des acteurs politiques et la capacité des institutions à parler d’une seule voix autour des règles du jeu.
La sécurité, verrou principal du scrutin
Le plus grand obstacle reste toutefois sécuritaire. Une élection suppose que les électeurs puissent circuler, que les candidats puissent faire campagne, que les centres de vote puissent fonctionner et que les procès-verbaux puissent être transportés sans intimidation ni violence. Or, dans plusieurs zones du pays, cette équation demeure extrêmement fragile.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a lui-même reconnu, en mai 2026, que le niveau de sécurité du pays n’était pas encore suffisant pour organiser le scrutin présidentiel prévu en août. Cette déclaration résume l’impasse actuelle. Le calendrier existe, mais le territoire ne répond pas encore pleinement aux exigences d’une compétition électorale libre et sécurisée. Dans un pays où des groupes armés contrôlent ou menacent des axes routiers, des quartiers et des communes entières, organiser le vote devient une opération à haut risque.
La sécurité ne concerne pas seulement le jour du scrutin. Elle commence avant : pendant l’enregistrement des candidats, la campagne électorale, le déploiement du matériel, la formation des agents électoraux et l’installation des centres de vote. Elle se poursuit après : lors du dépouillement, de la transmission des résultats et du traitement des contestations.
Le registre électoral, autre point sensible
Aucune élection crédible ne peut se tenir sans listes électorales fiables. En Haïti, cette question est particulièrement complexe. Le registre électoral dépend largement des données d’identification nationale. Il faut s’assurer que les citoyens en âge de voter disposent de leur carte, que les nouveaux majeurs soient pris en compte, que les électeurs déplacés par l’insécurité puissent être localisés et que les centres de vote correspondent autant que possible à leur lieu de résidence.
Or, la crise sécuritaire a profondément bouleversé la carte humaine du pays. Des familles ont quitté leurs quartiers, des électeurs ont changé de commune, certains centres habituels sont devenus inaccessibles. Dans ces conditions, mettre à jour les listes électorales devient un travail délicat.
Le CEP avait prévu de lancer certaines opérations d’enregistrement des électeurs au début du mois d’avril, mais celles-ci ont été reportées. Reuters a rapporté que l’institution électorale avait dû repousser une opération qui devait commencer le 1er avril, sans annoncer immédiatement de nouvelles dates. mCe report montre que le processus électoral reste vulnérable aux réalités du terrain.
Une logistique lourde dans un pays fracture …
Organiser une élection nationale, c’est aussi déployer une immense machine logistique. Il faut identifier les centres de vote, recruter et former les membres des bureaux, imprimer les bulletins, sécuriser les urnes, acheminer l’encre indélébile, installer les isoloirs, transporter le matériel électoral, collecter les procès-verbaux et centraliser les résultats.
Chaque étape suppose des moyens humains, financiers, techniques et sécuritaires. Dans le contexte haïtien, cette logistique est encore plus lourde. Certaines routes sont dangereuses, certains départements sont difficiles d’accès, des bâtiments publics sont endommagés ou indisponibles, et les déplacements nécessitent parfois des arrangements sécuritaires particuliers.
Une élection mal préparée logistiquement peut produire des retards, des centres non ouverts, des électeurs frustrés, des bulletins manquants ou des procès-verbaux contestés. Autant d’éléments capables de fragiliser la crédibilité du scrutin.
Le financement, nerf silencieux du processus
L’autre grande inconnue reste financière. Une élection coûte cher. Elle exige des ressources pour payer le personnel électoral, imprimer le matériel, sécuriser les opérations, organiser les campagnes de sensibilisation, appuyer la communication, financer la logistique et permettre l’observation nationale et internationale.
En Haïti, le financement électoral dépend fortement de l’État, mais aussi de l’appui des partenaires internationaux. Cette dépendance n’est pas nouvelle, mais elle devient plus problématique lorsque le calendrier est serré et que la crise sécuritaire augmente les coûts.
Sans financement disponible à temps, même le meilleur calendrier peut devenir théorique.
Au-delà des moyens techniques, il reste une question plus profonde : les citoyens croient-ils encore au processus ? Après des années de crises politiques, de promesses non tenues, de transitions prolongées et de violences, la confiance électorale est sérieusement abîmée. Beaucoup de citoyens veulent voter, mais doutent de l’utilité du vote. D’autres craignent pour leur sécurité. Certains partis politiques soupçonnent déjà des manœuvres. Une partie de la population redoute que les élections soient organisées davantage pour répondre à une pression internationale que pour refonder réellement la légitimité démocratique.
C’est l’un des grands risques du processus actuel. Une élection peut être techniquement organisée, mais politiquement rejetée si elle n’inspire pas confiance. À l’inverse, un scrutin inclusif, transparent et sécurisé peut ouvrir une voie de sortie de crise.
Où en est-on réellement ?
À ce stade, le processus électoral haïtien se trouve dans une zone intermédiaire. Il n’est pas à l’arrêt. Des actes ont été posés. Le CEP fonctionne. Les partis ont été enregistrés. Le décret électoral a été transmis. Le calendrier existe. Des discussions se poursuivent avec les autorités et les partenaires internationaux.
Mais le processus n’est pas encore irréversible. Les principaux verrous restent ouverts : sécurité insuffisante, incertitudes sur la pleine disponibilité du financement, fragilité du registre électoral, logistique complexe, tensions institutionnelles et déficit de confiance. C’est cette contradiction qui résume l’état actuel du dossier : Haïti avance vers les élections, mais les conditions d’une élection pleinement crédible ne sont pas encore réunies.
Le véritable enjeu n’est pas seulement d’organiser un scrutin. Il est de savoir si ce scrutin permettra réellement de refermer la parenthèse de la transition. Une mauvaise élection peut aggraver la crise autant qu’une absence d’élection. Un vote organisé dans la précipitation, sans sécurité suffisante, sans confiance et sans participation significative, risquerait de produire de nouvelles contestations au lieu de restaurer l’autorité des institutions.
Haïti a besoin d’élections. Mais pas de n’importe quelles élections. Le pays a besoin d’un processus capable de convaincre les citoyens, de rassurer les acteurs politiques, de garantir la sécurité des électeurs et de produire des résultats acceptés.
À ce stade, la route vers les urnes reste ouverte, mais semée d’obstacles. Le calendrier électoral fixe une échéance. La réalité du pays, elle, impose une exigence : construire les conditions d’un vote qui ne soit pas seulement légal, mais légitime. Car en Haïti, le vrai défi n’est plus seulement de voter. C’est de faire en sorte que le vote serve enfin à reconstruire l’État.
Vant Bef Info (VBI)

