30 novembre 2025 Rédaction Insécurité VBI
Le climat d’insécurité continue de s’aggraver pour les professionnels des médias. Depuis plusieurs jours, Ronald Desormes, l’un des présentateurs du journal Premye Okazyon sur Radio Télévision Caraïbes (RTVC), fait l’objet de menaces explicites attribuées au groupe armé “Viv Ansanm”. Ces intimidations ont suscité de vives inquiétudes au sein de la corporation journalistique.
Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, Jimmy Chérizier, alias “Barbecue”, porte-parole de la coalition criminelle, affirme être prêt à ffrir une prime de 50 000 dollars américains à quiconque s’en prendrait au journaliste.
Une déclaration qui renforce les craintes pour la sécurité de Ronald Desormes et souligne la vulnérabilité croissante des travailleurs de la presse dans le contexte actuel.
Les menaces ont commencé après la diffusion d’un segment d’analyse dans lequel le journaliste évoquait l’évolution des affrontements entre groupes armés et les conséquences sur les quartiers périphériques de la capitale. Ce traitement de l’actualité aurait été mal perçu par des membres de la coalition, qui l’accusent de “déformer la réalité”.
La Constitution haïtienne de 1987 consacre la liberté de la presse et garantit aux journalistes l’exercice de leur profession sans autorisation préalable ni censure, sauf en cas de guerre. Dans le climat actuel, cette protection reste difficile à faire respecter, tandis que les menaces visant les professionnels de l’information se multiplient.
Cette affaire relance le débat sur la protection des journalistes en Haïti, où agressions, enlèvements et intimidations sont devenus fréquents. Elle s’ajoute à une série d’incidents qui témoignent du recul de la liberté de la presse et du risque croissant auquel sont exposés les professionnels chargés d’informer le public.
Dans un paysage médiatique haïtien déjà marqué par la peur, les menaces proférées contre Ronald Desormes s’ajoutent à une longue liste d’actes d’intimidation et rappellent l’urgence de renforcer la protection de celles et ceux qui ont la mission d’informer.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
Le Collège International des Dentistes (ICD), la plus ancienne et la plus vaste société d’honneur dentaire au monde, a officiellement accueilli le dimanche 30 novembre 2025 le Dr. Esther Chrysostome parmi ses nouveaux Fellows.
Cette distinction marque l’excellence professionnelle, le service méritoire et la contribution exceptionnelle d’un dentiste à l’humanité. Avec plus de 12 000 Fellows dans plus de 140 pays, l’ICD honore depuis 1920 les dentistes les plus éminents du monde, qui incarnent sa devise : “Recognizing Service as well as the Opportunity to Serve.”
Le Dr Esther Chrysostome, dentiste et fondatrice de l'Agence de Services et de Tourisme Dentaire (ASSURDENT) a notamment contribué á l'amélioration de l'accès aux soins bucco-dentaires à Cazale avec la Fondation Lorquet pour une nouvelle Haiti en 2021.
Au-delà du mérite personnel, cette intronisation porte une dimension profondément symbolique : elle met en lumière Haïti, ses professionnels qui se battent malgré les défis, et les innovations qui surgissent même dans la fragilité. Dans un pays où l’accès aux soins bucco-dentaires demeure un luxe pour beaucoup, le parcours du Dr Esther Chrysostome témoigne d’une vérité essentielle : l’excellence peut naître même au cœur de la vulnérabilité, et le service peut devenir un acte de résistance et d’espérance. Cette reconnaissance internationale honore Haïti et propulse la vision d’ASSURDENT vers 2028.
Fondée en 2020, ASSURDENT est bien plus qu’une agence dentaire : c’est une entreprise sociale qui place la dignité, la prévention, la résilience et l’éducation au cœur de son action. Cette jeune entreprise sociale a pour mission d'améliorer l'accès aux soins bucco-dentaires en Haïti et offre des services de soins bucco-dentaires à travers des plans de soins en clinique mobile, en clinique privée et à domicile, des services de téléconsultation dentaire, de dépistage, de formation et de pharmacie à travers PHARMASSURDENT.
ASSURDENT a déjà touché plus de 6 000 bénéficiaires, réalisé 20 interventions scolaires, organisé 30 cliniques mobiles, distribué 1 000 kits d’hygiène dentaire, et redonné santé, confiance et espoir à des milliers d’enfants et de familles.
30 novembre 2025 Rédaction Insécurité VBI
Les déplacements quotidiens des résidents de Carrefour — notamment Martissant, Fontamara, Bizoton et le centre-ville — sont désormais sévèrement perturbés, en raison de l’insécurité persistante et du dysfonctionnement du réseau de transport en commun.
Depuis plusieurs mois, l’accès à plusieurs axes stratégiques est devenu difficile, voire impossible. La fermeture forcée de certaines routes, combinée aux affrontements répétés, a modifié les trajets habituels et entraîné une hausse des tarifs de transport, parfois doublés. Le trajet centre-ville / Carrefour, auparavant plus abordable, atteint désormais 150 gourdes, selon les usagers.