GOP governor urges Trump to reconsider Haiti TPS after Supreme Court decision

Détails
Catégorie : En Bref
Création : 9 juillet 2026

Ohio Gov. Mike Dewine (R) on Sunday called on the Trump administration to reconsider pushing for the elimination of temporary protected status (TPS) for Haitian migrants following the Supreme Court’s recent decision on the program.
The high court ruled 6-3 that the Trump administration can remove thousands of Haitians and Syrians who currently have TPS, which allows immigrants from certain countries to live in the U.S. legally with a pathway to work authorization.
“What I would hope is the Trump administration would reconsider this,” Dewine told CNN’s Jake Tapper in an appearance on “State of the Union.” “Look at how it’s going to impact states like Ohio. In Ohio, the Haitians are working primarily in manufacturing, they’re also working in the food area.”
He added that the “most important” area of work for Haitian migrants is healthcare.
“It’s Haitians who, many times, are taking care of your mom or your dad who has Alzheimer’s, taking care of family members who might be in a nursing home,” the governor said. “And to say we’re going to pull all those [people] out, it’s just not in our own self-interest.”
Dewine cited Ohio Republican mayors and lawmakers with large Haitian populations in their districts and municipalities who advocate in favor of extending TPS.
The governor said Haiti’s “clearly” not safe, given all of the State Department travel advisories and warnings in place for the country, which has widespread gang violence.
“But the other point is it is not in the United States’ interest, certainly not in Ohio’s interest, to have people who are working every single day, who are supporting a family, who are buying houses, fixing up old houses, starting businesses, and then put deep roots in this country, and really are contributing –– and yank them out,” he said.
Dewine clarified that he accepts the Supreme Court’s decision, but argued that there should be a separation between the ruling and “the issue of public policy.”
“And again, I would hope the Trump administration would reconsider… what they are doing,” Dewine said. “This is an administration that has focused a lot on jobs. These are jobs that are being filled by Haitians who are filling jobs that would not be filled any other way.”
Tapper noted Rep. Mike Lawler (R-N.Y.) has also emphasized the severe impactthat deporting Haitian migrants would have on New York’s health care industry. On Thursday, Lawler said around one-third of the more than 350,000 Haitian TPS holders work in health care.
“Immediately shutting off TPS will create a crisis in our hospitals, nursing homes, and in the I/DD [intellectual and developmental disabilities] community,” he said.
President Trump has long criticized protections for migrants with temporary status and has amplified unfounded claims about Haitians in the U.S. He made the unsubstantiated claim that Haitians in Springfield, Ohio, were “eating the dogs,” during his one presidential debate with former Vice President Kamala Harris in 2024.
Dewine at the time called the remarks “something that came up on the internet.”
“Look, the mayor … of Springfield says there’s no truth in that,” he added, while speaking with CBS News in August 2024. “They have no evidence of that at all.”

Supreme Court allows Trump administration to end legal protections for Haitians, Syrians

Détails
Catégorie : En Bref
Création : 9 juillet 2026

The 6-3 ruling clears the way for the Department of Homeland Security to end Temporary Protected Status for roughly 350,000 Haitians while legal challenges continue
by AP News Jun. 25, 2026
The Haitian Times
Overview:
The U.S. Supreme Court ruled 6-3 that the Trump administration may end Temporary Protected Status (TPS) for Haitians and Syrians while legal challenges proceed. The decision allows the Department of Homeland Security to move forward with ending protections for approximately 350,000 Haitians and 6,000 Syrians, potentially exposing them to deportation.
By Lindsay Whitehurst
WASHINGTON (AP) — The Supreme Court on Thursday allowed the Trump administration to end legal protections for migrants fleeing violence and natural disaster in Haiti and Syria, exposing hundreds of thousands more people to potential deportation.
The 6-3 decision overturns lower court orders and allows the Department of Homeland Security to swiftly end temporary protected status, a program that protects a total of 1.3 million people from 17 countries.
The Trump administration argued that judges can’t second-guess immigration officials’ decisions about the protections, which were intended to be temporary.
Immigration attorneys said the countries remain unsafe to return, and the administration ended them in an unlawfully hasty process tinged by racial animus. During his 2024 presidential campaign, Trump amplified false rumors that Haitian immigrants were abducting and eating dogs and cats.
The Justice Department appealed to the Supreme Court after judges postponed the end of the program for about 350,000 Haitians and 6,000 Syrians. The high court sided with the administration before and allowed the end of the program for people from Venezuela.
Federal authorities deny that racial animus played a role. They also cited a Supreme Court decision from Trump’s first term that rejected bias claims based on his social media posts and upheld a travel ban on several Muslim-majority countries.
DHS has ended the protections people from 13 countries since Trump returned to the White House in January 2025, including some that had been in place for more than a decade.
The terminations were made even though countries like Haiti and Syria remain dangerous, immigration attorneys said. Four Haitian women who were deported from the United States in February were found beheaded and dumped in a river several months later, lawyers said in court documents.
The House passed legislation with a rare bipartisan vote in April that would extend protections for Haitians, though the bill has languished in the Senate.
The U.S. first granted protections to Haitians in 2010 after a catastrophic earthquake, and extended them multiple times amid ongoing gang violence that has displaced more than a million people, according to court documents.
Syrians, meanwhile, were first granted protected status in 2012, during a civil war that lasted for more than a decade before the fall of President Bashar Assad’s government in late 2024.
TPS was created by Congress in 1990 to prevent deportations to countries suffering from natural disasters, civil strife and other instability. It allows people already in the country to stay with work permits in increments of up to 18 months, but it doesn’t provide a path to citizenship.

Justices Clash on Whether Race Played a Role in Trump’s Bid to Deport Haitians

Détails
Catégorie : En Bref
Création : 9 juillet 2026

The split mirrored one that has long divided Americans: how seriously to take the president’s loose, provocative and sometimes ugly remarks.
June 25, 2026
The New York Times