Des tarifs imposés par des groupes armés
Les témoignages recueillis sur le terrain confirment que cette augmentation n’émane ni de la mairie ni d’une autorité étatique. Elle est plutôt imposée par des groupes armés contrôlant certains corridors de circulation. Ces derniers déterminent également les itinéraires autorisés aux véhicules.
« Je pars de la 5e avenue de Fontamara. Quand le transport devient trop cher, je n’ai pas d’autre choix que de marcher », explique Marie, 38 ans, commerçante au centre-ville.
Comme elle, de nombreux élèves, ouvriers et marchands sont obligés de parcourir plusieurs kilomètres à pied. Les chauffeurs, eux, évitent les circuits traditionnels jugés trop dangereux et privilégient des détours par l’avenue Christophe ou d’autres routes secondaires.
La peur, plus lourde que le coût du transport
Au-delà du facteur économique, c’est l’insécurité généralisée qui inquiète le plus les habitants. Un jeune homme rencontré près de la Direction générale des impôts (DGI) témoigne :
« Les risques sont constants. Beaucoup préfèrent marcher pendant des heures plutôt que traverser des zones de tension. »
Cette situation a transformé des trajets autrefois routiniers en parcours incertains.
Des routes dégradées et sans perspective de réhabilitation
La dégradation des infrastructures, aggravée par le manque d’entretien et les violences armées, rend certaines zones quasi inaccessibles, notamment Martissant et Savane Pistache. Le système formel de transport public y fonctionne désormais au strict minimum.
Jusqu’à présent, aucune autorité compétente n’a annoncé de plan de réhabilitation routière, de sécurisation des trajets ou de soutien direct aux populations touchées.
Face à ce vide institutionnel, les habitants de Carrefour n’ont d’autre choix que d’adapter leurs habitudes de déplacement. Une adaptation contrainte, marquée par la fatigue, la peur et un coût de la vie de plus en plus lourd.
Sarah-Lys Jules
Vant Bèf Info (VBI)
écrit par The Editorial Staff 29 novembre 2025
Pour impliquer toutes les catégories sociales en Haïti dans la lutte contre la corruption qui gangrène l’administration publique, et entrave le processus de développement de la nation francophone de la communauté des Caraïbes, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a organisé un grand concours de musique et de dessin à destination des jeunes autour du thème « L’art contre la corruption : favoriser le changement par l’expression créative ».
L’initiative a mobilisé des élèves de divers établissements scolaires, et comme toutes bonnes choses ont une fin, c’est vendredi 28 novembre que le concours organisé par l’organisme qui lutte contre la corruption s’est terminée de la plus belle des manières dans la salle de conférence de l’hôtel Karibe Convention Center, située dans la commune de Pétion-Ville.
« Âgée de 18 ans, Christ Saphira a fait vibrer l’assistance et a convaincu le jury tant par la profondeur et la justesse de sa voix que par le message anti-corruption qu’elle porte. »
À noter que le concours de musique et de dessin a été organisée en collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime, une agence de l’ONU qui aide à combattre les menaces des drogues, de la criminalité organisée et du terrorisme.
30 novembre 2025 Rédaction sport VBI
La sélection haïtienne féminine de football affrontera le dimanche 30 novembre 2025, à 20 h (heure locale), l’équipe du Belize au FFB Stadium de Belmopan, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde féminine 2027, programmée du 24 juin au 25 juillet 2027 au Brésil.
Port-au-Prince, le 30 novembre 2025.
Une sélection de 23 joueuses, dont Melchie Dumornay
Parmi les 23 joueuses convoquées pour cette phase éliminatoire figure la milieu de terrain Melchie Dumornay, dite « Corventina », actuellement candidate au Ballon d’or 2025.
Haïti évolue dans le groupe D, aux côtés du Belize, d’Anguilla, du Suriname et de la République dominicaine.
Un contexte encourageant pour le football haïtien
Sur le plan régional, la sélection masculine haïtienne s’est récemment hissée en tête du classement de la Concacaf devant la Jamaïque et a obtenu sa qualification pour la prochaine Coupe du monde en Amérique du Nord, un succès qui contribue à renforcer l’image internationale du football haïtien.
Les prochains rendez-vous des Grenadières
Après leur déplacement au Belize, les Grenadières poursuivront les éliminatoires avec trois rencontres décisives :
3 mars 2026 : Haïti vs Suriname
9 avril 2026 : Haïti vs Anguilla
17 avril 2026 : Haïti vs République dominicaine
Rappel des performances récentes
Lors de leur dernière participation à une Coupe du monde, la sélection haïtienne avait été éliminée au premier tour après trois défaites :
1–0 contre l’Angleterre
1–0 contre la Chine
2–0 contre le Danemark
Retour envisagé de plusieurs joueuses
Claire Constant et Roxane Vilain, absentes lors de la précédente convocation mondiale, se préparent à réintégrer la sélection. Toutefois, l’équipe demeure en quête de stabilité, après avoir concédé des défaites lors de ses récents matchs amicaux contre le Maroc, le Canada et le Chili.
Wilda DÉNESTANT
Vant Bèf Info (VBI