Justice Samuel A. Alito Jr.’s majority opinion did not include any examples of President Trump’s statements about Haitians.Haiyun Jiang/The New York Times
The Supreme Court on Thursday confronted two questions that have also confounded many Americans for the past decade: How seriously should people take President Trump’s wild, coarse and ugly statements? And are some of them marred by racial animus?
Like the country itself, the court was deeply divided on both.
In ruling that President Trump could deport some 350,000 Haitians, the Supreme Court’s conservative majority first had to determine whether race had played a role in his decision to remove the humanitarian protections that had shielded them. If discrimination was “a motivating factor” in Mr. Trump’s determination, the leading precedent said, it would violate the Constitution’s equal protection clause.
Writing for the majority, Justice Samuel A. Alito Jr. concluded that Mr. Trump’s many statements about Haitians were not “overtly racial,” and that it was unlikely that race had been a motivating factor in the administration’s decision to end the protections. He was joined by the court’s five other Republican appointees.
What Justice Alito did not do was set out a single example of those statements.
In dissent, Justice Elena Kagan was incredulous.
“The statements fairly shout,” she wrote, “in their racial undertones and overtones alike, that race entered into the president’s resolve to remove Haitians from this country.”
The clash was a vivid example of what critics say has been the court’s tendency to give Mr. Trump the benefit of the doubt, interpreting even his most extreme remarks charitably.
The case concerned the Temporary Protected Status program, which was created by Congress in 1990 to allow people whose home countries are deemed unsafe because of war, natural disasters or other crises to live and work in the United States. Mr. Trump has long questioned the program.
Thursday’s decision concerned people from Haiti and Syria, though only the Haitian plaintiffs challenged the termination of their status on equal protection grounds. Other aspects of the decision will most likely allow the administration to withdraw protections from even more immigrants.
The most telling aspect of Justice Alito’s majority opinion, Justice Kagan said, was that he could not bring himself to quote a single example of Mr. Trump’s statements about Haiti and Haitians. Mr. Trump’s remarks were “so repellent and racially inflected that the majority declines to put them in print,” she wrote.
She filled the gap by setting down a litany of statements by Mr. Trump about Haiti and its people.
Her list included these comments from Mr. Trump: Haitians in Ohio were “eating the pets” of their neighbors. Haitians “probably have AIDS.” Haiti is a “shithole country,” which is “filthy, dirty, disgusting.” Haitian immigration is “like a death wish for our country.” Haitians are “poisoning the blood” of the nation.
Justice Kagan said those comments were more than sufficient evidence of racial animus. “The references — of filth, disease and primitiveness — are shot through with racial stereotypes and tropes,” she wrote.
Justice Elena Kagan, writing for the minority, said Mr. Trump’s statements about Haitians were more than sufficient evidence of racial animus. Nic Coury for The New York Times.
Mr. Trump, she added, seemed to have no problem with some immigration. “Why can’t we have some people from Norway, Sweden?” he once asked.
“Haitians are Black,” wrote Justice Kagan, who was joined by Justices Sonia Sotomayor and Ketanji Brown Jackson. “(Norwegians and Swedes not so much.)”
The court’s conservative majority has a history of interpreting Mr. Trump’s remarks generously. In 2018, in upholding his ban on travel from several predominantly Muslim countries, Chief Justice John G. Roberts Jr. recounted Mr. Trump’s call for a “total and complete shutdown of Muslims entering the United States.”
But the chief justice said Mr. Trump’s comments had to be balanced against the powers of the president to conduct the national security affairs of the nation.
“The issue before us is not whether to denounce the statements,” Chief Justice Roberts wrote. “It is instead the significance of those statements in reviewing a presidential directive, neutral on its face, addressing a matter within the core of executive responsibility.”
In Thursday’s opinion, too, Justice Alito said there were neutral reasons for lifting the Temporary Protected Status protections for Haitians.
“One may oppose T.P.S. and favor tighter restrictions on immigration for economic or other reasons that have nothing to do with race,” he wrote. “And a person without racial bias can provide a harshly unfavorable description of living conditions in some of the countries with T.P.S. designations.”
He allowed that “political discourse by prominent public figures is increasingly couched in terms that would have scandalized the public just a short time ago.” But he concluded that the administration opposed immigration generally and had not used racial criteria in its decisions.
Justice Alito wrote that the temporary protections had been lifted in more than a dozen countries, including Nepal, Burma, Afghanistan, Yemen, Syria, Somalia, Ethiopia, South Sudan, Cameroon, Nicaragua, Honduras and Venezuela.
“Most would regard this as a racially diverse group of countries,” he wrote. The plaintiffs contended that they were all “nonwhite.”
When the case was argued in April, Justice Alito suggested that “nonwhite” was not a meaningful category.

  1. How Trump Turned America’s Refugee Program Into a Pathway for White People
  2. Flottille pour Gaza : le ministre israélien Itamar Ben Gvir interdit de territoire français « suite à ses agissements inqualifiables » à l’égard des passagers, annonce Jean-Noël Barrot
  3. Trump n’entend pas « se précipiter » en vue d’un accord avec l’Iran | Radio-Canada
  4. Assassinat de l'ancien président Jovenel Moise: le juge instructeur ordonne à la DCPJ de perquisitionner la résidence de Pierre Espérance

Page 3 sur 1249

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • En Bref
      • Back
      • INSECURITE
  • Login
  • Search
  • What's Up Little Haiti
  • La revue de la Semaine